Skip to main content

Full text of "Grand dictionnaire François et Latin : enrichi des meilleures façons de parler en l'une et l'autre langue; avec des notes de critique et de grammaire"

See other formats


*s: 




(&. 



I 




3olm ^hamB 



rar^, 




IN TME CUSTODY OF TME 

BOSTON PUBLIC LIBRARY. 




SHELF N° 






jVHJ 



GRAND 



DICTIONNAIRE 

PRANÇOIS ET LATIN; 

A L'U S A G E 

DE MONSEIGNEUR 

LE DAUPHIN 

E T 

DE MESSEIGNEURS LES PRINCES, 



Ft • .r_i^ ttiijâS^iéS.'îBiiiir:^-!!. 



GRAND 

DICTIONNAIRE 

FRANÇOIS ET LATIN, 

ENRICHI DES MEILLEURES FAÇONS DE PARLER 

EN L'UNE ET L'AUTRE LANGUEj 
AVEC DES NOTES DE CRITIQUE ET DE GRAMMAIRE. 

COMPOSÉ PAR ORDRE DU ROY, 

POUR SERVIR AUX ÉTUDES DE MONSEIGNEUR 

LE DAUPHIN 

E T 

DE MESSEIGNEURS LES PRINCES. 

P A R M-^ L' A B B É D A N E T. 




A LYON, 

Chez les Frères D E V I L L E , iiië Saint Dominiqiic. 

M D C C X X X V I I L 

JFEC PRIVILEGE DU ROY, 

J 






^\ 




A MONSEIGNEUR 



LE 




A U P H 1 1 





ONSEIGNEUR, 



L'Auteur du DICTIONNAIRE que 
mus prenons la liberté de vous préfenter , a eu 



^ iij 



Epi t r e. 

f avantage de confacrer une partie de [es veilles 
à faciliter les Etudes de vôtre illuftre BifayeuL- 

ce fut LOUIS LE GRAND 

qui lui ordonna de travailler à un Ouvrage 
qtiilcrut devoir être utile à Œducation de fon 

Augufte Fils. MONSEIGNEUR 
LE DAUPHIN vôtre Àyeul . 
Trime autant dijîinguépar fa Pieté , que par 
' fon goût pour les Sciences , fentit tout le prix 
de ce Dictionnaire ; il applaudit au 
zélé y au travail y aux talens de ï Auteur , 
ô' s en fervit lui-même dans fes Etudes. Le 
Fublic éclairé & guidé par le choix de ces 
Princes y s^emprejfa de profiter dun Ouvrage 
qui paroi jfoit ri être qtiàtufage de la Mai fon 
Royale. 



E P I T R E. 

Il ne manqueroit rien , M O N S E I- 
G N E U R , à la gloire de ce Livre y s il 
-pouvait vous être de quelque fecours dans des 
Etudes dont tout annonce les heureux àf ra- 
pides progrès. 

C'eft dans ces vues que nous ofons faire 
paroître fous vôtre Augufle Nom la Nou- 
velle Edition de ce DICTIONNAIRE j 
nous n avons rien épargné y rien omis pour la 
donner plus belle , plus exa&e y 6' pl^^ eor^^ 
re&e que les précédentes. 

Nous Vous demandons , MONSEI- 
GNEUR , t honneur de vôtre VroteUion 
pour ce Livre y déjà trop heureux nous- 
mêmes y de ce quil nous procure t avantage 



E P I T R E. 

de Vous donner une marque -publique de notre 
zélé àf du -profond rejpedt avec lequel nous 
fommes , 



MONSEIGNEUR, 



Vos très - humbles èC 

très-obéïiïans Serviteurs j 

DEVILLE FRERES, 





PREFACE. 

U O I QJJ' I L foit fi ordinaire de tirer vanité de la connoiflance. 
des Langues, que S, Auguftin a cru pouvoir dire généralement que 
la fcience des fîgnes, dont celle des Langues fait la principale par- 
tie , caufe de l'enflure , Scientia ftgnorum inflat-^ il faut avouer néan- 
moins qu'il n'y a gueres de vanité plus mal fondée que celle - là, 
non-feulement parce que c'efl: fort peu de chofe que de fcavoir 
quelque Langue que ce foit j mais auiîî parce qu'on ne les fçait pour l'ordinaire 
que très-imparfaitement. 

On ne fçauroit nier que pour fçavoir parfaitement une Langue, il ne foit né- 
ceflaire d'en entendre tous les mots , ce qui ne paroît pas infini , puis qu'on les 
renferme dans un D'iBionnaire qui ne fait qu'un médiocre volume. Et c'eft; en effet 
en cette manière que Jofeph Scaliger , Cafaubon , & autres (çavans hommes les- 
apprenoient. Us en lifoient les divers Dictionnaires, ils les augmentoient même 
de divers mots qu'ils trouvoient dans le cours de leurs Etudes , 5c ils ne 
croyoïent point les fçavoir qu'ils ne fuflent arrivez à ce degré. Or fi l'on juge 
par cette règle de la plupart de ceux qui dans toutes les Profeffions palTent 
pour fçavoir le Latin , on conclura qu'il y en a très-peu, dont on le puille dire 
avec vérité, puis qu'il y a une infinité de mots Latins dans les Dictionnaires 
les plus communs dont le fens leur eft inconnu , &: qu'ils ne devinent que par 
la fuite. 

Cependant quand on fçauroît ce DlÛionfiaîre cmlcr , c'efl-à-dire quand il n'y 
auroit aucun mot Latin , dont on n'entendît le fens , ce premier Dîclioftnaire ne 
nous mettroit en état que d'entendre le Latin , mais non pas de le parler ni de 
récrire : Il faudroit encore pour cela avoir dans l'efprit un autre Dicïionnaire 
fort différent de ceux qui font deftinez à l'intelligence de cette Langue j Car 
au lieu que dans ceux-là on met d'abord les mots Latins , Se qu'on y joint en- 
fuite leur fignification en François , afin que lorfqu'on les rencontre dans les 
Auteurs , ils excitent incontinent en nous l'idée des mots François qu'on y au- 
ra joints : Il faut au contraire que ceux-ci commencent par le François , 6c 
qu'on y ajoute enfuite les termes Latins , par Icfquels ils doivent être exprimez. 
La raifon en efl: que la bizarrerie de nôtre mémoire cfl: telle, que quoique l'on 
fçache ce qu'un mot Latin fignifie en François, on ne fçait pas pour cela com- 



P R E' F A C E. 
ment le terme François qui le fîgnifîe s'exprime 'en Latin. On peut fçavoir, 
par exemple , que le mot de Mcnnus fignitie un Coureur dans Horace en par- 
lant de Vulteius, dont il fait fi agréablement la peinture dans une lettre à Mé- 

cénas. 

■ "Jti'oetnr 

Rtira fnhiirbiWfi' hîàiBïs cornes ire Lut mis 

impofitus M^nnis, 11 le prie d'aller pafTer avec lui les fêtes Latines monté 

fur un petit Coureur. 

Mais il fe pourroit fort bien faire , que fi l'on avoit à exprimer en Latin un petit 
Coureur le mot de Aï-tunns ne nous viendroit point du tout dans l'eiprit, car l'i- 
dée de petit Coureur y efl: bien excitée par le mot de AUnnus 5 mais celle de A-Lan- 
nus n'efl: point excitée par le mot àc petit Coureur. 

Or ce fécond Arrangement de mots qui efl ablolument nécelTaire pour parler 
& pour écrire en Latin , eft encore bien plus rare que le premier : puis qu'on 
trouve aiTez de gens qui fçavent la lignification de la plus grande partie des 
mots Latins 5 m.ais on en trouve très peu à qui les mots Latins viennent, dans 
Tefprit , quand il s'agit de s'exprimer en cette Langue 5 & c'eO: une chofe 
étranc»e combien le^Diclionnaire de ceux mêmes qui parlent &; qui écrivent fou- 
venr en Latin, ell étroit 6c reirerré , &: combien il y a d'expredlons Latines, qu! 
n'y font point comprifes , ce qui les fait retomber à tous momens dans les mêmes 
tours 6>; répéter les mêmes mots : de là vient qu'ils perdent quantité de penfées> 
faute de trouver des termes pour les pouvoir exprimer jufte. 

Ccft donc la necefllté de ce fécond arrangement , qui caufe celle des Didîon- 
naires , où en commençant par les mots des Langues vulgaires , l'on y joint les 
mots Latins , qui y répondent. Les Didionnaires qui commencent par le Latin 
font dcftinez à faciliter l'intelligence de cette Langue , 6c ceux qui commencent 
par le François ou par quelque autre Langue vulgaire, font deftinez à en fa- 
ciliter l'ufa^e. Les premiers font d'une utilité p!us générale , parce qu'il y a plus 
de gens , qui foient obligez d'entendre le Latin qu'il n'y en a qui foient obliges 
de le parler & de l'écrire. Mais les féconds teiident à quelque chofe de plus 
parfait , puis qu'il eft plus eftimabîe de pouvoir écrire &: parler en cette Langue 
que de l'entendre feulement , 6c qu'il y a des emplois importans où l'union de 
ces deux avantages eft abfolument neceffaire. 

Ainfi c'eft avec beaucoup de raifon , 5c par un jufte difcernement que 
Monsieur, le Duc d'e Montausier. aya'nt formé le deilein II 
grand 6v fi digne de lui , de rendre, les Eftudesde.M o'n SEIGNEUR LE 
DAUPHIN faciles 6t utiles à toute la France , a jugé qu'outre le Diclion- 
naire Latin 6c François qu'il me fit drefler d'abord pour faciliter l'intelligence 
de la Langue Latine à ce jeune Prince , il devoir encore faire travailler à un 
autre qui eût pour but d'en faciliter l'ufage ; Et l'ordre qu'ij m'a fait l'Konneur 
de me donner de la part de S A MAJESTE' dem'appliquer à ce fécond 
Ouvrage , comme l'avois déjà, fait au premier , ne m'ayant pas permis de ro'ea 
excufer , J'ay tâché de fatisfaîrc à fcs intentions avec tout le foin &c toute l'e- 
xatt^tudc dont je fuis capable , quoique j'ave facilement reconnu que ce fécond' 
Ouvrage étoit tout autrement grand ôc difficile que le premier, comme l'on en 
conviendra fans peine , fi l'on confldére ce:qu'ilfaut pour y réiiffir. 

Car il ne faut pas feulement rendre les mots fimples de la Langue Françoile par 

d'autres 



î> R Ê F A C E. 
d'autres mots fimplcs Latins j mais anflî les manières cîe parler Métaphoriques 
par d'autres termes métaphoriques : Or il arrive très- (uu vent que les mêmes 
Métaphores n'ont pas lieu dans les deux Langues, par ce que toute Métapho- 
re entermant une comparaifon fecrette contenue dans un lèul mot , le génie 
des peuples ne les a pas portez à fe fervir des mêmes images 5c des mêmes com- 
paraiions 5 Ce qui oblige celui qui veut traduire ces mots, de chercher d'autres 
Métaphores , que celles qui répondent préci(ément & littéralement aux mots. 

C'ell par exemple une Métaphore en ufageen Grec , en Latin Se en François 
que celle du mot de froid appliqué à un, difcours , pour marquer qu'il n'a rien qui 
puilfe toucher l'cfprit : ainfi comme l'on dit en François «w difcours froid , on dira 
en Latin/r/g/V.^ or.itio , &; en Grec 4''7.f°^ '^^>»J' : mais fi l'on traduiioit ce que nous 
appelions en François /m difcours piaf ^:ic ces teïiwcs pLraa orfîtio ^ ce Icroit une 
Traduction faulfe 6c ridicule. 

La raifon en eil que les chofes plates comme les furfaces , dont ces mots fe difent 
proprement ont deux qualitcz , l'une de n'avoir point d'enfoncement Se d'éminen- 
ce qui nous en cache quelque partie : l'autre de n'avoir rien qui pique , & qui le 
falfe ientir à ceux qui les touchent, Or les Latins ne fe font fervis du mot àcplanus 
appliqué à un difcours , que pour marquer l'exemption d'obfcurité Se de difficulté j 
& les François au contraire ne fe fervent du mot de plat joint à celui de difcours ^ 
que pour marquer qu'il n'y a rien qui pique, qui réveille , £c qui falTe fur l'ef- 
prit l'effet que Martial a hcureufemcnt exprimé par ce Vers , 
Hxc àcmitm fapiet dicïto , quxferiet. 

Ce que j'ai dit des Métaphores eft vrai généralement des manières de conce- 
voir les objets , qui (ont la caufe des divers tours &: du différent arrangement des 
mots dans une même période. Les Latins ne regardoient pas les objets du même 
biais, ni dans le même ordre que nous les regardons ; £c l'on peut dire que conce- 
vant les chofes plus vivement que nous ne les concevons, ils fuivoicnt plus dans 
leurs expreffions l'ordre de leurs fentimens , que celui des chofes. C'eft: ce que l'on 
peut comprendre aifément par les différences qui paroilTent entre certaines ex- 
preffions Latines 6c les Traductions Françoifes que l'on peut faire. Si l'on avoit à 
traduire par exemple ces Vers d'Horace , 
Durnm , fed Uvius fît patientïA , 
^idcjtiid corrigere eft ricfas. 
Tout ce qui ejl irrértié diable ou> qui ejl fans remède , ejî dur : mats la patience 
l'adoucit. 

Si l'on 




phrafe commence par le mot de durum. 
^ L'idée qui frappe le plus l'efprit après celle de la dureté , c'ert; celle de l'adoit- 
cijfement de ce qui l'afflige , &; c'eft pourquoi la féconde idée m.arquée dans l'ex- 
preflion eft celle de levius. 

La troifiéme idée qui fe fait fentir davantage eft le moyen de cet adoucifle- 
ment , qui eft Impatience : car l'efprit cherche naturellement le moyen de fe fou- 
lager , &: c'eft auffi celle qui fuit après, 

Durum ^ fed levius fit patientîâ. 
Après c^ue i'elprit a ainfi marc^ué les principaux objets dont il eft frappé, il 



e 



, P R E F A C E. 

ajoute les autres mots néceflaires pour faire entendre pleinement fa penfée , quî 
félon l'ordre des chofcs auroit dû être exprimée d'abord. 

Ainfi cette exprelnon Françoife. Tout ce qui cflpins remède efl dur , mais U p^itienee 
l'adoucît , ^ fuit l'ordre de l'intelligence , mais l'exprefTion Latine Durum ,Jed Icvîus 
fit pdtîentiâ , quiquid corrigere eft nef as , fuit l'ordre du fentiment.&C du mouvement 
du cœur , c'ell: pourquoi elle eft plus vive & plus noble. 

Cela paroitra encore plus clairement en comparant cette autre expreflîon 
Latine. 

Vfque adeone mori mïferum eft ! 
Avec cette traduction Françoife , qui fuit l'ordre naturel. 
La Mort eft - elle do?ic une ft grande mi fer e ! 

L'une 5c l'autre expreffion comprend quatre idées j celle de la Afort, celle de la 
Mife'rs ^ 6c celle du mouvement d' ïndïgnatioiî contre ceux qui attribuent ce fouveraia 
degré de mifére à la Mort. 

Or ce mouvement d'indignation contre ceux qui attribuent ce fouverain degré 
de mifére à la Mort , eft ce qui eft marqué par le mot ufqjte adeo'ne ! 

Le génie du Latin va donc à exprimer d'abord cette idée, comme celle qui frap- 
pe l'efprit d'une manière plus forte & plus vive , ce que l'on fait en commençant par 
ces mots Ufque adeo'ne \ qui la renferment , Ifque ddeône mori miferum <?/?.' 6c le génie 
du François eft de fuivre au contraire l'ordre des chofes, comme on le fait en di- 
fant : L* mort eft. elle donc une fi grande mifére \ Ainiî l'on peut dire que le Latin ell 
un langage des gens pafTionnez , qui fe preifent d'exprimer ce qu'ils fentent davan- 
tage, & que le François eft un langage de Philofophes tranquilles , qui tend à faire 
connoître les chofes telles qu'elles font en elFet , 5c dans un ordre tout-à-fait na- 
turel. 

Il eft clair par-là qu'en traduifant le Latin en François , on afFoiblit néceftaire- 
ment l'expreirion desmouvemens j mais on l'aftl)iblic en fuivant le génie de la lan- 
gue Françoife, quifouffre cette forte de langueur plus conforme à la nature ; & au 
contraire en traduifant le François en Latin, 6c en fe contentant de repréfenter la 
penfee , faus y ajouter des mouvemens , on tombe par necelFité dans un ftile plat 
& languilfant très-éloigné de l'air &c du génie des Latins. 

11 ne faut donc pas feulement penfer à rendre le fens des cxprefTions foit Lati- 
nes, (oit Françoifes, mais il faut tâcher à le marquer d'une manière conf)rme au 
génie de chaque Langue. Etc'eft ce qui eft tout autrement difficile à pratiquer , 
quand la Langue en laquelle on traduit n'eft pas nôtre Langue naturelle , quel- 
que étude que nous en ayons faite. Il eft vrai que cela a plus de lieu dans une 
Traduclion fuivie , que dans un DiBionnaire compofé de phrafes détachées : mais 
cependant il y a quantité d'endroits où il faut fe fervir de cette remarque. 

Tojt cela conclut qu'il eft bien plus difficile de faire un Dictionnaire François 
& Latin,que Latin Se François 5 car dans un Dictionnaire Latin ôc François on fup- 
pol;-. le Latin, & l'on cherche le François qui n'eft pas fi difficile à trouver : au 
heu que dans un Dictionnaire François & Latin , c'eft le Latin que l'on cherche pour 
cxprirner le François , à quoi il n'eft pas aifé de réuffir.i 

Emn , comme l'on invente tous les jours une infinité de chofes nouvelles que 
les L ui.u n'ont jamais exprimé , & aufquelles il faut chercher des mots nouveaux 
pour i.is M ire entendre, il ne faut pas s'imaginer que cela fe puîfte faire ni tout d'un 
coup , ni avej une applicatioa médiocre. Il, fsut pour y réiiffir faire une étude exac- 



PREFACE. 

tcHe qunntlté d'Auteurs célébresde ces derniers ficelés, qui ayant eu A parler des 
chofes telles qu'elles iont à prefent , ont été obligez de faire effort pour les expri- 
mer en Latin. 

On peut juger par là de la différence qu'il peut y avoir entre un Ouvrage de 
cette nature forme félon cette idée , &ce même Ouvrage fait fans foin , Ôc donc 
les exprcffions ne feroient tirées ni des anciens Auteurs , ni même des nouveaux , 
mais feulement de la feule imagination de l'Auteur , quieftant fouvent haffe& lan- 
guiirante,imprime cet air de langueur & de baffciPe dans toutes les exprcfîions qu'elle 
produit. 

C'efl: peut-eftre cette raifon qui a fait que la plufpart des Diclionnaires de ce gen- 
re, où les expreffions Françoifes font traduites en Latin , ont été beaucoup moins 
cftimées , que ceux où les exprelFions Latines (ont traduites en François j ôi. qu'il y 
a même des perfonnes fçavantes, qui les rejettent abfolument , par une autre rai- 
fon qui mérite d'eftre examinée , eflant affez folide , &C n'cftant pas fans fonde- 
ment. 

Ils difent & foûtiennent que c'efl une très-mauvaife manière d'apprendre la lan- 
gue Latine , que de s'accouftumer à chercher dans les Dictionnaires des expreiîions 
Latines , après avoir formé en François fa penfée , parce qu'il eft impoffible en fui- 
vant cette méthode, de donner un air vif & félon le génie du Latin à ce qu'on écrit, 
& de ne pas remplir fouvent fon difcours de Gallicifmesou de ces Phrafes fades 2^ 
traifnantes, que l'on trouve d'ordinaire dans ces Livres. Qu'ainfi la vraye & unique 
méthode ielon eux d'apprendre à écrire en cette Langue , & à la parler purement, 
eft de fe remplir la mémoire d'expreffions Latines par la lecture alTiduëdes bons Au- 
teurs , afin que lors qu'on veut écrire & parler , ces expreflions de ces tours fe puil- 
fent préfenter à l'cfprit fans aucun effort, 6c fans qu'on foit obhgé de les aiier cher- 
cher ailleurs. 

On peut ajourer pour fortifier le fentiment de ces grands hommes , que nos pen- 
fées naiffant toujours dans le fonds de nôtre efprit revêtues de quelques mots , &. y 
ayant, pour le dire ainfi, des penfées Latines di. des penfées Françoifes, (elon que 
l'efprit en les formant les produit d'abord dans l'une 2c dans l'autre de ces deux Lan- 
gues , il (emble impoiTible de bien éciire en Latin , & à la manière des Latins : par- 
ce que la peine qu'il y a à dépouiller une penfée de fon habit naturel , pour la re- 
vêtir des mots d'une autre Langue , 6te à l'efprit toute fa chaleur , & le rend in- 
capable de rien produire de vif 6c d'animé ; Que c'efl: par cette raifon que les 
Traductions Latines des Livres les mieux écrits en François ont d'ordinairt fi peu 
de vie 3 lors même que les termes en font purs fie élégants , & qu'il y a tant de 
différence entre les livres des Pères Grecs dans leur propre Langue, fie ces mêmes 
livres traduits en Latin , qu'il lemble que ce ne foient pas les mêmes Ouvrages. 

11 arrive fouvent que mettant entre les mains des jeunes hommes ces fortes 
de Dictionnaires remplis de Phrafes tirées même, fi vous voulez , des Auteurs dti 
bon fiécle , ils tombent d'ordinaire en écrivant dans un flile tout bigarré de ces élé- 
gances & de ces tours de paroles étudiées , qui donnent dans la veuc des perfonnes 
peu intelligentes , mais qui paroiiTent ridicules à ceux qui font vraiment habiles. 
Car comme pour fçavoir l'art de b.^f'r une maifon , il ne iuffit pas d'avoir beaucoup 
de pierres bien taillées, qui ayent même entré dans la ffruclure de quelque beau bâ- 
timent : mais i! faut confideier avec grand foin les édifices tout entiers , afin d y re> 
Hiarq^uer l'ordre , la Ilaifon Se le rapport que les pierres doivent avoir enfemble pooir 



PREFACE- 
les compofer : ainfi poui- formerun difcoiirs félon les règles , i! ne fuffit pas d'^voît 
une grande quantité de phrafes tirées des meilleurs Auteurs ; maisil fautconfidé- 
rer leurs Ouvrages tout entiers ,pour s'accoutumer peu à peu à y remarquer cec 
art èi cette conduite merveillcufe qu'ils gardent ou dans le choix , ou dans l'orne- 
ment , ou dans l'arrangement de leurs exprelîions èc de leurs paroles pour compofer 
la Ilruclure , ôc comme la fymméttie de tout leur difcours. C'eft ainll que nous ap- 
prendrons des Auteurs Clailîques à parler leur Langue, nous entretenant fans ceiîe 
avec eux par la leclure de leurs livres,dans lefquels ils parlent encore après leur mort: 
autrement concluent ces Içâvans hoinmes , ces Phrafes entaflees les unes fur les au- 
tres , ne feront non plus une compofition vraiment Latine qu'un tas de pierres ne 
fait pas une maifon. 

Pour répondre à ce fentiment , il faut avouer de bonne foi ce qu'il y a de vrai , 
qui ell que cet amis de Phrafes fait écrire la jeuneffe d'un ftile tout plein de con- 
trainte fie d'atfeterie , Se que les Traduclions font d'ordinaire foibles trempan- 
tes , qu'il faut tendre à former tout d'un coup fes penfées en Latin fur le ftile des 
Anciens , atin d'en prendre le tour èi. l'efprit , èi. qu'il faut fc paffer le plus qu'oa 
peut des Dictionnaires. Mais laconclufion qu'on en tire va trop loin , 6c n'efî pas 
reflerrce dansdes bornes afTez juftes. Car enfin puifqu'on ne fçait pas encore une 
Langue , quand on l'étudié , & qu'il n'eft pas pofïïble que dans ce tems où on ne 
la fçait pas encore , on ne forme fes penfées en François , £c que l'on ne foit fou- 
vent obligé de les traduire en Latin , il n'y a point d'autre voye pour cela, que 
de chercher dans des Dictionnaires bien faits les exprefîions que l'on ne trouve 
point dans fa mémoire. 

Il eft vrai que c'eft un inconvénient que de chercher ainfî des termes Latins 
pour exprimer fes penfées 5 mais c'en effc un beaucoup plus grand d'être obligé 
de renoncer à des penfées juftes èc folides , faute de mots pour les exprimer , 
comme on le féroit fouvent , fi l'on interdifoit l'ufage des bons Dictionnaires. Ce 
feroit fe réduire à écrire en profe , en choifiirant les penfées par la rencontre for- 
tuite des expreiïïons Latines , comme il y en a qui écrivent en vers par la rencon- 
tre fortuite des rimes. 

Il y a même des écrits qui doivent être edentiellcment des Traduftîons , parce 
qu'il s'y agit de repréfenter exactement en Latin, ce qui aura été dit ou écrit ea 
François , comme il arrive fouvent dans les Négociations, dans les Traitez Si dans 
les Hi\loires , où l'on voit qu'en ces occafions on ne fe peut palfer de Diclionnaire, 
du moins pour les mots , puis qu'on ne doit pas prétendre trou%'er fur le champ 
des expreiïïons Latines qui auront été recueillies Se inventées avec beaucoup de 
peine par d'habiles gens pour exprimer le fens des mots François. 

Ces raifonsfutîifencpour juftifîer l'utilité des Dictionnaires François &: Latins, Sc 
fi l'on s'en fert comaie il faut , onévitera les inconveniens qu'on vient d'alléguer con- 
tre. Car il ne faut pas croire que ces Dictionnaires puiifent fùppléer à la lecture des 
bons Auteurs , ni qu'ils fuffifént poar apprendre à écrire en Latin. C'efl au con-i 
traire la lecture feule des Auteurs de la bonne Latinité ,, qui fournit les moyens de 
bien ufer des Dictionnaires. C'eft-de-là qu'il faut emprunter l'air Se le tour que les 
Dictionnaires ne donnent point : c'eft la lecture qui apprend à difccrner les expref- 
fions qu'ils fournlifeat , à ne les pas prendre à coatre-fens , ni à ne les pas emplo-;' 
yer contre l'ufage ordinaire de la langue Latine. 

C'ç[i à la lecture d.;s bgns Auteurs qu'oa doit occuper continuellement les jeu^ 



P R E F A C É. 
nés hommes , comme Tont Cicéron , Plante , Tércncc , Phèdre , Céfar , Vireiîe & 
Horace, é'c. en retranchant quelques phrafes purement poctiques de ces deux der- 
niers. On leur pourra faire lire enfuice , Qt-iinte-Cure , Judin , Sallulle , Quinti- 
Jien &; Tite-Live , fî l'on veut qu'ils puilîènt bien écrire en Latin dans tous les dif- 
ferens fliles.Tàchant toujours d'imiter la pureté des expredions des Auteurs du (xç-- 
de d'Augufle , qui confiile dans la jurtelTe des expreflîons , dans l'cloif^nement du 
ftilc entlé 5c hyperbolique , dans les conftrudions libres &: démêlées ,\ccompao-- 
néesdes ornemens &: des figures, 5: les regardant toujours comme les'modelles de 
l'Elégance latine. Enfin c'eft la lecture des bons Auteurs qui donne la jufteilè de 
refprit & le bon goût , fans quoi tout le refteeft inutile. 

Ce font-là les veucsquej'ai eu en compofant cet Ouvrage. J'ai tâché autant 
que j'ai pu qu'il y eût tout ce qu'il y a de bon dans les autres^, & qu'il n'y eût rien 
de ce qu'il y a de mauvais. Mais comme c'eft ce que fe propofent la plupart de 
ceux qui font des Dictionnaires , quoiqu'ils n'y réiliTilfent pas toûjoorsi Je lailFe à 
juger au Public de la réiiffite de monEntreprife. 



V 




? "i 



AVIS DE U A U T E U R 

SttrU nouvelle Edition du Di^ionnaire François & Latin, 

LE Didioiinaire François & latin qui paroîc aujourd'hui en public , ne doit pas être regardé 
comme une leconde édition de celui que je donnai il y a quelques années, pour fcrvir aux étu- 
des de MONSEIGNEUR LE DAUPHIN; mais il doit être confideré comme un ou- 
vrage tout neuf , dont l'ancien n'étoit tout au plus qu'un eflai ou comme une légère ébauche. 

On en fera pleinement perluadé,fi l'on fait attention à la grofleur de l'Ouvrage, puis que le pre- 
mier n'avoit que huit cens foixante & fept pages d'impreilion , & que la féconde Edition en avoir 
treize cens quarante.Cette troifiéme quoique plus augmentée & plus coirecl:e,a été réduite à douze 
cens cinquante fix pages, par les foins que 1 on a pris à les agrandir pour en diminuer le nombre &C 
le rendre moins épais que la précédente Edition , & par ce moyen le rendre plus portatif Se plus 
commode aux Ecoliers. J'ai tâché d'y comprendre tous les mots de la Langue , qui font les plus en 
ufaee , d'en diftinguer toutes les diverlcs lii^nificationSjde découvrir le fens des dictions difficiles 
& équivoques , &c de marquer exaétemenc les difrerens régimes des Verbes & de quelques Ad- 
jeûifs. 

Je commence d'abord par le fens propre & naturel de chaque mot , y ayant joint des façons de 
parler qui y ont du rapport. J'ai accompagné ce fens naturel du fens figuré & métaphorique , avec 
les plus bêles (.xpreflions Françoifcs Se Latines ti é s des Auteurs du bon fîécle , que j'ai recherché 
foigneufement dans la lecture que j'en ai fait avec beauconp d'exadtitude. 

J'ai accompagné tout cela de quelques Proverbes , qui m'ont paru le plus d'ufage daYis nôtre 
Langue , & que j'ai tâché de rendre par d'autres Proverbes Latins que j'ai pu rencontrer dans les 
Autcurs,ou bien par des termes qui en expliquoient le fens. 

Pour rendre encore cet Ouvrage plus parfait , & d'une plus grande utilité, je fais voir les diffe- 
rens ulages des mots de la Langue Françoife,leur application dans les divers fliles,& la manière dont 
ils fe doivent prononcer , lors qu'il ne le prononcent pas comme ils s'écrivent. 

J'ai encore ajouté de|petites Notes courtes pour donner plus de jour aux expreffions Françoilès & 
Latines prifes des plus fçavans Grammairiens > & des plus illuftres Tradudeurs de ce temps. 

En faveur de la jeunellè j'ai obfèrvé.de mettre la quantité fur la plupart des mots Latins pour en 
rendre la prononciation plus aifée, comme auffi fur les mots François , pour enfeigner aux Eflran- 
gers & aux Provinciaux la manière dont ils les doivent prononcer. 

J'ai crû que je devois retenir l'ancienne Orthographe dans la plupart des mots François pour en 
conferver -l'étymologie , en marquant néanmoins les lettres qu'on en doit retrancher en les pro- 
nonçant. 

Enfin je ne crois pas avoir rien omis dans cet ouvrage de ce qui le peut rendre le plus riche en 
mots & en expreffions, & le plus avantageux à la jeunellè pour apprendre les deux Langues, de tous 
les Didtionnaires qui ont paru jufques ici. 

On m'objedera fans doute, qu'il feroit mieux & moins à charge au Public, de ne faire paroître 
un Ouvrage, que lors qu'il eO: en état parfait, &c qu'il n'y a plus rien à ajouter-mais cette objeûion 
ne paroîtra nullement folide à ceux qui en jugeront avec équité. Un Didionnaire ne fe peut fane 
que peu à peu;& pour produire un Ouvrage dans cette perfedtion, il faudroit avoir l'efprit autre- 
ment fait , que ne l'ont les hommes. Chacun peut reconnoître par fa propre expérience qu'il eft 
borné dans fes veuës, qu'il ne découvre pas d'abord dans un fuj.t,tout ce qu'on y peut découvrir, 
qu'il faut qu'une première penféc lui ferve comme de degré , pour voir plus loin ; & comme ces 
degrez font infinis , l'étendue de l'efprit n'a point aulfi de bornes précifcs. 

L'efprit eft fi foible d'une part, qu'il ne conçoit rien parfaitement tout d'un coupjSc il efl fi vafte 
de l'autre,qn'il n'arrive jamais à un point, qu'il ne puifTe encore aller plus avant. Cependant on eft 
prefte par divers engagemens i3c par des obligations indifpenfables de produire fon travail.&: ce n'efl 
pas une railbn de fourtraire au Public l'utilité qu'il en peut tirer, de ce qu'à vingt-ans de là on peut 
faire un Ouvrage nouveau & beaucoup plus parfait que le premier. 

Or il eft d'autant plus nécelîaire dans un Ouvrage tel qu'un DiQionnaire , de fouffrir ce progrès 
continuel : que les parties qui le compofentjne font pas réunies en un même lieu, comme les par- 
ties du corps liumaiii, mais qu'elles font répandues dans une infinité de Livres, qui non-feulement 
employent chacun des mots particuliers , dont les autres ne fe 'ervent point \ miis qui employent 
encore des. termes communs à des ufaç^es qui leur font propies , &: qui doivent être expliquez dans- 
ujûL DichumaiffiOix gouitoitmêinc avoii; iea ces livres plus d'une. fais/aiis les 3^ avoit i:emiu:!.]ijcz. * 



l'dprit humain n'ctâin pas capable Je faire toutes les réflexions qui fe peuvent faire '"ur ce qu'il lit» 
de lorte que chaque nouvelle ledurc produit toujours quelque réflexion qui ne s'sJtoit point pré- 
fcntée dans les autres. 

Il feroit en effet tout-à-fait injufte d'exiger que les Auteurs portafTcnt ces fortes d'ouvrages à ce 
point de pcrfedion, que le temps & le travail peuvent feuls donner.-car, comme a fort bien dit Ci- 
céron Alhil ejî fimul inventum & perfecium. Il n'y a rien qni ait été en mêmc-tems inventé & per- 
fcdionné. 

Les premiers hommes,au rapport de Vitruve,cet excellent Architede.habiterent d'abord dans des 
cavernes comme des bêtes, pour ie garcntir des injures de l'air. Ils fe firent enfuitc des huDtes & des 
cabanes , & perfedlionnant de plus en plus leurs propres inventions par diverfes remarques, ils ont 
porté par ce moyen l'art de bâtir à une haute perfection , auroient-ils deû attendre à fe mettre à 
couvert des injures de l'air , qu'ils fullèru arrivez à ce point de perfection où a été l'Architecture de 
leur tems ? 

M. Tournefort Médecin d'une connoiflànce finguliere dans cette belle partie de la Médecine 
qu'on appelle Botanique , a depuis peu enrichi le jardin Royal de Paris d'un très-grand nombre de 
plantes nouvelles , qu'il a découvert dans les voyages qu'il a fait exprès par l'ordre du Roi en diver- 
Ccs parties de l'Europe, Eùt-il donc été utile de différera cultiver les plantes qui font dans ce célèbre 
jardin, jufques à ce qu'on eût trouvé celles qu'on y vient de mettre,& qu'on y pourra encore met- 
tre dans la fuite des temps f 

On voit par ces raifonnemens combien cette objecftion efl: vaine & peu raifonnable. 

Je n'entreprendrai pas ici de relever le nouveau travail qu'il a fallu faire pour la nouvelle Edition 
de ce Dictionnaire. Je laiffe au Leéteur à en juger, comme auffi de fon utilité par les fecours qu'il 
en pourra tirer dans l'Eftude des Langues françoife & latine. 

Je n'ai plus qu'une feule chofe à défîrer , qui eft qu'il plaife à Dieu de vouloir bénir ce fécond 
Ouvrage comme il a fait le premier, C'eft lui qui m'en a infpiré le delfein , qui m'a donné le cou* 
rage de l'entreprendre malgré les diiBcultez qui s'y font rencontrées,qui a fait que la grandeur ni la 
longueur du travail ne m'ont point rebuté , & qui m'a donné les moyens de l'achever. C'eft pour 
fa gloire que je l'ai entrepris : C'a été pour obéir aux ordres du Roi , & c'eft enfin pour l'utilité 
de la Jeunelle de fon Royaume , oij les belles Lettres font cultivées aujourd'hui avec tant de foin. 

Quelques Critiques trouveront peut-être à redire , que je (ois le premier qui aie entrepris de 
mettre dans un Dictionnaire plufleurs expreflions du Roman fatirique de Pétrone:Mais je fuis per- 
fuadé que les habiles gens me fçauront bon gré d'avoir tiré, pour ainfi dire , de la bolie & de l'ob- 
fcurité des expreflions fines & délicates , & des beautez cachées d'un Auteur , qui n'ont été con- 
nues jufques ici que de très-peu de perlonnes : Mais pour répondre à leur délicatelle fcrupuleufc 
& faulle fur ce fujet , je puis leur addreffer la réponfe d'Horace en parlant des vers de Lucilius. 

■ j^t finit lutulentHS , 
Efl tamen quod tolL're velles. 

C'efl: un fleuve qui entraîne dans fon cours beaucoup de boue , mais qui ne laiflè pas de tramer 
beaucoup de bonnes chofes qu'on peut recueillir. Je puis dire la même chofe de Pétrone , qui a 
du bon &: du mauvais dans fon Roman qu'on peut ramafTer & s'en fervir utilement dans l'occafion. 
Je n'ai pas deilein pour cela de vouloir infpirer à la Jeunefïè , ni encore moins confeiller la lec- 
ture de Pétrone. Je fç.d là-defTus le fentiment du Concile de Trente dans l'Index des livres défen- 
dus , qui rejette abfohiment fans diftindtion tous les Ouvrages des Poètes remplis d'obfcénitez, 
&; il n'en permet la leèture qu'aux perfonnes déjà avancées en âge : mais il ne défend pas d'en 
extraire les plus nobles expreffions purgées de tout ce qu'il y a de faJe , afin de donner le bon gouc 
de la belle latinité aux Enfans. C'a été là toute la veuC"" que j'ai eu & le but unique que je me fuis 
propote en rapportant les beaux endroits de fon I:"re. 

Il eft cependant étrange , die le Traducteur de Pétrone ■dans fa belle & éloquente préface , que 
Juvenal, Horace, Martial, Ovide & plufieurs autres de ce gcni t foient aujourd'hui entre les mains 
dei Ecoliers , qu'on les leur explique dans les Clalles quoique ^irfcndus par le même Concile , & 
qu'il n'y ait que le feul Pétrone qui foit ,:'iofcrit des écoles. On ne voit pas bien la raifon de cet- 
te préférence , qui ne paroîtra pas jufte ai'x gens de bon goût 

Je fuis affez du fentiment de ceux , qui rejettent les nouveaux fragmens de Pétrone trouvés 
depuis peu à Belle-grade , & lorfque j'en cite quelques endroits je les niarquc aiûTi Petr. 3. poitf 
cire qu'elles font du Pétrone trouve à Belle-grade, 



^ i^ ^J> ^ ijs f J» f J* «f» <$• 'î» ^J» •î': «î'- »5> iji <îj« "^ «^ :^ ^ :^ •î'» * fji f Ji f J^ tji ijf ^ f Ji ( J= ij» «Jt ijf f^ 

AVIS AU LECTEUR- 

ON n'a point mis d'Errata à la fin de ce Livre , on ne veut pas par là préfumer qu'il ne s'y fait 
point glijfé de fautes ; ce qui ejî prefque impojjihle dans un Ouvrage de mots détachez, comme eji 
un Dictionnaire ; mais on l'a jugé inutile , & on prie le LeSleur de les vouloir bien corriger s'il s'en 
trouve , & d'en avertir le Libraire , afin que dans une Edition fuivante il puijje les faire co-ir-frer. 

On avertit aujfi le LeEleur que cette nouvelle Edition efi: non feulement plus correÛe par les foins 
qu'en a pris L'Auteur , mais qu'elle ejt encore augmentée de plu/leurs mots qui avaient été omis dans 
la preedent e Edition . 

On a juge a propos d.e joindre à la fin de ce DiBionnaire les termes des Verbes irréguliers de nojlre 
langue , pour te rendre plus accompli , afin de tirer d'embarras les Etrangers , & même les François 
naturels , lorfquils s'en veulent fervir , fait en parlant , fit en écrivant, 

PRIVILEGE DU ROT. 

LOUIS pat la grâce Je Dieu , Roy de Fiance & de Navarre : A nos Amez & féaux Confellîers , les 
Gens tenans nos Cours de Pari: 'Tient , Maîtres des Requê:es ordinaires de notre Hôtel , Grand Confeil, 
Prévôt de Paris , Baillifs, Sénéchauîc : Leurs Lieutenans Civils & autres nos Juftitiers qu'il appartiendra : 

5 A L o T. Nôtre bien amé Roch Detille, Libraire à Lyon , Nous ayant fait remontrer qu'il fou- 
haitetoit faire imprimer pi u/ieurs ouvrages , qui ont pour titre , Fr. de Am:i)'a operx juridicn Hieronymi de 
Oroz. -, de apicibus Jiiris CivtHs. lldciphoas. ferez, de LM^oper.i omnia C.irl^s de Bon N'uolus Antonio Defolii , 
la Re^le de St. Cenoift traduire en Erpagnol. Coiicilium Tridentinum , Or Cutechifmiis Conciiii Tridentioi ,'Or.xdor 
Chrifiinno. Di.ilionnaire de D a n £ t , François Latin , Latin François. De executoribns Lilttr^irHm Apofloli- 
tarum , tum GrMia. quxm fufiitU , Amhore Tnom^i de Rof» : S'il nous plaifoit lui accorder nos Letcres de Privi- 
lège , fur ce necelîaircs ; offrant pour cet effet , de les faire imprimer en bon papier & beaux carailéies , fuivan: 
la feuille imprimée , cy attachée pou; modèle , fous le conttefccl des Prefentes : A ces caufes , voulant traiter 
favorablement ledic'Exporant ; Nous lui avons permis & permettons par ces Prefenres , de faire imprimer lefdits 
Ouvrages ci-delTus fpécifîez, en un ou piufieurs volâmes , conjointement ou féparément , & autant de fois que 
bon lui fem.blera ; fur papiers & caraûéres , conformes à ladite feiiille imprimée & attachée fous nôtre contre- 
fcel , & de les vendre , faire vendre , & débiter par tout notre Royaume , pendant le tems de huit annéei 
confécutives , à compter cki jour de le dare dcf.lites Prefentes. Faifons défenfe à toutes fortes de perfonncs , 
de quelle qualité & condition qu'elles foient , d'en introduire d'impreflîon étrangère dans aucun lieu de nôtre 
obcrlfance : comme aulll à tous Libraires , Irnpri.meurs Se autres , d'imprimer , faire imprimer , vendre , faire 
Tendre , débiter , ni contrefaire , lefdits Livres ci-deifus expof;z , en tout ni en partie , ni d'en faire aucuns 
extraits , fous quelque prétexte que ce foit d'augme-.uation , corredion , changem.ent de titre oa autrement , 
fans la pcrmilfion expreife & par écrit dudit Expofant , ou de ceux qai auront droit de lui ; à peine de confifca- 
tion des Exemplaires contrefaits , de dix mille livres d'amende contre chacun des Contrevcnans : dont uu tiers 
à Nous , un tiers à l'Hôtel-Dîeu de Paris , l'autre tiers audir Expolant , & de tous dépens , dommages & fn- 
tcrêts i à la charge que ces Prefentes feront enregiftrées tout au long ,' fur le Regillre de la Communauté des Li- 
braires & Imprimeurs de Paris , dans trois mois de la date d'icetles. Que l'impreilion de ces Livres fera faite 
dans nôtre Royaume , & non ailleurs ; & que l'Impétrant fe conformera en tout aux Reglcmens de la Librairie , 

6 notamment à celui du dix Avril 1715. Et qu'avant de les expofer en vente , ces manufcrits ou imprimés qui 
auront feivi de copie à rimpreifion defdits Livres , feiont remis dans le même état , où les approbations y au- 
ront été données , es mains de nôtre très-cher Se féal Ch.'valier, Garde des Sceaux de France , le Sieur Chauvelin ; 
Er qu'il en fera enfuite remis deux Exemplaires de chacun dans nôtre Bibliotéque publique , un dans celle de 
nôtre Château du Louvre , & un dans celle de nôtre très-cher &: féal Chevalier , Garde des Sceaux de France , 
le Sr Chauvelin ; le tout à peine de nullité des Prefentes ; du contenu defquelies Vous mandons & enjoignons , 
de faire joiiir l'Expofant ou fes ayant caufe , pleinement & paifiblement , fans foutîrir qu'il leur foit fait aucun 
trouble ou empêchement : Voulons que la copie defdites Prefentes , qui fera imprimée tout au long , au com- 
mencement ou à la fin defdits Livres , foit tenu pour dûément lignifiée , & qu'aux copies collationnées par l'un 
de nos amcz & féaux Confeillers & Secrétaires , foi foit ajoiitée , comme à l'original : Commandons au pre- 
mier nôtre HuilTîer ou Sergent , de faire pour l'exécution d'icelles , tous aftes requis & necelfaires , fans deman- 
der autre permilhon , & nonobftant Clameur de Hero , Charte Normande , & Lettres à ce contraires. Car 
tel ell nôtre plaifir. Donné à Vcrfailles le feiziéme jour de Juillet , l'An de Grâce mil fept cens trente-quatre >, 
de nôtre Règne Ip dii-neuviéme. 

Par le Roy en fon Confeil. Signé S A I N S O N. 

Kegifiré fur le Hegifire VIII. de U Chambre Roy ils des Lioraires (y :,^primeun dt VnrU. 2^. 574. /"o/. 731 con- 
formément aux anciens Reglcmens ^conformés pur celui du iS Février 1715. le prefent Regiflrement à -vuloir 
feulement , comme permijfion [impie four les Concilium Trideiuinura', & Catechifmus Conciiii Ttrdentiui^ 
tait- » ^Mis k 17. i»<7/<f 17 J4. 

G. MARTIN, Syndic. 

LISTE 




LISTE 

DES AUTEURS LATINS, 

QUI SONT CITEZ DANS CE DICTIONNAIRE, 

On pourra apprendre par cette Lifte ce que veulent dire les abréviations dent je me Jîiîs 
Jèri'i dans la plupart des Citations Latines qui font dans ce T>i£îionnaîre : on verra le 
teriîs auquel les Auteurs ont vécu , les Ouvraga qu'ils nous ont laijfez, , é' l'ejlime 
qu'en font les Scavans pour ce qui efi du Latin, 

jîfc. Ted. 



AuB. Rhet 
nd Her. 



Ctf. 




A 1 U s 



J" 



E S T-à-dire Asconius Pedianus. C'eft cet excellent Commentateur cTeî 
Orailbns de Ciceron , dont il nous refte encore quelques ftagraons conlicetablcs , 
& qui a vécu fous Augufte & fous Tibcre. 

ucTOR Rhetoricorum ad Herrennium. Plufieurs 
croyent que cet Auteur des quatre livres de Rhétorique à Herennius eft Ciceron 
même ; d'autres les attribuent à un certain Cornificius ; & quelques-uns à d'au- 
tres. Nicolas Angelius de la Ville de Teulara dans l'Ifle de Satdaigne , &: Marini 
Becichemus de Scutari en Dalmatie, foiitienncnt que c'eft un ouvrage de Ciceron, 
& ils ont fait chacun une dilTertation pour le prouver. 

C/ESAR. Il ne nous refte de Ccfar que fes Comrrentaires fur la Guerre des 
Gaules & la Guerre Civile , où l'on admire fur tout la pureté de la Langue Latine. On ne fçait pas 
bien qui font les Auteurs de la Guerre d'Alexandrie , de la guerre d'Afrique & d'Efpagne , comme 
dit Suétone dans fa vie cii. Lvi. On les met ordinairement avec les Commentaires de Celar , mais 
les uns croyent que c'eft Hirtius , les autres Oppius qui en font les Auteurs. 
Cato de R. R.M arcusCato deRe rustica.' Caton dans fon Livre de l'Agriculture , a un ftyle bien 

ou Cat. vieux & peu en ufage ; Mais il y a des chofes qu'on ne trouve pas ailleurs. 

C*tul. Q_u intus,ouCaiusVal£RiusCatuilus. Ce Poète a laifte plufieurs petits Poëmes & 

Epigrammes , il a vécu du tems de Ciceron, à qui il adrclîe une Epigramme pour le remercier , com- 
me on croit , de ce qu'il avoit employé fon éloquence pour le défendre. On eftime Catulle pour la. 
délicatelfe de fes penfées , & la pureté de fon Latin. Mais il y a beaucoup de chofes qui choquent 
la pudeur. 
AuLus Cornélius Ceisus. Quintilien au ch. dernier du Liv. xii. de fes Inftitutions j 
dit que Celfe quoiqu'il n'eût qu'un efprit médiocre , avoit écrit prefque de toutes fortes d'Arts , mais 
entr'autres de la Guerre , de l'Agriculture , & de la Médecine. C'eft de ce dernier fujet qu'il nous a, 
laiffé huit Livres , dont la leiftiire me fait croire qu'un fçavant homme a eu raifon de dire que c'étoic 
un Auteur très-Latin. On ne fçait pas bien précifement le tems qu'il a vécu , mais puifque Columelle 
le cite , il faut qu'il foit de beaucoup plus ancien que Quintilien , contre ce qu'écrit Raphaël de 
Voltcrte , qu'il n'avoir été que peu de t.'ins avant ce Rhéteur. 
*»arcus Tullius CiCERo. Il ne faut que nommer Ciceron pour faire fon éloge. Tout 
le morde fçait que c'eft l'Oracle de la Langue Latine & le Prince de l'Eloquence. Ce grand Ora- 
teur a fait plufieurs Livres fur l'Art Oratoire, plufieurs Oraifons ou Plaidoyers , & divers Ou- 
vrages fut la Philofophie , comme fes Offices , fes Qiieftions Académiques , fes Livres de la Nature- 
des Dicus , &c Après avoir palfé par les plus grandes dbarges delà République, M, Antoine lui; 
fit couper la tête, 
C4mi. LucittsJuNtus Modera,xus CotujiELiA, Columelk a. cciit- très-tlegamment de 



Celf. 



Ck. 



l'Agriculturf. 11 faut qu'il foît plus ancien que Pl'iie l'Hiftorlen , puîfque celu'-cl le cîte. On croit 
qu'il a vécu fous l'Empereur Claude. 
Corn. Nepcs. Cornilius Nepos. Nous n'avons à: cet Auteur que la Vie d'Atticus , & un petit volume 

des Vies des rxcellens Capiraincs , qui a pafTe long-tems fous le nom d'un certain Mmilius Trobus , 

lequel n'avoit faic autre chofe que le copier. C. Nepos a vécu du temps de Ciceron , dont il ctoit 

ami. Son ftile cft fort eftimé des Sçavans , & ils le croyent digne du fiécle auquel il vivoit. 
Tlor. Lucius Ann^ïus Florus. Cet Auteur eft fort poétique dans ion Abrégé de l'Hiftoire Ro- 

maine, il a néanmoins fouvent des exprellions ingenieufes <Si élégantes. On ctoit qu'il écrivit foos 

l'Empire d'Adrien. 
Trontin. Sextu^ Julius Frontinus. Cet Auteur a compofé quatre Livres des Stratagèmes des 

Anciens , & deux Livres des Aqueducs de la Ville de Rome. Il étoit eftimé du tems de Néton , 

& de Trajan. 
Gellius ou AuLUS Gei.iius,ou comme quelques-uns difent en un mot Ageliius. La plupart de nos 
Attl-Gel. Écrivains François l'appellent Aulu-Gelle. Il a auffi vécu fous le même Adrien. Ses Nuits Attiques 

qui font des mélanges fur divers fujets d'érudition , font remplies de Fragmens d'anciens Auteurs , 

où l'on trouve quelquefois de bonnes chofes, Pour lui il s'explique pat fois affez bien , mais fouvent 

il afFeûe de vieux mots. 
Crut. G R A T 1 u s. Nous n'avons de ce Poète qu'une partie afTez courte de ce qu'il avoit écrit de la 

ChalTe en vers. Ovide en fait mention , comme d'un homme de fa connollfauce , pour qui il avoit 

de l'eftime. 
Borut. Qu iNTus Horat'ius Flaçcus. Ce Poète a compofé des Odes , des Satires , des Epi- 

tres , & un Art Poétique : il acquit par fon efprit , & par la beauté de fa Poëlîe i'amirié de Mccenas 

& la faveur d'Augufte. Son Latin efl excellent. Mais il a bien des Hellénifmcs ou façons de patler 

Greqaes , qu'il ne faut pas imiter en profe. Il faut lire cet Auteui avec précaution , de peur que fa 

trop grande licence ne gâte nos mœurs. 
Bygin, Caius Julius Hïgi nus, fut afftanchi d'Augufte, dont il nous refte des Fables , & un 

ouvrage de l'Afttonomie en vers , où l'on trouve plulîeurs mots touchant cette Science , qu'on ne 

renconttera pas ailleurs. Il y a un autre Julius Hygenus , ou Hyginus , dont nous avons quelque 

chofe de l'Arpentage. 
lufi. J u s T I N u s , M. la Mothe le Vayei dit que la façon d'écrire de Juftin , eft fi excellente , qu'on 

l'a jugée plus digne du fiécle d'Augufte , que de celui des Antonins , fous lefquels on croit qu'il a 

vécu. Il nous a laiile une Hiftoire Univetfelle Abrégée de celle que Trogue Pompée avoit écrite 

en Latin. 
Juv. JuNius JuvENALis. Juvenal nous a lailTé des Satires , qu'il compofa fous l'Empire de 

Domiticn. Son Latin eft bon , mais il exprime trop licencieufemcnt les débauches contre iefquel- 

les il écrit. 
Luc. Marcos Ann^us Lucanus. La Pharfale de Lucain eft eftiraée pour l'efprit , mais elle 

eft plus femblablc à une Hiftoire , qu'à un Poëme Épique dans le fentiment de la plûpait des Doftes. 

11 fut obligé de fe faire coupei les veines , & de mourir à l'âge de vingt- fept ans par le commande- 
ment de Néron contre lequel il avoit conjuté. 
tucrtt Titus Lucretius Carus. Nous avons de Lucrèce fix Livres de Phyfique en vers 

touchant la nature des chofes. Il étoit un peu plus ancien que Ciceton. 
Mitrtiitl. Marcus Valerius Martialis. Pline le Jeune loue l'efptit que ce Poëte fait pa- 

roîtte dans fes Épigrammes , dont il compofa une bonne partie du tems de Domitien. Sa ttop grande 

liberté à dite les chofes les plus infâmes fait beaucoup de mal. * 

Ovid. PuBLius OviDius Naso. Ovide eft très-ingénieux , & très-digne du tems d'Augufte fous 

lequel il vécut, & par lequel il fut confiné à Tomes fur le bord du Pont Euxin , où il mourut. 

Il feroit à fouhaiter qu'il eût été plus charte. Ce Poëte nous a laifîé des Épîtres Héroïques , des 

Élégies, quinze Livres des Métamorphofes , Les Fartes, les Triftes , Scdivcrfes Élégies, écrites 

du lieu de fon exil , qu'on nomme de Vonto. 
Tallitd Palladius. Cet Autcut qui a éciit , fi nous en croyons Loiiis Vivez , fous l'Empire d'Adrien , 

parle alTez purement pour l'ordinaire dans fes douze Livres de l'Agriculture. U a néanmoins certaines 

façons de parler , qui fe relfentent de la Latinité de fou fiécle. 
fer/. A u L u s P E R s i u s. On n'a de Perfe que fix Satires , qui font eftimées des Sçavans , & dont le 

ftile eft obfcur : il les fit fous Néron. 
Pttrim. Petronius. Le Latin de Petione eft fort bon : mais fa leûure eft fort dangeteufe pour les 

moeurs : Nous avons de lui une Satire mêlée de Ptofe & de Veis , on lui attribue auflî quelques 

Épigrammes. 
Tetr. S. Pétrone deBellegrade Suivant le Mannfcrit de cet Auteui trouvé en i^88. & tc- 

couveit pat M. Nodot envoyé à M. Charpentier Direûeur de l'Académie Françoife. Quelques Sçavans 

eftiment que ce nouveau Manufctit eft d'un faux Pétrone. 
Thdd. P H ./«DRUS. Phèdre affranchi d'Augufte, a compofé en Vers Latins des Fables qu'il a imité 

d'Efope : fon ftile eft ttcs-pur & très-éleganr. 
flutit. Marcus Accrus PtAUTUs. Vingt Comédies de -Plaute font venues )u(qu'à nous avec 

des fragmens de quelques auttes. Son Latin étoit fi élégant , qu'au rapport de Quintilien un certain 

Epius Stolo ne faifoit pas difficulté de dire , que fi les Mufcs euftcnt voulu parler cette Langue , elles 
cuflent parlé fans doute comme ce Comique. Il faut néanmoins fe donner de garde de certains mots 

trop vieux , ou qu'il forge exprès pour faire rire , & beaucoup plus d'une infinité d'exprcflîons très- 

deshonnêtes. On dit qu'il mourut peu d'années après Ennius , en la cent quarante - cinquième 

Olympiade. ' 



Flin. H. CAiuspLiNtu?Se<r«vDiis. Si bous n'avions les Livres Je l'Hiftoirc Naturelle de Pline, 
nous ferions en peine d'exprimer une infiniic Je cliofcs eu Latin. Il JcJia cet ouvrage à l'Empereur 
Vcfpaficn. 
P/î». Jttn. Caius PLiNii'sCiïciLiasSECUNDUs. Nous l'appelions Pline le Jeune. Il étoit 
neveu de cet autre Pline , dont nous venons de parler. Ses Epures &: fon Panégyrique de Trajan ne 
font pas feulement en elVunc pour l'efprit , mais encore pour le Latin , excepté certains termes qui 
ne fentent pas le fiécle d'Auî;iifte. 
Tomp.MeU. Pomponius Mêla. Cet ancien Géot^raphe Latin , félon le fentiment du P. André Schottus • 
de Vinet , de VoiTius, CS'c. vivoit fous Claude. Les Sçavans loticnt la n>;ttccë & l'clegance de fou ftile. 
Trofert. Sextus Aurelius Propertjus. Properce ctoit contemporain de Virgile & d'Horace, 
& l'on ne peut pas douter qu'il ne foit un bon Auteur de la Latinité : mais fcs Elégies font remplies 
d'obfcenitez contre la pureté des mœurs. 
Siuint .Curt . Q.. C u R T i u s R u ï u s. On ne fçait pas certainement en quel tems vivoit Quinte Curce. Quel- 
ques-uns le mettent fous Augulle , & d'autres fous Claude , d'autres fous Caligula. Voflîus penfe qu'il 
a cent l'Hiftoire d'Alexandre le Grand fous Veipafien ,& qu'il ctoit alors li âgé , qu'il avoit pu vivre 
fous Tibère. Perfonne ne doute de la beauté , & de l'élégance de tor. Latin. 
SHintil. Marcus Fabius Q_uintilianu s. Quintilien fut choifi pat l'Empereur Domitien pour 
être Maître des enfans de fa fœur. Il falloit qu'il tût pour lors alTez âgé , puifqu'il dit lui-même 
qu'étant fort jeune , il avoir connu le Philofophe Séneque , lequel mourut fous Néron. Ce Rhéteur , 
qui parle très -bien , ne lailfe pas de fe plaindre en divers endroits de ce que la Langue Romaine avoir 
perdu de fon tems beaucoup de fon ancienne pureté. Ses Ouvrages font les Inflitutions Oratoitcs ; Se 
en attribué à un autre Quintilien pludeuts Déclamations. 
Stilluft. ou Caius Sallustius Crispus. Quoique Sallulle ait été blâmé d'avoir trop affefté cer- 
Sal. taines vieilles façons de parler , il ne lailfc pas d'en avoir de très-bonnes , dont on peut profiter. Il 

étoit du tems de Céfar & de Ciceron , & a écrit un Livre de la Conjuration de Catilina , un autre 
de la Guerre des Romains contre Jugurtha : Il avoir fait auffi une Hiftolie Romaine , dont il ne 
nous refte que les fragmens. 
Sen. Ph. Se LuciusAnnjCusSeneca Philosothus. On ne doit pas imiter le ftile de ce Philo- 
Stf>. fophe ; niais on peut fe fevir de beaucoup de mots , qu'on ne trouve poinr ailleurs , &qui ne peuvent 

être mauvais , dans un (iécle où la Latinité n'étoit pas (i gâtée que les mœurs. Il refte de lui diverfes 
Epitres & pluficurs Traitez fur des fujets de Morale. Quelques-uns ont attribué à. ce Philofophe les 
Controverics , & les Tragédies : Mais les Sçavans difent que les Controverfes font du père du Philofo- 
phe , qui s'appelloit Marcus Annius Sencea. Sidonius AppoUinaris dit que les Tragédies font d'un 
autre Séneque que celui qui fut Maître de Néron. On attribué aullî les Qucftions Naturelles à un 
autre Séneque. 
S'il, ou SiLius Italicus. Ce Poëte a fait un Poème de la Guerre Punique , c'eft-à- dire des Romains 
SU. lui. courte les Catthagiaoîs. Il étoit du tems de Néron. 

S:»t, PuBLius Papinius Statius. Stace a écrit fous l'Empereur Domitien. Il a laifTé les 

Livres des Sylves , qui font divers petits Poèmes fur differens fujets ; il a donné auffi un Poème de 
l'Achilleïde imparfait. Son Ouvrage le plus confidarable ell fon Poëmc Epique de la Thébaide. Ju- 
venal le loiie fort. 
Tacir. PuBLius Cornélius Tacitus. Bien que Pline le Jeune loué fouvent l'éloquence de 

Tacite , il y a toutefois des pcrfonnes fçavantes qui n'ont pu approuver fon ftile concis , comme celui 
de Sallufte. On ne lailfe pas de trouver dans fes écrits des façons de parlçr , & des mots , dont on a 
befoin quelquefois pour s'expliquer en Latin. Cet Auteur a compofe divers Livres des Annales & de 
l'Hiftoire Romaine , une defcription de la Germanie , la Vie d'Agricola , (Te. 
Tirent, PubliusTerentius. Ce Poëte Comique , tout Africain qu'il étoit,, a été (i poli , qu'il a 

donné fujet à quelques-uns de croire , que fii Comédies Latines qui patoilToient fous fon nom , 
avoient été compofées , ou du moins corrigées par des pcrfonnes de grande qualitejcomme par Scipioa 
Lelius , Labeon , & Pompilius. 
Tibul. AlbiusTibullusLc Poëte Tibulle vivoit du tems d'Ovide & d'Hotace , Quintilien dit qu'il 

tient le piemier rang enrre les Poètes Latins qui ont fait des Élégies. 
Tit. Liv, Titus L i v i u s. Nonobftant la Patavinité qu'Afinius Pollio a autrefois reproché à Tite.Live , on 
ne lailfe pas de lui donner la première place enrre les Auteuts Latins qui ont écrit l'Hiftoire Romaine. 
Val, rlacc. Caius Valïrius Flaccus. Ce Poète a vécu du tems Je Quintilien, qui dit en un en- 
droit : Multum ht l'alerio fUcco nuper amifiir.us. Il nous a laiflé un Poème de l'eipcdition des Atgo- 
nautes qui allèrent à la conquête de la Toifon d'Or. 
Val. Max. Valerius Maximus. VofTius montre dans fon i. Livre des Hiftoriens Latins , que Valere 
Maxime a écrit fur la fin de l'Empire de Tibère. Quoique fon ftile ne femble pas digne d.'un fi bon 
liécle,on trouve néanmoins dans fcs Hiftoires mêlées des façons de parier, qui ne font pas à méptifer. 
Varr. Marcus TerentiusVarro. On tient que Varron a été le plus fçavant des Romains. 

Dans ce qui nous refte de cet Auteur , c'eft-à-dire dans fes Livres de l'Agriculture , S: de la Langue 
Latine, il y a beaucoup à profiter. Mais il ne faut [pas l'imiter en tout , car il a de vieux mots S: des 
conftruélions un peu extraordinaires. 
Vell. Tater. C A i\i.% Velleius Paterculus. Ses deux petits Livres de l'Hiftoire Romaine tout mu- 
tilez qu'ils foient , font fort eftiraez , principalement pour la pureté du langage, la beauté des fenten- 
ces ,& des réflexions morales & poliriques comme dit M. Doujit. 
Virg. PuBiius VirciliusMaro. Ilya bien peu de pcrfonnes , qui ne fçachent que Virgile 

e(> le Prince des Poètes Latins : Il a vécu fous Augufte , & a compofe dix Eglogues , quatre Livres des 
■ Gcorgiq ues , & douze du Poème Épique de l'Éueide. 



l'itrttv. 



Tomp. 
Fapin. 



Jul. Vaul. 

Mcde[i. 
Ulf. 



Auf. 
CUud. 
Aurd. Vis 



MAUCUS ViTRUTius PotLto, Vitmvc qui n'eft pas un Architefle du comman , commff 
on peut connoîtte par la leil:ure de fes Livres , & par l'eftime qu'il s'acquit dan» l'efpric de Jules 
Céfar , & d'Oilave Augafte , deux Princes extrêmement polis. Mais pour ne m'arrêcer qu'à fa ma- 
nière d'écrire . Loiiis Vivez , dont l'érudition & la fuffifance eft alTez connue , al>ure que dans les 
Livres d'Architéfture , que nous avons de lui , il s'y trouve une grande abondance de mots très-purs 
& très-propres à exprimer diverfcs choies ; & l'on peut dite que Vitruve ell un très-bon Auteur de 
la Langue Latine. Nous lui devons fçavoit bon grè de ce qu'il a Latinizé une infinité de termes d'Ar- 
chitedure Grecs , dont toutefois on en trouve quelques-uns dans Ciceron même , dans Vatron , & 
dans d'autres Auteurs ; & de ce qu'il a employé dans fes Livres quantité de noms , fur tout de ceux 
qu'on appelle Verbaux , dont nous avions befoin. Le fçavant Monfieur Perrault a fait une Traduc- 
tion Irançoife & des notes fort cutieufes fut cet Auteur , que j'ai miles dans ce Didlionnaire aux 
mots qui concernent l'Architeéliure. 

P G M p o N I u s. Jurifconfulte fort connu par les Livres des Pandeflres. 

Papinianus. Célèbre Jurifconfulte que Spartien appelle l'honneur de la Jurifprudence & la 
Tréfor des Loix. U florifloit fous l'Empereur Sévère , & Caracalla le fit mourir pour n'avoii pas 
voulu défendre le crime de fon frère Geta. 

JULius Paolus. Fameux Jurifconfulte du Règne d'Alexandre Sévère. 

MoDESTiN us. Modeftin auffi Jurifconfulte contemporain de Papinien & fon Difciple. 

Ulpia nus. Ulpien aulTi Difciple de Papinien qui fleurit fous Alexandre Sévère fils de Mammce & 
qui fut Précepteur du jeune Maximien. Il nous a iailfé plufieurs ouvrages de Droit. Tous ces Jurif- 
confultes fc font étudiez à écrire purement eu Latin , ce qui fait qu'on s'en peut fetvir utilement. 

A u s o N « u s. Aufone Poète Latin qui vivoit du tems de Valentinien , qui le choifit à caufe de foti 
Érudition pour être Précepteur de fon fils Gratien. Nous avons de lui plufieurs petits Ouvrages. Une 
Épitrc en vers écrite à S. Paulin. Le meilleur de fes Ouvrages eft fon Poème de la Mofelle. 

Cl AUDI ANU s. Clau-lien Poète qui vivoit fous l'Empire de Théodofe & de fes fils Arcadius & 
Honorius. Il nous a lailfé un Poème en trois Li.tes du Ravirtement de Proferpine : deux autres de 
Satires contre Riiffin & contre Eutrope. 
.AuRELius Victor. Qui a écrit l'Hiftoire en Latin fous les Empereurs Confiance & Julien 
l'Aportat. 

ApuLEius. Apulée , qui vivoit fous le^ Antonins. Il nous a lailTé plufieurs de fes Ouvrages com- 
me fon Afne d'Or en onze Livres , fon" Apologie , fes Traités de Thilofophin naturuli. De Des 
Socratis. De mftniio & fes tlorid» , iS'c. C'ctoit un génie univetfel & fupéiieut. 




GRAND 




GRAND DICTIONNAIRE 

FRANÇOIS ET LATIN, 

i 
AVEC DES NOTES 

DE CRITiaUE ET DE GRAMMAIRE 

SUR L'UNE ET SUR L'AUTRE LANGUE. 




) premicre Lettre de l'Alpha 
bet François & de toutes le 

• Langues. 
Les Grecs la nom 

ment xhipu , Alpha ; les Hc 

, breux , Aleph ; les Arabes , 

Aliph ; les Indiens , Alcpha -, 

• & les Latins A limplemcnt , 
'comme les Trançois. 

: C'clV de toutes les voyelles 

la plus ouverte , comme la plus fimple & la plus facile 
à prononcer • d'oi'i vient que c'crt par elle que les cn- 
fans commencent i former des fous ; de forte que Ci 
l'on conhdere bien l'ordic naturel des autres voyelles, 
l'on trouvera que de ccUe-cy , qui cft la plus ouverte , 
elles vont toujours en diminuant jufques à l'U , qui ell 
la plus fermée , S: qui entre les voyelles a le plus be- 
foindu mouvement des lèvres pour la prononcer. 

Cette voyelle exprime prefque tous les mouvemens de 
nôtre amc ; & pour en rendre l'expreffion plus forte , 
on y ajoute quelquefois une H devant ou après , com- 
me dkns l'admiration , hii le beau TabLuu 1 dans la 
joye , ha quel plaifir ! dans la colère , ha, h méchant '. 
dans la douleur , hâ la tejie \ dans la pafmoifon , ha 
ow ah je me mturs 1 

Lors qu'on écrit cette voyelle fans aucun accent , elle 
îrt la troificme perfonne du fmgulier du temps préftnt 
de i'Indiinitif du Verbe auxiliaire A-joir , & elle fc 
icnd en Latin par le verbe Haheo , ou le Verbe S:im , 
comme II a un li-urs , Habet librum , on eft illi li- 
, ber. Il V a un Vieti , ci'b Deus. lia eu , habuit. 

Quand elle eft: marquée d'unacr.ent ç^ravc à , elle eft 
l'aiticle du Datif fuigulier dej Noni« fuDilantifs , 
comme à Pierre , a ]ea:i. 



•Avec ce mefme accent elle fe met devant les Noms 
de lieu en lignification de repos & de mouvement. 
Je detnenre à Paris , Je -vais à Lyon : comme aufli de- 
vant les Infinitifs des Verbes , répondant à la prépo- 
fition Latine aâ, comme fay cela à aire : Et dans une 
infinité de façons de parler , qu'on fe donnera la pei- 
ne de chercher par le mot devant ou après lequel el- 
le fc trouvera dans une phrafe. Voicy ce qu'on en peut 
oWèrver en gênerai. 

A emre deux Veibes s'exprime ordinairemenr far l'infinitif. 

Quand ./? marque la diftancï , le Temps, la Matière , l'Inftra- 
men; , la Manière , la Fa^on , la Caïu'e , le Motif , le Prix 
& la Valeur j il s'exprime ordinaitemcot par l'Ablatif fans 
prépofuion. 

A lignifian: A Tigutà , Vmr , l'en , s'fxpiirae pat i» OU ai 
avec u(i Arciiljtif , ^ AU forte. Ad januam. 

A mis pour £« ou D.iaf , s'cx^nme p.ir le Gctondif en h , OU 
p»: ui avec un AMntif. 

A pour ScloH ou juizMr , s'exprime par l'ablatif fans prijo* 
frtion. ) 

A mis pour Si ou Lorfqiie , s'e: prirrie par Si avec un Sub;oj>â;fc 

A fO\ir Eiviio», s'exprime p'i ferMe on ferc -.V ne armce d 
fept à huitniiUe hommes , ExercHus (o'fl-tns « oi'îo fum iji- 
mitium miUibus, * Remarquez qu'on n'cxptime point le pre- 
mier nomb.-e 

A fert encore à mai>-uer les Queflions de lieu. Voyez fur ie 
mot QUESTION A 

Cette voyelle A ne fe perd point à la fin des mots , lî cî 
n'eft dans le fcul article tcminin fuivi d'une voyelle , 
& alors on met en fa place une apoftrophc pour raat- 
qucr fon retranchement. Ainfi l'Autorité pour U Au- 
torité. 

CICE'RON ncmme ia lettre .4, Iv.trra faliitt.h , une lettre fa- 
lutairc ou une lente qui donnait la vie , parce qu'on s'cu 
fervoit anciennement à F.ome ù.-ms le» jueemens pour ab- 
foudie un Accuù , lois qu'on donnoit fa voix pir fcrmin , 
jeuant pour ce lujet dans une v.ine une baloie fur laquelle 
' A 



a. ■ A A R 

! éioh tracée la lett»<: ^ , qui vouloit dire Mfth». J'abrous 
l'accufé : comme pareillement pour reietter une loy , car 

, alors elle figcifioit ^>i-iquo , Je re|Ct:e la loy propofée. 

lES ROMAi>'S marquoient ordinairement leurs Noms Propres 

par une 'eule lettre , comme ^. pour faire Aulus. 
C'étoit auffi parmi les Anciens une lettre numérale qui mar- 
^iioit soo. comme on le peut voir dans Valerius Probus, 
& dans des vers anciens rap;iortez par Baronius , qui mar- 
quent les lettres fignificatives des Nombres ; dont le pie- 
miet eft , 

PoJJliet A numéros qi!'>i^ir:t(>s crilluc rc&n. 

Quand on'mettoit un titre ou une ligne droite au delTus de 
l'A . il lîgnifioit cî«j mille. 

On bit d'im enfant qui apprend à connoiftre fes lettres. 
Il eft à l' Ahécé . Puer elementaruis , ^c'îji.-. pucri clc- 
mentarii , m. Sen. Elementa difcic. HorM. Abeccda- 
rius puer , dans S. Hierofme. 

On dit aulTî figurémcnt en ce iens , Je ne fuis encore 
qu'à, l'Abécé de cette c.ff.ùre , pour dire Je ne com- 
mence encore qu'à l'entendre. Tiro ac rudis fum ad- 
huc in hac re. Cic. 

On dit en manière de proverbe , d'un homme qui ne 
fçait rien. « „e f^ait ni A , ni B. C'efl un parfait 
'£ Mrant. Lïztct3.i:um o« artim" p'^'^" fn.^i.v /";.. r;,, 
• InfcitUilmus. plaut. 

On dit encore proverbiaieir.ent , d'un homme qui ne 
fçait point écrire. Il ne fçauroit faire une panfe d'A. 
Nefcit omnino pingere ou e.xarare literas. Cic. 

On dit p.ireillement d'un homme qui fait une faute 
grolllcre en joiiant. Je -vous mn'uoyerai à l' Ahécé ou 
à l'efcoie. Ad prima elementa te remictam on te rero- 
cabo. 

AA [ Riz'iere des comtez. i^' Artois fsf de VJaadres , qui fe 
va rendre dans la mer d'Allemn^ne. ] Agnio •rénit. 
Agniënis , m. 

[ Il y a encore piulicurs autres Rivières de ce nom dans la 
VVeftphalie &. ailleurs , qui ne font point autrement conli- 
derabics | 

AAGE , V. Age ( comme on le prononce. ) 

AAR , [ Rivière fur Ixc^îi-.IU eft ji(uei~tit ville de Berne. ] 
Ar«Ia , genit. Aroix , m. 

AARBOURG [ Ville de Suip d^ns le Canton de Berne ] 
Arburgum , gér.it. Arburgi , n. 

AAKE , l Rivière d'AHem ^2''" qui fe décharge d.ins L' 
Rhin au defjïis de Bonn. ] Abrinca , génit. Abrincï, m. 

ABACUC , ou Mer de Sala. Mare Cafpium , génit. ma- 
ris Cafpii , n. Vlhi. 

[ On croit ce mot Fian.ois corrorapu pour B.ichus. ] 

ABAIE , Voyez. Asbaye. 

ABAISSEMENT , f\ih!\. m. [ Diminution , retranchement . 
de la hauteur d'une chofe. ] Depreiric , genit. dcpref- 
lîonis , f. Vitr. Dejcûus j génit. dejeftûs , m. Liv. 
l'AhbaiJfemcnt de ce mur a fort égayé ce logis , iS" luy a 
donné plus de jour. Hac mûri depreillonc «des funt ex- 
hilarata:& faAx ilkiftriorcs. 

Abaissement de la voiy , [ Lors qu'on abaiffe fa voix en 
parlant. ] Vocis remiffio , génit. vocis remiirionis. f. 
Slu'int. * ( le contraire eft. ) Vocis intentio. ^lint. 
l'ï.lévation de /-ï voix. 

Abaissement de fon état , [Lors qu'un noble devient 
roturier. ] Capitis diminutio , génit. capitis diminu- 
tionis , i. Cic. 

Abaissfment pour humiliation ou l'état d'unie perfonne 
qui s' abaiffe ou que quelque difgrace humilie. Demif- 
fio. Abjeftio. SubmilHo , gen. onis , f. Cic. 

i Abaijfetnent devant Dieu eft une action digne d'ti;: 
Chrétien. Chriftiani eft , abjicere fe coram Dco , eu 
fubmittcrefe in humilitatcm coram Deo. Cic. Liv. 
Abaissement, de courage. Animi infraftio , ^f'/»/f . animi 
mfraftionis , f. Cic. Demi/fio animi , genit. animi 
demiïrionis , f. Cic. 

^bnijfs.nisnt d'un courage eft m;tl-fean! à un iPhilofofhe 



A B A 
Dedccet Philosôphum abjiceie ou demitteie ou dep«- 
nere animum.- Cic. 
Il defcendit jufqites aux derniers abaiffemens p- jufquet 
aux dernières foumifftons. Ad intimas abjciliones ac 
preces defcendit ou fe dimiiit. Abjecit fe atque piof- 
travit ( fimplement. ) Cic. 

ABAISSÉ, m. Abaissée, f part. paiT. & adjeft. V. 
Abaisse» dans fes diverfes fignifications. 

ABAISSER , V. aft. [ Diminuer de la, hauteur , rendre 
plus bas ©' moins élevé. ] Deprimerc , ( deprïmo , de- 
prïmis , deprefïï , deprefliim. ) Demittcre , ( demitto, 
demittis , demifi , deniilTuni. ) ad. ace. Cic. 
Abaiffer qudque lieu. Dcprellîorem facere locum ali- 
quem. Ulp. 

Abaisser , [ Faire défendre en bas ce qui eft élevé. ] 
Demittere. ou dimittete acl:. ace. Cic. C&f. 
Abbaijfer les antennes. Antennas demittere. Ovid. 

s'Abaisser , [ Baijfer , s'afaijfer , parlant d'un lieu ou 
d'un haftiment dorit les fondemens font mauvais f me- 
nacent ruine. ] Defcendere , ( defcendo , dcfcendis , 
dcfccndi , defcenfum. ) Sidère , { fido , fidis , fidi. ) 

Cnnfî.lprp. SublidclC. neul. Liw. 
L i-e verbe Sido n'a ^.oint de Supin ; mais pour fes compofez 
il n'y a point de ditticulte qu'ils fuivent ceux de Seiice ; ainfi 
on dira ci''fe(i: , cQnfifwti , Scfibfedi , fubfejfuKi. PiKcien avoue 
que Sido fan fidi au prétérit, quoi qu'il témoigne qu'on l'é- 
VJtoit , pjice qu'il devoit plutôt faite ftfi. C'eft pourquoy il 
veut que dans cette incertitude l'on prenne le prétérit de 
Seie-) , pour le (impie, ik qu'on dife Sida, fedi. Néanmoins 
fuU eft expielTemcnt dans Colu iielle. P.it\c„Mrq:<e fiçem confia 
dere , é- cii;i fiiirit , 11 tant laiffer lalleoit la poix , & lors 
qu'elle fera abailToe ] 

Cette colline s'abnijfoit des deux coftez. , en s'élevant fur 
le milieu. Is coUis ex utr.ique patte latèris dejeiftus 
habebat , & in fronte erat leviter faftigiatus. Ce/. 
Le théâtre s'abaijfe. Defcendit theatrum. Flin-Jun. 
La terre s'eft abaiffée. Confedit terra. Liv. 
Abaisser , [ Diminuer , ajj'oiblir. ] Deprimere. Minuerc 
ou imminuere , ( minuo , minuis , minui , minûtum. ) 
Levais ou elcvare , ( Icvo , levas , levavi , levatum. J 
A.ifligere , ( afflige , alEîgis , afflixi , atfliiîlum. ) ad. 
ace. Cic. 
Ab.iijpr les impofts. Minuere vccligalla. Cic. * le prix 
des vivres. Annônam levarc ou laxare. Laxiorem face- 
re anuônam. Liv. Cic. 
Abaijfer une chofe en la blâmant. AfHigere rem vltupe- 
lando * ( /e contraire eft. ) Augere lem laudando. Cic, 
l' Augmenter par des loiianges. 
Ab.nfjer la réputation d'une perfonne. Famam alicujus 
dcpiiniere ou imminuere. Cic. extenuate. Liv. elevate. 
Tacit. 
Ils abaiffent , ils afoihlijfent par leurs difcours ce qu'ils ne 
peuvent fiire. Qji facere non pollunt , verbis élevant, 
Ph/id. 
[ Mét.ipbo.e La'-ine ptife d'une balance, dont l'un des badins 

s'eieve , a meinre qu'on en diminue le poids, ) 
s'Ab AissEK , [ baijfer , diminuer , parlant des vents. ] Ca- 
aere , ( cado , cadis, cecïdi, cafum. ) Concidcre, ( con- 
cïdo , concïdis , concïdi , fans fupin. ) neut. * Par- 
lant des rivières. Decrefcere , (dccrefco , d.;crefcis , 
dectevi , fans fupin en cette ftgnification. ) n. Liv.Hor. 
[ Quoique Frifcien rapporte un exemple du Supin en ce feus 
tiré de Lxvius NcCte dieque dec, ctum é" luSiim ; cela cft 
rare. ] 
Les rivières s'abaiffent , diminuent. Flamina fubsïdunt. 

Ovid. Flumina decrefcunt. Hor. 
Les vents s'abaiffent. Venti cadunt ou concïdunt ou fub- 
sïdunt. Hor. Prop. Ponunt venti. Virg. 
Abaisser , [ Abatre , réprimer , diftiper."} Deprimere. 
Contunderc ou retundcre , ( tundo, tundis , tudi , til- 
fini. ) Compefcere, ( compcfiro , compefcis , compef- 
cui , compcfcitum. ) Frangere , ( frango , frangis , 



A B A 
fregi , fraftum. ) Difcutcrc , { difcutio, Jifcutis , dif- 
culli , liiituilum.) a>il. ace. Cic. Liv. P'.in. «ce. 

[ Prii'cien rdnict le Siipin cmfc'citum ; Vercprus & Alvarez ne It 
rctomioiiiciit point. Ce que l'on peut liire li-dcllus , c>(l 
qii'auiicloii il a cet en ul'aiie, quoi qu'aujourd'huy il ne le loi. 
plus , natce qu'il ne s'en trouve pas d'autorité. ) 
Ahxiiftr Ui fumets du vin , Us dijfiper , les abattre. Dif- 
cutere cbiietatcm. Pli». 
uibai£'er la férocité d'une ferfonnc , ou l'humeur farouche; 
le rendre plus traitahle tT plus humain. Ferocitaceni 
alicujus repàaicrc. Ci.', 
uibaiffir les fumées de quelqu'un , en un /ëns figuré pour 
dire, dijfîpi rfii coh re , la calmer. Reprimere ou pcilùni 
d.'ire ou reftinguerc alicujus iracuadlam. Ter. Flaut. 
Cic. Iras alicujus mollirt. Li-v. 

On dit en cette lignification par manière de proverbe , 
Alaijfer le caquet ou le babil de quelqu'un ou fin info- 
lence. Petulantiam alicujus in vcrbis frangcrc. Cic. 
Linguam .ilicuius futilem .-ic ventofam retundere. Liii. 
Retunderc fuperbiam. Vhid. 

[ Manière Je pailer fjmilure ^c de converfation 1 

ADAiiiER pris au figuié pour Humilier qiidqii'un , le ra- 
-valler , le mettre bas. Deniitterc. Dcprimere. Compri- 
mcrc. Attenuarc, ( attenuo, atténuas , attenuavi , at- 
tcnuatuni. } Frangere. Abjicere, ( abjicio, abjicis, ab- 
jêci , abjedum. ) ail. ace. Cic. &c. 
Ce malheur l'a bien abaifsé. Animos illius frcr^it ha;c 

calamitas. Cic. 
Il faut abaijftr les efprits hautains. Elati animi compri- 
mendi funt. Elâtos animos comprimcre ou frangere ou 
compciccre opportct. 
Tiîeu élé've ce qu'il y a Je plus bas , e? abaijfe ce qu'il y 
a de plus éle-ué. ima fumniis mutât Deus. Imo de grâ- 
du toUit , & atténuât inlignem. Hor. 

s'Abaisser , S'/?«OT/7zfr. Se abjicere. Se in humilitaten- 
abjicere. Li-u. 

s'Abaisser , fe mettre £?• defcendre à quelque chofe. Ahy. 
ccre fe ad ou in aliquid. Cicer. Ad aliquid fe demictere. 
guint. 
Je ne refu ferai point de m'ab.iijfer jufques aux moin- 
dres chofes. Ad minora me demictere non recufabo 
Sluint. 
Us fi font ahaijfez à une chofe fi baffe 0' fi méprifable. In 
rem tam humilem taTOque concemtam fe abjcceri-.nt 
Cic. 
s'Abaiffer jufques aux plus Lîches flatteries. Demitti 
in infïmas adulationes. * jufques aux plus lâches priè- 
res. Ad infïrnas obteftationes defcendcr;. Taât. 

s'Abaisser , fi proportionner à ceux qu'on infiruit & À qui 
l'on p.irle. Se fubmittere ad menfuram difcentis. Quir.t. 
Se componere ad captum auditorum. Cic. 

Abaisser l'oifiau. [ en termes de fauconnerie. ] 
[Luy ofier défit nourriture ordinaire , lors qu'il dcvien- 
trop gras t?" dans un trop grand embonpoint. ] Avi ali- 
quid de cibo ou de cibis dcduccre ou fubducere ou de- 
traîierc. Cic. 

AbALOURDIR ou abasourdir , vieux verbe aftil 
dans noftre langue, & d'ufagc feulement parmi le me- 
nu peuple : il fignifie Abrutir quelqu'un à force dt 
crier .tpres luy er de le reprendre. Verbis prctelare ali- 
quem , ( têlo, as , avi , atum. ) nâ. Ttr. 

ABANDON, fubft. m. [ Délaiffemmt qu'on fait des ehofa 
ou des p(rfonr>es , par mépris ou autrement. ] Dere- 
liftio. Reliâ:io. Deftitutio. Delèrtio , génit. onis , 
fem. Ciar. Liv. 

Abandon ( f' dit d'ordinaire adverbialement dans les 

e-xprc/Tions fui vantes. ) Une terre a l'aba-.rlon , qu'nr, 

ne cultive point. Incultum ac derelidum folum. 

cicer. 

Laiffirfor, bien à l'^.handon , [ L'abandonner au itenÀcr 



A B A j 

qui s'en voudra emparer. ] Rem fuam cuivis OKponcrc 
eu permitterc. Pro derclifto rem habcre. Cic. H.ibcrc 
dereliftui rem fuam. Atd-Gel. 
Laiffer fin bien à l'nb.indcn , [ le négliger entièrement , 
n'en prendre a'<cimfo!n. ] Rei familiaris curam abjice. 
re. Rem familiarem negligere. Cic. 
Tcutefi à l'aba:idc» chez. luy. Domi illius cuncla funt 
neglcdui. Ter. Rclida fuiit cunda ncgleila apud il- 
lum. Sjjifit. 

Abandon fignifie aufîî licence qu'on fi donne de malfai~ 
re. Comme // laiffe fis enfans à l'abandon , il les laiffe 
vivre à leur fantaifie fins en prendre aucun foin. Suos 
libeios neglïgit, & ad eorum arbitrium libidinemque 
vivere finit. Cic. 
Cet homme a vécu toute fa vie dans un abandon a toutes 
fortes de vices. Hic dum viveret, in omni vitiorum gé- 
nère volutatus efl-. Hic dum viveret , omni inrempe- 
rantix fe addiïit. Cic. 

ABANDONNÉ , m. Abandonnée , f. part. palT. & ad- 
jed:. Derelidus. Relidus. Defcrtus. Diftitûtus , a , um. 
Cictr. 
Aba.idonné des médecins: Deploratus à medicis ac defti- 
tutus. Flin. Dereliâus ou dcfperatus à rr.edicis Cicer^ 
Depofitus , a , um. Cic. 

[ Ce dernier mot luppofe qu'un malade ait été abandonné des 
Médecins , & fxpofi en .uite à la porte de Ion logis félon 
la couftume , atin de recevoir quelque remède des pallants 
s'ils en Içavoient quelqu'un par hazard pour guérir fun 
mal . ] 
Une affaire abandonnée , dcfifpérée. Defpcrata res. Cic. 

Dcplorata res. Plm, 
Vnc ville abandonnée , qu'on ne peut plus défendre.JJrbs- 
dopoùta. Stat. 

On dit abfblumenr , C'eJ} unab.tndo>:né. [ C'efi un hom- 
me perdu de débauches , aui ne donne point d'eCpérance 
de converfion. ] Pcrdïtas ac dilfolûtus homo. Profliga- 
tus ac perditus. Cic. Ad omnem libidinem prcjedus. 
T.icit. * Difcinclus nepos. Hor. 

: Cette dernière expreilion Ltine veut dire»'-» petii-fls qui u'.t 
f'hit lié fi iite , Se elle vient de ce qu'a Rome on regarjoit 
comme un fainéant celui qui ne lioit point avec une cein- 
ture fa robe après l'avoir relevée , pour agir d'une mr.niere 
plus libre i & de ce qu'il arrive louvent que les enfans qui 
om leur pcre & leur grand père , s'adonnent à la débauche Se 
ne prcnncnr point foin de leur bien ] 

On- dit pareillement , C'efi une ab.indonnée. [ C'efi une 
fille qui s'abandonne à tout venant. ] Vulgata virgo. 
Vulgato corpore muiier. Liv. 

AEANDONNEMENT , fiibft. m. [ Abandon oit ceffton 
qu'on f.iit de fes biens. ] Dcreliftio. Ceffio , génit. onis, 
f Cicer. 
Ce mot François eft plus d'ufage cyiAhmdoK , ù ce n'eft au 
barreau ] 

Ta'ue un ab.indonnement de tous fis biens. Bonis omnibus 
ced;re. Sjiint. 

Ab ANDOHNEMENT , [ Délaiffe?nent d'une perfonne fians fie- 
cours tr fins confol.ition. ] Dereliftio. Deftitutio, génit. 
onis , f. Sûîictldo , génit. iuis , f. Cic. 
Il vit d.^is un grand abandonnen.'Cnt. In magnâ eft foli- 
tudine. Fni derelitflo habetur. Cic. 

/bandonnfment fignifie aulTi Débauche , diffol;ition. 
d.ins laquelle on paffe la vie. Comn'e f/ vit dans un 
grand e.bandonnement. Pcrdïtè ac diilolutè vivit. In- 
tcmpcratè ou immoderatè ou inimodellè vivit. Cic. 
Omni intcmpcrantiae vitam addixit. Aut. ad Heren. 

ABANDONNER , V. aft. [ Laifir , quitter. ] Linquere. 
Dei'clinqucre. Rclinqucre , ( linquo , linquis, Hqui. ) 
[ le firKph efifir-s fupi'i , mai i fis compofez en ont un , 
derehctum , rclitlum. ] * Defercre , ( descro , desë- 
ris , deferui , dcfertum. ) Deftiruere , ( deftituo , 
defticuiijdellitm,dtltiiiitum. ) ad. acciif. Cic.rlaui.Scc. 



4 A B A 

AhmdonnBY une eutyeprifi. Sufccpmm nf gotium defere- 

te Liv. Deftttuere teca inchoatam. Liv. Incœpnim 
opus deftituere. O-vid. Reliiiqucrc aliquid inchoacum. 

«a. Cic. * Deficere cœptis, (defîclo, defïcis , dcfeci , 

<lefed1um. C «eut. Val-Ma-:. Incœpto ou conatii ou à 
conatu defifterc , { dcfifto , defifùs , dellïti , deftïtum. ) 
neut. Virg. Cdf. 

,Ab.fn donner la caufe publique. Derelinqucre caufam 
coramuneni. Cic. * Les affaires publiques Removere 
fe à negotiis publicis. * Les affaires des particuliers. . 
Operam fuam removere à populari cœtu. Cic. 

Abandonner fa prof cffloK. Dclii.eie artein , ( dcsïno , dc- 
stnis , dcfii , dc-sïcum. ) Removere feab a; te fuâ , ( re- 
moveo , remô,-es , remôvi , rcmôcum. ) au.. Li-v. 

Abandonner le parti de q:ielqH'un. Partes alicujus defere- 
re '^' Ab ariqv!o deficere. Ab aliquo defciic;ro , ( def- 
cifco , defciffis , defcivi , cefcltum. ', iietit.^ Cir. 

Son crédit O' fa réputation l'ont aba>]d(7.ué. Ocfcruit 
hune fidps & fama. vUut. 

Les ferres V.ihardonvent. Vire; euni defcrunt. Dciitit vi- 
ribus. IIU ou iUum deficliuit vires. Cic. 

Alors toute nofire coi,ffance nous abandonna , (y nous 
commenea'/r.es k enviÇi',"er M mort comme certaine. Tum 
cxcïdit omnis conttaiitia , & mors non dubia oculos 
cœpit obJucerc. Vetr. 

Abandonner le grand monde pour 'niire en repos dans 
lafolitude.Conieue fe à turbâ in otium & folitudinem, 
( confëro , confcrs, contiili, coUStum. ) ait. Cic. Con- 
fidere in otio , f coiilideo , consïdcs, consëdi, confef- 
fum. ) neut. Cic. Reccdere in tuta otia. neut. Horat. 

lia mieux aimé alanilcmner fe s arrhes. Maluit pignus 
defetere. Vlaut. Maluit arrliaboni relinquere. Ter. 

Abandonner f^s œufs , [ parlant d'une poule qui cowje fes 
petits , £-r qui les hiiffe. Incubationcm dcrelinquere. 
Fœtus ou yuUos fuos defercre. 

N'abandonnez, pas l'tflricr , Tenez-vous ferme à cheval 
fur 'VOS eflriers , prenez, garde qs'il ne vous jette « 
terre. ] Hxreas equo ou in equo lîriniter. Cave ne 
te excutiat equus. Liv. Cave ne ex equo décidas. C&f 
On DIT en ce fens par manière de proverbe. N'aban- : 
donnez, pas l'eftrier, c'eft-à-dire ,fervez,-vous des avan- 
tages que vous avez. , ne les quittez, point. Oblâtam oc- 
caiioneni ter.e. Cic. Utërc tuà fortunâ. Virg. 

Je n'ay pas voulu que ma pareffe me fifi abandonner 
mes efpemnces. Meâ dcfidia (pem defererc noliii 
Flaut. 

Abandonner fa liberté , la fa:rifer tS" fe rendre efclave , 
pour faire la fortune de quelqu'un. Gr.atificari liberta- 
tem iuam alicujus potentia;. Saluft. 
Abandonner , [ T>élai$r quelqu'un ou quelque cho- 
fe. } Linquere. Relinquere. Derelinquere. Defe- 
rere, Deponcre , ( depôno , depônis , depofui , dc- 
pofitam. ) aft. accuf. Alicui deelfe , ( deliim , dees , 
defui. ) Cic. 

Abaxdon'ier jjuelttu'un d.ins fes difgr.ices. Affliiflum ali- 
quem deferere. Tacit. In malis ou in a-rumnis aliquem 
<ieQ;rere. Ter. Alicui abefTe. Cic. 

Abandonner fa femme , fes enfans. Defetere ou relinquere 
uxorcm , liberos. .Uïotem , liberos pro dereliûis ha- 
b«re. Cic. 

Abandonner fes biens au hafard. Sorti fortunas fuas def- 
tituere. Cic. 

Il efi fl malade que les Médecins l'ont abandonné. Omnes 
medici diifîdunt , adeô graviter acger cft , ou adeô 
exafpcratur morbus. Cic. Celf. 
AsANDONNrR quelqu'un OU fa vie au premier qui L 
pourra tuer , c'cft-à-dire . le profcrire. Aliquem profcri- 
bere. De capite alicujus faccre ou ferre profcriptionem. 
Cicer, 



A B A 

Cflui qui abandonne la vie de quelqu'un /tu pretme^ 
venu , qui le frofcrit. Profcriptor , génit. profcripto- 
ris , m. Flin. 

Celuy dont la vie efi a'nfi abandonnée , er qui efi- prof- 
c/it. Profciiptus , i. ai.Cic. 
Abandonner , [ giu'titer éjecter là par mépris ou autre- 
ment , négliger , ne tenir compte. ] Relinquere. Mittere. 
Dimiîtere , ( mitto , mittis , mifi , raiffuni. ) Projice- 
re. Abjicere , ( jicio , jïcis , jëci , jectum. ) Defercre, 
aft. ace. Cic. &c. Dcreliftui liabere , f habeo , habes, 
habui , habïtum. ) ait. ace. Liv. 

Abandon-7er les armes. Arma dimittere ou projicere. Cic. 
C^f 'f Sa liberté. Libertatem fuam projicere. Cic.'^ Ses 
biens , fa vie. Periciilmc fortunarum & capitis negli- 
gère , ( ncglï^o , neglïgis , ncgle>;i , negleâum. ) Cic. 
Vjtim , fortunas deferere. Cir. 

l'our ne fe point abandonner en un danger fi preffant. 
Ne iîbi deefTeî in his anguftiis. Cic. 
Abandonnep, ir.i lieu ,'[_le q.iittcr , s'en retirer. ] Defe- 
rcre locum aliquem. * Ex aliquo loco excedere , 
( cxc5do , cxcëdis , exceifi , exceffum. ) neut. Pi'ofu- 
geie ex aliquo loco , . ( profugio , profugis , profiT- 
gi , profugïtum. ) neuc. * Se projicere e;c aliquo lo- 
co. Cic. Caf. 
Abandonner , r £^;|7^r , donner, permettre. ] Relin- 
quere. Dennttere. Pcrmittere. Tradere , ( trado , tra- 
dij , tradïdi , tradïtum. ) Dare , ( do , das , dedi , 
datum. j Dc.iere ( dedo , dedis , dedîii , dedïtum. ) 
aet. ace. Cic &c. 

Abandonner une ville au piU.t^c (T au feu. Urbem di- 
rcp:ioni& incendiis relinquTe. Cic. Urbem diripien- 
dam dare. C^f. Urbe.-n ad diripiendum & ad incendia 
tradere ou concedere. Cic. Cdf. 

Aoandenner fon relfentiment au bien de l'Etat. Iracutt- 
diain fuam reipublicx demittcre. C/if 

Abaidonner un peuple à des diffcntions publiques. Civi» 
libu-.; difcordiis tradere populum. 

s' Abandonner entièrement à qnelqti'un , fe donner tout k 
lu". Se totum alicui tradere. Cic, Se pcrmittere alicui^ 
Ciccr. 

s'Abandonner à fon refe >;ti ficnt.liSiZ wnd'ix fervire, ( iêr« 
vio , fervis , lèrvivi , fervîtum. ) neut. * A fa douleur. 
Dolori parère , ( pareo , pares , par.ii , parïtum. ) 
neut. * Au.r voluttez.. Dedere fe libidini. Voluptati- 
bus fe conftringendum dare. Tradere fe libidiuibus. 
Cic. Vep.eri fe drdere. , Luxuriz indulgcre , C indul- 
geo , indiiiges j indullî , indultum, ) neut. Suet. 

Si je vo/ilôt' yi ib.indonner à mx joye. Si gaudio meo in- 
dnl^crrm. ?lin-Juin. 

l'Abandonner aux pleurs comme une femme. Dedere fe 
lamcntis muliebriter. Cicer. Se in mullebres fletus pro- 
jicere. Liv. Tradere fe lacryrais muliebriter. Cicer, 
Totum fe lacrymis doiorique pcrmittere. Indulgete 
lacrymis. Ovid. 

Abat/donner fije!:nc(fe a toutes fortes d'intempértn ce. Ad- 
diccre pucririam fuam omni intemperantia; , ( addico, 
addîcii , addixi , addiftum. ) Aut ad Heren. 
Abandonner, [ L.vpoftr à tout venant, proflituer. ] 
Vulgare. Pervulgare , ( vulgo , vulgas , vulgavi , vul- 
garum. ) rublicare , ) publico , publicas , pubiicavi , 
publicatum. ) Proftituere , ( pioftituo , proftituis , 
prortirui , profti-ûtum. acl. ace. Flaut. Cic. 

Bile aban.h>.;ia f/t fille pour pouvoir fubfifler. Quxdùi 
causa corpus filisE vulgavit ou pervulgavit ou publica- 
vit. Qu.i'ftûs causa palam in meretriciâ vità filiam 
collocavit. Plaut. 

s'Ab.i>idonner , [ fe profiituer , fe permettre à tout vf- 
n/it , comme les filles de mauvaife vie. ] Se fe indulgê- 
re , Juv. Sui copiam faccrc. Vulgare corpus. Plaut, 



A B A J 

AsAN^o^'Nî^^. qucîi^tiun au liras ft-cnlicr , c'cft rcK- 
vo^er »11 clerc ronjuré par devant les Juges laïques fur 
un cas frivilég'té. Remittcrc Clcricum ad judiccni 
Laicum. 

On dit faniilicrcmcnt , AharJonner u>h chofe au bras 
ficulier , [ ^.-.rlauf de quelques refies de 'viar.de que les 
maijhrs abandonrtr-t aux vnhts , ] Aliquid fctvis co- 
medcnJum peiniitrcic. 

On dit en tiennes de fauccnnerie , Ahar>dor7ner l'oifcau , 
noue dire Le laij'cr libre ea carhpagne. Avem date libè- 
re .•wii. 

ABANO , f L;\'« céléh-e proche P.idcue en Italie , où il y 
a des bfiiîis d'e.iux chaudes qui fini médefin.iles. ] Apô- 
nus zé'iit. Aponi , ri- Suet. 

ABAQIJE , ^jt>f:. mafc. [ Terme d'ArcbiteSlure. ] Abâ- 
ciif , ghilt. a'oïci , m. l'ir>'. 

( C'ert !c"plus haut membre .lu chapiteau de la colonine Corin- 
thi. nne , qui Tert comme de c.-uvercle au paiiiei de fleurs 
qu'eUc tepefeute On l'appelle Ta. Hoir- ) 

ABASTARDIR , V. aft. o>i pro»o}>ce As at A-B.mK. [ Ren- 
dre bafiard ©* fariisigc , corrompre ^ altérer la ??ature , 
les quiflifez des chofcs , ou le naturel d'une perfor.ne. ] 
Depiavate.yitiate , ( o , as , avi , acum. ) Corrum- 
pore , ( corrumpo , corruirpis , corrupi , corruptum. } 
aft. ace. Cic. f^'c. 
■La ■valeur des foid:its ah%fiardie par de continuelles •vo- 
luptsz.. FiaiEca /nilituin vircus afliduicate voluptatum. 
Tacit. 
Les plantes d'Orient qu'on apporte en Europe , s'ab.xf- 
tardiffent (S" perdent beaucoup de leurs qualitez. 
Planta: Se radîccs Oricotis adyeAa; in Eurôpam dcge- 
nfrant m fetitacem. P/tw, ou dcgeactant, ( yè«/.neuc. ) 
rirg. 

On dit au figuré , s'Abaflardir par toi/îveté. Socordià 
elanguefcere , ( fco , is , langui , fans fufin, ^ neut. 
Tacit. OtÏD depiavari. pafT. Cic. 
La mifere t?' la fer'vitude ont abaflardi le courage des 
Grecs. Cixcotixra anirai ferTitûte ac miferià fra£ti funt. 
Liv. 
Ils s'abaflardijfent par de maiivaifes coufiumes. Vitio dc- 
pravata? confuetudiais dégénérant. Cic. 

ABASTARDI, ni. Abastardie, f. part. paff. &adjedl. 

Voyez, ABA5TARD1R. 

ABASTARDISSEMENT , on prononce Asatardisse- 
MïNT , fiibft. mafc. f Cin/inution des bonnes qualitez 
acquifes ou naturelles des chofes. ] Depravatio , génit. 
depravationis , f. l'Un. 
Les délices d'un pays caufent l'abafiardijfement du coura- 
ge des peuples. Dcliciis alicujus rcgionis depraTaïUiir 
ou vitiantur populorum animi. Cicer. Deliciis fraili 
populorum animi molliuntur. 

ABATEMENT , fubll. m. [ Foiblefe , manque âe force. ] 
Vitiuni debilitatio ou defeftio , onis , f. cir. 
Je fens un gr.^nd ahatemcnt par tout mon corps. Corpo- 
re totus langiieo ou languefco. Cic. Membra mea de. 
bilia funt. Tir. Artus confetti languent Lucr. Vires 
mihi larguent in corporc. Membra languida cadur.t. 
Ovid. 

Abatement fe dit au figure d(? l'efprit : comme Cet hom- 
n-.e efi dans un grand alatcmcjit depuis le renverfe>ne!,t 
de fi fart une. VizlXo ac demiflo eft animo es quo ever- 
fus efi- fottunis. Cic. 

ABATLUR , fiibft. m. [ «2»«' iibat. ] Eycrfor , gèr/r. 
everforis , m. Cic. 

{ Ce mot ne fc dit que proverbialement au liguté , de celui qui 
fe vante de faire beaucoup de chofcs au dcifu:. de fes fjrces. } 
comme 

C'eft un grand abatcur de quilles ou de tc/V.Linguâ fac- 
tiofus.P/.-ï/r.'.Frivo'.-us jadator,^f»r>.frivoli jaftatoris.m. 
^wr.Vanus.Qflentatorj^fwif.vani olleotatoris,m. Liv- 



ARA V 

ABAT JOUR , fubri. m. [ Funefire en glacis pour recevoir 
le jour d'cnhaut [5* éclairer des lieux bM. ] Fcneftra de- 
clivis , génit. fencftia: dcclivi'î , f. 

[ Ces Abat-|oiii5 font lemblab.ei aux Soupiraux des caves , «us 
fcnelUcs qui L'clnircm dej Oliices ious-tcrrc , &i celles des 
Magasins des Marchands qui ménagent un fau.i jonc pour don- 
ner du luftrc à leurs étoftes. 

'ABATI3 , fiibft. m. [ 'Dc:nol''.tion , rcnverfement , ruint 
p.'.r la tc:npcfle ou autrement. ] Deinolitio , génit. de- 
niolitionis.t". * Abatis de m.-ttfons. Teûôium ftrages , 
_fJ,<iV.teftorum ftragis , f. Cic. * Abatis d'arbres. ' Ar- 
boium dqcâ;us , génit. arborum dcjcftin , m. Ciif. * 
Abatis de bleds. Segctum calamttas, génit. fegetum ca- 
lamitatlî , f. Colu»:. 

( Si les avbres ont été coupez , on dira irrhcun concèdes , génit. 
ç>jnc.:dts , f. €.:{■ ) 

Abatis , fc* dit auffi pour Vre grande tuerie de befies, 

Fcrarum ftrages ou cxdes génit. ftragis eu ca.'dis , f. 

Vlud. 
ABATPvE , V. aft. [ Re;yuerfcr , démolir y jetter par ter- 
re. ] DiJTcerc , [ dcjicio , dejïcis , dejêci , dejeftuni. ) 

Evcrtcre , ( everto , evertis , ererti , cYerfuin. ) Ditue- 

re , ( diruo , diruis , dirui , dirùtum. ) Deftrucre , 

( deftruo , dcftruis , dcftruxi , dcftruiSlum. ) Allligere , 

( afilîgo , afllïgis , affli-ti , affiiftum. ) Proflcrnerc , 

( profterno , profternis , proftravi , proftrâtum. ) Dif- 

cutete , { difcutio , difcùtis , difcu/li , dilcufmm. ) aâ:. 

r.ccuf. Demoliri , ( demoiior , demoliris , demolitus 

fum. ) dep. r.ccuf. Cic. tsc. 
Ah.itre Us araignées. Dejicere araneas ou cpcra aranes- 

runi. Phid. 
Xieux de mes maifons font ahatues , çy les autres mena- 

ce7:t ruine. Taberna; dua; inihi coriuerunt , reliquat 

rimas agunt. Cir. 
il abatit une partie du mur /wec le bélier. Arietibus ali- 

quantum mûri difciilfic. Cnf. 
Abatre , [ Taire choir ou tomber. ] Decutere ou excut<»- 

re , ( dccutio , dccùtis , decuili, deculfum. ) ad:, accuf. 

Hor. Dejicere. rhad. 
■ On dit qu'il abatit ai/ec fa baguette les tefles des pa-jots. 

Dejecilfe dicitur baculo fumnia capita papavëruni. 

Liv. 
Abatre un mrir de brique > le faire tomber. Difcutere k- 

tetitium murum. C^f. 
Abatre une foreft , la couper. Sylvam cjcdere , ( cxdo , 

cxdis , cecîdi , caîfiim. ) C*/. Accidere fylTam , C accl- 

do , accidis, accîdi , accifuin. ) Luc. 
s" Abatre , Tondrc-Comme fin cheval s'abatitfous luy. ] 

Equus corruit , ( corruo , corruis , corcui , corriitum , 

corrucre. ) ncut. Sil-Ital. 
Le pont s' abatit. Pons corruit. Cic. 
L'Eprevier s'abalit ou vint fondre tout d'un coup fur une 

perdrix. Accipïter in perdicem involavit. * ( Plaute » 

dit Involare in aliquem. ) 
Abatre pris figurément dans le fens naturel, [ Diffipcr , 

chalfer. ] Difcutere. PUn. Diipellere , ( difpcllo, difpcU 

lis , difpùli , difpulfum. ) Solvere, ( lolvo , folvis , fol- 

vi , folûtum. ) ail. ace. Celf Plin. 
Le porreau abat l'yvrcffe ou les fuinées du vin. Difcutit 

ebrietatem porriis. Plin. Porro folvïtur ebrictas. Celf. 
Cela abat & rompt le vent. Hoc fternit ventos. Plin. 

Vencum hoc frangit. Flin-Jun. 
Le vent s'eft abaru ou efi tombé. Concïdit vcntus. Hor. 
il arrofoit la terre échauffée , avec un petit arrofoir de 

bois , pour abatre la poujf.ere. Confpergcbac hu- 

mum xftuantsm , fedans pulvêrcm alvcolo ligneo , 

Ph^d. 
Abatre en termes de Marine fignific dériver , s'érarter 

de la vraie route. Declinare de via. Non tenere cur- 

fum rcclum. Cic, 

A iij 



6 A B A 

C;-I DIT auflî Ahatre un navire , pour dire le faire ebcïr 
Mi -vem lors qu' il efi fur les -voiles. Agcre navem cjuo 
operam dac ventus. 
Abatrï , [ Réprimer quelqu'un. ] Retundere , { retundo, 
retundis , retûdi , rctiirum. ) Comprimere , ( comprï- 
mo , coniprïmis , comprerti , comprclTuiTi. ) Frangcre, 
( frango , frangis , fregi , fraftum. ) au. ace. l'orgueil 
ou i'infolence de quelqu'un , fuperbiam alicujus ou info- 
kntiam. Cïc. ïhdd. Perfringere , ( perfringo , perfrin- 
gis i perfrêgi , peifraiftum. ) adl. ace. Cic. 

A'o.i're le caquet de quelqu'un. Linguam & lêrmones ali- 
cujus retundere. lii/. Inhibêre alicujus loquacitatenî. 
Flin. V. Abaisser le caquet. 
Abatre , [ A faiblir , débiliter. ] AiSigere. Frangere. 
Dcbilitare. acl. ace. Cic. 

La fieillejfe abat le corps. Affligit corpus (êneftiK. Cic. 

La faim er la foif abattent les forces du corps. Confu- 
muntur corpora faaie &ÎIri. Cic. 

Il efi tout abatu de l.tjftude. Illi laflltudlne & labore 
itiembra dcF.ciunt. Mart. Attritus e£i laflitudine. Fetr. 
Membra miilto labore jam fraftus. Hor. 

Le corps efi abatu de maladie. Corpus morbo dcbilitatur. 
Corpus intabefcit morbo.Cic. 
Abatre fe dit en ce fens au figuré -, des troubles & des 
afflidions de l'ame , [ décourager ^ jet ter dans l'abate- 
ment. ]. AiHigerc. Frangere. Sternere ou profternere , 
( fterno , fternis ,■ ftrivi , ûrâtuni. ) Pcrcellcte , ( per- 
cello , percellis , percùli , pereulfum. ) zSt. ace. Cic. 
iS'c. Frangere alicujus animum ou animos , Vlaut. Liv. 
Irjfring,;re. 

Ce malheur l'a bien aiatu. Hune calamitas percûlit ou 
afflixic. Cic. Hoc detrimento fraftus eft Hirt. Hoc ma- 
lo pcrculfus eft. Cic. 

Vous luy remettrez, l'efprit qui efi tout abatu de douleur 
f? d'affliBion. Illi animum reîevabis , i]ui. dolore 6c 
xniferià tabcfcit. Ter. 

.Ah.%tre quelqu'un de paroles. Prorclare aliqucm verbis ou 
confieerc. Ter. 

si Us malheurs de la République vousabatent^ je n'a; 
fas ajfez. d'efprit pour -vous covfolfr , ne p^u-vant me 
cor.foUr moy-méme. Si te mail Reipublica: frangunt , 
non ira abundo ingenio , ut te consoler, dura ipfe me 
non poiîîm. Cic. [ il jous-entend conlolari. ) 

il f. lut peu de chofe peur abatre ou pour rele-ver l'efprit 
ti'un Comédien a-vide de gloire ; car un fpccrateur lan~ 
guijfar.t le tue : au lien que cduy qui efi attentif luy 
redonne la -vie (sf luy enfle le cœur. Parvum & lève 
cft C|UoJ animum poïtx Isudis avârum liibruit au: 
rcficit : lentus fpeûator iUum exanïmat , & fcdiilus 
inflat. Hor. 

La douleur abat les plus grands courages. Dolor frangit 
corda fortia.. Tibul. 

Je ne fuis pas fi fort abatu , pour n-voir oublié que je 
f^is homme , & pour me laijfer accabler à l'ajftiction , 
mais elle m'a été tout mon enjouement is" ma gayeté. 
Non fum ita fiaclus ut homincm me elTe oblitus 
fim , aut fortuna: fuccumbcndum putem v fed tamen 
hilaritas illa noftra &: iiiavitas crepta mihi eft. Cicer. 
s'Abatp.e, [/f décourager, perdre cœur ou courage. ] Ani- 
mum deponere , ( dep ono , depoms , depofui , depo- 
fitum. ) ad. Cic. Animmn dcmittere. Tacit. Se animo 
demittere , ( dcmitto , dcmittis , demifi , demiirum. ) 
aft. Cau Animum abjicere , ( abjicio, abjicis , abjëci, 
abjedum. ] aft. Cic. Defpondërt ( misfeul. ) Colum.ou 
Animum dciponderc, ( defpondeo, defpondes, defpon- 
di , dcfponfum. ) Li-v. Animocadere , ( cado , cadis, 
cecïdi , caium , ) n. Cic. Animo ou aulmis conci- 
derc, ( concïdo , concidis, coaciài, fans fupin. ) ncut. 
■Ct.f Afïligercfc, zû. Cic. 



A B A 

iVï -vous laijfez point abatre par -vos difgracts : tnitis 
roidijfez-vous contre la mau-vaife fortune. Tu ne cède 
malis , fèd contra audcntior ito. l'irg. * [ Horace a dit 
en ce fens parlant à plupeurs. Vivite fortes & forti» 
peÛora opponite rébus adverfis. Hor. ] 
// ne s', ".bat point d^ns le malheur , ty ne fe cache 
point dans l'ad-verfité. Animo non diffidit accepte in- 
commode , neque fe in oeeultum abdit re adversà. 
Csf. * Ciceron a dit tint animis ,'il demeure debout , il 
ne s'abat point. 
Se laijfer abatre a la triflejfe. Triftitiâ su dolore frangi. 
Cic. Se triftitiâ: tradere. Cic. 

ABATU , m. Abatuc , f part. pafT. & adj. [ Défruit , 
ren-verfé. ] Diriitus. Everfus , a , um. Cic. 

Abatu , pris figurément , [ Découragé. ] Affliiihis, 
Proftrâtus. Pcrculfus. Fraclus. Profligatus , a , um. V^ 
Abatre dans fis di-verfes fignifications. 

ABAT-VENT , fubft. m. [ Brife vent , grand paillafon 
qui fert à rompre les vents qui nuifent aux plantes. ] 
Tegeticiila fttaminea C ou juncea,j';7 efi fait de joncs. ) 
qua nocivi venci arcentur ou franguntur , génit. as, f. 
Tegillum , génit. tegilli , n. Plaut. 

Abat-vents, [ Dam les clochers. ] Appendicûîa: campa- 
niliam , quibus & ventus & fonus frangitur , génit. 
arum , f . plur. Tedoriola teftudinea ou teftudineata , 
orum , n. pi. Cic. 

[ Ce font de petits Toits «n forme d'appentifs dans l'ouverture 
des clochers , pour rompre les vtnts ii le fon trop aigre. ] 

ABATURES , fubft. f. terme de Vénerie. [ foulures , 
menus bois , brojfailles que le cerf abat de fon ventre 
en pajfant. ] Virgultôrum dejeftus , génit. dcjeftùs , 
m. Plin. 

ABBAYE , fubft. f. [ Monaflere réglé par un Abbé ou par 
une Abbefie. ] Abbatia, génit. abbatiaî, f. Cœaobium, 
génit. cœnobii , neut. 

Abbaye fe prend aufti lîmplement pour une focicté de Re- 
ligieux ff d'un Abbé. Comme voilà une Abbaye bien 
réglée. Reclè ordinatum & inftitutum cxnobium , ii , 
neut. 
Four un Moine , l' Ahh.tye ne faut pas , pour dire que 
Faute a' une perfonne on ne laijfe p.îs dans une ajfembiee, 
ou. un fiftin , de fe réjoiiir. Uno Monâcho déficiente , 
non defïctt. Abbatia. Si unus dcfit , c^etcri convivac 
genio indulgerc non desïnunt. 

ABBATIAL , m. Abbatiale , f. adjcft. [ «.vf app.trtient 
à l' Abbé ] Abbatialis & hoc abbatiale, adjedl. 

ABBÉ , fubft;. m. [ Le pcre des Moines er des Sclit.ïires. ] 
Abbas , génit. abbâtis , m. Mopachonim pnpofitus oit 
prxfeûus , i , m. .^ntiftes , génit. antiltfti: , m. 

Abbé fe dit proverbialement en ces phrafes , On vous 
attendra comme les Moines font l'ALLé ; c'eft-à-dire , 
en co7nmenç.vit toujours à dîner. Przftalabëris ut 
Monachi folent Abbâtem prïftolari dum pranfuri 
funt. 

On dit encore Four un Moine on ne l:^fe pas de faire un 
Abbé , pour dire que l'Oppofition on l'abfencc d'un parii- 
culier n'empêche p.ts la délibération d' une ccmp.rznie,ou 
la conclufion d'une affaire. Iiuerceirore ou dcfkiente 
Monacho , Abbas tamen eiïgitur. Interceflîo aut ab- 
fêntia alicujus rem inchoatam non impëdit. 

JoucR à l'Abbé. [ Cefl un certain jeu d'enfant , dont l» 
règle efi que quand le premi^ r a fait quelque chofe , il 
faut que tc^.'s ceux qui le fuiveat f.ijfent de même.] Ad 
prxcuntis esemplum ludere. 

ABBÉCHER un oifeau , V. a£V. [ Donner la léchée à un 
oife.iu qui n'a pas encore l'addrelfe de la prendre de 
lui-même. ] Cibnm avi ingerere , ( ingëro , ingëris , 
ingeftl , ingcftum. ) Colum. Cibum avi introferre, ( in- 
trofëro, intxefers, introtùli, introlîtum. ) Cic. Cibutn 



A B B 

a»i in os inàfrf , (' indo , indis , indWi , înJïtiim. ; 
Elcar.i in roftruni avis ingercrc ou inll-rerc , ( insè'ro , 
insiîris , in-lerui , iiifertum. ) aft. tlin. 
ABBESbE , lubll. F. [ Celle ciui gou-jerne des Religieiifcs. ] 
Abbati'îa , génit. abbariflx , f. Antifles , genit. aiuiftï- 
ns , f. Antiitïra , ghiit. antiftïta" , f. Cic. 
A'B^ESTlKquelquu» , en prononce AkbÉtir , V. ad. 
t rendrt itfie (S' fiupide, tth'titir. ] Stupidiim & bardum 
iJiquem reddcre, ( rcddo, reddis , reddidi , rcddïtum. 
acl. 
[ Mot bas î: pcpulAire en Franijcis. ^ 
U s'uliiflit , ou ;■/ r.bbcftit tciis les jcurs. Obbrutcfcit 
in dits , ( obbruKico , obbrutel'cis , obbtutui , fcir.i 
ftitin , obbrjterccie , ncuc. ) liicr. 
AEBEVILLE , [ Ville cafitaleiiu Fonthieu en Picardie. ] 
Abbavilla , gh:it. Abbavilla: , f. 
D'Abbiville. Abbavillxus , génit. Abbavillxi , m. par- 
lant d'iiK hcrr.me. * Abbavilla^a , génit. Abbavilliar, f. 
parlant d'une femme. 
ABBOY , fiibft. m. [ Cri ou jiipperaent des chiem. ] La- 

trâtus , genit. laniiils , m. C;V. 
[ Ce mot eft faftke & formé fui le fon des chiens qui crient Se 

qui abhoyenc. 
Abbov ft dit auflî de l'extrémné où efl réduit le cerf fur 
fesJins.CAt aJors on dit le cerf efl aux Moys , il ne 
peut plus courir , il ^K.tnque de force. Ad excrcmum ad- 
ôuftus eft cervus. 
Abboys le dir fîj;urérnent de l'homme , & fignific l'A- 
gonie. Il efl réduit aux alhoys de la mort , ou fimple- 
mcnt il efl .tux abbcys ; c'y^-à-dire , il fc imurt. Vitam 
agit. Anin-.am eiHat «>i^cdit. Cic. Exrre mos trahit fpi- 
ntus. Vlud. 
©N DIT auili , Une -jiUe efl aux abboys , elle efl réduite à 
la derrière extrémité , elle ne peut pins tenir. Ad extre- 
mas ou ad fammas angufcias utbs adduûa eft. Urbs an- 
guftiis ur£;ttur ou prcmïtur. Cic. df. 
l\:e fidélité aux aboy;. ïidcs labcfaûata. Suet. 
Une pudeur, aux aboys. Pudor labefa£tatus. Pudor fer- 
mé viitus. Expugnata fermé pudicitia. 
On dit aufli T^nir quelqu'un en abboy , pour dire l'amu- 
fer de iiaines cfpérjnccs (S promenés. Aliquem vana fpe 
lasftarc ou prouuccre ou pafcere. Cic. Ter. 
ABBOYER , ou Abbayer. V. neut. [ SiuiÇe dit pour ex- 
prin.tr le cri des chiins. ] Latrare , ( latro , latras , la- 
travi , latratum. ) neut. &' acV. accuf. Latratus date. 
Stn. Latratus cdcrc. Oi-id. 
Tu lieux nie fermer la bouche pour m'împefcher d'abboyer , 
afin de défendre le bien de mon maiftre. Tu vis mihj 
]in<;uam prxcludcre , ne latrem pro re domini mei. 
Fhid. 
Abbcyer fortement. Acriter elatrare. Hor. 
Abboyer au figuré , [ TarLrat de ceux qui s'attendent à 
quelque chofe , qui la défirent ty lu pourfuivent avec 
^midité. ] Comme abbover une fucccjfion ou après une 
fucciflion. Hereditatem inhiare, ( inhio, as, avi,atum.) 
aft. Tlaut. Hereditatem pervenari ou aucupari ou feûa- 
ti ) ( or , aris , atus fum. ) dcp. ou appetere , ( appê- 
to , appitis , appctii , appetïtum. ) ait. Cic. 
On le dit encore de ceux qui font crier après eux. 
Abbcyer contre iéleia'ion d'une perfoivie , crier con- 
tre. Allatrare magnitudincm ou dignitatem alicujus. 
Liv. 
Cet homme eft fi endetté, que tout le motide abboye après 
luy. Tanto a;re alieno hic obriitus cft , ut cundi cum 
allâtrtnt ou pipulo différant. Vlaut. 
fil eft vrai de dite |qu'ori£inaiiement .AlUyer & ^Ih-iytr hni 
deux mots diffcrcms , & e{\iAhbajer s'eft dit au Iccondiciis ti- 
guié ôc eft comf oie de E.iyir ou Béer , qui hgnilîe ie.;ariiet at 
temivemcnt ou attendre iaipatiemment quelque cliofe ; et 
Si'ou iM «{dinaiiemcnc avsc une bgiiche bcamc > an'n pai 



A B B 7 

abus l'aflfiiiité de ces mois les a fait confondre îc prendre l'un 
pour l'autre. ] 

On dit proverbialement , Abboyer à h lune , pour dire 
Crier (r' pefler in.itilcment contre un plus pi^jfant que 
foy. Oblatrarc nliqucm le potentiorem. Obloqui alicui 
k- potcntiori. Vlaut. 

On dit encore , Tout chien qui r.lboyc ne mord pas , pour 
dire, Ceux qui menacent fouvott ne font pas grand mal. 
Latrant nec mordent fcniper canes. Qiii multa minan- 
tur , lipc nihil extrîcaiit. l'hid. 

ABBOYEUR , fublt. m. Chien qui abboye. Latrator , gén- 
latratons , m. rirg. Latrans canis , génit. canis latraa- 
tis , m. Petr. 
Il a des abboyeurs à fes cotez. , pour dire // a des flfiteurt 
autour de luy. ( Ablanc. ) Assïdcnt apud ipfum fcrtu- 
nanim aucûpcs. ( auceps , génit. aucûpis , m. ) 

ABBREGER, &:c. Voyez. Abréger , &c. 

ABBRhVIATEUR , fubft. m. [ Celuy qui abrège un livre 
ou quelque hifloriev. ] Edogarius , génit. eclogarii , m. 
Cic. Sciiptor alicujus opcris in epitômcn , génit. fcrip- 
toris , m. Qui epitômcn conficit alicujus hiftona:. 
Qui hiftoriam eu librum \\\ epitomen cogit. 

ABERÉ\'IATION , fubft. f [ Ecriture en abrégé qui 
fe f.^it avec pluficurs titres er caractères , qui fuppléent 
les lettres qu'on omet. ] Nota , génit. notx , f. Suet. 
Scriber>di compcndium , génit. fcribendi compendii , 
n. M.inil. 
Se fcrvir d'abre-j!.ttio;u en écrivant , écrire par abbré- 
viaricns. Notis fcribcre. Suet. Per compendia fcribere. 
Uti compendiis in fcribcndo. Singulis c:: paucis littctis 
voces notare. Probe ancien Gramm.iirien. 

ABBREUVH , m.. AbbreuvÉe , f. part. & adj. VoyeZi 
Aberi'jver. 

ABRREETVER , V. aft. [ T>o>merh boire au bétail , mener 
on faire boire le bétail. ] Adaquarc, ( adaquo, adaquas, 
adaquari , adaquatum. ) 3.Ù.. accuf. Suet. Ad aquant 
appcliere , ( appcUo ^ appellis , appiili , appulfum. ) 
act. ace. Var. 

Abbreuvïr, [ imbiber d'eau , mouiller , tremper. ] Ablue. 
rc ou prolucre , ( lue , luis , lui , lutum. ) adb. accuf. 
Coluni. Fiant. Madefacerc , ( madefacio , madcfâcis , 
maàtfcci , madefai.T:um. f Rigare ou irrigare , ( rïgo , 
r'igas , rigavi, rigatum. ) adb. accuf Colum. Afpergere 
ou Confpergcre, ( confpergo, fpergis, fperli , fpcrfum. ) 
Imbucre, ( imbuo , imbuis , imbui , imbûtum. ) In- 
tingere , ( intingo , intingis , intinxi , intinclum. ) 
adt. ace. Vitr. 
La terre n'efl point abreuvée de pluyes. Tetra pluviis 
non eft abliïta ou non eft prolûta. Colum. Non iniina- 
duit terra. Ovid. 

Les porofitex. des veines du corps font abbreuvées pur 
des humeurs cruis , vifqueujcs is" froides. Venarum ra- 
ritates funt intinfta' ex durilliinis & fpiflioribus, friii- 
dilliinifque rébus. Vitr. 
Il faut poijfer foigneufement les quarreaux par dedans ^ 
afin qu'ils ne s'.tbbreuvcnt point d'humidité. Interiores 
partes tegularum picentur curiofuis , ut abs fe rcfpuant 
liquôrem. J'itr. 

Abbreuver fignifie figurément , Ranplir l'efprit de quel- 
qu'un d'une chofe. intingere aliquem rc aliquâ. Infice- 
re aliquem re aliquà , ( inficio , inficis , inl'eci , m- 
feftum. ) ad. Cic. 

S'iibbreuver d'une çpinion , [ fe la mettre dans l'efprit , 
s'en coèjfer. ] Imbibere animo opinionem aliquam , 
( imbïbo , imbïbis , inibibi , inibibitum. ) aâ. Inlici 
aliquâ opinionc , ( inficior , inficcris , infccfus finii. ; 
pafl. Cic. Liv. 

AlhrcHver fon efprit des fciences , [ s'en rempli:: ] In- 
geiilum aïtibus imbucre. Plin-Jitn. * De jcrupuli , 



d'ernur. Imbueie animum religione , errore. Cic. Liv 

Tout le mouie ejî ahlreifoé tie cela. , [ Tout le monie U 
fç.ùt. ] Res nota ou pervulgata cft apud omaes. Id 
nemo ncfcir. Cic. Lippis Si tonforibus nota rcs eft Hor. 
f Cctie dernière exi reftion Latine ell proverbiale , & il s'en faut 
ftrvir à propos : die veut dire , Cela ejl cornu des ch^ij/ieux é" àes 
èizrliers , & elle eft venue de ce que ces fortes de gens font oi. 
£fs , les uns ne pouvant vaquer aux alTaires à caufe de letir 
maladie , & les autres attendant pendant tout le jour quel- 
qu'un qui vienne fe faire rafer. 1 
ABBREUVOIR , fubft. mafc. [ Lieu oh l'on mène boire les 
tmimaux. ] Aquarium , gîmr. aquarii ,- n. Cic. 
Mener les chevitux à l'aobreH-vcir , les mener boire , les 
mener à l'eau. ] Aquari equos déport. Saluft. Adaquare 
cquos. Appel 1ère equos ad aquam, Var. 
Abbreover en terme de maçonnerie ,[ 7»^«™«^/« que 
les M.ifons laijfcnt entre les joints des pierres four y fai- 
re coiiltr du mortier ] Rima, génit. rims f. ritr. 
On dit proverbialement, Une playe qui faigne beaucoup, 
efi un abreuvoir à mouches. Vulnus crucntum mufca- 
lum aquarium. 
ABHCÉ , lubft. m. [ Alphabet, croix de pr.r Vleu , petit 
livre qui fert k apprendre à lire aux enfans. [ Libellus 
clcmenrarius , génit. libelli elcnieatani , m. Abeceda- 
rium , génit. abecedarii , n. Cd. Abecedaria , ^émt. 
abecedarise , f. lulgent. 
AbÉcÉ lignifie par métaphore. Le commencement d'une 
fcience , Elementa , génit. elementorum , n. pi. Suint. 
ÉlMAnd onpenfe avoir pénétré les fier et s de la nature , on 
fe trour.-s encore ai' Abécé. Cùm quis rimatum fe putat 
abdïta nacura; , in eltmontis adhuc ha:rct. 
ABÉCÉDAIRE , iabft. mafc. [ Si" eft encore à l'Abécé , 
qui apprend à corlnoiftre fe's lettres. ] Abeccdarius, ii , 
ip.afc. Elementarius , genit. elcmentarii , m. Stn.S.tim 
Jerofine. 
Abécédaire , [ Miùftre des petites écoles , qui apprend (, 
lire aux enfaris. ] Abcced-arius , ii , m. Elementarius , 
génit. elementadi , m. 
ABCÈS , fubft. m. [ Tumeur contre nature qui tend à cor- 
ruption. ] Abfccllus , génit. abfccfsûs , m. Abfccdentia, 
géMt. abfcedcntiiim , n. pi. Q.ua' abfcedunt. .Ctif. Vo 
mica , génit. vomica;-, f. Haut. Celf. 
A'^cés qui commence à f- former. Abfceirus incipions, m. 

C^'/ , . . . ,r 

Vn abcès paroifc. Vonitca enimpit ou ontut. Ceij. 

yercer un abcès , l'ouvrir. Vomicam apcrirc. . Cic. 

Secare roraicam. Plant. Rumpere vomicam. Celf. 
Avoir un ahrés. Laborare vomica. Celf. 
ABDERE , ,[ Ville de Thrace. ] Abdcra , gémt. Abdéti', f. 

citer. 
ABDÉRITAIN , fubll. mafc. [ Ccluy qui eft de la ville 
d'Abdérc. ] Abdéiita' ou Abderîtes' , 'genit. Abdcrûa: , 
m. M.irt. Plin. 
AbdÉritaine, [ Celle c^iii tft de la ville d'Abdére. ] 

Abdjrîta , génit. Abderîtœ. f. 
i.'UN A,bdÉritaln. Abderitanus , Abdeiitana , Abdcri- 

tanum. Cic. 
ABDICATION , fubft. f. [ Renonciation volontaire à 
qttelque ch.trgc eu dignité. "^ Abdicatio , génit. abdica- 
tionis , f. Liv. 
On dit aufTi l'Abdication d'un fils rebellée défohéijfant. 

Abdicatio filii. , 
On dit pareillement au Palais , Vairs une abdication de 
kjen , [ qu.-ind on en fik un abandor.nement cntiir. ] 
Cedere bonis. Sluint. 
ABDIQL^ER , V. ad. [ Renoncer .ik un royaume , à quel- 
que magiftrature , i'abr'.ndcnner, lu, quitter , s'en démet- 
tre , en f .lire ou en dvmier fa démiffion. ] Abdicare , 
{ abJïco , abdjcas, abdicavi , abdicauim. ) adl. accuf 
( comme Abdicare magiftratum. Srf//</?.Abdicarc fe ma- 



A B D 

gifttatu. Llv. Cic. * Se démettre d'une M.tgiftrature. ) 
'^ Abdicare mis feul : comme Confules abdicarunt les 
Confuls abdiquèrent leur magiftrature , s'en démirent. 
'^ Deponere , ( depôno , deponis, depofui, depofitum. ) 
Abjicere , ( abjicio , abjîcis , abjêci , abjedum. ) Cic. 
Ejuare , ( ejuro , ejûras , cjuravi , cjuratum. ) ad. 
ace. Tacit. 
Gracchus. envoya des. lettres au Collège ( des Augures) 
par lefquelles il leur déclarait , qu'il y avoit eu du' dé- 
faut dans l'éle^ion des Confuls , les Augures en firent 
leur rapport au Sénat , lequel ordonnna que les Confuls 
renonceroient à leur éleliion , ce qu'ils firent , fcr ab- 
diquèrent. Qracchus litteras ad CoUegium mifit , vitio 
creatos efle Confules , Augures rem ad Senatum , 
{■on foui-entend defërunt ) Scnatus ut abdicatent , ( on 
fous-entend jubet ) Confules abdicaverunt. Cic. 
Le sénat ordonna qu'après que Lemulus fe ferait démis 
de fa charge de Préteur , on le mettrait enprifon. Itaquc 
cenfuerunt Patres ut cùm P. Lentulus Procura fe aboi- 
calîet , rum in cuftodiam traderetur. Cic. 
On dit aulfi en Droit Abdiquer un fils , pour dire l'a- 
bandonner , ite le vouloir pins reco;inoiftre pour fin 
fils. Abdicare filium. '*' Térence a Ht Abdicare genc- 
rum,Ni; vouloir point quelqu'un pour gendre,le répudier. 
ABDOMEN , fubft. m. Cette partie du bas ventre qui 
eft depuis les cuijfes jufqucs au diaphragme , (jT qui en- 
ferme les inteftins. ] Abdomen , génit. abdomïnis , a. 
Citer. 
ABÉ , &c. rcyÉ«. AbuÉ , &c. 
ABÉCÉ , &e. Voyez, après AiiBREuvoir. 
ABEILLE , fubft. f. [ infecte volant , grojfe mouche qui » 
un aiguillon fort piquant, (s" qui fait le miel is' la cir*.^ 
Apis ou Apes , génit. apis , f. 
1 Ce nom fait .au g-nitif pluiicr apium dans Pline & Colu- 
melle , & a^^um par Syncope dans Juvenal & dans Virgile. ] 
Les abeilles font des gafteaux de cire, Apes fiugunt on 

faciunt favos. Cic. Ph£.d. 
Petite abeille. Apiciila j génit. apiculâe , f. Plin. 
Celui qui élève des abeilles. Apiarius , ii , m. Plin. 
Le lieu où l'on nourrit (S élève des abeilles. Apiarium , 
giittf. a,piarii , n. Colum. 
ABESTÎR , V. ad. on prononce AbÉtir. [ Rcvdrc un 
homme ftupide fy femblable .3 une befte , à force de mau- 
vais trxftemens. ] Aliqucm variis injuriis ftupidum &. 
efFeratum rcddere, 
Les yvro/riies s'abeftijfer.t par l'excès du x'iw.Nimio viao 

errioii obbrutefcLinc. Liur. 
On dit mieux en FtaoçQis^w»!i> qu'^lf/?n- , qui cd un mot 
[lopuaire te bai. 
Les ajliciions continuelles (T la folitm'e aheftiffent les 
gins. Artiduis calamitatibus &. folitudinc eiferantur lio- 
mines Pli». Malorum aifidtutas &: folitudo eftcraat 
animos. Liv. 
ABHORRÉ , mafc. Abhorri'.s , f. part. palf. & adjcd. 
[ Qu'on a en hcrrcur. ] Invifus. Odioius. Ijcofus , a , 
um. ( avec un datif. ) Cic. Ceil. Lxecratus , cxeciara , 
esccratum. Plin. 



On troHve dans PHne execr.nijfonA c-tguri/i au Superlatif, ^s 
Aui;i.i(es qu'on al'horre ; & I,.vf,',r c^ '"" i/ivijî;,s dan-s Cicé- 
ron , au compaiatif, 

ABHORRER , V. ad. [ Avoir en horreur , dètefter les 
pirfonnes ou les chofes. ] Honere. Abhorrerc. Exhorrc- 
re , ( horreo , horres , horrui , fans fupin. ) Exhorref- 
cere , ( cxhorrcfco, exhorrefcis , exhorrui, fans fupin. ) 
neur. ace. * Dotellari ; { deteftor , deccllaiis , dctefta- 
tus lum. ) dep. ace. Execrari ( execror, execraris, cxe- 
cratus fum. ) dep. ace. Cic. Suet. 

On trouve auHS abho/re-e avec un ablatif-, &la piepoiition-i ou 
ab , & nMfisc rai:s|>rép»lition. 

[Ce 



ABU 
( Ce ytsht Fiançoii vient d'iiomn Laiin , qui fignific ^viir le 
jtii hirifj'f de fe-t>, J 

ToHt te monde Mhorre les Tyrans. Omncs abhorrent Ty- 
rannos Sut:. * [ Cicércn \lit Ab re alù]uâ ablioireic , 
tit alicnum clic à rc alitju.i , '' alieiius, a, um. } Avoir 
dt l'u-jerfion pour quelque chofi. ] 
Ils abhorrent ces fortes de i;icts. Talibus vitiis abhor- 
rent. Cic. Ab his vitiis avocainur. Cu. 
Abhorrer qnetifii'nf>. Alii.-|ucm habere invifum, ( invilus, 

a , um. ) Cic. 
il .tlhorn le m.triage , il a de l'avcrjîon C?* de l'éloigne- 
ment pour le mari.i^ic. Abhontt iiuptiis. Ter. Alic- 
niis eft à nuptiis. Cher. A Juceiiilâ uxore ablionct. 
Cicer. 
T^ire abhorrer les liées par la crainte des chafiimens , 
en donner de 1'iiverjiont AKlerrere ou avocarc aliqiieni 
( ou aiiimum alicujiis ) à vitiis metu ptriia:. Hcr. 
^1! .ihhorre quelqu'un. Aliquem e.xolus , a, nm.Virg. 
ABJECTION , fiibft.f. [ Condition fcr-vile qui fuit tcm- 
ier une perfo/ine da^is le mépris. ] Abjeftio. Defpeilio , 
^é«;V. onis , f. Dcfpicieiitia , génit. defpicientiar, fem. 
Cicer. 
La fortune a réduit ce ge^itil-homme dans une grande ab- 
_/('c7/j..<.Abjed:uni hune &; hiimi!c!r. fecit forcuHa.Hunc 
depreillt , ou abjccit fortuna. Cic. 
QuîLQUEs-UNS ont dit AbjeHion d'efprit pour Ahbatte- 

ment d'efrit. Animi abjeiflio. Cir. 
ABjET,ni.ÀEjETTE,f.a. Ijcd:. [ Méprifable,dont on ne fait 
aucun cas. ] Abjcdus, abjcd:a , abjeftum, ( qui fait au 
Co>jiparat if Ah']eciiov Sz hoc abjcdius, (S" au SupcrLttif 
Abjciftiflinius , a , imi. ) Cic. ^ Contenitus, contcmta, 
coiitemtuiTi , ( qui fait au Co>?iparaiif. Contenuior & 
hoc contemtius , 6~ au Superlatif. Contemtillîmus , a, 
um.) * Humilis S: hoc humile , {qui fait au compara- 
tif hnmiVios: & hoc humilius,£r au Superlatif Humil- 
limus , a , um. ) * Dcfpectus , a , um. * Defpicatus , 
a , um. ( qui fait au comparatif Defpicatior & hoc 
defpicatiuSjty au Superlatif T)Q(^lcAfL\X\m.\.K,z,\xm.)Cic. 
11 fc dit fur tout de la naîffjnce fc de la profe(li:>n. Car on dit 
Une naijfance ahjette. Humilis & minime generofus or- 
tus , m. Cic. Humile & obfcmum genus , n. Vlin. 
Vn métier abjet. Humilis ars & fordida. Cic. 
On le dicaulG de l'elpiii & du courage. 
C'cjl un eft rit l'il tT' abjct ; une ame baffe (y abjette , qui 
n'a aucune élévation , qui ne penfe à rien de grand. A.n- 
gufta mens & humilis. Animus demiffus & humilis. 
Humilis animus & abjedus. Cic. 
ABIME , ET ABISME , tj:_i'cz Abys.me. 
ABINTESTAT , [ Terme de Jurifprudence , qui fe dit de 
celuy qui hérite d'un homme qui n'a point fait de tefla- 
>«.;*/■. ) Ab-intc(ïSto. Afran-Ju/ifc. 
ABlSp, [ Rivière de Sicile.j Elôias, C ou Helôras )génit. 

Elôri , m. Sil-T.il. 
f C'cft aulTî le nom d'une Ville qui cû fur cette rivière. 1 
Ciceron ap elle les yeuples qui haï item cette ville , PupuH Eh- 
r.i , les Peuples de la ville d'Abilo. 

Siui eft d'Abifo. Elorius , & Elorînus , a , um. Ovid. 
ABISSINIE, ou le pais des Abijfms. Abali'enia ou Abiffi- 
nia , génit. AbilEmia" , f. [ C'i-ft le V-~Ojaume d'Ethiopie 
en Afrique. ] 
ABISSIXS , Peuples de l'Ahifpnie en Afrique. ] Abifsini , 

génit. Abinînorum , m. plut. 
AIÎJURATION , fubft. f. [ Défavcu fUmml avec dctef- 
Jation de quelque erreur.'] Erroris alicujus damnatio ou 
dcteftatio , génit. onis , f. pltn. 
Taire abjuration Damnare ou ejurare crrorcm. Voyez. 
Abjurer. 
ABJURER, V. aft. [ Renoncer à quelque miu-vaif doclri- 
ne , la condamner , la detcfter. J Ejitrare, ( eiûro , cjû- 
tas , cjiuavi , cjuratum. j Deponcre, ( dcpôuo , dcpô- 



A B I 5, 

nis , dcpofui , dcpofitum. ) Abjicerc , ( abjicio , abjî- 
cis, abjeci , abjcdUim. ) Abjudicare , (abjudïco , abju- 
dïcas , abjudicavi , abjudicatum. ) Rciiceio , ( rcjicio, 
rcjïcis , rcjcci, tcicthim.) acl. ace. Dctcfcari , ( detcf- 
tor , deteftaris , dctcllatus funi. ) dcp. ace. Cic. Crc. 
On a dit autrefois Abjurer fa patrie , pour dire la 
quitter pour n'y plus retourner., [ comme fsnt les bannis 
tsr les profcrits. ] Ejurare patriam. 
ABLATIF , (libll. m. [ Terme de Cnimmaire ,fixiéme eus 
de l.i déclinaifon du Nom. ] Abl.'.tivus calùs , génit. 
ablativi casiis , m. l'ar. ^luiat. 
Le mot i'MLuifvieui de niifacido. Ptifcien l'appelle aulTi Confia' 
iMif , puce qu'il ne fert pas moins â conipater qu'a ofler pci- 
nii les Latins. 
ABLE, fubil. m. [ Petit pciffon plat (y blanc qui fe pcfche » 
dam les rivières.'] A.l'timum , génit. aiburni , ma(c. 
Atifon. 
ABLUTION , fubft. fem. [ Le peu de vin qu'en prcjii 
après la Communion pour aidir à confumer lafainte 
Hoftie , lors qu'on a communié ; ou l'eau qui fcrt à La- 
ver les doigts du Preftre , qui a confacré. ] Ablutio , 
génit. ablutionis , f. 

Ce mot La-in eft de Vicruvepo'irl'aftion de laver , & l'on s'en 
peut fervir pjur marquer i'^bhnwn , aulli Lien que de 1:iz:i;:b 
& /«,/i.r , qui (bat de Vatron & de Finie. En François ./dilu- 
tion n'eft d ufage que dsiis ces Ci-rémonies E.ciclîafiiques , 
&• pir tout ailleurs Oii dit !^aj,emc>ti ou l':iji:o>i de Uier. 

ABNÉGATION , fubll. f. [ Renonciation ^. fes pajfwns , à 
fesfla'frs (y à fes inclmaticns. ] DclpeÛio , génit. 
defpce'tionis , f. Dcrpeûus , génit. defpeitùs , m. Def- 
picieiuia , génit. dclpieic-.tia: , f. Cic. 

AbwÉg.'.tion de foy , a"jililfeme:-^t de foy-mefme. Suï ip- 
(il s dcfpicicncia , a: , f . [ Ternit de dévo.iun. 1 

ABOIS , yoyez Abbois. 

ABOLI . m. Abolie, f. part. paiT. & adj. [mis au néant.] 
Abolïtus , abolira , abolitum. Anticjuatus , a , uni. 
Siuint.Tacit. Voyez Abolir. 

ABOLIRjV. iîX.lM'Jttre au néant , mettre hors d'ufage. ] 
Aboierc, ( aboko , aboies, abolevi, abolitum. ) Dcle- 
re , f delco, deles, delcvi , delctimi.) Oblitcrf.re, (obli- 
têro , oblitéras , obliteravi , obliteratum. } Tôlière , 
( tollo , toilis , fuftiili , fublâtum. ) Rclcindcre , 
( rcfcindo , refcindis , refcïdi , terciirum.) Penitiis e.t- 
tingucre, ( extinguo, extinguis , extinxi , extinÛum.J 
ad. accuf. Cic. is'c. Intervertere , C intcrvcrto, inter- 
vertis , interverti, interverfuni. ) ad. ace. Paut.Jurifc. 
Néron refoliit d'abolir les ii.rojh (S" de faire ce prefent au 
genre hi.-main.Nexo cunda veiHgalia omitterc voliiit,id- 
que palchetrimum donum generi mortalium date. Tac. 
Al otir la Religion parmi les hommes. Hominum Reli- 
gionem delerc. Cir. '"♦■ Les crimes. Ncmina reoruni 
aboletc. .': !et. 

Le tems a aboli les ouvr.tge: d'Anacréon. iî,tas delevit , 
quod ohm lulît Aiiacreon. Hor. 

Lis loix C les n.ocurs ont aboli ^e -vice. Lcx & mos 
edomuit nefac. Hor, 

jib-lir les loix , une eouftume. Legcs , confuetudinem 
excinguere. Cic. Legcs antic^uarc. * Legcs refit'ere, 
( refigo , rcfigis , rciixi , refixum. } ad. Cic. 
Cette dernière ex^reffion vient d; ce que les B,om.-,ins deta- 
choient leurs Loix giavces lut des plaques de cuivre, lors qu'ils 
vouloient les abolir. 

Abolir entièrement la dictature. iT.quare fblo Didatu- 
ram. Liv. ToUerc ou abrogare Dictaturam. 

Li loHg-tcms en a aboli la mémoire. Vetuftate memoria 
hujiis rei abiit. Lix). 

i'Anolir , [ devenir hors d'ufage , fe pajfer. ] Abolefce- 
re. Obibicfcere. Exclcicere , ( cxxilelco , exolefcis 
exolëvi , e.xolétum. ) n. Interire , ( intereo , intèris , 
imeri:, ir.ttiitam. ) n. L;;tuig^; , C cxtingi-.or, ciàiv- 

ii 



I» A B O 

guéris , extinftus Tum. ) paff. C'c.&c. In defuctudincm 
abire , ( abco , abis , abii , abïtum. ) neut. 
la mémoire de celte nBion éto'tt prefqu'ahoUe. Memoria 
hujus lei jam piopè abol.'-.-ciiC. Cic. 
ABOLISSEMENT , lublt. nvafc. [ l'abnégation des loix , 
extinction dei coafiumes.'] Abrogatio. Aatit^uatio-Abo- 
litio ,gé>iir. oiiis , f. TMit. Cic. RcfcùTio, gér.it. rcf- 
cilTionis , f. U!p. 
ABOLITION, lubft. f. [ deflrîiciion d'une loix , d'une cou- 
tume. ] AboliciojAntiquatio. Abrogatio , génit. onis , 
f. Aul-Gcl. Sinnt. 
Les Arufpices répondirent que noits efiions à la ■veille de 
l'abolition des loix. Arufpices leguin interitum appio- 
pinquare dixci'unt , ( intcricus , ûs , m. ) 
.Abolition d'im crime. Ciiminis exiinftio eu abolitio , f. 
S»ct. Criminis condonacio , onis , f. Cic. 

[ On ne marque point d'Auteur qui ait dit cela , & cette fhrafe 
r'eft pas trop noble en noûre L.ingne. J 
Lettres d'abolition , [ ^.v; [e prennent en Chdncelerie . ] 
Abfohitoria; tabula:, génit. abfoiuroriarum tabularum, 
f. pi. Suet. 
Olicr l'apprelienjion de l'abolition des dettes. Novarum 
tabularum timorcm toUere. CAf. 
ABOMINABLE , adjîd.inalc. & f. [ horn'-ple, détefi.ible, 
exécrable. ] Abominandus. Exccraadus.Detellandus, a, 
iim. Suint. Cic. Exccrabilis & hocexecrabile , adjcii^. 
Sacer , facra , facrtim. Cic. Ltv. 
On trouve d^ns Cicéron le Com^m\\î ietefiahUior à- hoc dcttfi:hi- 

lius , pitis .ibominr.bie. 
ABOMINABLEMENT , adv. [ exccrMement , horribh- 

ment. ] Hon'cndum in inodurn. 
ABOMINATION , fubft. f. [ horreur, exécruticn. ] Exe- 
ciatio. Dcteftatio , génit. onis , f. Sdnfl. Flin. 
Slui efi en aboininntionàfes proches. Parencibus abomina- 
tas. Hor. 
Les monjlres demi-hommes leur éto''Snt Çnr tout en nbomi- 

n/ition. Ante omnia abominati Tant femimâres. ij-u. 
Abominations, au ^hnier^om des crimes abominables er 
énormes. Abominanda ou deteftanda crimina , génit , 
abominandorum oit detcltandonim criminum , neut. 
plar. Cicer. 
Taire , commettre de gmndes abomin^itions. Execranda 
facere ou pat'.-aie o/i pctpetrare. Deteftanda crimina fa- 
ccie. Cicer. 
ABOMINER , V. act. [ Avoir en horreur , détefter. ] 
Abominarl , ( abon;inor , abominaris , abominatus 
fum. ) Detcftari , ( detcitor , dcteftaris , dctcflatus 
fum.) Exccraii , ( cxrcror, cxecraiis , execratuslum.) 
dep. ace. Ci:. 
[ Ce niJt vie.nt d'jj & mihi.rr!, comme qui diroit rejicerc fn/jumi 
r/Lilum otncn , rejett -r une cliolc co;iime fi e! e é^pit de mauvais 
augure , il eft vieux en no-ie Lar.giie, & n'eft plus en ul.ige. 1 
ABONDAMMENT , adv. [ en nbondi-Mce. ] Abundé. 
Abundantcr. Large. Copiosè. Cumulatè. Affluentcr. 
Cic. LIbercim. jidw.Catul. 
Tous CCS aivcibes ont leurs degrez de comparaifon , car on dit 
aiundiiitius 5c .'.bumbmiJpKè. Largiui & l.ti^ijjhuè. Copiifîus i( 
copioj:jp>iiè. Ca'>ni'..nnis^i cuir.ulatiJjiDiè. ^ffl::t:tius ic affi:ie>itif- 
jimc Vberiùs & iiherirnî. Cic. Sic. 

ABONDANCE , fubft. f. [ foifon , affluence de pluficurs 
chofis en un mefi.-ic lieu. ] Abundan'tia. Afflucntia. Co- 
pia , génit. X , f. Ubertas , génit. ubcrtatis , f. Cicer. 
Vis , génit. vis , fœm. Cicer. * ( Parlant desfeiiilles. 
Luxuria , x.L ) 

Avoir des liens en abondance , avoir abondance de bien. 
AfHucre divitiis. Abundare /c«.' , ou avec opibus. Cic. 

Xftrc dans l'abondance Je quelque chofe.AlRuens ou abun- 
dare re aliquà. Cic. 

Jls avoient abondartce de forçats ou leur Chiourme étoit 
abondante .Kçmigmw magna copia iplis fuppctcbat.Cc/ 



ABC 
( Cette dernière expreUTon fr.mçoife eft d'ufage fur mer. ) 
Fournir à quelqu'un toutes chcfcs en abondance, Reram 

copiam ou abundantiam ahcui fuppeditare. Cic. 
Mettre l' abondance parmi u>:e armée. Rerum copia com- 
plète exercitum. Cif. 
Des terres qui portent du bled , du bétail ET toutes chofes 
en abondance. Campi framenti, ac pecoris, fie omnium 
copia rerum opuienti ou tcraces. Liv. 
Vivre dans l'aboadance ou parmi l'abcndance de toutes 
chofes , [ ne manquer de rien. ] In omn;a:n rerum 
abunJantiâ vivcre. Circumfluerc omnibus copiis. Flo- 
rcre omnibus copiis. Cic. 
Il aura abo;'ida7:ce de tous biens. Opulcnta copia manabit 

illi bcnigno cornu. Hor. 
il toiiiioit de la phiye en abond.tnce. Dcnfiis c cœlo rue- 
bat imber. Urccatim decidebat imbcr. Pct-i-. 
AiBONDANCE de paroles. Verbotum copia , génit. copia: , 
fcm. Ubertas diccndi , génit. ubertatis , fem. Cicer. 
il y a eu une gravide abondance de Poètes , d'Or.tteurs. 
Magna Poerarum ; Oratoramque copia extïtit. Cicer. 
La Corne d'abondance ou la corne d'Ahnathéc. Cor- 
nu copia , n. Copia cornu, génit. copia: cornu, f. Hor. 
S.lon la Fable c'eS une corne don fortoient toutes chofes qu'on 
pouvoit louli»itcr , par un privilège que Jupiter donna à fa 
nùU;rice Amaliliée. T'aji-i^rnon V.Bioxn.T.re des .Antiquité-^. 
On dit proverbialement Vs l'abondance djt cœur, la bou- 
che parle , pour dire , On efi contraint de déclarer Us 
fentimens des chofes qui nous prejfent.Ex abundanrià cor- 
dis os loquitur. 
Abondance ,.[ Fi» /jr.' trempé , qu'on fait bcire auK 
Ecoliers dans les Tcnftons , Sec. ] Vinum maxime diiu- 
tum , i , n. 
ABONDANT , m. Aîondante , f. adj. [ Ç^vi a abor.- 
d.mce , ou qui porte en abondance. ] Abundans , génit. 
abundantis , omn. gen. Alauens , j £■''.<;/. affluentis , 
omn. gen, Copiofus , çopiofa , copioliim. Cic. 
Ces adjeftifs gouvernent l'ablatif, ils ont aufli leurs devrez de 
comparailon , car on dit .AhiKd.t'itior é- hoc ulu-nUmim , plus 
aboi'.dant S; Ahiind:i>uijj^-mu! , ties abondant. ..'iff^ieitior à- hoc 
affluenniis, & .A§li!e>it:jfi/ij:si. Copiojior irhoc copiofus , & C"o//io- 
Jij]i;;ui. C/f. \'irgile donne le génitif au mot Jii««</.i^( , com- 
me L.7.: it -ib.t'.d.t»! , qui r. bien du lair ; mais c'eil pa; une fi . 
gi-'re q.i'v>n sppeJle EiUplc , en fcus-cr.iendanc le mot C«/ii> i 
l'ablatif. 

La terre de Candie efi abondante en chèvres ftuvages. 
Creticus ager filveftrmm caprarum copiofus eft. Soli?K 
Abondante in vivres.Ke cibaria copiofi-s. Aubigel. 
On dit figurément Un homme .ibindant en fcience. Co- 
piofus & doâus homo. Cicer. Abundanti dodriua ho- 
mo. Cicer. 
Devenir plus riche ©" plus abondant en fcience par la lec- 
ture. Fieri copiofîorem legendo.Cir. 
Abondant , [ Grand, ample. ] Amplus. Largus. Copio- 
fus , a , um. Cic. 
Une pluye abondante. Largus imber, génit. largi imbris, 

m. Virg. Militas imbcr. 
Une abondante nourriture. Largum & liberalius alimcn- 

tum. Cclf Copiofus ou daplilis vidlus. Cic. 
Un p.itrimoine ample £>* abondant. Lautum & copiofiun 

pattimonium. Cic. 
Une ville abondante en habitans. Urbs plena civium 

( Plenus , a , um. ) 
d'abondant, adv. [ en outre. ] Prrterea. Infuper,ad7. 

cic. Ex abundanti. Suint. 
Ce mot vieillit , &: ne fe dit gueres qu'au Palais. 
abonder , V. neut. [ avoir beaucoup de quelque cho^e."] 
Re aliquâ abuudare , ( abundo , abundas , abundavi , 
abundatum. ) Affluere. Circumflucre , ( fluo , Huis, 
fiuxi , fluxum. ) neut. abl. Cic. Sec. 
Abonder en lait , en fromage , en miel. Abundare lail:e, 
cafeo, mclle. Cat. ^ En froment , frumcnti copia. Cif, 



A B O 

Abonder en t eûtes fortes de bkns.Kchu^ omnibus cucum- 
fîiicrc .-itquc abuiidarc. Cie. Omnium icium alHuenti- 
bus copiis dttari.p.iir.*Omnibus copiis florcrc,( floieo, 
flores , flonii , fans fiip». ) ncut. 
Les trouHs /ibondoievt iey de tous les coflet.. Copi.r unJi- 
quc afllucbiint. Ltv. 

0.\ DIT figuri-'mcnt Abonder en fon feus , [ Fjhe phin di 
foy-mefme & de fes fevtimcns , ou comme l'on parle 
Vamilicïcment , en ejhe engoué , ne s'en louicir peint 
rappcrttr xux autres. ] Abundai-f in fuo fcnfu. Tencic 
Icntenciam fuam mordicus. ■* Starc in lèntentia, ( fto, 
ftas , Ikti , ftatum. ) Conilave on perllare in fentcn- 
rii, [ pcrllo , pcrdas , pcrft'ùi , pi'iltïtum. ) Maneic 
ou pcraianeie in icntcntia , ( manco, niancs , n.aaii , 
manfum. ) neut. Cic. 
Il abor.de en malice , en hardiejf^. Abuncac malitii , 
audacià. Cic. 

On dit proverbialement au Palais , Ce qui abonde ne 
■vicie pas. Quod ab-andat , non nocet. 

A:;ONNEMLNT , fubll. iv.. [ Tr.-iité ou Con'vemion d'un 
droit féodal , par lequel oî) fixe à un prix certain , uns 
r-edevance incertaine c? cifuclL'.] Clicntclariiuii juriuni 
rcdcmptio , iiénit. redcraptionis , f. 

{ C'eft un tciinc hcs Juiilcor.lu.tcs | 

ARONNÉ , ni. Abonnée, i'. part. pail". & ndj. Vojex. 
Abonmlr. 

ABONNER , V. acl. [ Eftimer & réduire à une certaine 
fomme a argent un droit qu'on payait en cfpeces , tT dont 
le produit étoit ineertn-in c? ciifuel. ] Clientelaria jura 
certq pretio vendcrc c-u mancipare , ( vcndo , vendis , 
vendïdi, vendùum ; niancïpo , mancïpas > mancipavi, 
mancipatum. ) art. 

l Ternie de Palais & des Jiirifconfulics. J 

Abonner,»» Abonnir les terres, [^ Les rendre meilleures 
(Sf plus fertiles en les fumar.t (s" luhonrant. ] Fertiles 
& ferâccs agros ftercoraiido facere ou cfEcere eu redde- 
re. Cic. Meliorare agraire XJlp. 
Ce champ s'abonnit. Mchorefcit hic ager. Colutn. 

ABONNIR , V. aft. [ V..7iclre meilleur , parl.mt des per- 
foiines ts" des mœurs. ] Mcliorem aliquem tacere. Ali- 
quem corrigcre ad frugem.AHquemfrugi facere. P^<ï;.'/. 
Cet homme s'abonnit tous les jours ou devient meiluisr 
depuis qu'il h:intâ les !?o:^r.eflcs gens. Bonorum confirc- 
tudine , mclior fit in dies , eu ad mcliorem frugem 
fê recïpit. Cic. 

[ Mût du dilcours familier djns nodre Largue 3 
Les affaires crit/nnsUes s'abonnijjent , quand on les fait t'.- 
rer en longueur. Re.x capitales leviores Surit diuturni- 
tace temporis. 

ABORD , iubil. m. [ Lieu ou l'on peut arriver aifémen: 
C d'où l'on peut approehcr. j Appulfus , génit. appul- 
sûs , m. LixK 
Ijle d'un abord facile er commode pour débarquer des trou- 
pes. Infulaopportuna ob faciles appulfus accipicadib 
copiis. Tacit. 
RuiJJ'eaux de difficile abord. Rivus difficiiibus & impe- 
ditis ripis. df. 

Abord , [ Jtjfuence de perfor.ne; ou de marehandifes q:i; 
arrivent en un mefme lieu. ] Concuiiis , ç<-'.'?i/-.co!icur- 
sus , m. Prcquentia , gé/'.it. frequcnti." , f. Maximus 
numcrus , génit. maximi numeri. m. Cic. 
Lieu d'un grand abord. Locus magna Loinirmm fiequcn- 
tiâ cclcbcrrimus. Locus omnis generis honiinum cele- 
hricatc tlorcns. Cic. 

ABord , [ Accès , entrée. ] Aditus , génit. aditùs , mafc. 
Accellus , génit. accefsûs , m. cic. 
Il a l'abtrd'-faci!e,il efi Hun abord facilt .[On l'aborde ai- 
férnent. ] Pacillimi funt apud cum aditus. ^* { Le con- 
traire ejl- DifEciiior ad euni cfi aditus. Cic. Di.'ficilcs 



A B O n 

aditus prinios habct. Hor. il efl d'un abord difficile. ) 
Du rRPMiER ABORD , 0« comme l'on parle communé- 
ment De prime abord. Primo congri-lfu. Prima Irci- 
te. IViniâ fpecic. Primo afpcftu. ( ablat. ) Cic. àiuint. 
d'Abord , [ i)« commencement. ] Primo , adv. Initia , 

( abiat. ) Ter. 
Il a eu a'abord peu de fuceés. Primo fucccllit parùni, 
Térent. 
d'Abord que , [ Si-tôt que. Cùm primùm. Ut primiuu. 

Statim atque. Cic. 
ABORDABLE , adjeft. m. & f. [ Acccf.ble , parlant des 
cofces de la mer où l'on peut aborder G" prendre terre. ] 
Portuofus , portuofa, portuolùm. C<if. 
Abordable , f Acceffible , parlant des perfonncs qu'on ab. 
prêche aiferncnt (S à qui l'en parle. ] Qiii habet aditus 
faciles. Cic. 
ABORDAGE, fubft. m. [ Lorfque deux vaijfeaux fe heur- 
tent G' s'accrochent. ] comme Aller à l'abordage des 
vaiffeaux ennemis is' les accrocht.r. Hoftium navcsag- 
giëdi & harpagare. 
[ Ce dernier vcihc ci\ .c Plaute , & le met c(î un terme de Ma- 

1 ire en nolire Langue. ] 
ABORDE, , m. AcorDÉE , f. part. palT. & adjetl. Appul- 
fus , appulfa , appulfum. Cic. Voyez Aborder. 
ABORDER, venir a bcrd. V. aft. & n. [ Arriver attpcrt 
en quelque plage. ] Ad portum ou ad litus appellere , 
( appello , appellis , appùli , appulfum. ) AppUcare , 
( applïco, appliras , applicavi tr applicui, applicatur.i 
iS' applicittnn. ) [ On tes dit feuls , ts fouvttit avec na- 
vcs eu claircm. } 
Aborder en quelque lieu. Applicarc navem ad c:i in a!i- 
q'.:ci-i locum. Cic. Liv. * A terre. Ad terram. Cic.Cif. 
terr.r. Liv. * A bord. Ad litus. Q,:jin:. 
il ne fait pas feur d'.^border-là avec des vaijfeaux , parce 
que la mer ven.int à fe retirer , ils demeurent à /if .Ne- 
que navibus hue habent aditum , quod mir.ucnte a;il:u 
naves in vadis airlictantur. Cnf. 
Il cfi eonflaiit qu'Ale.::andre aborda et?. Italie. Alexan- 

drum in Italiam clalfc appulllfe confiât. Liv. 
il aborda à Aquilaire , qui ejl une affez. bonne plage ett 
Efié Appiîflit ad eum locum qui appellatur Aquiiaria , 
& habct non incommôdam dilate ùationem. Ctif. 
On ne peut pas i aborder à terre , à carf.' des hautes mu- 
rées. Pcdeftria funt itinera conc'ïfa a'ftuariis. Cf.f. 
- Noflre vaijjéau aborda ou nous abordafmes à nôtre m.iifon 

de campagne. Ad villam noftram navisappcllitur. 
On dit donc nauis eu chjjts appcllhiir, de mcfme que l'on dit vg. 
ve»i ou daffim ^fpcUo-e , mais non pas cUjj.s ou navh a'inùh i 
n anmc'ins aniio'Mi a^vis afp-.il.i dans Sujtonc en la vie de 
Galba ; ce qui u'eft pas à innter. 
Abo.ider , [ ^'enir c-i ^o-.il^ de toutes farts ] AiTluere. 
ConP.ucrc , ( fluo , iiui: , fluxi , Fuxum. ) Accurre- 
re. Concurrere , ( concurro , concuiris , concurri , 
concurfurn. ) neut. 
On trouve aufli nca.mti pour le prctérit d'^-fcun-o , & aulli an- 
c:ic!ini , mais peu ufité Cic. 
Un gr.%nd no:"hre de ferfc-nnes aborde itnt versluy. Ad 

cum couflucbat magnus niimerus. df. 
Les troupes abordoie.it de tous cojitt. Copi.ï undiquc 
afflucbant. Liv. 
On dit au figure en ce fens , Les préfms abordent de 
toutes p.tns chez, luy. Undiquc apud eum accédant 
dona. Liv. 
Aborder qr:elqu'un , [ s'approcher de luy pour luy p.n'ur 
de quelque chofe. ] .-Vppellere. Adiré , ( adeo , adis , 
adivi , aditum. i Accedcre , ( accédo , accë lis , accef- 
ii, .-'cccifum. ) neut. Ad aliquem dcre aliqua. Cic. Ter. 
J. 11.'-;:- vais l'aborder. Adeo ad cum. T.r. 
il n'y a pas moyen de .l'aborder. Difficilis ad eum efc 
ad.r.:s. DiflScilIiiri aditur. Kullus ad eum ad;nu 

B ij 



Il A B O 

patet. Niillus cft ad illum aditus. Cicei'. 
ABORIGENIENS , ou les aborigènes [ Peuples les 
plus mciens d'Italie , appeliez, autrefois Latins ] Abo- 
rigënes , gé/iit. Aborigcniim , m. plur. Lizi. 
ABORTIF , mafc. Abortive f. adjcft. [ «i^ïi a a-uarté , 
C qui efi -venu avant terme. ] Aborciva; , abortiva , 
aboitivum. Siiet. 
[ Il ne fe dit que Jcs plantes & des fruits. ] 
ABOUCHEMENT , fiibil. mafc. [ entretien qui fe fait 
de bouche & de -vive -joix , conférence , ou comme 
Ton paile , U:i tête à tîte. ] CoUocutio , gé?iit. collo- 
cutionis ,f. Co'.loquium ,gcnit. colloquii , neut. Con- 
grcfTus ff'wif.Congrcfsûs , m. Cic. Cdf. 
ABOUCHER que'.aiiii.i avec «;; autre , V. act. [ Les 
f'.ire parler cnfeiMe. ] Adduccrc ou deàucerc capita in 
cotloquium, ( adùûco , addûcis, addu.\'i , adduftum. ) 
aa. Cic- 
S'aboMchcr avec quelqu'un , [ conférer avec luy , luy 
parler tcftû àttfe.'] Cum aliquo colloqui, ( colloquor, 
collooueris , colloquutus ou collocutus fum. ) dep. 
•* Confetve cum aliquo. Conferre fcrmoncm , (contc- 
ro , ccnfcis , contuli , colUtiim. } Sjimopem habcic 
cum aliquo. ad. * In ccngrcillim & colloquium alicu- 
jas venire. n. Cic. (^c. 
ABOUT , fubft. mafc. [ Le bout cr l'extrémité de toutes 
fortes de ch.irpenterie mife en œuvre. ] E>;rrcmum , 
génit. cïtrêmi , n. Extrcmïtas , genit. cxtKm:tatis , 
f. Vitr. Capïta , génit. capitum , n. plur. C:c. 
r Ce mot eft un terme d'Atchitetlurc en notlr<: Lingae. ] 
ABOUTIR , V. neut. [ T.iire un hcut ou une pointe ccm- 
me un abcès. ] Caput f^icere , ( facio , facis , feci , 
faftum. ) ad. Plin. 
Aboutir , \_ Fenir àfuppuration , jet ter de la hcuë , com- 
me les abcès £?' les apcfiumes. ] Suppurare , ( fiippûro , 
fuppûias , fuppuiavi , fiippurarum. ) n. C< /. 
Faire aboutir. Maturarc ou exprim.ere ou movcre pus. 
Un abcès , abfcclsûs , au génitif. 
L'abcès a abouti. Fcrcur pus ex vomïca. Celf. Erumpit 
ou exit ou eiîiuidïtur pus. Celf. 
Aboutir , [ Se remire , fe terminer à un certain endroit 
par quelque bout.'] Attingerc. Contingere, ( contingo , 
contmgis , coiitîgi , contaiftura ) Cic. 
Cette maifcn r.bcutit ou do^'te fur le grand chemin. Hrc 
domus attingit viam publicam. Cic. Conflnis eft hsc 
domus vix publier. Viin. 
Ce chemin aboutit à des lieux dijfèrens. Hxc yia tendit 
divo'svim. vire. 
Aboutir fe dit ligurénient pour fe terminer & tendre à 
quelque chofe. Spcclare , ( fpeûo , fpeftas , fpeûavi , 
Ipcclatum. ; ad. ace. avec ad ou fans ad. *lendeie , 
( tendo , tendis , tetendi , tenfum. ) neut. avec ad (r 
un accufatif. 
Tous fes dcifciiis n' aboutiffent qu'à la paix , ne tendent 
jru'à lap.iix , ne vont qu'à la paix. Om.nia illius con- 
hlia ad concordiam fpcûant. Cic. 
Toute la dèper.fe n'aboutira à rien. Incafsiim rccïdet om.- 

nis impenfa. Colum. 
Cela aboutira à aitelque chofe de funefle. Illudevenict in 

aliquod magnum malum. Ttr. 
Toute la force du mal a abouti à une fièvre quarte. In 
quartânam convcrfa efl: vis morbi. Cic. 
Toutes ces paroles aboutiffent là. Omnia lia'c verba hue 
redeunt. Ter. 

le ne vois pas bien à quoi peuvent aboutir ces chcfes. 

Ifta que fpcftent plane non video. Cic. 

.ABOUTISSANT , m. Aboutissante , f. adjeft. [ i)jii 

touche par un hcut. ] Attingcns, Contingens , génit. 

conringentis , adjed omn. gcn, Confinis &(. hoc con- 

jinp , adj.:d. Cic. Liy- 



ABC 

Vn ch.tmp ahcutiffant à un autre. Confînis âgcr , génit- 
confinis agri , m. Liv. 
On dit abfolument les tenans tr les aboutifftins d'un 

lieu. Vicinitates & confinia alicujus loci. Cic. 
On dit eu cette lignification au figuté , Sçavoir tous let 
tenans £5* les abouiilfans d'une affaire , en connoiflre 
textes les circonflances , enfc.iveir le fort O" le foible. 
Nolfe rem aliquam & circuirsftantias. NolFe qua: ad 
rem pertinent & eam attingunt. Rem pei;fpectam & 
cxploratam habere. 
ABOVER , l'oyez. Aeboyer , &c. 

ABREGE, lubft. mafc. [ Le racourcy de quelque grand 
ouvr.ige. ] Epitôrne , génit. epitômes , f. Epitôiîsa , 
génit. cpitôiP..T, f. Cic. Summa,^f'»2>. fumnix,f. Brcvia- 
rium,^c/!i/-.brcviarii,neut.Summarium,^e?!;;-.lrimmarii, 
neut. Sen. Compendium , génit. compcndii , n. ^int. 
QiKiiiiiie ces noms loicnt en quelq'.ie manieic lynunyn.es , on 
piurtoit néanmoins; à farîer exactement, y mcctie quelque 
di.icrence , en ce qii'opiwwf lîgnibe l'Alitcgé de quelque Li- 
vre , & que les aunes mots marquent proprement le Som- 
maire ou l'Abiegé d'im Chapitre de quelque iiiiloire ; cepen- 
dant on s'en lert indifleremment aiijourdliui fans aucun 
(cru^ aie. 

// a fait un abrégé en flx petits volumes de l'hiftoire 
ur.iverfelle. Sex epitomis circumfctipfit omnium tem- 
porum hiftoriam. 
Faire un abrégé d'un livre , d'une bifoire. Librum , 
hirtoriam in epitomen cogère. Auf. Lîbri , biftoria: 
cpltomcn facere. 
Réduire en abrégé. Ad epitomam redigere. [ Varron .-» 
tiit Ad fex libros redigere , CT Fiante poneic aliquid 
ai compcniiura. ] 
Difcnre en abrégé l"i)ifi?ire des g".i>ids homn^es. Summo- 
rum virorum hiftoriam breviter , fummatimque dcl- 
cribcrc. Cic. 
On Dit en un feus figuté , Varis eft l'abrégé des merveil- 
les du monde. Summa miraudorum Muudi Lutetia 
eft, Sumn:a miraculorum totiusorbis Lutetia eft. 
ABRÉGÉ , m. AbrîîgÉe , f..part. palf. adjed. [ Racour- 
ci. ] Brevia:us. Addudlus. Conttadlus , a , uni. * Bre- 
vis , 6; hoc brève , adjed. Compendiofis , a , imi , 
( qui fait au Comparatif Brevior & hoc brevius. Coni- 
pendiofior & hoc compcndiohus ; ©* au Superlatif 
Breviinmus , Compendioliflimus , a , um. ) Compen- 
diariu.s , a , uni. Cte. Plaut. 
Une méthode abrégée d'enfeigner. Brève docendi com- 
pendium. êijiint. 
Un chemin abrégé ou p'ns court. Compcndiof.im iter. 
Colum . 
On dit au figuré , un chemin abrégé pour aller à la 

gloire. Via ad gloriajn compendiaria. Cic. 
AB'rÉGEMENT , fubft. maf. Compendium , génir. 
compcndii , neut. Quint. 
On n'a pas accoufiumé de l'èbourgeonner , &• c'efl un abrè- 
gement de peine , ou autant de peine tihrégèe , ou «;/- 
tarit </f /<«;ws ff<i»!;'ee. Pampinari eam non eft nioris , 
& hoc con-.pendium opéra; eft. Plin. 
ABRÉGER , V. aft. [ Accourcir , racourcir. ] Brcviare , 
.( btevio , brevias , brcviavi , breviatuni. ) Contrahc- 
re , ( contraho , contrahis , coniraxi , contra6tum. ) 
ad. accuf. Suint. Plaut. 
Abréger fm chemin. Iter contraKere. Stat. Efficere itcr 

brevius. phid. 
On a abrégé le temps de fin ex:!. Exilii tcmpus contrac- 

tum eft. cic. 
La débauche abrège fouvent les jours & la vie. Intem- 

perantia vitam fivpè facit ou sfncit breviorem. 
jl a al régé les jours de fa mère avec un peu de ciguë 
£? de miel. Siiftulit matrem cicutâ malà f-c vitiato 
nicllc. Wr, 



A B r>. 

AïRF.ar.R , [ T.ùre court , ré,iiiire m mchiÀre effAct £?' en 
mtim de farc/ej. ] Conttahcrc. Pciltringcre, ( pcrf- 
ttiii£;o , pciCiringis , pcrltrinxi , pcrihidiuT!. ) ad. 
aecuT. Cic. AJ compcmlium aliquiJ poncre,oH adJece, 
( pono , ponis , poliii , posïtum ; aJào , addis , ad- 
dïdi , additum. ) ad. P/.f.v.'. 
Ahregtr fin àifiours. Conttahcre orationcm. Cic. Com,- 
pendium diclis facercConfeire vcrba ad conipcndium. 
Plant. Breviarc oracionein. Suint. 
Pour abréger , [ P.""»' dirt en peu de mots, faurfairj 
court. ] Uc paiicis dicam. Ut paucU abfolvam. Ne 
multis vos moriT ott dttineam , ( on fius-eiitefid vci- 
bis. ) Cic. Tir. Ke multa. Ne pluia dicam , ( o» fous- 
entend verba dicam ou loquar. ) N»: lor.gam iîr. N:- 
lon£;um faciam. Cic. Ttr. 
ABRI , fubft. inalc. [ Lieu expofi au foie il , £r ijui ejl à 
touvert dit icnt (S' du froid , où l'air ej} agréablement 
tempéré. ] Aprîcus , aprîca , apricum. Apricus locus , 
génit. aprici loci , m. Cic. (on dit «« Comp;tratif 
Apricior & hoc apricius , £5* au Superlatif. Apricilli- 
mus , a , um. ) Colicm. * Advcrsus rempeihtcs oh à 
cempcftace tutus locus S: protedus ou defcr.iùs , a, um. 
( on dit Tutior & hoc tutius , £? <fa Superlatif Tutif- 
limus , a , um. ) 
Abri , [ Fotcr les -vaijfeaux , où ils font à couvert des 
■vents îr des tempeftes. ] Scacio cutiilima , génit. ftatio- 
nis tutillimx' , f. Potcus tutilumus , if-v-iV. portas tutif- 
limi , malc. Angûlus tutus à tempcftate. Virg. df. 
Un homme qui aitne d'itre À ir.lri. Apricus homo. Perf. 
On les met d.w.s des lieux qui font plus à l'.ib/i. Locis 

apricioribus deponuuvur. Co!!:;n. 
'Ejlre à l'.ibri. Apricari , ( aprlcor , apricaris , apiicatus 

fum. ) dcp. Coït!.?/. 
Sréchnujfer à l'abri. Apricatione cMkfcere. Cic. 
Ayant rencontré un aU--i , // s'y mit à couvert (y s'y ca- 
rh.t avec f)} fiottc.^ngulum quemdam tutum à tempei- 
tate nadus , cum clafle f-t loiigiùs à profpedu remô- 
vit. Ci''. 

«//; e(l k l'iibri des coups. Ad idus tcdus. Liv. 
AsRi fc dit li'Turjmcnt pour Un lieu de fttsrcté. Portus , 
. génit. portus , m. Rcccprus , génit. receptûs , m. Pcr- 

fagium , ii , n. Cic. 
Il vit en repcs à l'^hri de fin armée. In exercitûs prxfi- 

dio , ou tcdus cxcrcitùs prariidio , acquicfcit. Cicer. 
Se mettre à l'abri de la calomnie ou l'éluder par des con- 
tes agréables. Fiftis jocis eluûcre calumniam. Th&d. 
Soit amitié rr^e doit fervir d'abri (s" de confilaticn dans la 
mauvaife fortune. Perfugium ac iolatium adverlis ejus 
amicitia miiii prxbcrc dchct. Cicer. 
T:ifchcr,s de nous mettre à l'alri de la pauvreté en tra- 
vaillant chacun de noflre cofté. Paupcrtatcm noftram 
priv.-.t;G CjUxftiLus tcntemus expellere. Tetr. 
ABRICOT , liibft. mafc. [ Fruit à noyau fort agréable au 
goLt. ] Prunum Ar.Ticnium oit Armeniacum , génit. 
pruni Anr.eniaci ou Armcnii , neuf. Vlin. Col. 
ABRICOTIER , fubft. iv.afc. [ Arbre /jui porte des abri- 
cots.'} Malus Armeniaca , génit. jnali Armeniaca; , f. 
Prunus Armcnia ou Armeniaca , génit. pruni Arm.c- 
nia: ou Ariix-niacaf , f. 
ABROGATION , lubft. f. [ Action par laquelle on abroge, 
£7 on détruit une loy ou une couftutne. ] Abro^acio, 
génit. abrogationis , f. Cic. 
ABROGE , m. Abrogée , f. adjcd. & part. paif. du 

veibe Abroger. 
ABROGER , V. ait. [ Cajfer , annuller , mettre hors d'u- 
fage. ] Abiogarc , ( abrôgo , abtôgas , àbrogavi, 
abrogatum. ) on dit Icgem mieux que Icgi. Cic. "Liv. 
L"ABRUZ20 , [ Pats Au Royaume de Naples fur le "olphe 
de Venifi. ] Aprutiura , génit. Aprutii , n. Cic, 



A B R ij 

Il ei divilii en cîtc:i«iir Se ultiiieut. Le pais Jcs Anciens Sïinni- 

tes n'eft qu'une partie de l'Abrutzo. 
ABRUTIR , V. ait. [ RcJre brute £?* béie. ] Brutum , ac 
ftupidum rcddcrc. 
So-t efpnc était Ji abruti. Taiita torpcdo iuvaferat cjus 

animum. Tacit. 
Le vin l'a abruti. Scupct nimio viuo. Ovid. 
s'yVsRUTiR , [ Devenir fimblable à une btfle brute. ] 
Obbrutelcete , ( obbrutelco , obbrutclcis , obbrutui , 
fans fupin.)i\. L«f;7. Hcbctcm a;qui; ac pecus fieri. 
( hebes , génit. hebctis. adjed. ) 
Les efprits foibles s'i'.hiutijfcnt dans il filitude. Debïics 
animi foIltudiuL' lubïtcunt. 
ABRUTISSEMENT , (iiLft. m. [ eflat de celui q„i vie 
comme une beflc. ] cominc ;/ ejl tombé dans un gr.u,d 
ahrutijfemoit. Hebes ac brucus £icl;us eft. 
ABSCiiS , voyez. AbcÉs. 

ABSENCE , fubit. f. o» prononce abfancc , [ Retr.iite , 
élcigiument de la préfenct des autres.'] Ablèntia , génit. 
abfcntix , f. Cic. 
UneUngue Q- continuelle abfince.Lo-Aga Sc continua ?.\»- 

fcutia. Ta:it. 
le r.e puis foufrir vôtre abfence. Tui defidcrium for: 

non pollum Cic. 
En nôtre abfence. Nobis abfcntibus eu. abfente nobiî. 
Plant. Ter. 
Cenc dernieiecor>(1iuaicnL.-iline eft contre les règles ordinaifes 
de la Graniniaire ; on s'en peut toutefois Icivir ; & c'eft lans 
doute une façon élégante & figurce . puis qu'on U trouve «lan» 
Plante , ^c dans Terente , dans Varron^ dans Catulle & dans 
plulîcurs autres Auieurs du bon fiecie. 
Absence <i"£/^Wf , ^égarement d'efprit ^ quand l'efprit 
finge à toute autre chofe , qu'à celle qu'il faut. ] Ani- 
mi evagatio , génit. animi evagationis , t plin. 
il a desabfencis d'efpnt. 'Vagatur illius animas. Cic. 
Evagatut. Quint. 
AôSENT , m. Absente , f. adj. on prononce s.hÇiM.. [qui 
ejl éloigné de ta préfincc du autres. ) Abfens , génie. 
abfentis. ad)eâ:. 
Zftre abfint. Abclle , ( abfum , abcs , abfui. ) Cir. 
On donne à ce Verbe l'.Abladf oe la chofe ou de la pcrfcr.ne dori 
en ell abfent , fans preporuion ; ou avec a ou ab. Car on dit 
ihejfe domtf, urle ; ou ab do;n-; .kurhe. Mais on trouve toùjoutt 
la prcpofn ion avec les perionncs. 
s'ABSENTER , 'S', neut. on prononce s'abfantcr. [ s'é- 
loigner , fe retirer de la préfence d'un autre. ] Abfen- 
tari , ( abfentoj. ) palT. Par. Difcedere , ( difcêdo , 
difcedis , difceili , diK-eirum. ) neut. Cicer. Abclle, (ab- 
fum , abes , abfui. ) cic. voyez Absent. 
AESES , voyez. AbcÉs. 

ABSINTHE , fubft. féminin , [ filon Malherbe ; £r 
toujours mafculin félon l-'augeias. J Ablinthium , gé- 
nit. abfintliii , ru Plin. 
fin d'ahfint'ue. 'Vinu.-n abfînthftes , gé>M. vini abfiu- 
thîta: , n. Plin. Vinum fadum c-c abliiithio. Celum. 
[ Quoi mi'.4bfi>i:h!iis foit de MjfcuUn , on le |Oint elégai.micr.t 

rvec leSublfantif. Neutre rii-ri/j ] 
ABSOLU , m. Absoluc , f. [ entier. ] Summus , a , um. 
Pouvoir abjolu. Summa poteftas , génit. Cummx potef- 
tatis , £ 
// avcit un pouvoir abflu C^ fans bornes. Summa in im- 
perio erat. Summo cum imperio ou fummà cum po- 
teftate erat. Cic. 
On luy donna un commandement abfo'u fur toutes Itt 
troupes. IIli fumma imperii tradita eft. Cornel-Sep. 
Absolu , [ Impérieux qui veut être obet fans aucune ré- 
fijlance , qui veut tout ce qu'il veut. ] Imperiofus , 
imperiofa , imperiofum. Cic. 
ABSOLUMENT , adv. [ Souverainement, j Summo cuia 
imperio. Cic Pro imperio. Ter. 
Il comni.vndt {ilfolutiK.nt d.ws la 'ville , ou , avec ii;i poii- 

B iij 



14 A B S 

'voir .ihfûlii. Cum iummo iiiipcrio c-ft In iirbe.Ciir. Sum- 
mani imperii in ur'oe tenet. Ce/ 
Absolument, { entièrement, fo«f-^-/«if.] Plane. Prorsùs. 

Ornninù. adv. C/V. 
■ Il le nie ahfolumcnt. Plaiiè & omnino ncgat. Prascisè nc- 

ga:. Pcnicgat. Ctr. Ter. 
Absolument , ou ginéntlement p.îrlant. Abfolacè. adv. 

^ut. ad Haeii. 
Absolument , [ i^écejftiremeat , anner.écelfité ahfclu'é. ] 

NecefTario. Striftè. Diftridë. adv. Cic. T-iin. 
ABSOLUTION , fiibit. i. [ aciion p.rr lucmelle on abfiur 
£? l'm décharge quelqu'un d'un crime. 1 khîo\ux\o,^é,iu. 
al.folutionis , f. Cic. Culps liberatio ,génit. libcracio- 
nis , f. cic. 
Aifolution de cri/ne de leze Mtjefié. Abfolutio Majeiia- 
tis. Cic. ( on foiis-enterid crimine. ) 
ABSOLUTOIRE , adj. m. & f. [ >ij['i porte l'ahfolution. ] 

Abfolutorius , ablolatoria , ab:oiutcriam. SMet. 
ABSORBÉ , r.\. Absorbée , f. part. paiF. & adj. Voye::. 

Absorber. 
ABSORBER , V. aft. [ engloutir , avtler tout , ou une 
partie. ] Abforberc , ( ablbibto , abforbcs , abfoibtii , 
abforptum. ) Abfumerc. Conlumere , ( sumo , sûmis , 
fiimfi , fumtiim. ) ad:, ace. Cic. 
Quelciues Grammairiens, S: entre si;t;c3 Jean Defpautere , veu 
lent que Scrbeo ait aufli forff. au prct^rit ; mais lî l'on a dit au 
titiois forffi il venoit de Sorlo , fori-Ji : auifi Probe parlant de: 
Verbes en ho dit que Jorpfi eft un l-arbarifine ; & Capet fou 
tient mefnat que l'on ne doit pas dire 5oi!'o, mais Scrie^i ; ni 
farpfi, mais/ori.vi , ajoutant que l'on ne doit pas fliivre Lutain, 
quia dit ahpirffit pour abjOib.iie , Vcllenis Longus cond !ir.ne 
encore f'rjifii , comme un mot ttes-tloigné de l'ancienne pure- 
té Romaine , il nous voyons que Cict-rou ne le leit que d'^û- 
foibtii:. Le fiipin So f-um fe trouve aulîi dans cet Auicur , 
<(Uoi qu'il femble qu'on ait dit autrefois /VlJfB» 
Sts débauches ahforhcnt tout fon iicj.Illius comefliitiones 

absiîmunt divlcias. PUut. 
te féal intérefl qu'il falloit payer nux pxrtifxrs abforha 
tant le re-venti de l'Année fiiivurjte. Piiblicani , uti in 
forte fccciaiit , infequeiuis annl vciîigal abfujnfe- 
runt. C&f. 
La voix eft ahf.roée ù.ïiis les lieux voulez. Vox vani-Tcit 
oK fran^inir eu fupprimitar loeis cameratis. P'itr. 
ABSOUDRE , V. adl. [ décharger quelqu'un r?tm crime. ] 
Sûlv;re..'\bfoIvere,i,folvo,folvis,folvi,lbliîtiiiT;.)acl:. ace. 
Tous ces Verbes prennent un accnlatif àe la ptribnne & un abla- 
tif de la cliofe lans prépolîtiLn vu avec la picpoùtion .i & .it , 
ou de : ils prennent un ablatif des mots les plus généraux , 
comme if , aaione , px.à, ci.lf.i , cnmui , qui efl toùou'.s 
gouverné d'une prepoliiioo fous-enterduë ; ouïbien fuppofart 
raefme quelqu'un de ces ablatifs Us prennent un autre nom 
au génitif , qui en fera gouvrné. Ainli'ou dit .Âbjdzeve crit^à- 
ais & Mfol-yere mfrabitutis ou crirmue /mipmbitatis , abloudre ^e 
méchanceté. 
uîbfoudre auelqu'un de fouheon dé s'être 'voulu faire roy . 

Aliquem fufpiciane icgiii abfolvcrc. Liv. 
Abfo::dre quelqu'un à, par & à plein. Copiosè aliqucrn 

abfolvcre. Cic. 
Abfoudre quelqu'un de démence. Aliquem crimine com- 

môta; mentis abfolverc. Hor. 
Il a'été abfous tout d'une voix. Omnibus fcntcntiis fuit 

abfolûtus. cic. 
Se faire abfoudre de ce qu'on nous impute. Se judivio ali- 

q.uo abfoivere. Cic 
jibfoudre quelqu'un d'une accufation intentée par un au- 
tre. Quempiam altcri abiblverc. Cic. 
ABSOUS , m. Absoute , f. part, palT. & adj. [ efran- 
chi, délivré d'un crime. ] AbfoliTcus , abfolûta , abib- 
ICïtum. Liberatus , a , \im.Cic. * D'un crime j crimine 
à i'.'.hlatif. 
ABSOUTE , fubft. f. [ Cérémonie C bénédifiion, quife 
l'ait la femaine S.-rinte p<tr les Evéques , t? le jour de 



A B S 
Pâques par les Curez , pour donner ahfohnion des fi- 
chez, commit pendant le Carême , fuppofant la Ccn- 
fjÏÏcn Sacrar,itntalii . Sokmnis abfoiutio , génit. fo- 
lemnis abfolutionis , f. 
T.tire l'abfuute. Soleinncm abfolutioncm impettiri , 
( impcrtior , impertiris , impertitus lum. ) Dcp. 

S'ABSTENIR de , V. neut. [ Se tenir , s'empêcher , fe 
reter.ir de faire wie chofe. ] Re ou à re aliqila abfti- 
ncre , ( abilinco , abftïnes , abftinui, abfteutum. ) n. 
Cic. Se abflinere ab aliqiiâ re. acV. Cic. 

S'il fuit ap'ès ce Verbe un infinitif François , on l'exprime 

fort élégamment p^r un Subfianiif qui le met à l'ablatif far.s 

prcpofition ou .-iv'ec la prjpolition i ou ab. Comme s'.wjlenir 

de manger , Abllineie cibo , ou fe abf incre à cibo. 

S'iihftentr de prendre le bien d'autruy. Manum abftincrc 

alicno ou ab alieno. Citt. Cic. 
S'abftenir de voler & de convoiter le bien d'autruy. 

Manus à furto & oculos ab alienis abftinere. Cic. 
S' étant abftcnu de m:mgcr pendant dtux jours , la fièvre 
le quitta tout d'un coup. Ciim biduum cibo fe ab/îi- 
nuiflct , fubïto febris dccclïït. Cic. 
S'.'.bftenir de fe mettre en colère. Abftinere itarjm. Hcr. 
Iram tenere.Cic* De rire. , rifum tenere s;< contincrc. 
Cicer. *' Défaire un crime , abftinere animum à fcele- 
re. Cic. 
S'abftenir de fe deshonnorer ou de faire quelque chofe hcn- 

teufe. Abftinere fe fe dedecôre. Cic. 
Fourvcu qu'ils s'ahftienncnt de me porter envie. Dur.i 

mihi abftincant inviderc. Fh.zd. 
S'abftenir de parler. Imperare filentiuiTi f bi. ?/;.-;. 
S'abftenir de parler d'une chofe. Abftinere fèrmonem de 

re aliqu.l. Plaut. 
S'abftenir de paraître en ptihlic. Abftinere publico. Suc*. 
* De fonger aux araires. Abftinere à ncgotiis. Ceif. 
Urbanis rébus fe abftinere. Tlaut. 

ABSTERGER , V. aft. [ Vurger , nettoyer une playe , 
Sec. ] On'dit mieux. DETERGER.Abftergere, ( abftcrgo, 
abftcrgis , abfterlî , abftcnum. ) au. ace. IS" le fimple 
Tcrgere. Tlin. 

[ C'eft un ternie de Chirurgie ] 

ABSTERSIF , m. Abstersive , f. t"" mieux DÉTER- 
SIF, m. DÉtersive , f. adjeft. Sraegmaticus ou Smec- 
tïciis , a , um. Flin. Abftergcndi vim liabens , Voyez, 
détersif. 

ABSTINENCE, fobrt. f. on prononce abftinance. [ Tem- 
pérance dans le boire tsf dans le manger. J Ablri- 
ncntia , génit. abftinentia» , f. Diïta , gér.it. à.ïx\.x , 
f. Cic. 
Apf-aii'fr la févre par l'abftinence oxi en faifanS diette. 
Fcbrcm cibi abftinentiâ mitigare. Siuint. 

Un Jour D'abstinence , [.jour dans lectuel il n' eft pas 
permis de manger de la viande. ] Garnis abftmentia. 
Dies m quo non liccc efTe carnes. 

ABSTINENT , m. Abstinente , f adj. ( on prononce l't 
comme un a., 3.h>\in3.m. ') tempéra-ut à l'égxrti du boire 
C--' du manger , er des autres plaiftrs de la vie. ] Abftï- 
ncns , génit. abftinentis , omn. gen. Tempërans^e»!/. 
temperantis , omn. gen. 

On dit au Coinparaiif ./ïfj/îiawîior é" boc eljiifituiius ;Temperan. 

t'urà- lioc toniir^ii'ms : 8c au Superlatif Mfti>:entijfii:i.is , Ttm- 

ferizntitjiinus , a , um. Cic. Et l'on joint avec tous ces adjedits 

le Gcnjtif ou l'-iblatif 

Sjii eft fort ahftinent dans les plaiftrs de la chair, 

Auftinendllimus rc-bus vcnercis. Colum. 
Slui s'abftiem de prendre le bien a'autruy. Alieni abfti- 
nentilfimus. Cic. 

ABSTRACTION . fubft. f. Idétachemem quife fait par 
l'efprit de tous les accidcns on circoTiftances qui peu- 
vent accompagtier quelque eftre , pour le conftdérer iike- 
mcnt , £? dépouillé de toutes fss circonftances. ] Abf- 



A B O 

ciifio , s'i't- abfcinioiiis , f. Prieclfio , géntt. prxcUio- • 
ni-S , t. Cic. 
ATTRACTION H-efprir , [ lorfiiue l'efprit fivge a toute 
.vitre chofe , CT n'fft point attentif à ce qutl fa-.t, »i ; 
à ce tjuii dit. Animi cvagatio , génit. aninii evaga 
tionis , f. Miuimc attentus aninius, ^î.-j/.'. minime at- ; 
tenti animi , m. C»c 
ABSTRAIRE , V. acV. [ faire abflraciir) oh frîcifion de 
tous les neciiiens d'une fnbfianee , l'en dépoiiilier. ] 
Ablhahcre , ( abftraho , abllraliis , abftraxi , abflra- 
dum. ) Sciiararc , ( feparo , fepâras , feparavi , fcp.ira- 
tum. ) aùt. ace. C:r.. 
ABSTRAIT , m. Abstraite , f. part. & adjed. [ déta- 
cné ou qnifn^e à autre chofe. ] Abîlrictus , abHiadta, 
alîhailam. Cic. 
Il a l'efbrit ahjlrait. C'efi u» homme ithf:r.-.it. Homo 
vae;! & abftrac^i ani.iù. Cic. 
AF.STRUS , m. Abstruse, f. vieux mot , [ qui cjl curhç 
tf' inconnu au commun des hommes. ] Abftrijfus , .ib!- 
triifa , abrtrûfum ; ( 5/^/ /rïîf a!i compiir.Mf khf^mixoï 
&. hoc abftrulius , &" «« SuferUtif. ablhufiliimus , a , 
uni. ) Cic. 
ABSURDE , adj. m. 5c f. [ qui the^Ht le fns commun , 
qui 'n'a point de convenn/ice ni de rapport. AbditHus. 
Absônus. Incprns , a , ura. Ahhorrcns , génit. abhor- 
rer.-is , omn. gcn. Cic. 
Au Comparatif Alfuri-or (J- h;c a'tfurfiius * LiCj'itifr é" hK >»»[- ' 
liai , au Supecl<!tif Jihfurdi(]'in:U! tKeftiJpnais , c , ««-'. 
Vn efprit abfurde. Àbfurdum ingeiniuii. Tncit. 
ABSURDEMÉNT aiv. [ d'une r.iAniere abfurde. ] Ab- 
furde , adv. Cic. ( au Compan^rif ahCuiàni-^. ) 
ABSURDITÉ , fubft. f. ( Ineptie. ] Ineptia , jénit. inep- 
tiac , f. ou ineptie , génit. incptiavum , f. plur. Tir. 
* Uite aS'ion abfurds , abfiirdc faclum , génit. abfiir- 
dè faifli , neut. Cic, * Une parole ahftrde. , abfurdè di- 
fcum. * l Le mot abfurdiras n'ef point Latin. ] 
. Jly a en cela de l'abfurdiié. l!!ud ell ablurdum ou ab- 
furde factum. Cic. 
■ il n'y a toi,it d'alfurditez , dont un Vhilcfcfhe ne fait c^.- 
pà'ble. Nihi! tani abfurdè dici potcil , quod non aicatur 
à rlliiofopliO. cic. 
AEUS , fubit. ni. [ dér'-gltrr.er.t , ce qui fe fait contre h 
bon ordre (s^ la raifon. ] Abïïfus , ^f»?/?. abusûs , ni. 
Cic. Abufio , génit. abufionis , f. S^int. Error , génit. 
crrôris , m. Tttr. 
Il a commis de tres-gr.znds abus dans fon gouvernement . 
Intempcrantcr & perverse mvuiere publico in fuâ pro- 
vinciâ abafus eft. Cic. 
llpa-leen homme fçav.tat des id>us qui fe fort gUJfez. 
dans 1.1 Religion. De Ri'rionis erroribas injrcniosc lo- 
aaitur. Petr. 
Aljs [tromperie. ] Fallacia. Corruptcla , x , fcm. Cic. 
Fraas , génit. fr.audis , f. Cic. 
Il fe ccnmcT Lien des abus dats l,i m.^rch.indife. In nier- 
catûra facienda multx faiïacia; & quafi pra'lligiar exer- 
ccntur. 
Les abus quife pratiquent en juflice. Judiciorum cor- 

ruprëlx , génit. arum , f. plur. Cic. 
Abus , [ inutilité , peine pedue. ] Fruflratio. Ludilîcatio, 
onis , f. Cic. 
C'eft u;i abus que de labourer Kr,e terre feche. Fruflratio 

arare terrara ficcam. Var. 
ArriL comme d'abus. Voyez Arpîi. 
ABUSîIR de. V. aft. [ V.iire un mauvais ufa^e d'ur.e cho- 
f:. ] Re aliquâ abâci , ( abiîtor , abutcris , abuilis 
fum. ) dcp. Cic. 
On abufe d'ordinaire de Ix ftncer'fé des perfonnes pour les 
firdre. Soltt agi finceritas ad perniciem. Phid. 
Il a dbufi de ma facilité fans «ucnrte mefure. Mcâ 



ABU ty 

facilitatc imniodcratc abufus cfl. de. 
Abufcr pour fon profit d'un nom d'une perfonne. Abîîti 

nominc alicno ad fuos quiltus. Cic. 
Abuser, [ Tri't^'per , fédiiire fous quelque efperance . ] 
Frulharc , ( frulhôi, fniftraç , fruftravi , fruftratum. .•) 
S.Ù.. ace. Fallerc , { iiJ.lo , fallis , fefelli , falfum. 1 f.A. 
ace. Cr.f. Cic. * Fiicurr. faccrc , ( facio , facis , ftii , 
faâ-ijm. ) tlGi. datif. Fiulhatioacni date , C do , das , 
d;di , datum. ) as'A. datif. 
Ahiifr d'tne perfonne. Fruftrationem injicere in ali, 
(]i.i;m. riant. 
Abtifer d'une file. LudiScari virgincni. Vlaut. 
Or, a abttfé de -.r.a femme en mon ahfims. Pudicitia: 
nxoris mea: additum eft viiium me abicatc. Ufard 
capta cft uxoris mei hk abfente. Fiant. 
s'Abussr , [ Ss tromper. ] Fâlli , ( fallor , falleris , fal- 
fus fum. )pair. Eriare , ( crrp , cnas , erravi, erratuin.) 
neut. Cic. Ter. 
Vous vous efss ab-ufé. Falfus es , Falfus anLini es. Ter. 

Errafli. Cic. 
Je me fuis ahufé de cent écus en eoHipta;it. Subducendo 
t -tionesin errorc ccntum numûm ( *«w nummoium.) 
vcrfatus fum. Cic. 
Tenez. c!:e je m'ahufs en cela. Fac in hoc errare me. 
Ctcer. 
AdUSEUR , fubft. mafc. Voyez. Sfducteur. 
ABUSIF , m. Abusive , f. adj. [ Oii il y a, de l'abus. ] 

Ir.ordinatus. Fcrvcrfus, a, um. Clç. 
ABUSIVEMENT , adv. [ D'«.m manisre abufive. ] L-.ot- 

dinatè. Perverse, adv. Cic. 
ABYDE , eu Abydos , [ Ancienne ville fur l'Hellefpcnt , 
aujourd'huy if Détroit de Gallipoli & Bras de S. Gtir- 
f f. j Abydos , génit. Abvdi , f. Ovid. Abydum , génit , 
Abydi , n. Plin. 
S>ui eft d'Abydc. Ab%-denus , a , um. 
ABYSME , fubil. mafc. on prononce Ash;t. [ Goufre pro- 
fû id oii l'on fi perd , C~ d'oit l'on ne jjcut fcrrtir. J 
Abyflus , génit. abvifi , t. [ Mot qui m fe trouve que 
dans les Auteurs Ecclcfi'.fiiques. ] * B.'.rathrum , génit. 
baratbri > neut. Vor.îgo , génit. rcragiais, 1. * Gurges, 
génit. guri^ïtis , m. Cic. 
Abys.me fe dit abfoiunient des Enfers. AbyiTus [ dans les 
A-itcurs Lcchfiaftiques. ] Inferna , génit. infcrnorum , 
( on fçHS-entend loca. ) u. plur. Infërt , génit. infcro- 
rum, , m. plur. Koj'fz.ENîER. 
On dit au figuré , C'efl un ahyfpe de biens , pour dé- 
peindre un homme qui mange er dijfpe le bien. -Patri- 
monii barathrum , i , 11. Hoc. Vorago patrimomi, gé"». 
voraginis , f. Gurges & vorago patrimonii , Ctcer. 
* Charybdis bonoruin , génit. CKarybdis , f. Sytcis pi- 
trimonii , génit. Syrtis , f. Cic. 
Ces deux dcrn.eres exp.elîlo.ns Latines font figurces , Cicéron 
lailam alhilîjn aux Jeux endroits de l.i n.cc oe Sicile qui 
font pleins de rochers , oii les vaifieaux font fonvent n:u- 
frage , dont lei Poètes nous racoiucnt c'es choies f^buleu- 
fes , qu'on peut voir dans mon uiftio::iiaiie des Ami» 
quitez. 
C'cfl un ab)fi>te de fcience. Omnis doéltinx ac fcientiaf 

thefiurus altifTtmus. Cic. 
.Abvsme fe dit encore en Morale des chofes où la connoif- 
fance fe perd lors qu'on les veut approfondir : comme 
dans cette expreflîon , Les jugemens de Dieu font du 
a'yyfmes qu'on ne peut fonder , ni pénétrer. Judicia Dci 
funt incomprc'henfîbilia. â;«i?;/. Judicia Déifiait ita 
r:condïta , ut cjuis iila fc^tari nullatènus poliit. 
Cicer. 
Abys.me de maux (s" de malheurs. Maloram immcnfa ali- 
qua vora;:;;o aut gurges. * ( Ciceron a dit Vorago & 
gurges vitionim. ) 
AsysMï , k dit auir; de ces dé'^^nfu exccffiv-s , dent m 



Iff A B Y 

r.t frut j;:rtr /ivei certituc'e. Comme c'cft t:;i filyfmc 
rue A'entrttnàr des armées fur mer. Impendent infini- 
ti fcmtus m clafl'tm. Cic. Ingénies eu profundx im- 
penfx abcunt in rem maritimam. 

On dit proverbialement Un ahyfme en attire un autre. 
Malum ex alio. Ter. Abyfl'us Abyllum invocat dans 
le limage de l'Ecriture. 

ABYSMIÉ , m. Abïsmbï , f. part. pafl". & adjeâ:. Voyez. 

>tBYSMER , V. aft. on prononce Abîmer. [ Submerger , 
i?nyer. ] Mcrfare dam Hcrace. Mergere , Submergere , 
Demergere , ( mergo , mcrgis , merfi , merfum. ) 
Aoiiis 'obruere , obriio , obruis , obrui , obiùtum. ) 
ait. ace. Cic. Sic. 

MUant far h fnjs des Léontins , CT efla;-.t defccr-di* 
dans le jlen-ve four faire boire fn chezal , il s'a- 
bifma er ne parut plus. Cùm pcr agrum Leontimim 
ircr faceret , atque cquum immiriflct in flumen , lub- 
inerfus equus vor.iglnibus non ext;tit. Cic. 
Cette l'ille a eflé ahyfmée dans Les eaux. Hxc uibs ab 
aquis fuit devorata. Virr. 
Abysmir fe dit fîgurémsnt en Morale pour Accabler 
quelqu'un de malheurs , tTc Mergere ou demergere ou 
fiibmergere ou obtuere alicucm inalis. Cic. 
Abyfmer quelqu'un , le perdre entièrement. Fundïtùs ali- 
qucm obruere ou pefrumd.ue. 

C'efi un homme ahyfmé ou perdu fans reffource. Abfum- 
ptus eft riant. Periit fundkiis. 
Abysmer quelqu'un , le défoiiiller de tous fes biens. Ever- 
tere aliqucm bonis & fortunis omnibus. Cic. 
Le jeu l' a'jyfmera. Eum perdct c;? dilperdet aléa. 
Il eft ahyfmé ou noyé de dettes. Opprefùis ou demerfus ou 

obrùtus a:re alieno. Cic. 
Vne famille abyfmée , qui ne fe relèvera jamais. Domus 

deiiierfa exitio. Uor. 
Il s'eft abyfmé dans la profperiti. Mcrfiis efl rébus fe- 

cundis. Liv. 
Sabyfr,7er de douleur , ou d'ins la douleur. Dolore op- 

prïnii. Cic. 
Il abyfma , s'il faut ainfi dire ,' dans ce feftin toute la 
fflendeur Vf toute l'opulence Romaine. Exinanivit illo 
couvivio , ut ita dicam , & exhaulit fplendorem & 
cpulcntiam Pvomanam. 
S'Abysmer dei:ant Dieu , l fe conftderer comme un néant 
enfafréf.nce. ] Exinanire fe coram Deo. Nihil homi- 
nem fi facere ou habere corani Deo. 
f Cette dei-iiere exprelTicn eft ptefque toute de Flaute. 1 
ACABIT , fubft. mafc. [ Bonne ou mauvaife qualité des 
fruits , ] Indôles ygénit. indôlis , f NatSra , génit.na- 
tûra; , f. Li-v. Plin. 
ACACIA', fub. mafc. [ Arbre de haute futaje y qui porte 
de grands bouquets de fleurs blanches au printemps. ] 
Acacia , génit. Acacix , f. Tlin. 
IChCïL , fubft. f. [ Plante qui fleurit jaune , p" qui eft 
d'une odeur trés-douce O' tres-agréable.'\ Acacia gémi. 
acacia: , f Petr. ( ex quà fit unguentum quo faciès 
pingitur , ut fpeciofvor videatur. ) 
J Les Anciens failoicnt avec cette plante des parfums & du 

fatl.l 
ACADEMICIEN , f m. [ Slui eft de l'Académie. ] Ac&- 

demicus , génit. Academici , m. 
Ies Académiciens, [ Philofophes anciens , dont plato» 
eftoitchefdefeae.} Aczàemïci, génit . Academicoium, 
m. plur. Cic. » 

ACADÉMIE , fubft. f. Acadcmia , génit. Academia; , f. 

Cic. Gymnafium , génit. gymnafii , n. Cic. 
r Ceftoh prOjremem uo lieu jniblic planté d'aibres à Athè- 
nes, ;infi nommé d'.m certsin Academe , qui k donna. 
C'eft là que nacjuit autrefois rlaton , Se où il enfeigna 
<à philofophie , dVu vient i]uc l'Acaicniie cii ptife pour la 



A C A 

Çtài de riïtor. Ce mot s'efl étendu dans la fuite pont fîjni- 

ficr tout Lieu li'exeràce , Vnit'erfiic , ^catJémie. 
Académie , Où l'on apprend à monter à cheval. ] Eque- 

ftris Academia , f. Ephcblum , génit. cphebii , n. Fitr. 

^ 0« l'on apprend à faire des arncs. Pala:ftra , a; , f . 
Académie de jeu , [ où l'on s'i^fflmlle pour joiier. ] Aca- 
demia luforia ou alearoria , a; , f. Alcatorium forum, 

génit. alcatorii fori , n. Suet. 
Académie Francoife. Academia GallLca. 
Académie des Sciences. Academia Scicntlarum. 
Académie (/ei Peintres. Piftorum Academia. 
ACADÉMIQUE , adj. [ giui appartient à l'Académie. ] 

Acadcm.icus , a , um. Cic. 
ACADhMIQUEMENT , adv. [ Selor, l' Acadéinie. ] Mo- 
re Academico. Ut fcicnt Academici. 
ACADEMISTE , fubft. m. [ Sui apprend à monter à 

cheval. ] Qui equeftrcm difciplinam fequitur. Cicer. 

'f gltti aplrtnd À faire des armes. Pilxilmdi , x, m. 

Cicer. 
ACANTHE j fubft. f. [ Plmte qu'on appelle autrement 

Branche-urfine ou Vatte-d'oun. ] Acanthus , génit. 

acanthi , m. Plin. 
[ La feuille de tefe plante feit dV-rueraent en Aichiteûux au 

cliapitcau des colomnes. ] 
d'AcANTHE. Acanthïnus , a , uni. Plin. 
ACARIASTRE , adj. m. & f. ou prononce Acari.Ître. 

[ Slui eft d'une humeur aigre is" criarde. ] Acer , acris , 

acre. Accrbus , acerba , acerbum. Cic. Terent. 
[ On dit LU Compiratif .^crior (^ hoc aaius : Actnbior Z^ hae 

(tcerbirts Et au Superlatif AcerYir,ius , & ^c:i-bijjiwîts , a ur/i. ~\ 
AC^RNANIE , [ Pais de l'ancienne Province a'Epire 

ou de l'Achaie. ] Acarnania , génit. Acarnania: , 

f. Plin. 
L'on appelle aujourd'huy ce Fais C.ivmU Se Defpot.tto. 
ACARNANIENS , [ Peuples de l'Acarnanie. ] Acar- 

nânes , génit. Acarnânum , m. plur. Ovid. Cornel- 

Nep. 
( Ces peuples eCoient ttés-voluptueux. Les Poètes ont donne 

le nom d'Ai.ir>iiia au iîeuve Ache'.oiis , & au mont Pindus } 
ACCAELÉ , m. Accablée , f. part. palf. & adjeft. Pref- 

fus. Opprelfus Obrutus , a , um. Cic. Sec. 
On dit au figure Accablé de douleurs par tout le corps. 

Totius corporis doloribus opprelfus. Cic. Confedus 

cruciatu maximorum dolorum. Cic. 
Accablé de fcmmeil. Gravi Ibmno opprelTus. Liv. 

"*• D'affaires. Magnitiidine ou mole negotionim obrù- 
tus. Cic.'*' De foins. Confedus curis.C/c. ^ De dettes. 

Aire alieno oppreflus. Demerfus a;rc alieno. Cic. 

Liv. 
Ce font des mots accablez, fus la rouille des années , CP* 

fous les ruines de l'Antiquité. Nunc fitus informis & 

defcrta vctnftas prcmit illa vocabula. Picr. 
ACCABLEMENT . fubft. mafc. Oppreffio , génit. op- 

preifionis , f. Cic. 
Je fens un grand accablement dam tous mes membres. 

Torpent milii membra. Horat. Nullus yigor ineft' 

membris. Horat. .^Vires mihi languent in corpore. 

Ovid. 
Accablement , [ Dans le figuré. ] Oppreftlo , onis , f. 

Cicer. 
L'accablement des Loix C de la liberté. LCgum & li- 

berfatis opprelfio. Cic. 
Nous foimnes dans un fi grand accablement d'affaires , 

qu'il faut eftre fou pour efpérer quelque foul.igement. 

Tôt tantifque rébus urgcmur ou prcmimur , ut nul- 

lam ailevationem quifquam non ftultilfimus fperare 

debeat. Cic. 
il eft dans un tel accablement de trifteffe , qu'il n'eft ca- 
pable d'aucune confolation. Tanto in mocrore jacet , m 

ab illo recrcari nullo modo poftit. Cic. 

Accablement 



A C C 
AccABiîMïNT l'.e'vifitcs. Molclla & importuna falut.in- 

tiuni trcquentia , x , f, 
ACCABLER , V. aft. [ r.iire tomber fine chofe fefitnle 
fur ime autre , qui l'oblige à fnccomber fous fnn foids. ] 
Oppvimcrc , ( oppiïmo , oppiïmis , oppiclli , opprcf- 
funi. ) Olirucrc , ( obruo , obiuis , cbrui , obrùtum. ) 
aiît. ace. C/V. 

J.es autns furent acrublex, fous la ruine de lu fille. Rui- 
na caméra; ca:teios opprclTît. Tbéid. 

Zftre jie.Ablé de terre. Teiri oppiïmi on obnii. Cic. 

Il i'xacc.fblé de coup de bdte;i fur la tcfle. Illius caput 
fullibus implcvit. ï'iaiit. 

Jl faut boire (T manger autant qu'il eft néceffaire four 
réparer les forces , t* non pas f car les accailtr. Tantum 
cibi & potionis adliibcndum cft , ut reficiantur ri- 
tes , non ut,«pprimantur. Cic. 
ACCABLER au ''fii;urc. Ejhe accablé de crimes tr de té- 
moins. Obrui Se oppiïmi criminibus & teftibus. Cic. 

X.e corps accablé des excès du jour précédent , accable en 
ttitfme-temps l'cfprit , ^«i efl un fouffe de la dii-inité. 
CorpiK onuftum hcltcrnis viriis , aniniam ciioque prx- 
grâvat & humi afHigit particulam aura; divins. Hur. 

Il y eut bien des gens à. Rcme accablez, fous les ruines de 
la République. Multi Roma: cum Republica pcrierunt 
ou ertinfti funt o:i iiiterierunt. Cic. 

Bfin- accablé de pawvreré. Aggravari inopià. Z^'v. Pre- 
mi iuopià. Colutn, 

il fe laijfe accabler à la gr.tndcur des ajfa-ires. Obrui 
fe finit masinitudiue negotiorum ou mole nesotio- 
rum. Ciccr. 

accabler quelqu'un de vers fatyriques. Cooperire aîi- 
quem famolîs veriîbus. Hor. * D'affronts. Contumeiiis 
aliquem onerare. Cic. 

Efirc accahlé de foins pour augmenter fin bien. In au- 
gendà re curis obrui. Hor. 

EJiant accablé par le mefme malheur que -jous , je ne me 
foitiens que par te crédit d'autruy. Iple pari fortunâ 
abjcifius , alioram opibus cafus mecs fuftineo. Cicer. 

Pourquoi accahlez-ijous vofire efprit par des deffeins qui 
font au dcffus de la portée des hommes: CJuid xternis 
coniîliis minorem fatïgas animum. Hor. 
s'Accabler, feu\ : oa S'accabler de triflsjfe , de foins. Se 
coniicere. P/»r«.'.Ma?lcfl:iâ ou mœroreo« curis fe ccn- 
ficere , ou confïci an pa/Jif. Cic. 
Accabler, fe dit en bonne part, comme Accabler quel- 
qu'un de biens , de losanges. Bonis , laudibus aliquem 
cumularc ou onerare. Cic. 
S'ACCAGNARDER , V. neut. [ S'accoqtiiner , mener une 
■vie fainéante ^ Ubertiiu. ] Dedere fe dcfldix ac lu\'U- 
ria: , ( dcdo , dedis , dedicfi , deditum. ) ad. Dif- 
fluere inetti otio , ( diffluo , diffluis , di/Huxi , dif- 
fluxum. ) ncut. Cic. 
[ Mot bas en François , dont on fe fert lors qu'une perfonne 
s'att.Tclie au jeu , au vin , aux femmes ; ou qu'elle demeure 
au coin de fon fcu , au lieu de piendie un hoiinefte em- 
rloy. I 
ACCARIASTRE , fVvfsAcARI ASTRE. 

ACCÉLÉRATION , fubft. f. [ A^ton par laqudle on 
avance une affaire , Célérité. 1 .*»cce!eratio , génit. ac- 
celerationis , fem. Cic. Celeritas , ^c'w.'r.celeritatiSj f. 
ci-. Ccleritûdo , génit. celeritudinis , i. l'ar. 

f Le m.ot de Ctléri:é cft rlus d'u .igc ; &■ ceiny A' ÂcciUiati^a ne 
le dit g'i. res qu'au Kn reaa. l'ryex^Ct'l.tKVTi.' . ] 

ACCÉLÉRÉ, rn. AccÉlÉlbe , f. part. paif. & adjedt. 
Voyez Accélérer. 

ACCÉLÉRER , V. au. [ Viligenter , preffir une ajfaire. ] 
Celerare. Accclerarc , ( cclèro , cèleras , celeràvi , cc- 
leratum. ) aft. ?cc. Cic. Properarc , ( propcro , pro- 
pèi-as , proftiavi ,propcratum. ) aâ. ace. Tacit. 

ACCENT de U T.cix , fubft. mafc, pnpronmce Acfanc. 



A C C 17 

[ Prononciation qu'on a contraiiét HMUrellement dans le 
pais, oit l'on efl né. ] Vocis fonus , génit. foni , maTc. 
Vocis fleiiis , génit. flc.xiis, m. Cic. Vocis fle.\io oh iii- 
flcxio , génit. flexionis , f. Sluint. Cic. 
Un tris-mauvais accent. Infiexa ad mifcrabilem fonuni 
vox.C(V. 
Il a l'accent étranger. PcrcgrTnum fonat. Stuil. 
Vouffer des accents funèbres. Funèbres voccs ou fonos 
cmittere. Liv. 

AccLNT , en Grammaire , [ Marque qu'on met fur les fyl- 
labes d'un mot , pour le prononcer d'un ton plus fort oit 
plus foible. ] Acccntus , génit. accentûs , m. Tenot ; 
génit. tenons , m. Siuinr. Vociim moderamencum , 
génit. moJcramcnti , neut. Aul-Gcl. Voculatio, ^e'^f/f.' 
onis. f. t.ib. Nigid. 

[U n'y a que trois Accens ; l'Aigu' , le Gravc\ &: le Circoii- 
fiexe. j 
Accent aigu. Accentus ou ten-or aciîtus. * Accent grave. 
Accentûs gravis. ^ Accent circonflexe. Accentus ilexuî. 
Sluint. Circuraflexus. Marins Victor. 

ACCENTUER les fyllabes V. 3.0c. on prononce Acfantuer , 
[ Les marquer d'un «rct»/'.] Accentum fyllabis apponc- 
rc ou appingere. 

ACCEPTABLE, adjea. m. & f . [ Recevable , qu'on peut 
raifonnablement recevoir. ] Condition acceptable. Jufba 
& xqua conditio , qua; accipi poteft. 

f Mot de ires peu d'ulage. ] 

ACCEPTATION , fubft. f. [ L'aSlion de recevoir & d'a- 
gréer. ] Acceptio , génit. acceptionis , f. Cic. 

[ icctftano ne fe trouve dans aucun bon Auteur. ] 

ACCEPTÉ , m. Acceptée , f. part. Voyez, Accepter. 

ACCEPTER , V. aft. [ Recevoir ou avoir quelque chofe 
agréable. ] Acceptare , ( accepte , acceptas , acccptavi, 
acceptatum. ) Accipere , ( accipio , accïpis , accêpi , 
acceptum. ) aâ:. ace. Gratum aliquid habere. Cicer. 
J'accepte les conditions que vous me propofez.. Accipio 
condipiones à te milii oblâtas. Dcfcendo ad conditio- 
nes .1 te mihi oblâtas. Cic. 
Il eft prcft de tout accepter (y de tout fotiffrir ponr le bien 
public. Ad omnia defcendere paratus eft , acque omr.ia 
pati Reipublicx causa, df. 
Les conditions ne furent point acceptées de part C d'au- 
tre. Conditiones non convenerunt ex utr.îquc parte. 
Cornel-Nep. 

ACCEPTILATION , fubft. f. [ giuitt.ince qu'on donne 
fans rien recevoir , déclarât ion qu'on fait en faveur de 
fon débiteur , p.ir laquelle on le tient quitte de la fom- 
me qu'il nous doit. ] Accccptilatio, génit. acceptilatio- 
nis , f. Utp. 

[Terme de la Jurifprudence Rom.niie. ] 

ACCEPTION, fubft.f.[ ConfiJération , égard qu'an a pour 
quelqu'un. ] Rcfpcûus , génit. rcfpedùs, m. Ratio , 
génit. rationis , f. Difcrïmcn , génit. difcriminis , n. 
Delei^us , génit. deledils , m. Cic. 
Avoir ou faire acception des perfcnnes. Refpectum ha- 
bere adperfonas. Refpicere perfonas.Perfonarum ratio- 
nem & delectum habere. Cic. * ( Le contraire ejî , Ref- 
peifluin habere ad neminem. Nullam habere pcrfona- 
rura rationem .CiffC. N'avoir aucune acception de per- 
fonne. ) 
S.vns faire & fans avoir acception de perfinne. Omni per- 
fonarjm dclettu & difcrimine remôto. Cic. 

ACCÈS , fubft. m. [ Abord, entrée, facilité d'approcher de 
quelqu'un ou de quelque lieu. ] AccelTus .Adïtus, génit. 
ûs , m. Cic. 
Il a accès par tout , il entre G"' eft bien venu p.vr tout. 
O.-nnium aditus tenet. Adïtus eft ipli ad omnes facilis 
& pervuis. cic. 
Donner accès à quelqu'un auprès d'un autre. Dare alicui 
aditum et: acceiTiim ad aliquem. Ci(. Ovid. 

C 



18 A C C 

// a bien de l'.iecés cheK le Frincc. Habet rccepCHtn ad 

gratiam & amicitiam Régis. Cs.f. 
Il efl d'un accès facile , on l'aborde x'ifcment. Faciles adi- 

rus habet. * ( Le contraire eft , Difliciles habsc aditus. 

Cic. Hor. Il efl d'un dijjicils accès. ) 
AccÉs Ce dit en médecine des retours de certaines raaLi- 

dies , qui Jaijfcnt quelques bons intervalles. Accelfus , 

ginit. acceflas , m. ïli». Accefllo , gémt. acccfiioms , 

^' ^^'-^ 
Le temps de l'accès de la Tie-vre eft pajfe. Tempas accei- 

fionis ex toto reccflk on tranlîit. dlf. 
Il n'y a eu qu'jtn accès de fièvre. Febris taatùm fe- 
incl accefTic. Cclf. '^ Il y en a en pL-ifuurs en un 
tnefme jour. Plures acceniones codem die venerunt. 
Cdf. 
tors que le temps de l'accès eft paffé , fms qu'on ait reffcn- 
ti aucune émotion-, on peut donner à m.r/?ger au malade. 
Cùm tcmpus acccffionis ira trarrfiit: , ut nihil moverit, 
cibus argrotanti dari ou ingëri porell. Celft. 
Accès du mal caduc. Acceflio morbi comitLalis. Tlin. 
Il a eu un accès de goirftc. Podragâ fcmel tentanis efi: , 
( tentor , aiis , atus fum , ari. ) pafl. Cic. 
ACCESSIBLE , adjcrt. m. & f. [ Où l'on peut aborder ai- 
féme::t , parlant d'un lieu , d'un port de mer ou de quel- 
que rivière.] Ad qiiod patet acceflus. Cic. 
On le dit aufïi [ Parlant des perfonnes qu'on aborde ai- 
fèment , qui eft d'un facile accès. ] // eft acccjftble. Ad 
eum eft ou patct adïtus. * { Le contr.-.ire eft , Omnis 
ad cum aditus obftruftus eft. Cic. il eft inacceftible. ) 
ACCESSIT, m. [ Keccmper.fc qu'or, donne aux Lcoliers qui 
ont composé prefqu'aujji bien que celui qui a emporté h 
prix. ] Comme il a eu un Acceffit , c'eft-à-dire , il a 
approché de celuy qui a remporté les ^r/.v.Proximus ac- 
cefilt ad palmam. Palmam proximè confecutus eft. 
Pro.ximus optimis numcratus eft. Propè altcr à primo 
numerstus eft. Cic. 
ACCESSOIRE , fabft. m. [ Dépendance , fuite des chofes. ] 
Accellîo , génit. accefTioiiis. f. Cic. 
i'Acceffoire fuit le princip.il. Acceirio ccdit principali.U//;. 
[ C'cft un Terme de Troit ] 
Les tuiles qu'on a oftées pour les rancttre , font comme un 
acceffoire du pri-.icifal , £5* ims p.irtie de lu maifon. Te- 
gulsE qujs dctraftx Tant ut reponerentur , ardibas ac- 
cédant. Var. 
On dit au fii!;Hré , Vcrféc fut le principal de la guerre , 
(S" Gentius n'en fut crue l'accejfoirc. Pcrfeus caput belli 
erat , Gentius accellîo. Liv. 
Accessoire , [ Conjoncture fàchettfe. ] Comme fe voyant 
en cet accefthire , en cette fzche-'fe conjoniiure.Xn bas 
anguftias ou in eum locum adduclus. Deftitucione illà 
perculfus. Cic. 
ACCIDENT , fubft. msfc. on prononce Accidant, [ Ce qui 
furvient à une fiib^.vue &" qui ne luy eft point eftln- 
tiel. ] Accïdens , gènit. accideutis , omn. gen. Id quod 
non eft de eifcntià icrum. 
Accident , [ Hafurd , coup de fortune. ]' Cafus , génit. 
casûs , m. cic. 
Huaaà il nous arrive des accidens , que nôtre prévoyan- 
ce ne peut en aucune façon nous faire éviter , il faut 
que nous nous repajjîonsce qui eft arrivé aux autres , t" 
conclure qu'il ne nous eft rien arrivé de izouveau. 
CJuanio ca accïdunt nobis , OjUa.' nuUo confîlio vitare 
pofsiimus , eventis nliorum nienioriâ repctcndis , nihil 
novi accic^iîe nobis cogitemus. Cic. 
Cila eft arrivé par un accideut. Cafu id CTënit. Cic. 
Accident , [ Mr.U.'cur , infortune difgrace. ] Cafus , 
génit. casûs, m. Infortunium , génit. infoitunii , neut. 
Cicer. Ttr. AcciJentia , genit. accidciitium , b, plur. 



ACC 

Je fuis fâché de l'accident qui voui efi arrivé. Lugeo »14 

doleo cafum tuum. Cic. 
J'ètois prefe/it lorfque l'accident lui arriva. Adcram ia. 

ipfius cafu. Cic. 
Il n'a pas encore fceu ko^ accident. Nondum refcivit 
meum infortunium. Ter. 
Accident , en termes de médecine, [ Symptôme, ou toki 
ce qui arrive de nouveau à un malade foit en bien eu 
en m.il,] Comme cette playe fe pourra guérir , s'il n'ar- 
rive point d'accident , c'elt à dire , la fièvre ou inflam- 
mation. Sanari poterit illud vulnus , nid febris aut ia- 
flammatio accédât. 
ACCIDENTEL , m. Accidentelle , f. adj. [ Sj.'' »'efl 
point de l'cjfence de la matière.'-'] Advenzitias , âdven- 
titia , adventitium. Cic. 
ACCIDENTELLEMENT,adv.[ A la manière d'accident.} 

Per modum accidentis. AcciJentis inftar. 
ACCLAxMATION ,'fjbft. f. [ Cri de joye p.tr lequel le 
public témoigne de l'applaudiftemeM C de l'eftime. ] 
Acclamatio , génit. acclamatioiiis , f. Plaufas , génit. 
plausûs , m. Cic. 
Il entra dans la ville parmi les acHamations du peu- 
ple. Urbcm fubiit acciamantibus & plauientibus cuii- 
ûis civibus. 
ACCOINTANCE , fubft. f. [ Hantife er familiarité 
qu'on a avec quelqu'un. ] Familiaritas , génit. fa- 
miliaritatis , , f. Confuerûdo , génit. coufuetudinis, f. 
Cicer. 
' Ce mot François eft vieux & ne fe dit gucres qu'en nuaïai.'e 

part & en railUm. ) 
ACCOINTER quelqu'un , V. neut. [ h.tnter qi-oel- 
qu'un , faire amitié £r ficietè avec luy. ] In confuetu- 
dinem on amicitiam ou familiaritatem alicujus iè da- 
re , ( do , das , dedi , datum. ) aét. Cic. 
[ Ce Verbe François eft vieux & liots d'ulage. ] 
ACCOISER , V. aa. [ Appaifer , adourrir. ] Tranquilla- 

re. Sedare , ( o , as , avi , atum. ) aft. ace. Cicer. 
[ Ce verbe François eft vicu.': & liors ct'ufage. j 
ACCOLADE ,' fubft. f. [ Careffe qu'on fait en fautant au 
coù de quelqu'un pour l'embrajfer. ] Amplcxus. Com- 
ple.\us , génit. ûs , m. Cic. 
LiS amis qui ont eftè long-temps fans fe voir fe font 
mille accolades. Amici qui diu abfuerunt in mutuos 
ruunt amplcxus. Virg. 
Accolade , [ cérémonie dont on ufe , <f.'«3:;.-f on fait un 
Chevalier ce qui fe fait en l'cmbraftant. ] & on dit 
donner l'accolade à un Chevalier. Inauguratum coui- 
tcm amplcxari. dep. 
Accolade de lapreaux. Binl cuniciili , génit. binorum 

cuniculorum , m. plur. 
L On les l'ert arrachez & accolez enfembîe quand ils font jennes."] 
ACCOLÉ, part. & a<ljeti:. Voyez Acco lade & 

Accoler. 
ACCOLER , V. aft. [ tmbraffer quelqu'un en luy fautant 
au. coii. ] Ampledi. Compleé?ii , C pleotor , plciSlcris , 
plexus liim. y^ depon. acc. Amplexari , ( aiiipJexor , 
amplexaris , amplexatus fum. ) dep. acc. (./f. Cf. 
Compiexus o:* amplcxus alicui dare , ( do , das , de- 
di , dat'mi. ) att. In alicujus amplcxus currerc ou 
rucre , ( curro , carris , cucurri , curfum : ruo , rais , 
rui , ruïtum. ) neut. Cic. Virg. 

Verbe d'un tics-iaie ufage dans la hngue , fi ce n'eft en 
rai: ant ] 
Accoler la cuiffe ou la bottt fignifie faluer quelqu'un 
avec une grande foumifion (T avec refpeii , [ comtne 
quand on fiûu'é un homme qui defcend de cheval. ] Pe- 
dcs alicujus amplcxari. Cic. 
ACCOMMODABLE , adjeû. m. & f. [ ^«' peut s'm- 
commoJer, parlant de quelque différent.] Quod compô- 
ni facile poceit. 



A C C 
ACCOMMODAGE , fi-.bft. malc. [ Le ft.'mr* ifu'oft don- 
ut- pour .tpprefier tf ajfiijonner des viandes.} Salarium, 
géait. faiiiii , n. Plin. Qiiod pratftatur pro condiendis 
cibis. 
0» a iloiwi pour l'MCommoixgt de U Chambre. Sala- 
rium pra-ftitum ci\ pro uiftruendo aibiculo. 

I Ce TubDantif François ne fe Jit propiemcv.t que pour l\-:pfrfjl 
d,! •jiaidis , ou fiJjHjottteMem ; car i-om autre cliofe , on dii 
mieux Riccimmfd*ge. ] 

Il fiHt p.iyer l'accommoiUge des viandes , l'iipprefl des 
-viandes ou V affr.ifonr.emcnt . Dandum aliqu-id , ui ci- 
boriiin condituiam , ou pro cor.jicndis cibis. 
ACCOMMODANT , m. Accommodante , f. adjcft. 
[ Commode , aisé dans f. s manières de vivre parmi le 
monde, nui veut tout ce que l'on veu:, O* q:ii eft de tous 
lions accords. ] Commôdus , conimoda , commodam ; 
( au Comparatif Commodior & hoc comrr.odiiis , îr 
au StipcrUtif CommoàiiXimas , a , um. ) * Facilis & 
hoc facile ; f au Comparatif V:\c'ûioi: & Iioc facilius , 
Ç? an Superltitif FaciUimus , a , um. ) Cic. 

Il efl fort accommodant OVL d'une humeur fort commode. 
Commodis ai facillimis eft moribus. Cicer. 
Accommodant (lénifie auffi Ce qui noirs fait grand bien, 
ce qui accommode nos affaires , comme Une fuccefpon 
inefperée eft fort accothmodante ou accommode firt. 
Infpcrata rcpcntinaque hereditas rem noftram facit 
meliorcm. Infperaca hereditas utilis Se coir.moda eft 
rcbus noftris. Cic. 
ACCOMMODÉ , m. Accommodée , f. adj. &: part.palT. 
du verbe Accommoder , voyez, fin Verbe , dans fis dt- 
verfis fîgn ifications. 
Accommodé , [ nui eft bien à fin nifi , £r qui a toutes 
les commoditez, de la vie. ] Qui facillimè agit. Ter. 
NuUius rci indigens. NuUâ re indic^ens. Ter. Cic. 

Il n' eft pas accommodé , il n'eft pas riche , il 71 eft pas à 
[on aife. AngulH utïtur fortunâ. Eft ipii rcs angufta 
domi. Eft egentillimus in fui rc. Caret commodis. 
Cic. Hor. 
ACCOMMODEMENT , fubft. mafc. [ Ajuftetnent , tour 
ce qui rend une ch^fe plus commode (s" plus propre. ] 
Commoditarcs , géni'. commoditatum, f.plur.Elei^an- 
tii- , génit. elegantiarum , f. plur. Ornamenta , gén::. 
ornamentorum , n. pi. Cic. 

Ilafai'pli'fieussarcommidemcns à fonlogir, ofui le rc;}- 

denf plus /c^f.ïi/f.Multis commoditatibus & elcgantiis 

fv:as xdes commodiores aptiorefijue fecit. 

Accommodement , [ Accord , fin qu'on donne à q-ielauc 

différent.'] Compofirio,,f .?'?;;>. compofitioniSjf.C/c.Ci'? 

Un homme d'accommodement. Pacilis & pronus ad com- 
pofitionem. 

entrer en un accommodement , ou venir à. un accommo- 
dement. A-i conipofitioncm accedere ou dcfcendete ou 
ingrêdi. Cic. 

II y a lieu a accommodement , [ les chofes peuvent s'ac- 
com,?)o\cr. ] R>"; componi poirunt. Ad compolitionem 
rcs addiïci poilimt. Cic. 

Ils font en termes ou en voye d' accommodement. [ ils font 

furie point de s'accommoder.} f3.m. ad compoiicionem 

res adducicur, Cic. 
Je ne pcnfe pas que nous fovons tour k fai^ hyrs d'ifpé- 

r.'tncc de quelque accommodement. Compoiïtionis fpem 

non derpcratillimam clTe puto. Cic. 
Kous n'en voulons pis demiurcr à cet acccmmodemen'. 

In hac conditio-ie atqiTe in hoc padlo mancre nolu- 

ir.i'.s. Cic. 
Afener ou porfer l'.tffaire à un --rcrommodarent. Rem ali- 

r,Ham adduccie ad compofitionem & ad concordiam. 

Cicer. 
Il a toûjouft con'til'.é tac:om,r.cdement ou la [ai.-^ 



ACC 19 

Pacis &: «>ncordia! fcmper »udor fuit. Cicer. 

On parle d'accommodement. Sermo eft de pacc conci- 
liandà , ou de difcordiis componcndis. 

Eftre porté à l'accommodcment.lncVinarc ad pacem ou ad 
pacis conditioncm, C<V. Ferri ad paccm. Cic. 

ACCOMMODER , V. ad. [ Rendre quelque chofe fins 
commode & plus propre. ] Commodius ou aptius ou ele- 
gantius ou ornatius aliquid reddere , ( rcddo , reddis, 
reddidi , reddïtum. ) ou efficerc , ( efficio , cffïcis, ef- 
fcci , cfteclum. ] ad:. Cic. 

Accommoder les chemins qui font gaftez. Corruptas vias 
reparare , ou reficete. Cic. 

Accommoder (ignifîe auftî Arranger , ajuftcr , mettre en 
ordre & en bei eftat. Accommodare. Aptare. Ornare. 
Concinnare , ( o , as , avi , atum. ) Componerc , 
( compono , compônis , compofui , compolitum. ) 
Inftruere , ( inftruo , inftruis , inftruxi , inftrud:uin. ) 
ad. accuf. Cic. (yc. 

Il a pris grand foin d'accommoder fa ch.ïmbre , fin cabi- 
net , fin jardin, fa maifon. Accur.itiùs oniavit cubicu- 
lum , conclave inftruxit , e-ornavit hortuni , .tdes 
iuftruxit & aptavit. Multum opcrx pofuit in cxornin- 
do cubiculo , conclavi , horto , in a:dibus aptandis 
exornandifi]ue. Cic. Ce. 

On le dit encore des cho'.cs qui regiidcnt rajuftcment Se l'or- 
nement des personnes , comme 

Les femmes font un an à s'accommoder , à s' ajuftcr , à fi 
parer : ony mettent beaucoup de temps. Mulieres dum 
comuntur ou exornantur , anmis eft. Ter. In exornan- 
do (è multum temporis insûmunt mulieres. 

// accommode trop bien fes enfans , il les fait trop braves. 
Nimio veftitu indulget circa libëros. Ter. Concinio- 
res & elegantiores libcros fuos facit. Lautè Se elegan- 
ter vcftit libcros. 
Accommoder , à contre-fens , Maltraiter fort quelqu'un, 
le mettrre en mauvais eftat , commeyc t'accommoderay 
de la belle manière ou de toutes pièces. Omnibus modis 
dcpexum te & cxornatum dabo. Ter. 

Je te ferai accommoder comme tu le mérites. Exornatus 

eris ex tuis virtutibus. Terent. 
Accommoder figniSe encore Préparer, aprefter. Para- 
re, apparare , ( pjro , piras , paravi , paratum. ) aft. 
accuf. Cic. 

Accommoder à difner ou le dif/ié , accommoder h manger. 
Prandiuni apparare ou parare fhi.d. Ter. Cicer. Curaie 
c?< accu rare prandium. Pl.tut. 

Ce cuifinier accommode fort bien ?! manger C fort propre- 
ment. Hic coquus fcitè ac munditer condit cihos , oh 
coCjUinatur fans régime Plaut. 

Kous ferons fort bien accommodez, en cettte hoftellcrie. In 
hoc diverforio lautè diverfabimur. Cic. 

A quelle fi.-tfte acccm:noderii-t-on ce foiffon ; Quo jure 
condîri vult hic pifcis .' 
On dit figurément en ce (èns , Accommoder la Religion 
à fis interifts. RcVigione s.(l fncis quïftjs abiïti. Reli- 
gionem cuni utilitate fuâ componere. 

Accommoder- un fijer au théâtre , ou pour cftre réprefen- 
té fur le théâtre. Accommodare materiam in fccnam , 
ou quar fpcclctur in fccna" 
Accommoder , [ 'Eftre à la bien-féanee , C convenir à. 
quelqu'un. ] Convcnire , ( convcnio , convënis , con- 
vêni, conventum- ) Congrucro , ( congruo , congrais , 
congriii , fans ft:pin. ) neut. ( dat. ) VL^ut. Cic. 

Ces hériî.Z'cs n'accc?r.modint. fort ou foi: fort à m.% hioi- 
féance. Ifta prxdia miré mihi conveniunt. Cic. 

Je ne puis m' accommoder de ce vxlet , il ne me convient 
point. Non eft mihi fctvus ad fententiam. Hdc fcrvo 
nihil ut or. flaut. 

Je ne rr.' accommode pilât de cette manier? de vivre, 

C ij 



20 A C G 

HxÉ Yidcndi ratio mihi non convënit on non congruit 
on non elt mihi apta nec congrucns. Cic. 

Je ne m'uccommode point de lafolitHde. Aliéna eft meis 
moribus folitûdo. 

Une femme s'.iccommode mieux d'ordinaire avec une 
femme. Congruit millier mulieri magis. Ter. 

Je n'ai point veu d'homme qui s'accommode mieux à 
mes manières , CT qui fait plus félon mon humeur. Ne- 
ininem novi vehcmentiùs ad vira: mese rationem & 
confuetudinem accommodatum. Cic. 

Cela s'accommode à nos ef.udes.lWnà aptum & congruens 

cil noftris ftudiis. Cic. 

Accommoder des procès , des différents , [ /f j ajujler , 

les terminer. ] Litcs , difTiJia conr.ponere, ( compono, 

coiiipônis , compofui , cornoofltuni. ) ad. ace. Ciccr. 

Accommodez, l'affaire tcuchanr l'argent , je -verray au 
refie. Componc hoc de argento , de relique vi<lero. 
rlaut. 

Ils fe font accommodez.. Fax eft inter illos. Fluut. Non 
ampLùs inter le difcorJant oti diisïdcut. Ter. 

Accoirimodtr deux amis qui font mal enfimble.Com^ne- 
re averfos amicos. Horut. Paccmcum aniicis compone- 
re. rl.iur. Voyez Accorder. 
Accommoder quelqu'un a'une chofe , [ /* lui prejlcr ou 
1-tndre. ] Alicui aliquid ou de re aliquâ commodare 
ou accommodare , ( commôdo , commôdas , commo- 
davi , commodatum.) act. Utendum aliquid alicui da- 
re ou permittere. Cic. 

S'il-voulcit w'accommodcr de fonlogis pour im prix rai- 
fomi.ïble ,je i'achcterois. Si mihi jufto pretio de fuis 
xdibiis vellct accommodare , emërem. Plaut 

Il m'a accommodé de for. logement. Mihi de habitatione 
fua accommodavic. Cic. 
s" Accommoder , [ Se mettre à fon aife en amaffant du 
bien. ' Kern faccre ou augerc eu ampliiîcare ou amplia- 
r«. Cic. 

S'accommoder en incommcd.viit les .lutres , [ Taire fortu- 
7ie à leurs dépens. ] Ex incomniôdis aUoium fua com- 
pararc commoda. Ttr. Aliorum difpendio rem fuam 
tacere ou ftabilire. Cic 

il accoKimode fs afaires en augmentant fon bien. Rem 
fuam augec eu amplifïcat. Cir. * £w débrouillant fon 
bien qui cfc embarrajjé. T^es fuas compônit Sallujt. 
txplïcat ôc cxpèdit res fuas. Cicer. 

Il s'tfl accommodé des deniers public s .'ions, pablica ufur- 
pavit. Bonis publicis abiifus eit Cic. Convertit pecu- 
niam publicam in fiios ufiis. Papin. 
s'Accommoder , [ Eftre d'une humeur accommodante 
d.ifts la focieté civile. ] Commôdis & facillimis effc 
moribus. Cic. 
En ce sens on dit (m'Un homme fage doit s'accommoder 
au temps. Sapiens débet tempôri {ervire ou infervirc , 
( ffivio , fervis, (êrvivi, (èrvîtum. ) ncut. Cic. Corml- 
Nep. * Tcmporibiis afientiri , ( alientior , allentiris , 
allcnfus liuîi. ) Depon. Temporibus obsëqui , ( obsè- 
quor , obfcqucris , obfccutus fum. ) Depon. Tempô- 
ri cedere , ( cedo , cedis , cellî , ceflum. ) neuc. * l'o- 
pu!o Se icena: fervire.neiit. ^ic comme qui diroit s'Ac- 
commoder «« peuple er au théâtre. 

S'accommoder au prefent. Uti prsfcnti fortunâ. Cicer. 
l'ti foro. Ter. comme qui diroit Aller fui-vant le cours 
du marché. 

C'tfiun homme fage ou un efprit bienfait , qui s'accom- 
mode de peu de gens. Eft mentis benc fanx & paucorum 
hominum. Her. 

Kous nous accommodons félon l'occurrence des chofes. Ut 

res dant fe fe , ira fumus. Ter. 
S'accommoder comme l'on dit /rcec les vivans , [ avoir 
de la complaifance £r de la cor.defcendance pour 



A C C 

ceux aveu qui l'on vit. ] Huraanitati fe accommo- 
date. Phid, Obsèqui ftudiis eorum quibus-cum viTÏ- 
mus. Ter. 

s'Accommoder aux gens ou à l'humeur & aux inclina- 
tions des perfonnes. Accommodare fè ou fingere (è ai. 
aliorum arbitrium & nutum , ( fingo , fingis , finxi , 
fiftum. ) ad. Cic. Alterius obsëqui ftudiis Ter. Corti- 
ponere vultus fuos ad alium. Ovid. 

Nous nous accommodons à luy , C luy s'accommode Mt 
temps. Nos illi fervimus , ipfe temporibus. Cic. ( on 
fous-entend fervit. ) 

Un bon valet doit accommoder fon vifage , au vifage 
de fon maifîre , s'il p.troifi trifte , il faut qu'il fait 
trifie ; s'il efi gay , il faut qu'il le foit auffi. Seivus fru- 
gi vulturrt fuum ox vultu heri componere débet , 
triftis fit , fi triftis eft herus 5 hilarus lit , fi gaudeat. 
Plaut. 

S'accommoder à la capacité ou à la portée de fes auditeurs. 
Ad intelleûum auditoris defcendere , ( defcendo , deC- 
cendis , defcendi , defcenfum.) neut.Hui/tt. Ad captum 
auditoris fe accommodare. Cic. 

Accommoder fon dijcours à la portée de fes auditeurs. 
O-ationem fuam auribus auditorum ou ad captum au- 
ditorum accommodare. Cic. 

Voilà mon humeur , fi vous vous en accommodez à lot 
bonne heure ; finon , je fuis voflre valet. Sic fum , S. 
placco , Ui-ê -e ; fm minus, vale. Ter. 

Il s'accommode à l'humeur des ^ens. Ut home erf , ita 
morem gerit. Ter. 
On dit proverbialement , Accommodez-vous , le pais efi 
large , pour dire , Mettez-vous à voflre aife , prenea 
vos commoditez. Age te magnificè Se circunfer. Plaut. 
On djt populairement , // a été accommodé lout de rôti. 
Ornatus fuit ex fuis virtutibus. Terent. { parlant iro- 
niquement . ) 
ACCOMPAGNÉ , m. Accompagnée , f. adiefl. & part, 
pail.i/a verbe Accompagnïr. Comitatus. Stipatus, a, 
um.f On dit au companuf. Comitatior & hoc comit»' 
tius , adjciil. ( 

// revient mieux accompagné qu'à 1'ordiiiaire.Qom.ita.liot 
folità redit. Cic. 
ACCOMPAGNEMENT , f;ibft. mafc.^ [ Aîîion par la. 
quelle on accompagne.'] Comitatio, jf',->;f .comitationis, 
feni. Comitatus, génit. comitatus , m. Cic. 
AccOMPAC^EMEKS , \_Chofes qui font q'icique agrément 
tr f/mmétrie.'] con-mc Lis acco7))pagnemens des maifom 
de c.zn>paç.ite font les bois , les jaràins , fir les font ainii 
d'eau vive. Commôdas Yillarum acceiHones prxbent 
fylva; , hoiTi & tbntium pcrcumcates. 
ACCOMPAGNER , V. ail. [ Faire compagnie. ] Comiti- 
re , ( comïto, comitas , comitavi , coniitatum. ) ad. 
accuf. Ovid. Comitari , comïtor, (comitaris , comita- 
tus fum , plus ufi:é. ) depon, ace. Cic. Comiteni fc ali- 
cui dare ou pra;bere. Ire alicui comitem. OV.Addere le 
alicui comif..m. Cic. 

Acco>i:pp.gner quelqu'un , [ le cemitiire par homieur , luf 
f'.ire cortège. ] Aliquem deduceie , (^dcdûco , dedûcis , 
dcduxi , deduttum. ) aft. Aliquem prosëqui , prose* 
quor , prolêqueris , profècutus fum. ) dcp. Cic. 

Accompagner un convcy , [ aller à nn enterrement. ] D»- 
duceic funus. Cic. Fugus fequi. Ter. Coiuiian excquias. 
Plin. 

S'accompagner de quelqu'un , [ fe joindre « luy dam un 
voyage , le prendre four compagnon. ] Aliquem co- 
mitem fibi aiîiimer» , ( afsûmo , afsiiaiis , aflumli , 
aifumcum. ),a£l. Socium libi affumere. Hor. Aliquem 
itîneris focium adhibere , ( adhibeo , adiiïbes , adhi- 
bui , adhibitum. ) ad. Virg. alicui ire comitem , co- 
mss , génit. comitis. ) yirg. 



A C C 

S'urccmpa^ner dt quelqyiin,[¥airi foctcté C li^fon /ivcc 
luy. ] libi alitiucm focuim adjungerc, ( adjuiigo, ad- 
jungis , adjuim , adjundum. ) a<a. Aliqucm iibi (b- 
cium ailfcilcerc , aJfcilco , adfcilcis , adicivi , adfcî- 
tum. ) ad. Cieer. Societatcm cum alicjiio inire, ( inco, 
inis , inivi , inituni.) ad. Se dare o« fe conR-ire in Ib- 
ciccatem alicujus , ( conffro , confers , coiituli , col- 
lâtiini. ) ad. Ciccr. 

Accompagner [Scr'jir à orner on décorer quelque chofi ] 
comme Ce bois ^.:comfiigne l'un c-ttc matfon de caiMx- 
rne , luy fcrt d'an gi-ami ornement. Hxc fvlva multam 
ornaJiiénti ac dccôris confcrt huic vilU. Hxc fylva 
ovnainento cfl huic villac. 

AccûMPAGMER «« bienfait de fttrotes obligeantes. Munus 
otuarc vcibis.rir. Adornare ver'ois benefada.Pi:;;-/.'.»;;. 
l'omfirti. ceU jiisémint, fi vota accompagne :»'-jos libéra- 
litez. a'iin bon "jifagc tS" de complitnens. Id f acics , il 
omne genus libcralitatis non modo re , fed etiam ver- 
bis & vuku exprellbtis. Cicer. 
Il crut d'abord que je raillais , quoique j'iiccompagn.%Jfe 
mesfermens d'un torrent de larmes. Me jocari patavit , 
auamvis ambitiofus lacrymarum imbcr fdcramcnti Ecf- 
tis foret. Vetr. 
La vicillcjfs c!h accotripitgneo de ke.tiicoup d'incommoditez., 
puifqtfellc cherche toujours à amaffer , çy qH'elle n'ofe fc 
fcrvir de ce qi^elle a.Mulra incommoda fencm circiun- 
veaiunt , vel quôd fcmper quxrit , & inventis abltî- 
net ac uci tùnct , & tanqiuiii facris pareil. Ht. 

ACCOMPLI , m. AccoMnit, C adj. & parc. paiI". d'AC- 

COMPLIR , [ Fait entiiremcnt , ache'vé tour-à-fniit ] 

Complëtus. Perfediis. Abfolûtus , a , um. Ciccr. (yc. 

Il x, cent ans accomplis ou f»its. Annos cencuin complevit 

eu perf-êcit. Cic. Hor. 

AcccMPii fe dit Hgiiremcnt pour nchc-jé parfait. AhÇo- 
liïtus , pcrfcdus, a , um , ( qui fait au comparatif Va- 
Tedior &; hoc perfcdius , t? au fuperlatif PcrfedilTi. 
mus , a , um. ) Cic. 
S'il n'cvoit pcii.t ces défauts , il ferait accampli en rout > 
ou de tout feint. Si non habcret ifta vitia , elfet om- 
nium numerorum. Petr, ou numcris omnibus elTet 
abfolûtus ou cxpletus. Cic. ^ ou totus in fe cll'et te- 
rcs atqiie rotuudus. Horat. { c'cft-à-dire , il ferait tout 
unifMis hauts (S" fans bas , (sr tout rond , parce que la 
figure ronde eil la plus parfaite.) 

ACCOMPLIR , V. ad. [ Mettre une chofe à chef tr en 
écAt qu'il n'y ait plus rim à defirer. ] Faccre , ( facio , 
facis fccijfacVum. , Efîîccre.Perfîcere ( ficio,fi'cis,feci , 
fediim. ) Ahfoivere, ( abfolvo , abfolvis , abfolvi , ab- 
foliîtum. ) Explcre. Co.T.pk-re , ( compleo , comples , 
coir.plevi , complctum. ) ad. ace. Cic. (Te. 
Nous arconipHines de point en point fe s «n/rfj.Mandata il- 

lius omninô elfecïmus. Cic. 
Accomplir yi prcmeffe. Faccre ou compîere promillum. 
Cic. Impicrc promllfum. 'Slin. Ablblvcre promillum. 
ï'isr. Pollicitaciiicerc. Promilla pcrficere. ILwi-jf. Pro- 
mifla exfolvere Tib. Eïfolvere cjuod piomiiimus. Cic. 
Exhibere vocis fidem , (exhibeo, exhibes , exhibui,e.î- 
hibïtum. ) Phidr. Addere fada poUicitis , { adJo , 
adilis, addidi , adJïtum.) Hor. Exonerare fidem fuam. 
( cioiiëto , exonéras , exoncrivi , eioneratum. ) ad. 
Lit/. Scrvare fidem. ad. Scare promillis , ( fto , lias , 
ftcti , ftatum. ) neut. Alicui fatisfaccre , &: fidem liiam 
Iibcrare. Cic. 
Accomplir fo:ï ixen , Vota folvere , ou dlffolvere ou pcr- 
folvere. Cic. Fidem voti foUcre. Ovid. Exfolvere vota. 
Pl.iut. Li'j. 

Accomplir , [ achever , finir , ] Finire , ( finio , finis , 
finivi, finltum. ( ad. ace. Implerc. compîere, ( pleo , 
pies , j>kvi f plscunj.) ail. jcc. 



A C C îi 

// 4 Hccompli le temp de fon apprenlilftge. Tyrociaium 

pofuit. Dcpofiiit rudimcnta tyrocinii. Jufi. 
Il a accompli te cours de fa z>ic. vkx cuifum implc7it, 

Curfum arcatis confccit. Cic. 
ACCOMPLISSEMENT, fi,bfl. m. [ce qui rc»d une chofe 

accomplie ] Abfolutio , génit. abfolutionis , f. Cic. 
No:ts avons l'accomplijjement de nos vaux. Votorum fu- 

mus compotes. Scn. 
Ces pridi-Hons ont eu leur accnmpliffemcnt. Ha; prardi- 

diones fincm h.ibuerunc. Cic. Has prxdidioncs ou va- 

ticinationes cventus comprobavit. 
ACCOCiUINER , V. ad. [ Rendre fainéant. ] Desï<<eii^ 

ahqucni faccre. Co//;»;. Alicujus anim.um dclidià infi- 

ccre ( inficio , infïcis , iiiieci , infcdmn. ) ad. CIcck. 
[ Moi di; diiccius familier ] 
j'AccoQîTiNEK , [ S"/îrMi-/;cr 1« mener une -vie fainéante 

& libertine ] coirimc S'accoquincr au jeu , au cabaret, 

Dedere fe lullii ou aléa: , popims , ( dedo , dédis , de- 

didi , dcdïtum. ) ad. cic. 
Il s'accoqiiine tous Its jours au logis à ne rien faire. Demi 

desïdet totos dics , ( defideo , desïdes » desêdi , f^ua 

fupin , defidêre. ) neut. Suet. 
il s'efl nccoquiné avec cette femme débauchée. Coafucvlt 

cum illa meretricc. Plant. 
ACCORD , fubfl. m. [ confonance ou union de deux font 

agréables à l'oreille , ou l'union des voix £?" des infirtt- 

tr.ens de jnufiqne ] Concordii , génit. coucordia; , f. 

§iu:iit Confonautia , génit. confonaiitix , f. {'<>»•. Con- 

centus , génit. concentùs , m. Cic. Fiarmonia , k , £ 

àjftivix. Cic, 

[ Ce mot fe trouve écrit entrée dans les bonnes éditions de Cii 

ton. I 
L'accord des infirumens de mnfique. Sociata nctyorum 

concordia. ùitiint. 

La diverfité des j'ons fait plufteurs ac cor ds.\ 3.113. (bnomm. 
compofiîio harmonias eftïcit plures. Cic. 

Nous pouvons connoijire les accords (ST les confonances par 
l'intervalle des fins. Harmoniam « fonorum mccr- 
vallis nofle pofsiimus. Cic. 

Il y a un grand accord., ou une grande harmonie erttre lec 
parties de l'Univers felo» Pythagore. jAd harmoniam 
canit mundus , ut Pychagôras cxiftïmat. Cic. 
Accord fe dit figurément de l'union des efprits (3" det 
ftntimens. Concordia , génit. concordix , f. Confcn- 
fus , génit. conlcnsiis , m. Confèncio. ConfpiiatiOj^éw^ 
onis , f. Unanimïtas , génit. unainitatis , f. Cic 

Ils font d'accord entre e«jv-.Conlentiunt.Confpirant intcr 
fè. Benè convenit iiitet eos. Cic. Coiigruunt concordi- 
tcr intcr fe. Flaut. '^ { Le contraire efi , DilTentiuilC 
inter fe. Non fatis inter eos convënit. Non benè con- 
v&iit mtercos. Dilcordant. DJfcrcpant. Cic. &cc. Ils ne 
font pas bien à'.-iccord entre eux. ) 

On n'efl point d'accord de cela. Convenir parùm de hoc, 
çniint. 

Tous les ordres furent d'accord , & confpirerent unanime- 
>n:nt au reco,tvrement de la /jifrri?.Concordia & conf- 
piratio omnium Ordinum fada eil; ad libcrtatem rccu- 
perandam. Cic. 

Il nef: pas bien d'accord avec lu--même. Sibi ou iëcum 
non conièntit o;i non convcnit. Sibi non itat ou coiil- 
tac. Diflidet à le ipfo fccumque difcordar. Cic. 

J.t»;ais homme ne fat moins d'.iccord avec foi-mefme Ni- 
hll fuit iinquam î\c fibi impar. Hcr. 

llh.mme n'efi pas un moment d.' accord avec Çoy-mefme, il 
quitte ce qu'il a recherché avec emprcfemcnt , CT re- 
cherche ce qu'il a rejette avec mépris ; fa vie n'efi qu'un 
fl IX es" reflux continuel , {y une fuite de con'radiclienf 
nM.iifefles. Ne uno quidsm momcnto congruit fecum 
homo j quoi petit Iperiii; , & repe:ic quoi omific. 

Ciij 



21 A C C . 

nuper , a:fli".:it , S: tcco ordiiic vhx difconvcnit. Her. 
Si ws difcours lie [ont f.zs bien d'.icccrd avec l'eftut de 
■vofire forWiis , x;ûusfirez le joUct du peuple. Si absôna 
erunt dicia tua Ibitunis , popiilus tollet caciiiimos. 

2l u'y it perfora:e fur la terre , dont les fentimens foicnt 

pli'.! d'accord ti-vec les miens. Tarn confentientibus mi- 

hi lonfibus ncnio cft in terris. Cic. 

N'eftre pas d'accord avec quelqu'un d'une chofe. De re 

iiliquâ ou in re aliquâ ab altcro , ou cum alrero diiFcn- 

tiie , ( diffentio, dilfcntis , diiliuli , dilTeiiùim. ) ncut. 

Cicer. 

C» ejî d'accord , ou D>i demeure d'accord du fait , on- en 

eirrvient. De fado convenir. Cic. Fadum convenir. 

jiuth. ad Herer^. * Du prix. De pretio convenit.^"»r. 

♦ Du temps & du lieu. Tempus &: jocus convenit.Iw. 

jl efi de tous bons accords , tl s'.tccorde à tout. Illi cum 

omnibus convenir. Cic. Eft c.-posïtis moribus. St.xt. 
Tour d'un accord. Concordirer. UnaninTtcr. Uno ani- 
me. Uno confenfu. Confenrienribas omnibus. Cic. 
On luy do;we ctt éloge tout d'un .iccord. In eura orancs 
illdil conibnriunr elogium. Cic. 

Accord , [ accorr,v2odtmer.t , traité , paSte , con-vention. ] 
Compolitio. Paûio , génit. onis , 1'. Convenrus, ^«'«ifc 
conventûs , m. Paduni , gé»it. PacH , u. CouYentum, 
"éfiit. conventi. n. Cic^ 
Ù fe réfolut de ne plus entendre a aucurh accord , ou a 
aucun acco7r.r/7odeinent. Nullas condiciones pacis ac- 
cipcre ilatuir. Cic. 
Parler d'accord ou d'accommodement. Pacis & concor- 

dia: menrionem facere. Cic. 
T^nir un accord. Stare conventis. Cic. 
On dit en ce fcns Les accords, au pluriel. C Articles 
qu'on donne £? dont on connjient dans un contrat de ma- 
riage , ) Nuptialis padio , f. Liv. 
Accord , [ Ccnfentemtat que l'on dorme à quelque propo- 
fiiion ovLopir.ion ] AiTenfus , génit. ailensùs , m. Coa- 
fcniîo , airenllo , génit. onis. f. Cic. 
J'en demeure ,j'tnjuis d'accord ,j'in con-viens. Affenrior. 

fatcor. cic. 
/^CCOPkDABLE , adjc-a. m. & f . [ S^u'on peut accorder 
aisément. ] Coaccllivus , a , um. Serv. Quod facile 
conccdi poteft. Impcrrabilis & hoc impctrabilc , ad- 
ic£l. Flatit. 
VlCCORDMLLES , fubfl:. f. [ Cérémonie q:!i fe fait pour 
la lecture des qualitez. d'un contrat de mariage en pre- 
fence des parens -, lorfque les parties font d'accord dis 
articles. ] Spopfalia , génit. fponfaliorum , (sr fponfa- 
lium , n. pi. C.c. 
ACCORDÉ , m. Accordée , f. part. palT. & adj. Voyez. 

Accorder dansfes di-jerfes fignificuriovs. 
On dit abfolumcnt Un Accorde , [ Vn homme avec le- 
quel on cfi convenu pour époufer une ftlle. ] Sponfos , 
génit. fponfi , m. Tcrent. 
Une Accordée , \_Vne fi.lU promife ou engagée a é pou- 
fer un garçon. ] Sponfa , gé:-!it. fponfa», f. Ter. Defpon- 
fa , a: , f. Stat. 
ACCORDANT , m. Accordante , f. adjeft. & parr. 
aft. dn verbe Accorder, [p.irlxnt de ton en mufique ] 
Concors , génit. concordis. omn. geri. 
Des tor.s accordans. Soni corscordes, génit. fonorunj con- 
cordium , m. pi. Ovid. 
ACCORDER des in^rumen-^ V. atl. [ les mettre en cftat 
de faire des confnantes iS' des accords jufles ] Ncrvos 
en fides componere , { compôno , compônls , compo- 
liii , compolitum. ) ad. Modo intendere nervos , mo- 
do remittere,{ incendo, intendis , inrcndi , intentum ; 
remitto , rcniitcis , remiil , rcmifllim. ) Cic. * ( avei 
ncivos ou fides en met le nom de l'infirument au gérii- 



A C C 

tif , comme Accorder une viole , Lyrï ncrvos compo- 
nere. ) 

Accorder les paroles fur les infirt'mens de mufque.Soci.2re 
verba chordis. Hor. Jungetc vocem iîdibus. Sciant. 

Il apprit de Denis \k joUer du luth, ty l'art d'accor- , 
dcr f(t voix avec les infirumens. Citharizare & can- 
tare ad iciiordarum fonum doduî ell .i Dionyiio. 
Cornel-Nep. 
Accorder des perfonnes divifées entre elles. [ Les unir , 
les mettre d'accord. ] Componere , ( compôno , com- 
ponis , corapofui , compofîtum. ) ad. ace. Cic. Gra- 
riam intcr aliquos componere. Terent. Aliquem ad al- 
termn conciliare , ( conciiio ,7conci!ias , conciliavi , 
conciliatum. ) ad. Flaut. Aliquem alteri conciliare. 
cic. Averfos amicos componere. Hor. Aliquos in gra- 
tiam ou jn concordiam reducere , ( rcduco , rediïcis , 
rcduxi , redudum. ) ou reftituere , ( rciUtuo , reftituis, 
rclUtui , reftitïîtum. ) ad. Cir. 

Accorder des dijferens , des procès. Lires , controverfias 
dilTidia componere ou /èdare , ( iedo , fcdas , fedavi , 
fedatum. ) ou dirimcre , ( dirïmo , dirïmis , dirêmi , 
diremtum. ) ad. Virg. Cic. 

Accorder des chofes qui fe contredifent, Pugnantia com- 
ponere. Hor. 
S'accorder , [ Convenir enfemhle d'une chofe par quel- 
que traité ou autrement. ] Cum aliquo de re aliqui 
convenire , ( convenio , conyënis , convcni , conven- 
tum. ) n. Paeifci cum aliquo , ( pacifcor , pacifceris , 
padus funi. ) dep. Padionemde re aliquâ cum aliquo 
facere ou conficere , ( facio > facis , feci , fail:um;coii- 
ficio , conficis , conféci , ccnfcdum. ) ad. Cic. 

Il s'.iccorda pour une grande jomme avec les Principauté 
des Ccltiberiens , qu ils emmeneroient leurs troupes. Pa- 
cifcitut magnâ m.ercede cum Celtibcrorum Principibus 
ut copias indè abducërent. Liv, 

Je vois bien que nous ne pouvons p.ts nous accorder , part.T,- 
geons doùC entre nous nos nippes , fcr cherchons à nous ti- 
rer de la pauvreté, en gagnant chacun ncfire vie en par- 
ticulier. Intclligo nobis convenire non poife , itaque 
communes farcinùlas partiainur , ac paupertatem no- 
(Iram privatis quxllibus tentémus expellerc. Pctr. 

Il a accordé avec lui à un feficrce. Cum illo padu? ell 
lèllcrcio. Cic. 

Il s'ejl accordé de faire des v^rs pour u-, cert.ùn prix. 
Condixit certo pretio vcrfjs fciibere. Pb^d. 

Je m'accorde à mourir pour cela Id pacllci morte cupio. 
Cicer. 
S'accorder , [ I-fire d'accord avec quclqu'im , convenir 
enfemhle. ] Convenire. Congruere , { congixio , con- 
gruis , congrui , fans fupin. ) ncut. 

Nous nous accordons mon frère & moji en cela. Convenir 
hoc fratri meo mecum. Ter. 

il ne s'accorde pas avec lui' en bien des chofes. Multis in 
rébus ab eo dillidet. C:c. 

Ils ne font en différend que d'une feule chofe , & Us s'.zc- 
cordcnt merveilleufemtnt bien fur le refte. De re unâ fo- 
lùm difsïdent , de casteris mirifi'cè congruunt. Cic. 

Celui-là efi riche , qui fait bien s'accorder ,jvec la patt- 
vreté. Qiii cum paupertate convenir dives eil. Sai. 

S'accorder , efrre a' accord avec foi-mefme. Confentire fibi 
ou feoum , { confentio , confentis , confcnfi , confen- 
fum. ) neut. Cic, 

Sa vie ne s'accorde pas avec fes paroles , [ il ne vit pas 
comme il parle ] Vita iUius orationi diflentit oh non 
convenit. Cic. 

Son vifaje ne t'accorde pas avec fis paroles. Vultus ipfius 
cum oratione non confentit.* Ses aftions ne s'accordent 
p.is avec fes paroles , ou il dit d'une fafon fS' fuit iie 
l'OMtre. Difcrë^aat fada cum didis. Ci<. 



A C C 

s'-iucor,Jer sHx inrtinations d'ausrtt)\ Cam morlbus alte- 
nus con^rucrc. Cic. 

A\>j hiinièiirs s'.tcci>rdc?}t. Convcniunt mores. Benè con- 
vi'nit inter nos. Ter. 

Je ma.conic à tout , je fuis de t}:is bons accords. Quid- 
TÏs cupio. Ter. 

S'x.cùràer .ivec ^«-.'.-.'(V.-Ri ds pxro'.c: , £»■ cfir: dijfcrer.c 
d.ins les cbofc;. Verbis cani aliquo conflntirc , ûc te 
deiïiilcre ou difcrcparc. Cic. 
Accorder , [ Donmr , oaroytr. ] Coiiceàcre , [ conccJo, 
concc.lis , conccllî , conccflum. } Dare , ( do , das , 
dcdi , datum. ) ïnbuere , ( trib'uo , tribuis , tribui , 
tribûcum. ) z£t. ace. Cic. 

Jl n itcccrdj ou dc7iT:é cel.% à nojîre amiiié. Id arniciti.x- 
nolhx tribuit. Ct/i 

.// refolut de leur accorder cette gr!%ce , c^Mi nn'ïl conn-\t 
hiiii h perfidie de la n.i:io;:, qui ne dit jamais ce qu'elle 
pdjfe. Etfî fiUâcem gentcm femperque alia cogitaii- 
ttm , alia fîmulantem bcnc coiinitam habcbat , tamcn 
pctcntib'js dars vcniam utile cil'e ftatuit. Ctif. 

Ji -VOUS accorde qu'on a pu fairr qftelque chofe de femllf- 
hle. Concedo forfitan quis aliquaiido cjufmodi cjuid- 
piam fccerit. Cic. 

jlccorùez. leur y je rjotts prie , cette grxce pour l'amoitr de 
moy. Sine te c.xôrcni illis hanc Teniam. PLiut. 
Accorder, itne fille en mariage ^ qnelqti' m , la luy don- 
ner. Filiam alicui pacifci. Cic. DeJpondere virginem 
alicui. Ter. 
Hcns les avons accordez, t~ c'efi aujottrd'bi'.)' h jour pris 
pour les noces. Dépend; &: hic nuptiis dictus e!t dies. 

s'AccoRDîR , [ I.ftre d'ir.telUferice & de concert , s'enten- 
dre enfc.tjhic. ] ConTenire inter fc ou congruere. ncut. 
Cir. Ter. 

AccoRorR , [ Confentir. ] Aflcntire ou confentire , ( fen- 
tio , fentis , fenfi , fcafum. ) ncut. Ailentiri , ( af- 
/cntior , aflentiris , affenfus fjm. ) drp. * Alicni , 
fmpleTvcn: , ou aliquid alicui , c:i de re aliquâ o» in 
realiquâ. Cicer. 

O.vi DIT proverbialement qtje Des gens s'.tcardent com- 
me chni.s V chats , pour dire , qu'»7j ne peuvent 
compatir e?iftmhle. .Sternum inter fè difcordant eu ri- 
xanrur. Ter. 

ACCORT , m. Accop.te , f. adjed:. [ Courtois ccmpUi- 
frnt, qui s'nccommode à l'humettr des gens , Csf f lie fé- 
lon letfrs inclin.itions. ] Vafcr , vafra , vafrum. ( qui 
rîa point de comparatif , C q>'i fait Vaferrimus , a , 
um , au fuperlatif ) * Versûtus , a , um , ( qiti fait 
Verfutior , & hoc verfutius au corKp^ratif , {y Vcrfu- 
tiflîmus , a , um , au f;iperu:if. 

[ Ce mot eli \ic;ix £>; hors d'ulige jar.s nôtre Lin;ue , aufiî 
bien o^\\ jicone nenT H ..^cortife. ) 

ACCOSTABLE , adjedV. m. &f. [ civil, courtois , oui fe 
Ixijfe atcrdir facilement. ] Aditu ou accelûi facilis &: 
hoc f.icile. Ad quem aditus tfi: f.iciiis. Cic. Qui fe fa- 
cilem pra;bet in honiinibus audicndis , aJmiccendif- 
que. Ciccr. 
Cefl tcK hon:me fort acrofable, 'Facillimus, atquc huma- 
niflînius honio. Cic. 

[ On prononce l'j dans ce mot , 8c dans !e Verbe fiiivsnt.] 

ACCOSTER , V. act. [ Aborder , fe joindre A quelqu'un 
four lui parler ] aliquem ou ad aliquem adiré , ( adco 
adis , adivi , aditum. ) ad. Cic. Ter. 

s'AccosTiR de quelqu'un , [fe joindre à lu-/-, tS" faire fo- 
«W. ] Adjiiiigcrc fead aliquem , ( adjungo, adjungis, 
adiun.xi , adjunftum. ) aft. Appiicarc fe'ad aliquem. 
Adjungerc fe alicui focium, Cic. 
Une faut pas s'accojier des méchant [ il ne faut point 
faire fociité avec eux. [ Non eft ufus ullius rei con- 
fçciandus cum iinprôbis Fhid, Non eft malis con- 



A C C ij 

fucfccndum. Ter. 
ACCOSTÉ, m.AccosTKî,f.patr.paff.5£ zfyCt.l Appuyé. ] 
Voyez Accoster , qui fuit. 

ACCOSTER , V. ad. on prsnonce Accoter , [ Appuye¥.'\ 
l'iilcirc , ( fulcio , fulcis , fulfi , fultuni. ) a<à. accuC 
M art. 
S'accojier [ s'appuyer. ] Subnîti , ( fubnïtor , fhbniceris, 
fjbni.tus fum. ) dcp. Virg. 
S'accofier contre /4» arbre. Incumbere arbori. Piocum- 
bcre ad arbore.ni , ( cumbo , cumbis , cubui , cubï- 
tum. \ Vlin. Virg. 
Accofte centre un arbre. Accliyis arbori. ( acclivis & hoc 
acclivc. ) V'iin. 

ACCOSTOIR, fubft. mafc. on prononce. Accotoir. [ Cet 
fur qffoy on s'accofie. ] Fiilcrum , génit. fulcri , n. TuL- 
cimentum , r;';;i". fulcimenti , n. Siiet. Plaut. 

ACCOUCHEMENT , fubil. m.ifc. [ Couches , enfanta 
ment. ] Pucrperiuin , génit. puerpcri'i , neut. Plin. Par- 
tie , génit. partionis, f. riant. Vitr. Partus , génit. par- 
tus , m. Cic. 

[ Le mot it Cou'Jics eft plus d'ufage en nofire Langue. 1 

ACCOUCHER , V. neut. [ Se décktrgcr de fc!t fruit , 
mettre bas. ] Parère , ( pario , paris , pepcri , parïtuin 
o.v partiim. ) ait. accuf. Cic. 

[ Pitnum cil une fyncope pour f/iritwx , qui n'eft pas en ufâge , 
quoique de luy loit formé le panicipe fjiiturus , <\ui eft de 
Ci.:érou. Ennius a tait parire de la quatcicme conjUpaifoii , de 
forte qu'il n'eft pas furprenant li les compofez loin encore 
demeuie^ en cette conjugaifon. On trouve parior au pafiif 
dans Cicéion. J 

[ On dit fs i^.biiger de [on fruit , lors qu'on patle d'un; femme 5 
& kltttre bu! , en parlant d'une berte ; Mais M.oMher ne fc dit 
g'.iéres que de la femme. ] 

Accoucher , [ Enfanter. ] Pacturire , ( pamirio , partii-- 
ris, part-urivi ,fiKs fupin. ) neut. Enïti , ( enitor, eni» 
teris , enixa fum. ( depon. Edere , ( edo , edis , edïdi, 
edïturn. ) ait. Cic. Plant. Producers , ( prodûco , pro- 
dûcis , produxi , produdum. ) ad. Plant. 

[Ces veibes ne veulent poin'. de regune , 1. finon l'Accufatif f*»». 
r:»M qui peut s'y .cir.d.e , ; quand on ne marque point de qusl 
enfant la femme el^ ac;ouchv'e ; insis il Ion marque l'eufant, 
il faut joindre fii^in ou JîLiam , félon le lexe , fans y joindre 

Elle eft t otite prefie d'accêucher.P:ofi inftat partus.Tfr^»/, 

paririîdo propc adefl. Plant. Appropiiiquac partus. Cic. 

AJeil mulieri partus. Celf. 
Elle eft bien nccoitchée cr à terme. Redè ti fuo tempore 

peperit. Ter. 
' Elle efl acc'iuch-e de fon premier enfant. Priinô peperit , 

ou bien Elt prin-.i-pSra , (génit. primi-p.irx. _) Pli». 
Elle efi accouchée d'un c;ifa:it tnafle, Marem pepeii-t. 

Ovid.'^ De deux enfatu. Dziit partu prolem gcniiiiam. 

y'>'S- 
Elle s'ejt ffl.it accoucher avuKt terme. Accclcravit fti 
partum. Àbortum lîbi intft!it.P/i/;.Fœtum immatiîrmn 
edidit. Suet. Immature peperit. 

Accoucher pris en fens aûif , [ Aider à une femme à fe 

délivrer de fo:i fruit, comme font les Sages-femmes."] Pa- 

rienti ou parturienti mulit-ri adefTc-o/» opem ferre, ( ad- 

fum , aies , ai'.tui. Fcro , fers , tuli , latum. ) Ter. 

Il l'a fcn bien aecotuhée. Partu illam fcitc leravit. Ovii. 

Accoucher, au figuré, [ Produire , faire des produciions. ] 
comme cet efprit conçoit aisément, mais il accouche dif- 
ficilement , c'eft-à-dire , mais il a de /,î ps'tne a mettre 
ait jour fes produciions. H»c. hicillimè anrmo concïpic, 
rertim difEcillimè parit oh partùrit ou profert conccp- 
tum. Cicer. 

ACCOUCHEUR , fubft. mafc. [ Chirurgien qui .tccoti- 
che tint femme. ] Qui mulieri parienti fcrt opem. Qai 
levât partu mulierem. Ovid. 

Accoucheuse , fuili. fem. [ S-'-^e-fet^in: , ^tti aide une 



u 



ACC 



femme à fi ùilivrer de fân fruit. ] Obftetriï,^f'«;V.obf- 
tetzlcis , f. Ter. Qj'a: partu levât mulicrcm. Oz'id. 
S'ACCOUDER , V. neut. [ S'appuyer fur le coude. ] Cu- 
. bito innlti , ( innïtorjj innkeiis, innixus fum. ) cjep. 
Virg. Cubito incumbere , ( incumbo , incumbis , in- 
cvibui , incubïtum. ) neur. 
ACCOUDOIR , fub. mafc. [ Ce qui fert à s'accouder, ou 
^ s\ipp:fyer. ] Cubiti fulcrum , génit. cubiti fulcti , 
neut. * ( comme Suétonne dit LctH ftilcruni. ) 
ACCOUDOIR , [ Apfui , dans l'ArchiteRure. ] Pluteus, i , 

m. Podium , génit. podii , neut. Vitr. 
J^CC'OUPLÉ , m. AccouPLÉi, f. part. paiî. & ad jeu. 

Voyez. Accoupler. Copulatus , a , um. Cit. 
ACCOUPLEMENT , fubft. m. [ JonUion du mâle avec 
la femelle pour la génération. ] Copuiatio , génit. copu- 
laticnis , f. Cic. 
AccouTLEMENT , [parlant des bœufs qu'on attache enfem- 
ble fous un niefme jcug. ] Jugum , génit. jugi , neut. 
Cic. Boum jundara , génit. junûura: , f. CoUim. 
ACCOUPLER, V. aft.i Attacher, joi?idrd enfemhle le m.i- 
le tr la femelle des animaux t? des oifeaux. ] Copula- 
le j C copule , copùlas , copulavi , copulatuir.. ) aft. 
ace. Copulari , ( copiilor , copularis , copulatus lum. ) 
dep. ace. Flaut. 
AccoDPLER , [ Lier , joindre enfemhle des animaux fous 
ur> mcfme joug pour tirer tf labourer. ] Jugare. Adju- 
gare , ( jiigo , jugas , jugavi , jugatum. ; Jaugera , 
( jungo , jiuigis , junxi , jundlum ) ad. ace. Cic. l'Un. 
'ACCOURCI , m. AccouRciE , f. adjed. & part.pafl". du 
'verbe AccoURCiR , [ parlant d'une ckcfc longue , qu'on 
a fait plus courte. ] Curtus. Curtatus. Decuitatus , a , 
um. Hor. Contrailus , a , um. Cir. 
AccouRci , [ Ahrcgé. ] ContiMtSus , contrafta , cojitrac- 
tum , ( qui fait « [on comparatif. Contradior & ho.: 
contradtius ) * Brevis & hoc brève , adj. , Brevior & 
hoc brevius au Compar.itif Bicv'iiTimus , a , um , a: 
Superlatif. ) Cic. 
tfn chemin plus accourci. Brevius iter , génit. brevioris 
itineris , neut. P/W. Compcndiaria via , génit. com- 
pendiatia: via; , f. Cic. Vias ou itineris compendium , 
^e'«î>. compendii , n. Vli.i. 
V)> difcoitrs accourci. Conttaûa oratio, génit. contradx 
orationis , f. Brevis oratio , génit. onis , f. Cic. 
ACCOURCIR,V. aft. [ Rogner, retrancher d'une chofc, la 
faire plus courte. ] Curtare. Decurtare , ( curto , cur- 
tas , curtavi , curtatum. ) acl. ace. Contrahere , ( con- 
traho , contrahis , contraxi , contradiim. ) ad. act'. 
Hor. Cic. 
AccoURCiR , [ Abréger , parlant d'un difcours t^ d'un 
chemin. ] Breviare , {' brevio , brcvias , breviavi , bre- 
viacum. ) Contrahere. au. ace. Cicer. In brève cogère, 
( cogo , cogis , cccgi , coadum. ) aft. ace. Hor. 
Accourcir fon f/7f»?f». Iter efficere, brevius. Vht.d. Etfice- 
rc viam breviorem. Ç.':c. CoarCtare iter. Liv. Iter con- 
trahere. Vrcp. 
Accourcir un difcourl. Contrahere orationem. Cic. Bre- , 

viare orationem. Sluint. 
Les jours fo/tt acco.'trcis, Decreverant. dies ( du verbe de- 
crefco. ) Plin. Dies breviores ou contraftiores funt. 
O-jid.Circr. 
ACCOURCISSEMENT , fubft. m. [ Ce qui accourcit , ce 
eui abrège, abrègement.'} Contradio , jf «if .contradio- 
nis , f. Contradura , jf'/,iV.conttadura: , {.Cic.Colu?n. 
Ce pajfage au on a ouvert f/î ur> grand accourci fement de 
chemin. Hic transïtus emcit magnum vis compen- 
dium , ou efficit iter brevius. Vlin. Fh&d. 
AccoURCissEMEMT du bras , [ lors qu'on le plie (f qu'on 

ne l' étend point. ] Brachii contradura , a?, f. Colum. 
Ac-couRcissEME^T dcs jours t?' iios nuits. Diîrum & noc- 



A C C 

tium corrcptio , génit. correptionis, f. Diérum &;noc- 
tium brevïtas , génit. brevit.itls, f. rit. 
Vittuve fe fert de D:eri.rA crefcimin , x , f. pour dire l'accroif- 
fement itt jours , quand les jours augiv-e;]:ent. 
ACCOURIR , V. neut. [ Venir en h.tfie en quelque lieu 
ou au fecours de quelqu'un. ] A.ccurrerc , ( accutro , 
accurris , accurri , accurliim. ) A.dvoiare , ( advolo , 
I advôlas, advolavi , advolatum. ) n. Cic. 
[ On trouve le verbe acwno avec un ai'gmcnt su prêtent dans 
Ciceton aciucurrijfe , comme 11 l'on diic.it auprétcrir nccwuni. 
Il eft aulTî à remarquer que curro perd quelquefois Uiy-mcfuie 
fon redouble.T.ent dans TerîuiUen. ] 
Accourir au fecours de quelqu'un. Advolare ou devclatc 

ou accutrcre in alicujus auxilium. Cic. Petr. 
Ils accourent en foule à l'envi l'un de l'autre. Pailîni & 

certatim ruunr. Phdd. 
il a fallu beaucoup de temps , de travail ©* de dépenfe 
pour ne pas accourir tout nied au fecours de la Républi- 
que avec une bonne volonté toute feule. Multum nobis 
temporis , laboris &c impenfa: opus fuit , ne ad aux-i- 
lium patria: nudi cum boni foliim voluntate acced©- 
remus. 
On dit au èguié Accourir à ta vengeance, Accutrere ad 

ultionem. 
ACCOURU , m. AccouRui; , fcm. part. & adjeft. Voyez. 

Accourir. 
ACCOUSTREMENT , fubft. m. on prononce Accoutre- 
ment Sans faire fonncr l'S \_H(tlillement. ] Habïtus, 
Ornatus. Cultus , génit. îis , m. Cic. 
Ce mot eft populaire ; 

// fut introduit en un vil iy hontettx accoutrement. 
( Ablanc. ) lududus fuit illuvie Se fqualore obsïtas. 
Tacit. 
ACCOUSTRER , V. ad. on prononce Accoiitrer , 
[ A/ufcer , habiller. ] Ornarc. Adornare. Exornare , 
( orno , ornas , ornavi , ornatum. J ad. ace. Cic. 
Mot p.'pulaire i^ burle que, 1 
Le voilà acco/tflré d'u>?e jolie manière. Exornatus incccîic 

novum in modum. Plaut. 
Des finges accoufirés en charlatans Simii cxornati cLt- 
culatotnm in morem. 
On le dit ironiquement & populairement , Accouflrer 
quelqu'un de la belle manière , [ l'accommoder comme il 
faut. ] Ma'o multare aiiquem infortunio. Plaut. 
ACCOUSTUMANCE , on prononce Accoutumance , 
fubft. f. [ Habitude que l'on conrracïe (n faifayit une 
chofe plufieurs fois. ] Afluetiïdo. Confucîûdo.o-fV/ifinis, 
f, Liv. Cic. 
L'accoujlumance eft une féconde nature. Confuctudo 
quafi altéra natura. Confuetudo natura; vim obtinct. 
Cicer. 
Une mauvaife accoufumance de parler. Dicendi cacoë- 
thes , ^Kxi'îJ-î! , is , n. Juv. 
Paire une chofe par acconfiumance, Confuetudine aliquid 
facere. Cic. 
Se défaire d'une accoufiumance. Intermittcre confuetudi- 

nem. Cic. 
Ofter une accouflumance à quelqu'un. Adimere alicui 

confuetudinem. Ter. 
Tourner une chofe en accouflumance. m confuetudinem 
aliquid vertere. Tacit. 
ACCOUSTUMÉ , m. AccoustumÉe , f. paît, paft on 
prononce Accoutumé. [ êin'on a couflume de faire, par- 
lant des chofes. ] Confuécus. Solitus , a um. Stat. Ter. 
Ovid. * ( Os dit au Comparatif ConfnenoT & hoc ton- 
fuetius , C au Superlatif Confuetiffîmus , a , um. 
Ovid. 
Un travail accoufiumé cy ordinaire. Solitus labor. ^ Des 
paroles dont on a accoufiumé de fe fervir fort fouvent. 
Coflfuetiflima verba. Ovtd. 

ACCOUSÏUME , 



A C C 

AccoviVjni , l Habitué , fiit à une chofe.'] AfTiietus. 
a.Tucfacliis , a , um. ( On dit c::t CQm\:yntif^ afllietioi 
5: hoc .liluctius , O" •»•"' Superlatif AiTuctillImus , a , 
um. Li-j. ) 
[ On donne l «s Adjeftifs un génitif ou un datif d« la chofe à 
laquelle on eft accoùtiiiné. ] 
Accoutumé h mentir ou <»« menfonge. Afluctus mcnda- 

ciis. Cic. 
Lis Romains accoutume:, itux révoltes îles Gaules. Ro- 
mani Gallici tamultûs. alliicti. Li-v. 
£>Hi »'(/} point /icco/itiimé au tra-vail. Infuetus laboris. 
lafolitusaJ laborem. Cîf. Infuetus labori. Li-v. '^ Aux 
ajfrcr.ts er k l'infamie. Infuetus contumclix. Infamia- 
iijjolens. Cic. Contumcliarum infalens. X^cit. Ad 
contomeliam incxpcrtus. Liv. 
Hui n'efi foiiit accoutumé d'aller à la guerre. Bellorum 
infolens. Xicit. Infolitus rcrum bellicarum. S.tlujl. 
* Au combat. Pugnae infuetus. df. * De na-jigcr ou 
d'.tlUr fur mer. Infuetus navigandi. df. "*■. D'ejlre ou- 
tragé lie paroles. Animus contumelias infolens. Tacit. 
e)ui n'efl point accoutumé d'efire afin aifc ou à' avoir du 

ùie^. Bonis inexpertus atquc infuetus. Liv. 
§lui n'ifi point accoutumé d'eyitcndre la vérité. Infactus 
vcra audiendi. * Au.\- manières des Romains. Infuetus 
inci'ibus Romanis ^« monbns Romanorimi. Liv. ■* De 
comb.ittre de pied ferme. Infuetus ad itabïkm pugnam. 
Liv. 
V'i mot don: on n'a pas .tcco-itutrté de fc frvir. Veibum 
infolitum. Cic. Infolens veibum. C^/ Inulitatura vcr- 
bum. Aul-Gel. 
Avoir accoustumÉ , on avoir coutume de'' faire une 
ekofe. Solete , ( foleo , foies , folïïus flim. ) n. ( avec 
un infinitif ou un accufatif. ) Ter. Cic. 
il a .iccoiitumé à; faire des vtrs fur le ch.tmp. Solitus cft 

verfus fundcie ex tempore. Cic. 
Si je dis un mer.fonge , c'tfl faire comme j'.iy accoufumé. 
Si dixero mcadacmm , fo'ens mec more fecero. Plaut. 
Sjii n'ifi pas accoutumé d'efire en mativaife réputation. 

Infuetus malè audiendi. Cornel-Xep. 

Je n'ay pas accnifiu?né cela, là non cil mea: confiietudi- 

nis. Id non cadit in confuetudinem meam. Cic. 

ACC0U5TUMER , on prononce AccomviAï!:. , V. aA. 

& neuf. [ Habituer à faire une chofe. ] Allliefce- 

-rc. Confuefcerc , Infuefcere. ( fuefco , fuefcis , fuevi , 

fuctum. ) 

f Ces verbes fe trouvent dans une fig-ification aéîive dsns que;. 

ques Autturs . avtc un accuTaiif de la jerfonne j & le gc.ii- 

tif ,1e datif , l'accufatif, ou i'sblatif de la chofe à laquelle 

on a coutume ; comme dans Hoiace , l-fue^jit p.uer opnmè 

bec me i mon père m'accoutuma à cela ; & dans Columelle 

la uefiere ficus mu-.rc.i.On îiou^e dans le pafff dans le ip.ème , 

Sic i-;/;c, ri <icif.( ; Mais coniir.c les exemples en iom rares , 

îl eft plus feiir de fe ferïir des verbes fuivans. | 

Accoufiumer quelqu'un à quelque chofe. AlTuefacere , ou 

Cônfuefacere alitjaem alicui rei , ( facio , facis , lêci , 

fiiftum. ) acl. 

l Sthotusdit (\n'.4Jfuefjcerc ad atiijuU ,ia nHriUo , n'eft par Latin; 

& il eft vrai qu'il cil rate , néanmoins ce dernier eft dans 

Quintilien. Mais Schcruss'cft cnoc plustrompe, quand il 

a crû que ce verbe ne fe jo gnoit qu'avec lelëul atlatif.-au 

lieu que fa véritable conHrutVion eft d'y mettre un datif , 

comme leraarque Robert Eltienne. C'eft pourquoy Muret & 

ceux qui ort éciit des diverfes leçons le plus c-xaûcment, 

ie4iv.tte.1t le datif par tout ou on l'ioit l'abia;:f, comme en 

la fcconae Catilin;.ire. „^y7Mf;a.?iii.,/,i^t/; , £<?. ;.:wi , ^- fin, r^ 

■vieillis firje. endij , Accouiumé au'fioid , à iâ faim, ala foif 

& à veiiler. Il y a même des endroits où l'on ne peut douter 

de ce régime , C-:n(« joti , cui lottgo uap rc ■•ijls cuur. Liv. De 

forte que s'il ya quelquefcisun ;b!at:f cî ne j-cat ttie qu'un 

ablat f de la mr.niere. ] ' 

Accoufiumer quelqu'un à faire plutcl le bien p.-.r fi, 

propre inclinr.tion , qrie p^r la crainte d'ai::ruy. Con- 

iùefkeis ali^ucwi lui f^oijw ;;«aè fa«;c ; potiùs 



A C C ij 

qu.îm aliène mctu. Terent. 
Accoufiumer un fils à ne fe point cacher de fou pcre, 

Conliicfaccre Hliuin ne quid cclct patrcm. Ter. 
Accoufiumer les peuples à obéir aux Romains. AlTueface- 
rc populos Impcrio l'opuli Romani. Cic. 
Accoufiumer quelqu'un aux fupplices. Afluefacerc aliqacni 

ad fupplicia ou fuppliciis. Liv. Cic. 
s'accoustumer , [ Se faire , s'habituer à une chofe. ] 
Suefcere. AlTuefcere. Confuefccre. Infuefcere , ( fuefco , 
fuefcis , (ûcvi , fuêtum. ) nexit. C'c Hor. Affucfacere le 
alicui rei , ( aliitefacio , affuefacis , alTuefeci , alÏÏie- 
facluiTi. ) aCl. Cic. Liv. 
On dit que Demofihéne alloit ordinairement déclamer 
an bord de la mer , pour s' accoufiumer au iruii des af- 
femblées. Ad fluentum aiunt dcclainâre folitum Dcmof- 
thënem , ut fremitum aliu'-fccret voce vincerc. Ciî. 
Tant il efi avant.tgeux de s'.'.ccoufiumer de bonr.e heure , 
ou dés fin enfance ; Adeo in tcncris alllicfcerc multuni 
eft ? rirg. 
Il faut que vous vous itccouflmniez. à écrire ty à parle* 
a'une n.mtere qui ne fiit poira fatigante. Opus eil: te 
dare operam ne moleftè fcribas aut loquaris ; dam une 
lettre d'Augufie. 
S' accoufiumer , fi f'iire à Li douleur. Confuefcsr? dolo- 
ri. Flin. Jun. 
ACCRA VANTER , V. art. [ Accabler quelqu'un fous un 
poids ou fous une ch.irge excefive , l'y faire fuccomber.'\ 
Oneris alicujus mole aliquem obruere, ( obruo, obruis,. 
cbrui , obrûtum. ) Premcre ou opprimcre , ( mo, mis,, 
pr.xfii, prcfium.J acl. ace. Cic. 
l Ce Verbe eft vieux i5c iiopuiaire e.i noftie Langue. ] 

ACCREDITE , Accréditée , f . adj. Zc part. paif. du 
verbe Accreditî.r. 

ACCRÉDITER , V. acl. [ Mettre en crédit & en repu- 
tztion dans le publi: , donner du crédit (3" -de l'autori- 
té.} Gratiam Se audoritatem alicui tribuere oit dare , 
( mbuo , tribuis , tribui, tributum : Do > das , dedi , 
datum. y adl. Cic. 

s'AccrÉditih , [ Se mettre en crédit £>" en efiime. ] Slbi 
gratiam & aucbaritatem comparare o:t conciiiare , 
( o , as j.avi , atum. ) ou facete , ( iacio , facis , feci , 
fadum. ) ad. Caf. Cic. 
Il efi fort accrédité. Plurinvàm grati.l & aucloritace va- 
let. Aîuitj; eil gratir & audontatis. Cic. 

ACCROC fubll. m. [ Déchirure d'un habit , quififaic 
qutxnd on ^'accroche à qttelque chofe de pointu , comme 
à des ronces , à des épines ou chofes- femblabUs. ] Lace- 
ratio , génit. lacerationis , f. Cic. 
Faire un accroc à fis habits-, Aliquà ex parte veftem lace- 
rarc ou difcindete , (lacëro, laceras , laceravi , lacera- 
rum : Difcindo , ciifciiidis , difcïdi, difcifum.) ad. Ter. 

Accroc fe dit figurément en chofes moialcs , [ Ce qui' 
empêche C arrcfie le cour» d'une afi'aire , retardement,) 
Wcra , génit, mors , f. Rémora génit. remorae , £ Cic. 
Flan:. Retardatio , génit, retardationis , f. Impedi- 
mentum. Retinaculum , génit. i , n. Cic, Ovid, 
Sa myrt a été un accroc , qui a empefché le jugement dit 
procès, Illius morte injeda efè judicibus mora litls-di- 
judicanda;. Mors attulit moram & taiditatem dijudi- 
randx litis. Cic. 

ACCROCHE , fubft. f. [ Retardement qui arrive en 
quelque affaire , £? qui y furvitnt inopinément, ] Mo- 
ra. Remôia , génit, mora? , f, Cic. Pl.zut. 

[ Ce mot François eft d'ufago aa Talais. j 

ACCROCHE, in. Accrochée, £ part. palî. adjecT. 
[ Accroché à un .iccroc. J înuncatiK , inuncata , initn- 
catum. Coll.)». Voyez Accrocher. ;/;î»i fis divirfis 
pgr.if.cations. 

ACCROCHIMEInT , rubft. m. iL'aaion d'accrcchcr.}. 

£) 



a^ A C C 

ou dejetrer un croc.'] Unci iramidio , génit. immlflîo- 
nis , f. Unci injedio , ghiit. injeftionis , f. 

AccRocHEMENT , fc dit au figuré , pour Retardement 
qu'on apporte à. une affaire. Impedimentum , génit. 
impedimenti , n. Mora , génit. mora; , f. Rc-mora , 
génit. remor.ï , f. Cic. 

ACCROCHER , V. a<A. [ Fc7iirt à un croc ou à un- cro- 
chet quelque chofc. ] Aliquid uiicnio fufpendere , ( fuf- 
pendo , fufpendis , fufpendi , lulpenlum. ) art. Vitr. 

Accrocher , [ Attacher avec un crochet. ] Unco ou un- 
cino ou hamo aftringere ou conftringere , ( ftrtngo , 
ftriugis , (Irinxi , Itrirtum. ) art. ace. Unco dillme- 
rc ou retinere, ( tineo , tïnes , timii , teatuni. ) art. 
accuf. C&r. Cic. Unco religare , ( rclîgo , religas , re- 
ligavi , religatum. ) ace. 

Accrocher , [ Prmdrc aiictin croc. ] Unco infixo af- 
prehenderc , ( apprehendo , apprchendis , apprehendi , 
appreheiilum. ) art. ace. * ( Noiiius citt du Poète Lu- 
cius , Inancare pour unco invadere & arripere. ) 

Accrocher un navire , Jettcr des harpons y des mains 
de fer pour les retenir. ] Ferreâ mar.u injertâ navcin 
retinere 0« diftinere. Cx/! Maniim ferream, o» harpa- 
gônem injicere innavem ( harpâgo , m. ) 

' Après avoir accroché les heliers, ils les enlevoi'nr en de- 
dans avec des machines. Cùm diiHnuerant arietes > in- 
tiîs tonnentis reducebant. Ca/. 
Ayant jette une m.iin de fer , çy accroché les navires , ils 
combattaient y fautoicnt d^nslcbord des ennemis. In j se- 
ra manu ferreâ & rctcntâ utriquc nave, divcrfi pugna- 
bant , atijue in hoftium naves rranfcendebant. df. 
On commenta à jettcr des ntvires Carthaginois des h.tr- 
fons de fer da,is les vxijfcaux des Ror.iMus. Harpagô- 
nes ex Punïcis navibus injïci in Romanas cœpti i^nt , 
on fous-entend naves. ) Liv. 

s' AccROCHV-K , \_Eftrr retenti par quelque chofe , comme 
par des épines (y chofes femblables. ] Inhïrerc ou adhï- ■ 
rere , ( ha;ieo , h^res , hïiî , hxfum. } neut. ( dat. ) 
M<i*2 habit s'eji accroché à des buijfons épineux. Hirtis 
(èpibus adhxllt vcftis. 

Accrocher , [ Attacher avec «ne ch.tifne ou une eorde. ] 
Ligare ou, religare , { lïgo , ligas , ligavi , iigatum. ) 
ach ace. Conftringcre , ( conftringo , eonilringis , 
conllrinxi , conftrirtum. ) ait. ace. ( l'ablatif de U 
chofc dont on lie. ) Cic. 

Accrocher une affaire , au figuré , e'eft-à-dire , Apporter 
du retardement à une affaire. Rei morara inferre j ( in- 
lëio , infers , intiili , illâtum ) ou injicere , ( injicio , 
injïcis , injéci , injertum. ) art. Cu. * Moram ncrtc- 
re ou ir.ncrtere , ( ncrt:o , nertis , neïui , nexum. ) 
avec le datif. Sta.t. Curfum rei iniiibere, (inhibeo , in- 
hibes inhibui , inhibitum. ) art. Rem retardare, (re- 
tarde , retardas , retardavi , retardatum. ) art. Cic. 
Alicui negotio moram praducere, (prodûco, prodïîcis , 
produxi, produrtum.) art. Ter. Ducinereart. ace. Liv. 
L'affaire efi accrochée. Rei injerta eft mora. Cic. 

ACCROIRE , V. neut. Slui veut toujours avoir devant 
foy le verbe. Faire , comme Taire accroire quelque 
chofe à quelqu'un. Alicui pcrfuadere aliquid falfum. 
Imponendo pcrfuadere , ( perfuadeo , pcrfuîdes , per- 
fuaii , perfuafum. ) art. ace. datif de la perfinne. 

En faire accroire, i]s,ni(ie Auiti Tromper , impofer à 
quelqu'un. Fucum alicui tacere. Imponere alicui. ( im- 
pôno , impônis , impofui , impofitum. ) Ludificaii 
aliquem , ( ludificor ludificaris , ludificatus fum. ) 
dep. Tir. Haut. 
Il luy en fait bien accroire , il luy en fait accroire de bel- 
les. Huie homini egregiè impônit. Homincm lepidc 
ludificatur. Plaut. 
Il eft bien difficile d'e» faire accroire à ce vieillard. Huie 



A C C 
feni verba dare difficile cit. Terent. 

S'en îaire Accroire > [ Concevoir de la vanité , s'enor- 
gueillir. ] Nimiuni fibi fumere , ( furno , fumis , fumfi, 
lumtum. ) ou tribucre , ( tribuo , tribuis , tribui , tri- 
bûtum. ) ou arrogare , ( arrôgo , arrôgas , acrogavi , 
arrogatum. ) adt. Cic. 
Vous vc:is en faites bien accroire , comyne fi nous ne vous 
connoijfions pas. Nimium tibi fumis , quafi. nos non 
norimus te. Infolcntiùs te pr^dicatione eflers. 

ACCROISSEMENT , fubft. m. [ Augmentation. ] Accre- 
mentum. Incrementum , génit. i , n. Aurtus , génit. 
aurtûs , mafc. PUn. Liv. Accretio , génit. accretionis, 
fœm. Cic. 
Donner accroiffemcnt à une chofe. Alicui rei incremen- 
tum aftcrre ou dare. Cic. gluint. 

Accroissement de la lune. Lunï accretio. Cic. 
AccroijJ'ement des jours. Diërum aurtus. Flin. ou accef- 
fes , génit. accefsùs , m. Mart-Capel. 

Accroissement lignifie encore Aggrandiffemem d'un 
lieu. Amplificatio. Aecelîîo , génit. onis, f. Cic. 

Accroissement fe dit au figuré des honneurs cr de la 
fortxne. Honorum ou bonorum amplificatio. Rei fa- 
miliaris amplificatio. Cic. 
§!ui donne ou qui a donné accroiffement. Rei alicujus 
amplificator , génit. amplificacoris , m. Cic. 

ACCROISTRE , V. art. on prononce Accroître , [ Aug- 
menter la grandeur d'une chofe. ] Augere , ( augeo, au- 
ges , auxi , aurtum. ) Aniplificare , ( amplifico , am- 
plifïcas , amplificavi , amplificatuni. J art. acc. Cic. 
Accroiftre une maifon. Adjungere ïdibus acceiïionem. 

Cicer. 
Accroiflre fon lien. Rem augere ou ampliare ou amplifi- 
care. Cic. Rem majoiem facere. rl.Jut. Exaggerare 
rem familiarem. Cic. 
Il a accru fes biens par de mauvaifes voyes ou par des 
moyens illégitimes. Rem fecit majorem malâ ratione. 
Horat. 

Les richeffes qui s'augmentent ne font qu' accroiftre les 
foins (S" nourrir iavxrice. Cura fequitur crefcentem 
pecuniam. Hor. 
Accroiftre un Royaume , en étendre les bornes. Proferre 

ou dilatare imperium ou fines imperii. Cic. 
lient beaucoup accru ou augmenté fin armée , fi on luy 
eût amené les troupes des alliez. Magnam acceflîonem 
CKercitui fecilTet , 1; fociorum copia; addurta; ipfi fuif- 
fent. Cicer. 

s'Accroistre , [ Prendre accroiffance ou accroiffement , 
parlant des p'ames.'] CkIccic ou aeerefcere o» increfçe- 
re ,_^crefco , crefcis , crevi , crctum. ) neut. Cic. Ctflf. 
Augefcere , ( augefco , fans pré cérit ^ni fupin. ) neut. 
Augeri , ( augeor , augeris , aurtus fum. ) palT. Cic. 

On dit au figuré en ce fcns > Son crédit iff fin pouvoir 

s'accroiffent tous les jours Crefcit in dies gratiâ & auc- 

toritate. Cic. 

Son amour y fa colère s'accroiffent au lieu de diminuer. 

Amor iBius & ira augentur , cùin debcrent minui. 

ACCROUPI , m. Accroupie , f. [ ^ii eft ajjls fur le 
cul. ] Sidens génit. fidentis , omn. gen. Plin. In du- 
nes resïdens. 

S'ACCROUPIR,V. neut. [ Eftre accroupi. ] Sidère, { Cdo, 
fidis , fidi ,fans fupin. ] neut. Flin. In elunes rclidere , 
( rcfideo , res'ides , rcsêdi , fans fupin. ) neut. Plin. 
Conquinifcere, conquinifco , conquinilcis , autrefois 
conquexi ,f^ns fupin. ) neut. Plaut. 

ACCRU mafc.AecRLië , fem. part palT. du verbe 
AccRoisTRE. Aurtus. Ampliatus. Amplificatus , a , 
um. 

ACCRUE des rivières , fubft. f. [ lors qu'une rivière 
changeant de lit , donne des terres aux particuliers. J 



À ce 

AlluTio , ^énit. Alhivionis , f. aWmics, génit. alluvici, 
f. Cic. Liv. 
[ On parle dans le Droit , du droit a.^lluvion. ] 
ACCl'EIL , luLill. m. [ Tniitcment doux , ciiil p" hon- 
nefte'qu'onfait à une ferfonne qui nous wnt faire quel- 
que prière ou rendre ■vijîte. j Cornïras. Aiïabilitas , 
rénit. atis , f. Cic. 
r 11 Vy a point proprement de fubft.iniif pour exprimer ou La ii 
le mol FrancjOis ^iCi-al. Qi clques Dictionaiies le rcnJen. 
par les mots ^'«j/'n'o ou Exitpiio, mais lans aucune autori- 
té , & mefine contre la llgniticaiion propre de ces mots 
Lat;ns. ^d'uij^o lîgnUie plutôt i'actnfi de donner eitrce à q 'ei 
qu'un , que l'iciion aaïueiUir. Le plus feur eft de rc!>dre en 
Latin le mot ./tccucil , par le Vabe .Jccipac oa Bxcife e . 
comme dans les riiral'es (uivaiucs. ] 

Faire bon accueil à quelqu'un, [ le recevoir d'une maniè- 
re obligeante ty civile.'] Aiiquem benè o« coniiEer acci- 
pete , ( accipio , accipis ', accëpi , acccptum. ) act. Be- 
niono viilm eïciperc. Cic'^Oii piut encore joindre à tes 
Verbes , ces Advirbes , Commo.lé , hiuiianè , amicè , 
&c. ♦ [ /fi contraire efl Acciperc aliquoiii malè CH du- 
riiis. Cic. Lay f.xire m^ruv.iis accueil. ) 
ACCUEILLIR y V. act. [Recevoir f.ivorablc;nent , avec 
douceur t-r honnefteté ceux qui nous rcndeaî vijlte. ]- 
Aliciueni bcnignc ou comiter ou humanè ou bcnigno 
vulïu accipcre ou excipfic , ( accipio , accïpis , accêpi, 
acceptum. .) ait. Cic. 
Il l'.icciiciUit chez. liiy,il l'y récent, il luy dcnnit retraitte' 

Rcccpit euni ad fe. Cic. 
C'ejî une grande ingratitude de mé corme iflre d.tns la frof- 
périté , eeu.v qui nous ont accueillis dans l'adverfité. In- 
grati animi eft rébus profpcris eorum non memiiiLfle , 
c]ui rébus adverils fubiidio nobis fuciunc. 
Accueillir (igniSr encore plus particulièrement Rtri'- 
voir quelqu'un [ dans un batteau , Sic. ] Accipere. Ex- 
ciperc. au. accuf. Cic. 
Il faut crier au b.'.telicr qu'il nous vienne accueillir. In- 
clamandus eir portïtor , qui nos navigio excipiar. 
Accueillir , fe dit au figure pour Aît?.qn.Y ts fur pren- 
dre , comme La lanpr-'*-. nous accueillie , ou nousjumis 
aecutillis d'une fun^ufi temptfie, Graviflîraà tempeir:-.- 
te deprehenfi fuimus. Hor. 
Ce iKalheur nous a accueiliis.iloc malum in nos invadt. 

Cicer. 
La pauvreté les a accueillis tous deux. Inceflit ambos 
inopia. Salujl. 
ACCL^LÉ , m. Acculée , f . part paiT. Voyez. Acculer. 
ACCULER , V. ad. [ Pot-.ffer dam un lieu étroit (s'jerre , 
£7* réduire à ne pouvoir ranlir. ] Alicjuem in angullias 
compcllerc, C compello, conipcllis, comraii , coiiipul- 
fum, ) ad. * Ad incitas alicjuem addiiccre , ( addiîco , 
addûcis, adduxi , addudlum. ) ou adigere ou redigere , 
( digo , is , dëgi , da£tum. ) ad. Cic. Plaut. 
[ On fous-entend dàni cettctUrnirrc taçon de pa;ler le fubftan 
liî lif.eas 5 car ce mot ïï;Li(.t' Ment de àco pour mc-.o , parc^ 
que ceux qui jouent aux D.'ines e:ant pou'iez lulqucs aux der 
niers rangî du Damier, ne peuvent plus reculer , d'où vi^nc oue 
les Dames lum alors appellees iticni , c'el't a dire m'ucbi'ts. 
Que fi Luciliusa dit ad incita, il a fcus-cntendu iov.t . & d;- 
là vient , dit S. Ifidove , que l'on appriloit t> -iti , ceux qui 
ivoient perdu toute elptrancede fe relever de leur iiuiéie. ] 
Se voyant accule en cet endroit. Eo loci abdudus ou conv 
pulfus. Cic. 
s'Acculer , fignifie au contraire , $e pLicer d.tns un co:>. 
oij dans un lieu étroit , oit l'on ne p:<ijfe pas cfre atraqut 
par derrière. Se in angulum reciperc , ( recipio , rcci- 
pis , recëpi , reccptum. ) ad. 
ACCUMULATION , fubft. fem. [ Arn.ts ,le flr.f.cur. 
chofes les unes fur les antres.Y^.oactnzuo, g'r,it.cos.QCr- 
vationif, {.Cic. Congeries, ^eV.if. cor.geriê. , feni.f,';.;. 
[ Ce mot cfl rate ennotie I^ngus-: OJldit au iit.m ,icçu„.Uiu 



A C C 17 

ACCUMULÉ , m. Accumulée , fcm. part. pafT. Voyeg, 

Accumuler. 
ACCUMULER , V. ad. [ Aw.tfer , entafr pUifieurs cho- 
j(s enfemble. ] Cumulaic. Accumularc. Coacervare, (o, 
as , avi , atum. ) Congercre , ( congèro , congèris , 
congelTi , congeftum. )'ad. ace. Cic. Liv. 
Acct<,/iuler des dettes par des ufures. S.i alicnum cumu- 
lare usûris. Liv. 
Accumuler bienfaits fur bienfaits. Benefada benefadis 

cumulare. Tlaut. 
Ces honneurs accutmilex.. Congefti honores. Liv. 
ACCUSABLE , adjed. m. & f. £ Sj/i peut erre accusé. ], 

Accufabilis & hoc .-'.ccuûbile , adjed. Cic. 
ACCUSATEUR , fubll. m. [ Ç^ui accufe un autre. ] Ac- 
cufator , géiiit. accufacoris , m. Cic. 
En accufateur , en la manière d'un aceufateur. Accufato- 

rie , adv. Accufatorio more , ( ablatif. ) Cic. 
Vn efprit d' accufateur. Aninius accufatorius , m. Cic. 
Faire le métier d'aicufateur. Accufationes taditare. Cic. 
Accusatrice , fubft. f [ Celle qui accuf . ] Accufattix", 

ff'/îjV^-aciiiiiàtricis , f. Fiant. 
, ACCUSATIF , fubft., ni. [ Sluatriéme cas des Noms , chez, 
les Grammairiens. ] /^ccufativus , i , m. Accufendi ca- 
(us , lis , ir. 
ACCUSATION', fubft. f. [ Délation enjufttce pour quel- 
que crime.] Accufat-io , ^J»/f . accufationi";, f. Cic.Infi- 
mulatio , génit. iiilimulationis , f. Cic. 
Il Luy faifoit un crime dans fon accufation , de luy avoir 
pnpuré du poifon. Acculatione fuà illi crimini dabat , 
(ibi venênuni paravilfe. Cic. 
Accusation , [ Crime dont on accufe. ] Accufatio, Cri- 
minatio, fe«ir. onis , f. Ciimen, ^t«;f. criminis, neut. 
Ciccr. ^ 

Une fauffe accufation. Falfa-criminatio , gnnit. falfe cri- 
minr^tionii , f. Ealfum crimen , génit. falft criminis , 
ncut. Cic. 
Former , forger , intenter une accufation contre quelqu'un. 
Accufationem in alicuer.i conftare , ( conflo, confias , 
conflrvi, conflatum.) ad. Cic. In aliqucni c:imcn mo- 
iiri , ( molior , moliris , molitus fum. ) depon. Tacit. 
AliLui ou in aliqueni crimen fingere , ( Hngo , fingis , 
fin.>;i , iidum. ) ad. Cic. 
Drsjjir une accufation. Accufationem inftiQere,f inftruo, 

inihuis , inftruxi , inftrudum. ) ad. Cic. 
Repcujjer une accufation. Criminationem vcpeilete , ( re- 
pcllo , repeilis , repiili , rcpulfuni. ) Crimen propulfare. 
ad. Cic. 
ACCUSATRICE , Vo-.ez Accusateur. 
ACCUSE , m. Accusée, f. part. palf. <»'» verbe Accuser 

Accufanis. Iiiuiv.ulatus , a , um. Cic. 
Accuse [je prend quelquefois comtne un fubfiantif. ] Reus 

génit. rei , m. Cic. 
Parler pour l'accusé. Ab reo diccre. Cic. 
«H^i efl accusé de brigues. Reus ambïtûs. Cic. * De vii- 

Unce. Reus de vi. Cic. 
Accusée , f. [ Pour celle qui efl accusée. Rea , génit.iex, 

Jteni. Ctr. 
ACCUSER , V. ad. [Intenter une aclion contre quelqu'un 
pour raifon t<'un ciiae.] Accuftire. Inciifarc. Infîniulare. 
Poftulare , ( o , as , avi , atum. ) ad. Cic. (sr'c 
f Toys ces Ve-bes \eulent avoir pour régime l'accufatif de la 
" pe;ronne , & l'a: latit de laciofcdont on cft atcnfé avec la 
prépohtion de , & quelquefois 'ans pr~poniion. On trouve auilî 
fort iou\eiit le gcni:if de la clio.c ; in.i;s plors il faut fous- 
eniendic le mot iiimr,!- qu'on peut txprimei ] 
Accu fer quelqu'un de négligence à ne point écrire.De epil- 
tolarum negligentiâ aliquem accufare. Cic. 
on ne du pas bien A<.citfa'.tn de jtelere G\x de crir,:ifie , maïs 
bien crtmmi. oafieiete. On ne mettra pao même iiiciikrcm- 
mcr.. loiitcs A)H94 »1« i^oins au gjiuiif , ou a l'ablatif avee ity 
' D ij 



48 AC 

Verbes , ma's" îl faaclra conCdéiet commî les Anciens ont 
parlé , & les fuivre . 

uicciifir quclqîi'un de ccncnfic». De pecuniis repetundis 
aliqueni accufaie. Rcpetuiidarum accufare. Cic. De 
faiijfetc. InluTiulare aliqucm falfi. Cic, * Pc lez,e-Mii- 
jefté. Arcsflcre aliqucm majeftatis pk la-là; Majeftans , 
'( arceflb , arccTis , aicefllvi , arccfsïciim. ) zCt.Cic.Sc» 
De Majeftatc aliquem poftulare. Cie. Depoifon. De ve- 
iieficiis aliquem accufare. ^ D'a-volr brigué. Accufare 
ambïtûs.Ainbitûs crimine arcclTere aliqucm. Cîc'*' D'.t- 
•vnrice. luiîmulare ou arguere aliquem avarina; , ( ar- 
guo , arguis , argui , argûtum. ) ail.^ Df tr,thifon.hc- 
cufare aliquem proditionis. Cornel-Nep. Alicui pvodi- 
tionis crimen inferre, ( irifcro, infers, intnli, illatum.^ 
,iâ:. Cic. * De péculat , ou d'a'voir -volé les deniers p;i- 
hlics. Pcculatiis aliqucm accufare. ^!fth. ad-Hcren. 
2!s s'.zccuferit comme d'un crime d'avoir difcoMinué de 
s'tifjliger. Peccati fe inflmùlanc , quod doîcrc intermi- 
ferint. Cic. 
l'eus ai'cz accusé une tres-hormefie femme d'iivoir fait 
fifux-lm à fil! h.0i7neuv. Probri infimulafti on acculàrti 
pudlcillimam feminam. Cic. Fl.mr. 
\Acc!,ferquelq/t'u>ie>ij:ifiice. Accufare aliqucm in jus. 
Reum agere ou poltulare. Arceflcre aliquem judicio. 
Cic* Viucufcr criminelhment. Judicio capitis jliquem 
arccllere ou arguere. Cic. 
Il n'a point f-.it de dijfculié d'.tvoiicr la chofe , dont on 
l'Mcufe. Non dubitavir id ipfum , quod arguitur , con- 
fiteri. Cic. ( four propccr quod arguitur. ) 
C'cft le peuple (S" non pas ijoflre compétiteur que fous ac- 
cufezde cette faut-e. Populi ci^lpam , non compctitoiis 
accûfas. Cic. 
lUtlrius eftoit accusé d'a-ocir "violé par un parjure la 
divinité d'Augupe. Rubrio crimini dabatur violatum 
perjurio numen Augufti. Tacit. 

ACENSÉ , m. AcensÉ'e , f. part. pafi". du "verbe Acenser. 

ACENSER , V. aft. on prononce Açanfer. [ Donner à cens 
ou <? rente. ] Ccnfu annuo locaie , ( loco , locas, loca- 
■vi , locatum. ) Addicere , ( addico , addicis , addixi , 
addiûura. ) aft. ace. Cic. 

AçENSERjfi[;nifie auiïï Prendre un héritage à cens (y à ren- 
te tous les ai:s. Conducere aliquid cenfu annuo , ( con- 
dûco , condûcis , conduxi , conduèhira.) ou redimere , 
( redïmo , redîmis , redemi , redcmtum. ) ad. Cic. 

ACÉRK , m. Acérée , f. parc. pafl". Pù/ct AcÉrer. 

ACtRER , Y. ail:. [ Garnir un outil d'acier , v appliquer 
de 'l'acier peur le rendre plus tranchant. ] Cnalybe ad- 
niixto durare , ( duro , duras, duravi, duratum. ) ait. 
accuf. 

ACERRA , ou AcERRE , Ville du Royaume de Naples. ] 
Accrra- , génit. Acerraram , f. pi. Liv. 
ex<j eft d'Acerra. Accrranus , a , um. Liv. 

ACEPvENZA , [ Ville d.vis la B.ifilicate , province du 
Royaume de Naples.} Achcrontia, génit. Acheronria-,f. 

ACÉTAEULE , fub.1. m. [ L'emboiture des os de la cuiJJ'e. 
Acetabùlum , gémt. acetabuli , n. Celf. 

[ Terme d'Anatomie. ] 

AcÉtaeule , [ Vctite mef;i7c ancienne qui contenait la 
quatrième partie de l'héniine , ou deux cnces (S" demie 
de liqueur , ou de matière féche. ] Acetabùlum , i , 
neut. Flin. 

ACHAIE , [ Trcvince de l'ancienne Grèce , qui faifoit 
une partie du Pélopomiéfe , aujourd'huy le Duché de 
Cl.''.rence. Achaia , génit. Achaire , f. Ovid. 

[On croit c[ue le ttîot à'^cb.iie vient du tr.ot du mot Grec aX'^ 
qui lignie irijhjfe, deuleiir. ] 

gai efi de l'Achaïe. Achxus. Achivus. Achaïcus , a , 
um. Virg. Cic. 
ACHALANDÉ, tnafc. Achalandée , fem. adjeû. & 



A C H 

part./?;/ Tcrtc Achalander. 

ACHALANDER , V. aft. [ Mettre une houùqUê ou UKt 
maifon en réput.ition d'avoir de bonne marchandifc CS" à 
prix i;aifoTmable , & y attirer bien des ?narchands. ] 
Emtorum frequentiam ad tabernam ou ad inercatorem 
al'icere ou pelliccre , ( licio , lïcis , Icxi ,'le<5him.) aft. 
Cic. ( c'eil-à-dire , Attirer une foule d'acheteurs à une 
boutique ou à un marchand. ) 
Cette boutique cfl bien achalandée, il vient bien des mar- 
chands. ] Celebratur lixc tabcrna emtorum conventu 
ou frequentià , ( celebror , cekbraris , cclebratus fum, 
celebrari. ) palf. Cic. 
Ce marchand eft bien 'achalandé. Emtores frecnientes 
adcimt hune mercatorcm. 

ACHARNÉ , m. AckarnÉe , f. adjcift. & part, du vcrke 
Acharner. 

ACHARNEMENT , fubft. m. [ Vorte pafion (y attache à 
une chofe. ] Animi impotentia , génit. ] animi impo- 
tcntia; , f. ; 
Il a un furieux acharnement pour la débauche. Impoten- 
tiàs fertur in libidines. 

[ Ce mot François ne fe dit qu'en miuvaife part , 8c fignifîc 
encore IJfte attache epi^iajhe i^u'm a a fcrfcci*T£'- Cjudfjur^n , joit 
de pureté ou A'effe.. AlVidua alicujus & impotens infe^.atio c» 
peifecuijo , gc'a.'r. onis , f. c<c. 

ils fe b.tttîrent l'un contre l'autre avec un tel acharne- 
ment , qu'on ne les put jamais fépnrer. Tarn acriter ou 
pervicaciter & |]infcfto animo pugnarunt inter fe , uti 
alter ab airero divcUi ou diftrahi non potuent. 

ACHARNER , V. ad. [ Donner aux bétes le goût de la 
chair. ] Animalia carni aiTucfcere , ( afTuefco , all'uef- 
cis , aiîuevi , alfuctum. ) aft. 

[ Terme de chaffe. ] 

s'Acharner , au figuré , [ Marquer une forte attache à 
quelque chofe , comme a aimer (S" à haïr, k pcrfécuter £3* 
à outrager quelqu'un de paroles ou autrement. ] Ferri 
impotentiùs in aliquid osi in aliquem. pafT. Cic. Vehe- 
mcntiùs aliquem infeilari. dcp. 

s'acharner à fc battre l'un contre l'autre. In cacdem mu- 
tuam impotentiùs ferri , ( feror , ferris , latus fum. ) 
pair. Acriter ou pervicaciter rtiere, ( ruo, ruis, Ym,fans 
fupin. ) neut. Graviter in fe invtcem fi'vire, ( fxvio , 
ilevis , frvii , fivïtum. ) neut. Cic. In mutuam perni- 
ciem incunibere , ( incumbo , incumbis , incubui , in- 
cubïtum. ) neut. Cic. 

S'acharner l'un contre l'autre , fe déchirer par des inju' 
tes iS" des calomnies. Mutuis contumeliis le difccrpe- 
re ou dilaccrare ou profcindete , ( difcerpo , difcerpis , 
difcetpfi , difcerptum : dilaccro , dilaccras , dilaceravi, 
dilaceratum : profcindo, ptofcindis, profcïdi , profcif- 
lîim. ) aft. "^ Vulnerare fe ou vexare fe probris S: male- 
diftis , ( o , as , avi , atum. ) aft. Cic. 

s'acharner a perÇecuter quelqu'un à outrance £?" fans re~ 
lafche. Vchementiiîîmè & pertinacilîlmè aliquem infè- 
qui ou perfequi , ( sëquor , fequeris, fccutus fiim. ) In- 
feétari , ( inltdor , iafcûaris , infeûatus fum. ) dep. 
ace. cic. 

L'envie ne s'acharne plus tant fur moy. Jam dente invï- 
do minùc mordeor. Hor. 

S'acharner , ou s'opiniaflrer au v.^An honneur de demeurer 
prés des grands. Inânem inter magnâtes verfandi glo- 
rJam pertinaciiTimè fcûari. 
ACHAT , fubft. m. [ l'Action d'acheter. ] Emtio, génit. 
emtionis , f. Cic. 

il n'ofa faire cet ach-tt en fon nom. Non efl: aufus fuuni 
nomen emtioni illi adfcribere. Cic. 

Vous avez, fait lit un fort bon achat , je ne donnercis pas 
cette maifon , quand j'en verrcis fix cens écus argent 
co)nftant .hidizimonifiTa. lepidum , fi nunc fexunc fex 



A C H . I 

talents magna argent! pro iiUs xilhni pri-fentana , 
niiin.]iiam accipiani. rUur. 

ACHE , fubft. m. [ Effece de Perfl qui croift da>2s les ma- 
r.ùs , ir qui fleurit l-Ltnc. ] Apium palullrc, ^f»!f . apu 
palurtris , neuc. P.'in. Eleofcllnum , génit. ckofchni , 
neur. Vlin. * 

ACHÉLOUS , [ Tîeuve eclehre dms l'Elire , atijctird'huy 
T.uhicolme. Il fort d:t mont Piaiifs (ST fe 'v.tretidre 
dans h mer d'Ionie. ] Achdôijs , génit. Achclôï , m. 
Ovid. 

ACHIMINEJ.iENT , fubft. m. [ Vifpojîtion frorhitne a 
une cbofe, dont on cfpére un bon f ne ces.'] Via , génit. Vvx, 
f. Gradus , gé/iit. gradin , m. Cic. 
Cette l'idaire fur un acheminement à li paix. Hac Vic- 
toria ad pacem via fafta ell:. Ilia viitoria viam ad pa- 
tem patcfecit. 

S- ACHEMINER. , V. neut. [ Se mettre en chemin. ] In 
viam fe dare , ( do , das , dcdi , datum. ) Viam car- 
pere , ( carpo , carpis , carpfi, carptuni. ) Via: fe com- 
mittere , ( commltto , committis , commifi, commif- 
ftim. ) act. Cic. Irer Ingrëdi , ( ingredior , ingrederis , 
jngrelfus fum. ) dep. Liv. Ircr inteiidtre , ( intendo , 
intendis , intendi , inteptiim.) aft. Liv. Viam invade- 
re , ( invâdo , invadis , invalî , invafum. ) aft. Virg. 
Viam corripere , ( corripio , corrïpis , corripui , cor- 
rcptum. ) aft. Virg. Aliquô proficilci , ( proficifcor , 
proficilceris , profcdus fum. ) dcp. Cicer. Aliquô iter 
inftituere , ( inftituo , inftituis , inftitui , inflitûtum.) 
ad. Ctt. fJ. Cic. 

AcHEMiNEa , V. ait. [ Mettre tn eflM de réii^ir , parlant 
lies ajf. lire s er des entreprifes. ] comme L'avis de cet 
.Avocat a fort bien acheminé l' affaire , V .xmis en train 
de réiijfir. Hujus patrôni fententia rem ad felîcem fuc- 
ccffiim direxit on deduxir. 

ACHÉRON , Fleuve d'Epire ou de Lucanie, que les Poètes 
font un des fleuves de l'enfer. ] Achcron oit Achcruns , 
génit. acherontis , m. 

[Noiiiuî marque ce nom douteux ; mais il eft toi'ijours maf- 
culin Cjuand il /ignifie un fleuve ; & féminin quand il fe 
jirend pour le pais & la région des Enfers ; KulU Aihcruns 
dit Plaute poui l'tufo-. ] 

ACHÉRONTIQJJE , ou de V Achéron Acherunticus , 
Acheruntica , Acherunticum. Vlatit. 

ACHERONTIA, [Ville de U Lucanie dans la Bafllicate.'} 
Acheruntia , génit. Acheruntii , f. 

ACHiiRUSIE , [ Marais qui fait le fleuve Achéron pro- 
che Cumcs. ] Achcrufïa, ^//«'f . Acherufia; , f. ?om-Msl. 
Acherûfis , génit. A.chcrufis , f. Val-Flac. 
d'Achercfte. Acherufius , Acherufia , Acherufium. Luc. 

ACHETÉ, m. Achetée f. part.palî. du 'verbe Acheter. 
[Acquis à prix- d'argent dont on convient. 2 Emtus , 
cmta, emtum. Coëmtus , cuiimta , coëmtum. CAf.Mci- 
catus , mcrcata, mercatum en fignification pajjlve dans 
Froperce & dan: Pline: ^ ( le contraire cft luemtus dans 
Horace , pour dire qui n'efi point acheté. ) Voyez 
Acheter. 

ACHETER, V. acl. [ Acquérir quelque chofe à prix d'ar- 
gent dont on convient. ] Emere. Coëmcre , ( cmo , 
cmis , ëmi , emtum. ) aft. ace. Comparare , ( ccmpa- 
ro , comparas , comparavi, coinparatum. ( au. accuf 
Mercari. Emercari , ( mcrcor , mcrcaris , mcrcatus 
fum. ) dep. ace. Nundinari , ( nundïnor, nundinaris , 
nundinatus fùm. ) dcpon. ace. Ter. Cic. [ On trouve 
aujft nundïno d.tns Suétone. ] Prsftinare , ( prsftïiio , 
priflïnas , pra:ftinavi,'pra:ftinatinn. ) aiï. ace. Plaut. 
Redimere , ( redïmo , redïmis , redémi , redemtum. ) 
adk. ace. Cic. Caf. 
[ On donne à ces Verbes l'accufatifde la chofe achetée, & l'abla- 
tif de la pcrfjinne de qui l'on acheté avec la préporition à, 
OU de. On y wet auiii le nom de Pii.t a i'abUtif fans ptéjiofition 



ACM _ , 15 

l'on ti'Wlv* Hf anmoîns des exemples du gînkif , mais on y 
Ibus-emcnd l'ablatif «re oafreùo. J 

Acheter argent comptant. Emere pra;fcnti pecuniâ ou, 
oculat.! die. Plaut. ( Le contraire efl cxcï die , achatcr 
à crédit. ) * A prix raifonn.tble. Bciiè emere. Cir.* Da 
bonne foy. Boni fide emere. ♦ A trop bon marché. Mi- 
niini emere. ^* A bas prix. Vili pretio emere. * Troff 
cher. Malè emere. Cariiis emere. Cic. 
C'cjl un homme à acheter au poid de l'or. Hune horai- 
nem decct auro expendi. Plaut. 
Acheter au mot d'un autre. Emere pretio alterius. Ter, 
Je voudrois avoir acheté cela de tout mon bien C de 
tout jnon crédit. là penfare vellem omni argeuto & om-' 
ni auftorirate. Colum. 
Il faut amener des marchands pour acheter une march.tr:.'' 
dife qui n'efl point de débit , mais une bonne r»archan~ 
difc trouve aisément des achetcttrs. Invendihili merci 
oportet adducere emtorem , proba incrx facile emto- 
rem repërit. Plaut. 
giu.ind vous l'auriez, acheté trois cens pif oies , ce ne ferait 
pas trop y vous avez, gagné beaucoup à ce m.irché. Non 
.^dq>oI trecentis minis carum eiTer, fecilli Xacn.Plaut. 
( on fcHs-entend multum lucri. ) 
Si vous n'efles pas prejfé de vendre voflre maifon , je ne 
fuis pas preffé de l'acheter. Si tibi niliil fubïti efl quôd 
vendas aîdes , tantumdem mihi quôd emam ou quôd 
emere velim. Plaut. 
Acheter à prix d'argent la permiffion de la fepulture. Re- 
dimere pretio fepeliendi poreftatem. Cic. 
Acheter à m.tnger. Obfonari , ( obsônor , obfonaris , 
obfonatus fum.) dep. Plaut. rfc.'Obfonare, ( obsôno ^ 
obsônas , obfonavi , obfonatum. ) ad:. Plaut. 
Aller acheter k manger. Ire obfonatum. Plaut. 
Acheter. , au fîa;uré , [ Parlant de la gloire , de la liber- 
té , (S'c. ] Emere aft. aec. Cic. 
Je n'acheté point fi cher des efpérancss Spem pretio non 

emo. Ter. 
Je ne voudrois pas acheter un royaume ou eflre Roy aux 
dépens de m.i liberté. Regnarc nolo , liber ut non Cuix 
mihi. Phid. 
Acheter la paix. Redimere pacem. Cif. 
Il pouvait acheter les bonnes grâces de tout le inonde p»f 
la mort de fin ennemy. Omnium gvatiam morte inimi» 
ci redimere potërat. Caf. 
Je ne crcis pas qu'on doive acheter ces bons offices par la 
perte de fa vie ou aux dépens de fa vie. Ego verô iia:c 
officia mercanda vità non puto. Cic, 
On dit par manière de proverbe & en convcrfâtion. 
Il a bien fait acheter fa peau à fis ennemis , ou 'il leur it 
vendu fa peau bien cher, [ il en a bien tué enfe défen- 
dant, î Multo fanguine vira iJlius inimïcis conllïtit , 
par imitation de T'ttc-Live. 
Il m'a bien fait acheter cette favettr , [ // if>'» bien 'fait 
courir £y languir pour l'obtenir. ] Multo laborc hanc ab 
illo gratiam abilùli. 
On dit encore , g«i bon l'acheté , bon le boit. Optimum 
bibitur , quod optimum emitur. 
Avoir envie d'acheter. Emtutire , ( empturio , emtiiris, 

fans prétérit ni fuf'm. ) neut. Var. 
La paffion ou l'envie d'acheter. Emacitas , génit. emaci- 
tatis , f. Colum. 
ACHETEUR , lubft. m. [ Celuy qui acheté. ] Emtor , 
gémt. emtoris , m. Cic. 

Un gr-tnd acheteur , qui a envie d'acheter tout ce qu'il . 
voit. Emax , génit. cmâcis , com. gcn. Cic. 
Grande ncheteufi. Em.ax fcmina , génit. cmacls ferai- 
na: , f. Ovid. 
ACHEVÉ , m. Achevée , f. part. pafT. [ Fini. ] Finltus, 
finira , finituin, Hor. 

Dt iij 



i° , A C H 

AcHïvE , OU Vint , [ PxrUnt d'un owvri-.ge d'efprir , com- 
~ me d'un livre ou à'im poème , (y d'un difcours ou d'un 
cwvrxge de muin. ] Abfolûtus. Perfedlas. Cor.teclus , 
a , , um. Cic. 

Achevé , [ Farfiit accompli , à qui il ne manque rien 
pour fa pirfeBion.'] Perfcûii», Abfoliïriis , a, um. foyer, 
Achever. ( au co/nparatif Petieciiov &. hoc perfeûius: 
abfolucior & hoc abfolutius ; au S.iperlatif Perfettillî- 
mus £? Abfolutiflîmus , a , um. ) 
C'cjl un homme ache'vé de tout point , qui efi parfait en 
/()«f. Omni ex parte abfoIutus. Omnibus numeris ab- 
fbhitus. cic. In fe totus teres arque rotundus. Hor. 

Cettt der:iiere exprelTion Latine ell tiguice , & Horace fait allu. 
fion à 11 figure lonJe qui eft li plus parfaite & la plus unie , 
tomme qui diroit Vu hf>'/.m€ tout UKi , qai tji jAas dc^ .iin 

ACHEVEMENT , fubft. mafc. [ Tin d'uryiivrage. ] Ab- 
folutio. Conlùmmatio , ^e»if . onis , f. Cic. 

ACHEVER , V. ait. [ Tinir , terminer. ] Einem facere , 
( tacio , facis , fec; , t'aclum. ) adl. dat. Ablblvete , 
{ abfolvo , abfolvis , abfolvi , abfohltum. ) a£l. accuf. 
Finire , ( tinio , tinis , finivi , finitum. ) aft.acc. Cic. 
S^iint.VevAgete, ( perago , peragis, percgi , peraé^um. ) 
acl.acc. Conlicerc ou pcrticere, ( ficio,ficis,fcci,Fe(tlum.) 
act. ace. Finem imponcre , ( impôno, inipônis, impo- 
iui, impoluuni. ) act. dat.Confummare , ( confumma, 
confumnias , couluminavi , conrummatum, ail. accuf. 
Cicer. Pi in. 
Achever fa tafche. Penfum abfolvere. Var. Laboris pen- 
fum peragcre. Colum. "^ Sa ccurfe. Cuifum contîceie. 
Cic. " Une affaire par le moyen d'un autre. jPer alium 
couficete negotiuni, Cic. 
Ayant fait, arhei-é, fini la campi{gne.Co\\(etk\.% sftivis.Cù. 

Achever , {_ joint avec un -jerhc. [ comme Achever de 

. co>r/pter.Vetnmnera.ic.FlaHr.K3.ziones co:iiàcere.* Ache- 
ver de difner. Prandium conticere ou £nire. Plaut.Hor. 
* Achever de donnir. Pcidormifcere. Piaut. Somnura 
facere. Celf. * Achever d'écrire. Perfcribere. Cic. . 
Achever de guérir. Percurare &â.. Pli):./* Achever de 
meunr. Permaturefcere. n. Colum. ^ Achever. de payer. 
Perfolvere. aft. Cic. 

youi avez, fait comme Appelles , qAt ayant achevé fort 

■ artijlement la tefle & les plus h.iutei parties_ dit corps de 
Venus , latffa le refle du corps imparfait. Ai,ifi de certai- 
nes gens n'ont travaillé qu'à ma tejie , C m'ont laijje 
le rejie du corps impnrfait. Ut Appelles Vcncris caput & 
fumma ped:oris politilTimâ artc perfecir, reliquam par- 
tem corporis inchoatam reliquit. Sic quidam honiiucjs 
in capite mto folùm elaborarunt, reliquum corpus ini- 
pcrkftum ac rude reliquerunt. de. 

Achever , [ Tirminer , finir. ] Abfolvere. Finire. Termi- 

narc , ( p , as , avi , atum. ) Coiiiicere. act. acc. Cic. r. 

Achever la guerre. Bellum conficcre. Imponerc fineni 

bcllo. Ter. 
Achever fon difcours. Sermoncm conficere. df. 

Achever le lujlre. Conderc lufbrum. Hor. 

f Cette cctémoiùc fe failbit tous les cisi] aus ;e dix-neuviémc 
d'OûoLirc ; mais un la reculait fort fouvent , iut-tout hrs 
qu'il étoit anivé quelque grriiJ malheur à la Republit]ue 
Après âvuir achevé les Cens ou le dénombrement du Feup!e 
Romain , ou l'exploit par un.fatiiiice , C'c Us appelloient cette 
ccanwnie Co)i.-fere l:iJi,Hm fj i, 

Achever , [ Perfedionner , mettre la dernière mam à un 
ouvrage , foit d^ l'eftrit, foit de l'art. ] Abfolvere. Pi r- 
ficere.Complanare. aft.acc. Cic. df. Summam ou cx- 
ttemam manum imponete.aft.dat.riiî*. Eaftigimn im- 
poncre. ad. dat. Cic. 
,[ Cette dernière expre'non eft une métaphore Latine prife de 
rArcluieÛure , connue qui diioit Matre lef^ifti ou !e co»^ble à 
un ouvrage. 

Achever un ouvrage ou tm Livre. Ad unibillcum of us 
4i;ççre. oh jerduceie. Har. 



'•■ , A C I 

, [ Métaphore Latine tirée de la couftume qu'avotem les Komainj- 
de ruukr leurs ouviages, Se de les fermer avec des bo'.ieites en 
fi^on de nombril pour les tenir roulez , lors qu'ils etoient 
achevez. ] 
Cet owurage n'efl pas fi achevé a beaucoup pris que l'»u. 

tre. Illud opus non xc\ai ,ab altcro perfeftum eft. Cic. 
Ses ouvrages ne font pas achevez, , [ Jl n'y a pas mis la 
dernière main. ] Manus e.ictre;T!a non accellit operibus 
e]us. Cic. Ultima ou fumma manus nondum opcnb'us 
ejus impofita eft. Ovid. 
On dit aulfi Achever fes jours , achever fa vie , achever 
fa carrière. Vitam finire. y£tatis fabulam peragerc. 
Cic. Implere finem vira:. Tacit. 
Achever quelqu'un , iLuy ofier ce qui luy rejle de vie. ] 

Ahquem coniicere. cic. 
Je t'ay forcé de vous aller voir y parce qu'avec f peu de 
faute, il étoit plus c.%tahle de s'achever, que de m' aider 
dans le camp. Coëgi eum ad te proficifci quôd illâ va- 
ktudine magis conficere fe , .quim me tucti pollèt m 
caftris. Cic. 
Ces douleurs l'achevèrent. His doloribus confcftus eft,. 
Cicer. 

Ce coup-là m'achève. Nunc dcmum p..n'ii. Ter. 
On dit au figuré , Ce fut là-le dernier coup de lime qui- 
l'acheva ou qui le.prrjuada àe f» faux méri.e. Tuuc 
omni laude cumulatior fibi vifus eft. Cic. 
■ On dit proverbialement , Voilà pour L' achever de peindre 
pour achever de le ruiner entièrement. Id euni peflum- 
dabit. Plaut. 
ACHOPPEMENT, fubft. mafc. [ l'avion de choppcr tr de 
fe heurter le pied. ] Pedis otienfio , génit. okenfio- 
nis , f. Cic. Offenfa , s f. Sen. Orfènfus , ^f»(f.,of;-en- 
sûs , m. Lucr. 
[ Ce mot ne lé dit point en noftre langue dans un fens naturel , 

incis leulement dans le figuré. ] 
, Il lui cfl une pierre d'achoppement en cela. In hoc gravi- 
ter liium ottendit. 11 ii hac in re eft offeniioni. Cic. 
ACIDE , adj. [ ^i a une certaine aigreur picquante. J 
Acidus , acida , aciduni. Colum. 
Un peu acide. Subacidus. Acidûlus ,a , um. Plin. 
ACIDITii , fubft. f. [ Qualité .ligrette qui fe trouve dans 

tous les acides. ] Acor , génit. acôris , m. Coi. 
ACILPv , fubft. m. [ Ftr bien purifié par l'art, dont on fait 
la pointe (S" le tranchant des couteaux , (S'c. ] Acies , 
genit. aclëi , f. plin. Stomôma , génit. ftomomàtis, n. 
Ctlf Pli». 
Ce mot k-loii M. Ména;;e vient i'ac'm'mri: , dont les Italiens onr 
fjit l'.ctir.o, &i les Elpagnol» a^«io,qui vie:inent tous dit la- 
tin acies , dont rlinc s'e ! léivi , pour le met de ci^ljhs. 
D'aiitrcs JiCeat qu'il a eftc ainli nomme exmi-t.t ujluUiione la.t. 
qu.mi .ti'mitti tr ^}J '•-■'">. Quant.au fu'D:'antif rti(jij , génit. 
ch-ly'.ii,i!. SH-ItuL Ciioaanthonwe forte de fer dont on 
pouvoii faire de l'acier: rais ce n'etoit pas de l'acier 
ACIRLNZA, [ Ville Archi.pifcopale de la Foitille.'] Ache-- 

roiitia , nenit. Aclicrontii , f. 
, ACOLYTHE , -fubft. m. [ Siuifait la fonciion de premier 
des quattre Ordres m.oindres dans i'Eglife. Acolythus , 
genit. Acolythi , m. Minor Minifter in Eccleliâ , m. 
[ L'on écrit nu li Açotue lans h , Si on le prend d'à' àvUç, 
^cclytus , fait rC; négatif & de xa.AÙ» , itfceo , impeiiiu-. l'A- 
colycc eflan' le plus hiut des Ordres Mineurs , Se celuyqisi- 
a déjà droit -d'approcher Je de fcrvir à l'Autel» A'to ofhi 
lignifie (jiii ji<it c;- accm^jgae. Ce mot eft purement grec & 
confacré dans l'Kgliié. ] 
ACONIT , fubft. m. [ Herbe vénimeufe. ] Aconîrtjm , 
génit. aconit], n. Luparia Scvulparia, génit. x, i.Plin. 
[ On dit que fon rom vient de la \ilie d'.^ncone , aux envi- 
rons de laquelle cette herbe ctoift en abondance. ] 
ACONTIAS , fubft. m. [ Efpece de ferpent qui fe jette 
fur les hmmnes comme une flèche. ] Vohicris jaai- 
lus , génit. volucris jaculi , m. ijic. Acoûcias , génit.. 



A C Q. 

[ Ce mot eft Grfc en l'une & en l'autre langue. ] 

ACOSTF.R , &c. vojcz Accoster , &c. avec deu\ ce. 

ACQIJI , [ l'ille dans le Montfvrrar, sr Evi-fihé fujfm- 
gant Je M'tl.xn , renommé four fes bains d'eau ch.ituie . ] 
Aqua,- Stcllatx- , !,énit Ai-iuarum Stcllacarum , f. plur. 
ACQS, ou Dax, [ Ville fur i\idoiir , caficiile des Lindcs 
de^afcogm, (y E-i'efché fujfr.igant d'Aurh.] Aqax 
Auguftx- , ^f»'^ A^iLiamm Aagullarum. , f. plur. Ci- 
vicas Aquarum Tarbcllicaium. 
S^ii efi d'Aeqs. Acjiianfis G" hoc Aqucnfe , adj. 

A(;Q.UtREUR , fuLift. mafc. [ Cclny qui acquiert quel- 
que ch'fe. ] PaiTor , génit. partôris , m. Vimtt. 

ACQUÉRIR , V. act. [Ob^euir un titre qui do,ine drcit 
de joiiir d'une chofe , en obtenir la pojjejp.on. ] Acquire- 
re , ( acquTro , acquïris , acqiiilîvi , acquisTtum. j Pa- 
rarc. Comparate , ( paro , paras , pacavi , pararum. } 
acl. ace. AJipifci , ( adipifcor , adipifcerisj adeptus 
fum. ) Alferiui. Confequi , ( scquor , fequeris , fequu- 
riis fiim.)dep. ace. Obtineré, i obtineo , obtïnes , ob- 
iiui , obtentum. } aft. ace. Cic. (s'c. 
y^iilan' acqucrii- L< réfutMicK d'tfir,' équitable , il chan- 
gea jlt ma/iiere d'.ijir. Cùm arquitaris famam Tcllet 
coiii'i:qiii , à priflïiiâ coalliètudinc deHc;;:it. Fhîd. 
il a acquis le pcwuoir if lu gloire qu'il a , par de trei- 
graifc's fir'ôiees rendus à l'Tjlut , (y par plufcurs belles 
aitions. Pocentiam & gloriam maxiniis in Rcmpubli- 
cam meritis prxftaucillimifquc rébus golbs elt con- 
fcquutus. Cic. 
Vos Ancejires ne vous ont pas acquis tant de gloire par 
leur haute valeur , pour la perdre par vojlre faute , gr 
laijftr une tache à vôtre pcfiérité. Majores tui fainam 
non tradiderunt tibi , ut virtute eorum ante parta per 
flagitium perderes , arque honori pofteronuTi tuorum 
vibex fiéres. Plaut. 
il s'acquit beaucoup de réputation par fes charlataneries. 

Sibi famam acquifivit verbofis ftrophis. Ph&d. 
La iaieffe ne s' acquiert pas par le nombre des années, mais 
p;ir i'efprit. Iiigenio , non actate adipifcitur fapienria, 
(adipiicor en figinfication palfve. ) Plaut. 
Vous voulez, acquérir de la gloire aux dépens de ma vie. 

In vitâ meâ ru ribi laudem Ls quarslrum. Ter. 
Il s'cft acquis par-là une grande loiiange. Srbi pepcrit 
maximam laudem e.v eo. Cic. 

ACQUEST , on prononce AoiJir , fubd. m. [ E/V» qu'on 
a acquis p.ir fun tr.<ivail ts' par fon indf.firie. ] Res par- 
ta ou acquifita , génit. rei parta: ou acqurlita: , f. Bona 
parta , génit. bonorum partorum , n. plur. Parta , 
génit. partorum , n. plur. { feul. ) Cic. 
IlhtialatjfétoHsfesacquefts par fin tefiament, Bona 
parta illi teftamcnto reliquit. Cic. 

AcQUEST fignifieauiïi Avantage , utilité. XJtilitas , gé- 
nit. utilitatis , f. Fru(5tus. Ufus , génit. us , m. Cic. 
il n'y a point d'acqueji à cela. Nulla eft inde utilitas. 

Nulla ex ci re fèquitur ou exurgit utihtas. Cic. 
Il 7)'y a peint d'acqucfl d'acheter de méchante marchan- 
dife. Nihil prodell improbam niercem emere. 

AcQUEST fignifie aulH quelquefois Achat , comme c'eft 
un bon aiqucfi que le bled. Multùm conducit compa- 
rare frumentum. 

On dit proverbialement , il n'y a point plus bel acquefi 
que le don. Nihil donc nielius. 

ACQLII , [ Ville. ] au-dejfus d'accluereur. 

AC($JIESCEMENT fubll. m. [ Confentement que l'on 
donne à un acte , ou à quelque jugement. ] Affenfus , 
génit. aflensus , m. Afleniio , génit. airenfionis . f. (^ic. 

ACQLJIESŒR , V. neut. [ demeurer d'accord d'une cho- 
fe , l'approuver , s'y foumettre. ] Alicui rei airentire , 
( afl'entio , aflcntis , a/Tcnfi , aflenfum. ) neut, Ailènti- 
ri , ( aircntior , aircntiris , alTenlus fiun. dej>. Citer. 



Aca „ 

[ .JiijiiSrfitrr fc trouve en ce lens dans Ciccron , fclon !« feiui- 

mcnt du P. Mouet , dans le qi:atticme des Queftions Acadé- 

mitiucs j mais il elt mis lans aucun i.as , t"<: on iera foit bien 

de r.e luy en point donner tju. nd on s'en itivira. ] 

Acquiefcer au jugement d'aiitruy , s'er. ttnir à fin Juge- 

ment , s'y rindrc. Starc judicio alterius , C ilo , ilas , 

rtcti , itacuni. ) neut. C'c , 

ACQUIS , m. AcQiJisE , K part & adjctl. Acquisîtus. 
Parrus. Comparatus. All'equutus, a , um. Cic. 
tftre privé des biens acquis avec honneur , oa qu'on a 
acquis avec honneur. Bonis honeflè partis privari.C«>. 
Spoliari tortunis , ( lior , aris , atus liim. ) palf. Cic. 
L'iMmertalité m'eji toute arquife , fi quelque chagrin ne 
vii-nr 'roubltr ma yoyf .Mihr immortaliras parta eft, ft 
nulla xgrirudo hu!c gaudio iutercelîerit. Ter. 
Les biens tnal acquis s'en vont comme ils font ventus , 
( ou pour me iervrr d'un proverbe vulgauc , ( Ce qui 
vient de la Jiute , s'en va au tambourin.) Malè parta , 
maie dilabunrur. Cic. 

Ilvous efi tctit acquis , // efl tout à vous. Hune addic- 
nim ou dedirum ou obftritium t;bi habes. Cic. Trbi 
addiitilnmus eft. Cic. Tibi devotillimus eft. 

AcQi'is , liibft. m. [ Ce qu'on a rendu fien par fin indus- 
trie , par fin travail , £?* par fon argent. ] comme il 
a vie» de l'acquis , il a bien du bien acquis. Multa bo- 
na parta Irabet. '*' Il a bien de l'acquis , de la fcitnce , 
de la capacité. Elt abundanti dodrina. Eft doilrinis 
inrtruiitior. Cic. 

ACQUISITION , fiibft. f. [ L'aaion d'acquérir quelque 
chofe. J Eratio , génit. emtronis , f. (fi c' efi par achat. ) 
* Adeprio. Coniparatio , génit. onis , f. fi c'efi nu^ 
trement. j Cic. 
Je fiuhaitte que vous ayiez du contentement de vôtre 
déintnagement 0* de vôtre acquifition. Migrationem 
& emtionem féliciter evenire voio. Cic. 
Il m'a des-conftii\e i'arqujttion que je veux faire. Mihi 
dcfuafor fuit emtionis. Cic 

Ac^i;'^srTION , [chofe acquifi.] Res parta ou comparata, 
genit. rei part* ou coniparatj: , fœm. Cicer. Voyez 

ACQJJEST. 

Il a fait pliifieurs acquiftions. Multa bona parta habet. 
Cicer. Rem plurimam hbi paravit ou qua;livit ou cou- 
fecit. 
Taire de nouvelles acquifitions. Res novas parare , ( pa- 
ro , paras , paravi , paratum. ) aét. Cic. 

ACQUIT , fubft. nialc. [ Ecrit , quittance par laquelle 
il paroifl qu'on a paye. ] Apocha , genit. apocha; , itm, 
âxcX'^- Uip 

AcQi'ir, ( Payement. ] Solutio , génit. folutionis, f. Cic. 
aller à l'acquit , aller payer l'acquit des marchandifes 
qui doivent en entrant dans les Villes. Ire folûtum ve- 
tïgal ou portotium publicanii de inercibus. 
Il a payé l'acquit. Solvit veûigal ou portoriura. 
// » payé cette fimme à l'acquit de fon frère. Hanc fum- 
mam dédit fratris nomme. 

On DIT proverbialement, Faire une chofe par maniers 
d'.-icquit. pour dhe Lf^ faire négligemment. Negligentet 
ou ofcitanter ou defunitoriè ou pertunclorie aliquid 
facere. Cic. Ulp. Papin. Levi ou molli biachio aliquid 
faccre. Cicer. Dicis causa aliquid facere. Var. 

On dit encore populairement & par manière de prover- 
be , Bander quelqu'un À l'acquit , pour dire rompre 
avec lui C l'envoyer promener. Ab aliquo fc diffociare» 
( diifocio , dilfocias , diilociavi , diilociatum. ) a£t. 
Tacit. Mirtere à fe & aliquem lejicere. 

^ Me.apliore tiice des )ouciiis de paulnie qui bandent tles balles 
& Irs leticnt dans les tilets pour le compte d'un autre. ] 

ACQyiTÉ,,m. AcauiTEE, f. part. </« verbe Acquiter, 

ACQUITER/fi dettes , V. adt. [ Les payer , y fatisfai- 
re. ] iEs aliemun folveie o« diirolyeiç o» eiolvere , 



31 



A C Q. 

( folvo , folvis , fclvi , foliuum. âù.cU. Flh;. Jun. 
Liberare on levare fe xre alieno , ( o , as , avi, atum. ) 
Î.&. Exlre ou emergere xrc alieno , ( exeo , exis , 
Cîivi , ou exii , exïcum : emcrgo , emcrgis , emerfî , 
emcrfum. } neut. Cic. 
Jl nef eut acquitter fis dettes OM s' e» acquitter. Solven- 

do non eft. Solvendo a;re alieno non eft. Lti-. 
Jlnefe ferait Jam^s ncqitité fi fin père ne fût mort. Nihil 
xii alieno ejus , priter mortem patris , fubvenire po- 
tuiil'et. Cic. 

AcQpiTER fil promejfi , ou s' acquit er de fa frcmejfe. 
Exolvere quod promilîmus. Cic. Exolvere promilTa. 
Tibul. Liberare fidem. Priftare iidem , ( pr^fto , pra;r- 
tas , pri-ftïti , priftïtum. ) Exhibere vocis fidem , 
( exhibeo , exhibes , exhibui , exhibïtum. ) ThAd. Mu- 
nas promilB conficere , (conlicio , confïcis , confêci , 
confeaum. ) aft. Cic Sans promiiro fuo faccre , ( fa- 
cio jfacis , feci , fadum. ) Cic. 

-Acquitir ons'itcquiter de fin -vœu. Solverevocum. M^trt. 
Fidem voti folvete. Ovid. Dillblvere ou perfolverc vo- 
tum. Cic. * Liberari yoti Liv. { pour vozo. ) 
i'Acqttiter du facrifice qu'on a promis & du rc?« de 
hajhir un temple. Reddcre vidïmas & a:dem votîvam. 
Hor. 
On s' acquit e p.xr tout des -vœux f.iits pot.r la fxnté du 
Trince. Nuncupata pro linitate Principis vota ubique 
folviintur. Tiicit. 

S"AcQUiT£R de fin devoir , [ le faire ,y fitisfaire. ] Offi- 
cio ou oiBcium fungi , ( fungor , fungcris , funclus 
fiira. ) depon. Cic. Ter. Facere officium. Ter. Oiîicium 
implere , ( impleo , impies , iniplevi , implCtum. ) 
aft. Plin. Jun. Officio facere fans. 
S'acquitcr de fin devoir envers Us morts. Fiingi fuprë- 
xno 5 oâicio in mor:uos. Siuint. Solvere jufta funcri. 
Cicer. 
S'arquiter defi charge , de fis cb'lg.'itions. Munus fuum 
obire , ( obco , obis , obii , obkum. ) Liv. Munia ou 
officium fuum implere. aft. Tacit, Exequi munus 
fuum , ( exëquor , cxecjueris , exécutas fum. ) dep. 
Cic. Munus fuum lautè adminiftraie ,. ( ftro , as , 
av'j atum. ) Cic. 

ACRE , adj. m. & f . [ Tiquant , qui a un goût acre. ] 
Acer , acns , acre , adjil. Accrbus , acerba , accrbum. 
Cic. * i On dit au Comparatif Acrior , & hoc acrius , 
Aceibior , & hoc acerbius : au SuperLttif Acerrimus 
& Aceibilfunus ,. a , um. ) 

tOn dit ^icci 'tiuKores. Cic. Des humeurs acres : H Merrimum 
fcesum fe'/: Du V naigte foit aae. On fe lett auùî de ces 
deux adjeftifs , en piibni des fruits ; raiis l'adjeaif Mardi- 
cuns qui fc trouve daiis qucliues Dictionnaires , n'eft point 
Latin : l'on ne doit pas non plus cnipiorer j^cris iu Nomina- 
tif malculin , quoique l'an lue dans les Frajmeni d'Ennius 
^cris fomnu:. j 

On dit figur-ément V,i homme acre (y véhément , [ qui 
efi iiigre d.visfis réprékenfions. ] Acer & acerbus.homo. 
Cicer. 

ACRE , fabft. mafc. [ Mefure de terre , qui fi dit parti- 
cutierem:nt en Norm.indie , CT qui contient i6Q. per- 
ches. ] Acna , ou Acnua , x , LVar. Cclum. 
Sarmi U« arKicns Arpenteurs, cette n.efure de terre s'apfclloit 
ai'tremer.t. yîclus quadrants : c'etcir un carré dont chaque cote 
avûit fi.\-vin^ts pieds de long , cequifaifoit la moitié du/»- 
geiuta dts La.ins. VoUîus oit qu'on lit ./ioiua ^ mais qu'on 
doit préf<?rcr ./ft?/.!, à caufe de l'érymologie grecque j'»tv«. 

• M Lanceot dans fes Bjcines grecques fait venir ce mot îtan. 
^ois .4cn , du Latin .Ager , pris à' Ay fis , t«"e > cliiinp. Quoi- 
qu'il en fcit , on fait 1'^ bref en prononçant ce mot , au lieu 
qu'on le fait long dans .Acre ^ui iîgnifie PiquMS. ] 

ACRE , [ Ville de Phénicie , qui a un port de mer. ] Ace , 
génit. Aces , f. PtolemaVs , gén. Ptokmaïdis , f. Fit». 

^;G?>£Ti; . fuk-ift. f. t Sii'jiliti di_ (s ojfti ejl açn j-C 2'" 



A c R 

tient à la gorge."] Acrïtas , gcnit. acritatis , f. Attf- 
Gel. Accih"n3S, gér.it. acerbitatis , f. Cic. Acerbitiido , 
génit. acerbitudinis , f. virr. 

[Dans Ciccron ./fccrt/raj lîgnifie jmzua ^Jfliciim , fSchericy 
./Imertume de c^ur, ou cri*ai4:é. ] 

ACRIMONIE , fubll. fem. [ Aigreur piquante pour le 
goût. ] Acrirnonia , génit. acrimonias , f. Cotum. Acri- 
tildo , génit. acritudiais , f. Vitr, Arrïcas , génit. acri- 
tatis , f. Flin. Accrbïtas , génit. acerbitatis , f. Cic, 

[ ^:obitîi fe dit mieux du coeur, que du goût. ] 
Adoucir l'acrimonie. Acrimoniam Iciiirc. ^ GJîer l'acri- 
mcnic. Diluere acrimoniam. 

AcRi.MOMiE [ d.ir.s les paroles (S" d.-ins les réprébenfions. ] 
Acriinonia , x. , f. Acerbitas , atis , f. Cic. 

ACROCERAUNIENS , [ Montagnes de l'Epire £? de U 
Macédoine : on les appelle aujourd'iiui Monts de l* 
Chimère. ] Acroceraïuiia , génit. Acroceraunioruni ,, 
neut. plur. Hor. Ceraunia , ^e«if. Ccrauniorum, neut.. 
Virg. '^ Pline a dit Montes Acroceraunia /iiî)- une figure 
appellée Appofition. ~" 

ACROCORIN.THE , i Montagne fur laquelle étoit fituée 
la Citadelle de Corinthe.] Acrocorinchus , génit. Acro- 
corinthi , f. Flin.. 

ACPS.OS FICHE , fabft. f. r,!ais mafc. félon U. Ménage. 
[ Sorte de Poefie difpofic de telle façon que chr.ci:;i des 
Vers commence par une lettre qui fait partie d'un Nom 
qu'on écrit de travers en marge. ] Acrofl.diis , génit. 
acrofl'chidis, f. Kj[fC;;^ii 

[ Ce mot eil Grec , & Ciceron l'écrit en grec au 2, 1 . de la Di- 
vination , a't'n ex prirriis 'vernis Ltceris a'i'jnid coymtcti^ur. Cic. ] 

ACROTErv.ES , fubll. m. [ Petits Piedefiaux qui font aux 
extrémités, d'un Fronton , fur lefquels on pofi des figu- 
res. ] Acroteria , génit. acroteiiorum , neut. plur.. 
Rxçoîéf/a. l'itr. 

[ Ce mot eftun terme d'Archiiefture , qui figniflc aufli les fi- 
gures de terre ou de cuivre qu'on meitoit lur le iuLt des. 
Temple» pour les orner i c'eft pourquoy , il cft quelquefois- 
plis pour tujiigin. U le prend aulli pour nuu t^trimt:c, comme' 
iotu dans les animaux ,ls '/c^ , Us ornUa , £^c. Dans les lià- 
timeus , pour les Araoriijjeme^is des tous : dans les Navires , 

pour les Epiroijt autrement appeliez lioja^s : &<■ mr met , pour 
deiPcùr/iratoires OU liei:!c élevez. ] 

ACTE , fuft m. [ Action , effet d'une caufi agiffante. ]. 
AÙ.U.S génit. adiis. , m. Aftio , génit. aclronis, f. Cic, 
Taire des actes d'hoflilitê. Facere holHlia. Tactt. 

Acte , en Mmale , {Tout ce qui fe fait de bien er de 

mal. ] Fadum , i , n. Facïnus ,génit. facïnoris n. Cic. 

C'cfl un acte de prudence de fi.tvoir qtfclquefois fe taire. 

Prudcnns e!l nonnunquain filete. 
C'efi un acie de fcelerat de trahir fin amy. NequLdïiïli, 
hoœinis eîl prodïre amicum. 

Acte , en Jurifprudcnce , [ Toutes les chofes qui regardent 

l.i. jufiice quand elles font rédigées p.tr écrit. ] Inl^:n^■ 

mentumjge;:;f inflrumenti, n. Scriptum , génit. fcripti, 

n. C;V. Audoritas , génit. auftoritatis , f. Cic. 

Il a pris acte de fa comp.irutio?). Aucloritatem coafîgrw,- 

tam habet fe llctifTe. Cic. 
J'ay afte en m.tin pour faii-e voir. Confignatâ prac ma- 

nibus audoritate probabo. 
// a un acte figné de témoins pardevant Kotaires comme- 
illuy a fait un affront. Scripto figniîtcftium ac tabu- 
larii confignato tcftatum coràlat ab eo injuria fuilfï 
afFeduin. Cic. 

En ce sens il lignifie Les délibérations publiques tranf- 
crites dans les regifires , qu'on appelle a'det publics, 
Ada , génit. adomm. n. plur. Ada publica , n. plur. 
Tabula publics, j£wif. tabularum publicarum, f. plur., 
Cic. 
Jurer Jm les aH es d'une, ferfonne. In ada alicujus jurare.. 
Suet. 

Lis Atl£5 Au C«ff«/«»-Co«siiicfuci aûà * /" -^^le: des 



A C T 

Atôtre:. Aâa ou Aifhis Apoftolorem. 

On le dit aufTi cic ce qui s'eft conftrvé à la tcflérité 
dn.is lie ccn-iins Lhres £? Mémoires Mnhcntiqucs. Mo- 
uimeutum tS" Monumcnrum , génit. i , n. Commen- 
carium , gé>,i:. commencarii , n. Adiis , géait. adtûs , 
m. Ciar. 

Actes , en PoïP.e , f Certaines divijlons qui fe font dans 
les rieces de théâtre. ] Aitus , génit. adus > rnafc. 

Cicer. 
Dans LES CollÉgf.s «rt appelle hSx , \_les thefes qu'on 
foutient en ptMic. ] Publica difputatio , génit. publica: 
difpurationis , f. Cic. acliis publicus , m. comme l'oi 
parle d.*ns l'Kfiole. 
Il a foÙTtnu uré bel acte de Philofcphie. Pnclaram ha- 
buic lie ts-'biis Philoibp'iicis uiiputarionem. Cic. 
AC1 LUR de Comédie , iliblc. m. [ Celuy q:ii recite un 
rhle dans i:nc Comédie. ] Actor , gcr.it. acftôiis , m. 
Cicer. * Hifino coinœdiarurn, _ff«/V. hiftrionis comcc- 
diarum , m. l'Ha. proprement «%■ ç;^» yo«^ la farce. 
Acteur , au figure , [ Ceiny qui joue h principal roh 
lions quelque a^.ure. ] Aclor > génit. adoris , mafc 
Cicer. 
Actrice , fub/l. fem. [Celle qui joue un rôle dans nr.c 
pièce tie théâtre, j Qux a^it partejn alitjuam ( in Co- 
mœJiis. } 
ACTIF, m. Active j f. adjed:.[^<i confijU dans t Mtion.l 
Adiv'js , acliva , adivum. Sluint. 
Vie acîi-je , [_ âijii cofsfjle dr.ns l'aition. ] Vita adiva. 
Vita qua.' in actionc confirtit. 
Actif , [ agijfam. ] Aduofus , ac^JOÙ , aduofum. Cic. 
Le feu ejl fort aciif. Aduofiis efl igms. Sen. 
Il tft fort aciif on fort agijfant. Acer cft & agens. In ré- 
bus agendis eîl acer > ( Acer , m. Acris , f. Acre, neut.J 
C^l. ad Cic. Eli opcrofus. Elt vir ilirenuus. Efl prom- 
eus OH eïpeditus ou paratus ou hilaris ad agcnduni. 
Ciccv. 
Il ai'cfpritaétif. Acris eft ingenii & aduo/î. 
Actif , en Grammaire , [ Siui m.irque quelque action. ] 
Adivus , adiva , adivam , dans le Grammairien Rem- 
n:iui PaUmon. 
ACTION , fubft. f. [ L'exercice de la puilfince aclive. ] 

Adio , génit. adionis , f. Cic. 
Toute Ifi lou.ings de l.i -vertu conji(ie d.-,ns l'aBion, \'ir- 

tutis laus omnis in adlone conilftit. Cic. 
Il efl toujours en action , il agit continuellement. Sempcr 

agit aliquid. Opcrofus eft. 0:id. 
Action , [ Alouvement , gefle du corps. ] Adio , génit. 
adionis , f. Cic. Geftas ou Motus , genit. lis , m. Cic. 
L'action confjiant dans la iioix C dans le mouvement , 
efl comme une certaine éhqucnce du corps. Eft adio 
quafi corporis qua;dam cloc^ucntia , càm conftet è vo- 
ce atque moru. Ctc. 
Cet Orateur a bien de l'action. Acer eft & veheniens Ora- 
tor : * { le ccntraire efl , Lentus in dicendo Se penè 
frigidus. Cic. Slui n'a point d'.%ciion. ) 
Il a l'action bdte (sr- libre. Adio eft illi fingularis & li- 
béra. Miri geilûs elegantià pcllct. * {le contraire efl, 
In geftu mo^^ique corporis inurbanus , invenaftus ou 
indecorus eft. Cic. Il n'a pas l'action , ni le gefle ve.iu. ) 
ii a bien.de l'action. Eft acris & plurimï adionis. Adio 

eft in i!lo ardcntior ou fervidior. 
Les rndroits d'un difcours qui demandent bien de l'action 

AduoCr partes otationis. Cic. 
Se mettre en action ys'échahfcr , s'animer fort. EfFervef- 
cere ; ( EtTervefco , eflervtlcis , efterbui , fansfipin , ; 
Incalefcerï , (' incalefco , iucalefcis , incalui , f.vns fu- 
pin. ) n. Commoveri , ( commoveor , commoveris , 
commotus fuin. ) paff. Cic. 
AiripH) lOpcr.iib'i. ] Ad.o. Operatia, 5<;»if . oiùs. f. C.V. 



%.i 



. . A C T ,5 

Epicurs prtvt Dieu de toute aliion © de toute présiden- 
ce.^ Privât ou fpoliat Deuni onini adionc & providen- 
tiàEpicûrus. Cic 
Les actions naturelles. Adioncs corporis naturales 
Ce!f. 
Action , en Morale , [ Le bien , ou le mal que l'on fait. 1 
Adio , onis , f. Fadum, i , n. * Adum , i , n. Fa- 
cmus , génit. facïnoris , n. Cic. 
L On dit mieux au pluriel .ASÎ.t , ctwa , » ^/. Se lois qu'on ne 
joint point d'ep.tliete au fabdsDiii fantiiis , il fignifie otdinai- 
icaient y.Siton i.oirc à- méchante. ] 
Une action de réfolution (sf de courage. Adio plena ani- 

mi ou fpirittls. Cic. 
Action éclatante tf glorietife. Fadum i!l-jftie& elorio- 

fum ou pulcherrinuun ou magnum o.v nobile. Cic. 
Décrire les belles actions de Céf.:r. Immania Car^aris ac- 
ta condcte. Ovid. Rcs à Ca'fare przclarè geftaî mo- 
nimcntis conimcndarc. Cicer. Rcs geilas Augufti icri- 
bere. Petr. 
Une belle a.^ion. Praclarum facinus , n. Cic. 
êil'i n' efl pas apprentif de faire de mécliantes aBiortf-. 
Non rudis ou non insôlens facmôrum. Tacit. 
Action , [ Difcours , harangste , pl.'iidoyer. ] AdiOi Ora- 
tio , génit. oni-i , i. Cic. 
La première action contre Catilina. Actio prima in Ca- 

tiLLi^am. 
Ci t avocat a fah une belle aciim. Pteclatam habuit 
orationem hic patiôiius.. 
Action , en Juftice , [ Toutes fortes d.: prccez. ] Adio , 
génit. adionis , f. Lis , génit. litis , f. Cic. 
A::!:npour r^ifon d'injures. Adio injuriarum, Cic. 
A c oir itclion contre quelqu'un. Habc-re adionem in ali- 

quein. Cic. 
Inten'-er une action de rébellion. Ictcndere adionem per- 

dueliiôiiis. [ic. 
Rpnndrs une action. Reftitoere adionem. Suet. 
Action de grâces. [ Rcmeràment. j Gratiarum actio , f; 
Cictr. 
Je z'ous rends mille E? mille actions de grâces. Ingentes ■ 
tibi ago gratias Cic. Voyez Remercier. 
ACTIO.\i\'£R^//f/i2.Y'»«>, V. ad. [ Le faire af$gner par- 
de-jant un Juge. ] Aliquem vocare in jus. Li- 
tem inftiîuere ;u inrenJere in aliquem. Voyez. Pro- 
cès. 
C'^ii un '.eime Je Pratique & de P^latï.] 
ACTIVE, f.Tjy.'î, Actif. 

ACTIVEMENT , adverbe. [ D'une ma'n'iere active, j ac- 
tive, adv. 
f Ce mot ne ft- die qu'en Grammaire ] 

ACTIVITÉ , flib!t. t. [ Vertu agijfante des élémens.1 
In f.'^enJo vis , génit. vis , f. Virtus , génit. virtutis , 
f. C ccr. 
Activité , [_ Protnptitude , célérité dans l'action , qui 
vient d'un tempérament qui efl de feu. ] Fervor animi, 
genit. fervôris animi , m. Concitatio animi , génit. 
concitariouis animi, f ani.nii ardcr, génit.-!i.zàôïi% ani- 
mi , m. In agindo celeritas, génit. celeritatis , f. Cic, 
§tui a de l'activité. Aduofus , a , um. Çic. . 
Cet enfant a bien de l'activité, il efl bien vif ET a beau- 
coup de feu. Eft ifti puero animus celer & concita- 
tus. ^icÊr. Eft ifii fervor concitatioquc animi. Voyez," 
Feu. 
Avec activité. Promtè & expeditt;, Avduosè. Acriter ^ 
( qui f.v.t au Co'^iparatif. Acriùs , &' au Su'^-trlatif. 
Accrrimè. ) adv. Cic 
ACTIUM , [ ville er promontoire de l' Acarnanie , celé- 
bre par- la victoire que Céfar remporta fur Antoine. ] 
Adium , génit. Adii , n. Cic. 
,d'Acxh.'M" Adicniis&hoc Adierjê. aàjed. Adiacus,. 



3 ^ A D H 

Adiaca , ac\i.icum , adj. Tlin. 
ACTRICE , f. Voyez. Acteur. 

ACTUEL m. Actuelle , f. adj. [ cjul efi réel &> effcBif.'] 
' Quod eft & cxiftit leipsâ. * Aiihjalis & hoc attuale , 

tomme l'on parle dans l'Efcole, 
V» fecours acfucl. Vrxfcn'; zur.iïmm , génit. pnfentis 

auxilti , n. PrxfentariuiTi auxilium , ii , n. flaut. 
ACTUELLEMENT , adv. [ I,ffcai-vef7}ent. ] Revcri ou 

reapfe oit reipsà. ab!. Cic. 
Actuellement. [ à l'heure , au moment. ] Etiamnum. 

adv. Cic. Niinc atla & de fado. * Hoc ipfo temporis 

articulo. Ter. 
ACEISER , T'c;rx. Accuser , Sec. 
ADAGE , fubiL m. [ Proverbe., fentence populaire âontau 

fe fert com:7:unéincnt dans certaines rencontres du dif- 

ccurs familier. ] Adagium , génit. adagii , n. Plant. 

Adagio , génit. adsgiônis , f. Var. 
[ Ce mot n'cft f uéics d'uia^e en François que pour exprimer le 

t tre d'un des ouviagcs du fiavam Eralme,qu'on romme cois- 

miinôment les ADAGES d'ERASME , .Adagio. F.mjmi. \ 
ADAPTER , V. aft. [ .Appliquer , faire ccn-vasir une 

pe>:Jée ou quelque mot k un fi'.jet. ] Aliquid alicui rei 

ou ad rem aliquam aptare ou accommodai'c i ( o j as , 

avi , atum. ) s.Gt. Cic, 
Cet exorde eft commun , qui peut être adapté à plupeurs 

fujets ou mieux qui peut con-venir à plujieurs difcours. 

Vulgare exordium eil , quod in piures caufas poteft 

accommodari, Cic. 
ADDITION , fiibft, f. [ L'action d'ajouter. ] Adjeftio , 

génit. adjeclionis , f. Vitr. Adjcitus , génit. adjeaùs , 

m. Vitr. 
Addition , [ Chofe ajoutée , qui fert a amplifier une 

autre. ] Additamcntum , génit. additamemi ^ n. Ac- 

ceflio , génit. accelîionis , f. Cic. Auftarium j génit. 

auftarii, neuc. Vlaut. Adjuniftio , génit. adjunttionis , 
fcm. Ciccr. 
( On t;o'.:ve ..'/•iHiiio dans qutiqvies Auteurs qui font venus dans 

la d'ïcn.iencedc U Langue La;ine. ) 
ADDONNÉ &- ADDÔNNER , cherchez. Adonn^ , &c. 
ADDOUCIR , &:c. 'voyez. Adoucir &c. 
ADDS.ESSE , &c. -voyez. Adresse , &c. 
ADHERENCE , fubft. fem. on prononce adhéraiicc. [ Lors 

qu'une chofe cjl attachée intimement à une autre. ] 

Àdhx'fîo , génit. adhïfionis , f. Aubsefus , génit. 

Adha-sûs , m. Lucr. 
Vadh'rence des poumons aux ccfics. Adha."fio prJmônum 

coitis. 
Adhérence , au figuré , [ .attachement ^ un party , à un 

fntiment. ] l'-rtînax in lententiâ permanfo) , génit. 

pcrtînacis in fcntcnci.l permaniionis , i. Cic. 
f Terne d"iifage dans I-: (hie dogm;nique ) , 
ADHÉRENT, m. Adhérente , f. pp.rr. ad. &r adjidff. 

on prononce A Jliérant. [ «»< ejl io:,}: , attaché intime- 
ment h une chofe. ] Hrrens ou adhxrens eu inb.-crens , 

génit. hxrentis , omn. gen. Cic. 
Veftomnc ejf adhérait à In racine de la Ixr.gue. Stoma- 

chus ad t'ijTccs lingux hxret. Cic. 
Ceux dont l: s l.i;ijues font fi adhérentes qu'ils n; peu- 

fent pirlcr.IUi quorum lingus fie inhierent ut Icnui 

non poITint. Cic. 
Adhèrent à un fentimcnt , au figuré , [ qui y efi att.i- 

ché. ] Stadlofiis ac fautor fententix aliciijus , génit. 

ftudioil ac fautôris , m. Cic. '^ Compagne» adhérent. 

Cornes & feûâtor , génit. comïtis 5; Jecîatôris , mafc. 

Cicer. 
On a condamné cet hérétique , fes fauteurs (ff fes adhé- 
rent. Hujus hx'refeos ou prava: opinionis princeps , 

ftudiofi ac fautores damnati funt. 
ADHERER , V. neut. [ T£.ftre joint er attaché intime- 
ment à une chofe. ] Adhïrere j oh hxrere , ou 



A D H 
inhxrere alicui rei ou ad aliquid. neut. Cic. 

( Ce verbe n'eft guéres d'ufage en nôtre Langue dans ce fcn* 
natuel , mais bien dans le figur;. ) 

Adhérer à u» Çentiment. Alii fëntentia; fubiêrvire » 
( fubfcrvio , fubfcrvis , fubfervivijiubfcrvîcum.) Subfcri- 
bcre, { fulîTcrlbo , fubfcrîbis , fubfcripfî , fubfcriptum.) 
neut. * ( Tlaute a dit , fubfèrvire oracicni alicujus ï 
es* Ciceron, Subfcribere. ) * Soqui aliquam fententiam, 
( fequor , fequeris , fccurus flim. ) dep. 
Adhcrer à quelque fuperfiitiot!. In aiiquâ faperftttiônC 
pcrîinaciffimè hrrere. Suet. 

Adhérer à quelqu'un , f luy étro complaifant , entrer 
d.vtstout ce qu'il dit (s" fais , éicufer fes fentimens tS" 
fes inclimrtions.'] AlicvÀ in omnibus obscqui , ( obsë- 
quor , obiequcris , obfccuUis fum. ) Studiis & volunta- 
ti alicujus obfequi. dep. Cicer. Ter. Alicui obfecunda- 
re , (oblècundo, obrccundas , obfecundavi , obfecunda- 
tum. ■) neut. Ter. Oblequiolum effe alicui , obfequiô- 
fus , a , um. ) Pla.-it. 
Il adhère à jon fentiment. lUi a-lentitnr , ( alTentior, 
allentiris , aiîenfus fum , affcntiri. ) dep. Cic. Scnten- 
tiam illius fcquitur. Cic. &c. 

Adhérer à quelqu'un , [ prendre fin party , s'y ranger. J 
Stare ab aliquo ,((1-0, (las , ftcti - ilarum , ) neur. 
Elfe partium ou à partibus alicujus , ( fum , es , fuit ) 
S^clar! aliquem , f fcdor , fectatis, feclatus fum.) dep. 
Partes alicujus fufciperc , ( fulcipio , fafcïpis , fufcêpi , 
fifceptum. ) act. Adjungere f? alicui ou ad alicujus 
rationes , ( adjungo , adjungis , adjunxi , Adjunc- 
tuni.) ad. Adha'rere. alicui p« ad aiiquemj, ( adhsereo , 
adharrc; , aillia/i , adha;l'um. ) neut. Cic. 

ADHÉSION , f.ibft. f. [ Jltt.^.che. ] Adhaefio , génif. 
adbsiîonis , f. Voyez Adhérence. 

( C'efi un terme de l'Art. 

ADIABÉNE , ^Contrée del'AJfyric , qui fait aujcitrd'huy 
partie de lu Pro-vince de Di.-.rbe'- dans h Turquie en 
y'f". ] Adiabïnc 3 ^c'?;!>. Adiabenes , f. Flin. 

ADJACENT, m. Avjacznti., Lon prononce Adjaçant. 
[_§iui efi con igu & joign.tnt. ] Adjïcens , génit. ad- 
jacentis , omn. gcn. Liv. Contiguus , contigua , con- 
tiguum. Adjundus , adjunda , adjiuidurn. avec le 
datif. ] Ciccr. 
Il a acheté des terres a::i tourhoient k ce fonds , C qui 
étoient adjacentes. Huic fundo coatinentia quxdam 
prardia S; ailjunda merc.aais cil. Cic. 

ADIANTE , fubil. m. [ Herhe médécinale appellée Capil- 
li Vcneris. ] Adiautum , gérât, adianri , n. Plin. 

ADIA220 , [ L'une d,'.s principales Places de l'IJle de 
Corfe. ] Aiâcium , génit. Aiacii , neut. 

ADJECTIF , fubft. m. [ Xo.'>i a'^jcàif , nu: marque lee 
qu.tlitez d'un autre îÇcm. ] Adjedivum nomen , génit, 
adjcdivi nominis , neut. 

ADIEU , ad-.'. [ Je -vous reco^:mande à Dieu , je vaut 
fouhaiti:. .',-:r bonne fanté. ] Vale. Valeas , lors qu'on ne 
^arle ri: à une perfonne. Valete. Valcatis , lorfqu'on 
parle à plufieurs. * (' On trouve Salve is" Salvcte e» ce 
fens d.f.ts Ciceron. ) 

(Mnr.i-rc Je parler d'ui'age , lors qi:: d;ux amis fe féparent i'na 
de l'autre ) 

// luy a dit le dernier adieu. Supremum vale illi dixit. 
O-vid. 

Dire adieu à quelqu'un. Alicui vak diccre-. Ovid. Vaîere 
jubere aliqueni. Cic. 

Il s'en efi allé fans dire adieu à perfonne. Abiit nemine 
falutato. 

Sans adieu , on je ne vous dis pas aàieii. Jam jam hîc 
ero. Erevi adëro. 

Je ne lui veut dire qu'un mot , bon jour C? adictt. Illi 
unum vcrbum nec amplius , làlveat Se valeat. Id 



A D I 
unum eft quod illi rolo , homincm fàlutabo , pofteà 
falvcre jubebo. ^"if. 
Adieu , [ Terme de commandement oh de refni lors qu'on 
(Imjfe isr qu'on éconduit quelqu'un. ] Valeat , abeat. 
Cic. Hinc fàcertât. Cic. 
Adieu , vous m'iTifortunc^.. Valcas , mihi moleflus es. 
Adieu , [ tors qu'on quitte des thofes fT qu'on y renonce.] 
comme Dire adieu à tous les av.tnt.tges du corps , les 
au:: ter , y renoncer. Dotibus corporis valeJicere ou re- 
nuntiare ou nuntium remittcre. Cic. 
fay dit adieu a:t B.irrcxu. Multam falutcm foro dixi 
Cicer. 
■pire a.-lieu /i«.v affaires , s'en retirer, Civibus officiis 

renunciare. Quint. 
Si cela cji , adieu toute la joye. Si res ita fit , valeat 

teitia. 
T>ire aàieu M* monde. Nuntium remittere rébus huma- 
nis Cic. 
Adieu , li'.bft. [ Elcignemcnt. ] Comme un tendre adieu. 
Amatoria difccflio , génit. amatoria: dilceflîonis , f. 
Cicer. 
Il cfl allé faire fes a-dieux. Abur falutaturus ou falutâ- 
tum araicos. Abiit valc didturus amicis. Cic. 
On dit proverbialement , Adi::: 'vous dis-je , adieu la 
'voiture , pur dire, qu'une fcrfonrie efi ruinée ou qu'elle 
fe meurt. Actum eft. Conclamacum eiL Periit. Nullas 
eft. Plx:i:. T^r. 
Adieu iKCii xri^int, adi:u >ncs cfpcr!'.??ce!. Pecimia periit. 
Ter. Perii ab re. TlzKt. Exclufa fpcs omnis. Evanuit 
fpcs.Cir. 
L'ADIGE , [ Vjvieri d'Italie , qui prend pi fcurce dans le 
Comté de Tire'., qui p^.jfe à Tieute c? à Veronnc,e3' nprcs 
avoir reçtt le Sarca^fe dé.htirgê dans li* ii,ef Adri.itique 
àjeize milles de Venife, ] Athëfis , jt'»;f. Athëlis , m. 
At.igis -, génit. At.ïgis , m. Virg. 
ADJOITvT , m. Al.joimte fcm. part. pafT. du verbe 
Adjoindre detft on fe f>-t t,ùs-,:ircni2iit , fi ce ?/V/? 
da:is les Jufiices fubalterris.s.[ Affocié-'^ Socius,foci3j fo- 
cium. ad). 
t L'ou p<ononce ^jouit , fans faire lonr.er le d. ^ 
Adjoint , [ Collègue, compagnon d'office. ] Socb.\%, génie. 

focii , m. CoUëga , génit. collega , m. Cic. 
Adjoint , [ Sui s'ijl joint à un autre contre un accusé. ] 
Sabfcriptor , génit. fubfcripcoris , m. Cic. 
Ceux qui ont der/i.'.:-.dé d'être adjoints dans une c.ccuf.%- 
tion. Qui fiibfcriptioncm fibi poflulavcrunt. Cic. 
ADJONCTION , fubft. f. on p>onon:e le d. [formule p.ir 
liiquelle on conclud les rcquejies crinùndlts. ] Subfcr:p- 
tio , génit. fubfcriptionis , f. Cic. 
De-mander l'adjon^iion des gens du Roy. Cogniîoris regii 
fubfcripcioncm poltulare. 
ADJOURNÉ, m. ADjoa.s.NÉE , f. aJjeft. & part. voye;. 

Adjourner. 
ADJOURNEMENT, fubft. m. on prononce ajournernsnt 
\_'Afig7J.ztion pour comfarcitre en juflicc. ] Vad;monii ' 
denuntiatio , génit. denuntiationis , f. In jus vocatio, 
génit. in jus vocationis , t. Cic. 
Adjournement Ltbdlé. Vadimonii denuntiatio Piit libel- 

ium. 
Adjjurneiner.tptrfcnnd. Vaùimonii pet fe obcundi de- 
nuntiatio. Capitale vadimoniuin,^eB;f. capitalis vadi- 
monii , n. cic. 
Adjottrnonent à trois hriefs jours. Trinundinaîe vadimo- 

niuni , génit. trmundinalis vaJimonii , n. 
Conipxroifire à l' Adjournement. Vadimonium obire , 

( obeo , obis , obii , obitum. ) aft. Cic. 
Ne point cor/iparoifi/e à l'Mijouriietnent. Vadimonium 
miffum dcfeiere , ( dsidro , desëiis , dcjfcrui , dcier- 
tum. ) aâ. Cic 



A D J 

ADJOURNEÇ, , V. ad. on prononce Ajourner , [_ Af- 

figncr quelqu'un , luy donner ajfignation pour comparoi- 

tre enjuftice. ] Alicui diem dicere ou dare ou conftituc- 

re , ( dico , dicis , dixi , didum :'do , das , dedi, da- 

tum : conftituo , conflituis , conftitui , conllitùtum.) 

In jus vocare aliqucm pcr libellum , ( voco , vocas , 

vocavi , vocatum. ) Vadimonium concipere ou confti- 

tucre. ( concipio , concïpis , conccpi , conceptum ) 

• ad. Cicer. '■ ' 

Adjourner à fin de trompe. Per pra:c5nem in jus vocare 

a-hquem.Cu. f- L'ajourner à trois briefs jours Tribus 

perendïnis , ou iteratâ in perendïnum denuntiaùoae 

alicui diem dicere. ' 

Adjourner en té/mignage. Teftimonium alicui denun- 

tiare. Cic. 
Adjourner le demandeur en péremption d' infiance. Arcef- 
Icre aftorem litis intercif* & oblblëta; , ob idijue pcr- 
fccutionis emortux , ( arcelfo , arceffis -, arcefiivi ou 
arcelîîi , arcetsitum. ) aft. 
Adjourner l'héritier en réprife d'infl.incc. Diem heredi 
dicere adcunds litis vel repudianda;. 
( Toutes ces msn:ercs d- parler lotit du Dioit ) 
ADJOUTE, m. AdjoutÉe, f. on pronotice ajoute , fans 
faire fonncr le à enprononçAnt , [ Joint à quelque chofe.1 
AdJïtus , addita , additum. Voyez. Adjouter. 
ADJOUTERj V. ad. on prononce aujfi Ajouter. [ Joio- 
dre, metrre de plus. ] Addsre , ( addo , addis, addïd; , 
addïtuni. ) Adjuii-cre, ( adjungo , adjungis , adjunxi, 
aajundum. ) Atrc-ccre , ( T.z'iz^o , attexis, ittci-^i, at- 
textum. ) aCt. Cic 

( Oiidoaneà ces verbes raccufjtif de h c.'-,ofe qu'on ajoùrt; 
& l'accLifatifavec la i)tc;.ofitiou jii, ou ilmijlcaieiit le d.;tif 
de la chofe à quoy on ajoù:e. ) 

Ajouter des provinces à la république. Provincias ad 

Kempublicam adjun'Tere ou addere. Cic. 
Je n'adjoute rien du mien. Nihil addo de meo, C'ecr. 

Nihil appôno de meo. Plaut. 
il faut adjOKter à cela tme certaine grâce , (<f des plai- 

fanteries avec une érudition digne d'un galant homme. 

Accédât eodcm oportet lepos quidam , facetiïque & 

eruditio libero digna. C/V. 
Chacun .tdjoûtoit quelque chofe à la frayeur de [on com- 
pagnon. Unu/quirque ad hoc quod ab'alio audierat fui 

aliquid timons addebat. C&f 
il a adjoùté à la réputation qu'il s'efl acquife en guerre 

beaucoup d'efprit isf de f^ff^j'nnce. Ad behi laiîdcm doc- 

trina: & ingenii gloriani adjecit. T.T'cit. 
Adjoûter l'ornement & la beauté des figures à l'élécanct 

des mots. Ornamentum figurarum ad eleganriam ver- 

borum adjungerc. Cic. 
Onnepeutrienadjoiiieràfa modefiie, Ejus modeftis 

nihil addi poteft. Cic. 
Adjouter crime fur crime. Scelus addere in fcelus. Ovid. 
Renvoyez.-nous vôtre der/uere lettre , a* adjoûtez,-y quel 

que chofe de nouve.iu. Epiftôlam fuperiorem reftitm 

nobis & appinge aliquid novi. Cic. 
Adjouter, [ Dire de plus. ] Addere. Subjungere. Subnec- 

tere . ( necto , nedlis , nsxui , ncxum. ) act- ace T r 

Vlin. 
Adjoûter la raifon pourquoy on fait une c'iofe. Subimi- 

gère ou fuUbrlbcre caufam. Cic. 
Adjoûter foy à quelqu'un, croire ce qu'il nous dit.fdic:ù. 

fidem habcre ou adhibere,( habej, habes , habui h a- 

bïtum. ) act. Alicui crederc, ( credo , credis , credf. 

di , credifum. ) ncut. Alicui fidem addere ou adjuno-e- 

re. Cic. Ce. ° 

Trcye fut_dé truite pour n'avoir pas adjoûté foy à Cafan~ 

dre. Ruit Ullun , quia non eft credïtum Cairandis. 

Thid, 

£ij 



ue 



?< A D J 

ADJUDICATAIRE, fublt. m. [ Celuj k qui::»s chofe eft 

adjugée. ] Cul aliquid adjudicatui. Manceps , génit. 

mancïpis , m. Ch. 
( C'eft proprement celiiy à oui on adjugcoit , comme au plus 

of&ant & dernier enchciiflcui , des biens qu'on vendoit à 

l'encan à Rome. ) 

ADJUDICATION , fubft. f, [ Vacilon d'adjuger. ] Ad- 

judicatio , génit. adjudicationis , f. Vlp. 
ADJUGÉ , m. Adjugée, f. part. palf. [ Donné fitr juge- 
ment. ] Adjudicacus. Additius, a, um. royez. Ad Juger. 
ADJUGER, V. aft. m Prononce Ajucer , [ Donr.er far 

jugement ur.e r'iofe à {quelqu'un fréfcr.thletKcnt k un a.u- - 
trc. ] Aliquid alicui adjudicare, ( adjudïco, adjudïcas, 
adjudicavi , adjudicatum. ) ou Addicere , ( addîco, 
addîcis , addixi, addiduin. ) on Adfcribere, ( adfcnbo^ 
adfcribis , adfcripfi , adfcriptum. ) a£t. Ctc. (s-c. 

On m'a adjugé tout ee que je àemartioii. Sentemiam ab 
ftùli ex animi raei fcr.tcntiâ. C'ir. 

On h:i a adjuré [es conduf-ons. Quar.timi petïtor libelle 
edïdit , tantum fcntentiâ abitiilit. Cic. 

Adjuger an flus cJfr.Mt C? dernier encberijfeur. Decreto 
addicere plurimo licenti. Qe- 

Adjuger quelqu'un !i un autre pour être efclave. Adjudi- 
care aliquem alicui in fcrvitutem. Cic. 
ADMETTRE , V. ail. [ Recevoir , avoir pour agréable. ] 
Accipere, ( accipio , âccTpis , acccpi , acceptum. ) Cic. 
Admittere , ( adjnitto, ai;nic:is, admifi , admiJîuin. ) 
acl. ace. Afcon-Fed. 

Il admit leurs cxcufis , il les reccut , il se» contentH.Eo- 
rum fatisfaûior.eni accepit. Câf. Admiiit eorum excu. 
fationes. Afcor.-Vei. 
Admettre , [ Recevoir , donner entrée. ] Adinittere. 

Admettre quclq!.' un à fa table , à fa converfation. Ad- 
mittere aliquem ad cœnam , ad colloquium. C^f. 
* Dans le conftil. Admittere aliquem iu conillium. 
Saluft. * Dans fi inaifon. In donium. Cic. 

'Eftre admis dans le confil. Adinitti ad confilium ou in 
conliliuJTi. Cic. 

On l'a admis dans cette c'omp.Tgnie. In hanc focietatem 
fuit adfcriptus. Cic. 

t'accufc a efié ad.-nis à f.i défcnfe , ou comme l'on parle 
au Barreau , en fes faits jufiificatifs. Reus ad caufam 
dicendam fuit admi/Tus. Cic. 

J.ftre adtnis au y.'cmbre des citoyens. Adfcribi in Civita- 
tem , ou Civitate , ou Civitati , ou m numerum Ci- 
vium. cic. 
ADMINISTRATEUR , fubft. m. [ Celui qui a le foin 
Cr l'adminijha-ion des biens d'une perfonne. ] Adminif- 
trator. Cuiâtor. Procurator , génit. oris , m. Cic. 
ADMINISTRATION, liibft. f. [ Le maniement &■ la ré- 
gie des biens d'une perfonne. ] Adniinillratio. Procura- 
tio ,^e«i>. onis , f. Cic. 

'Entrer dans l'adminifration , ou prendre l'adminifira- 
tiondes araires. In rcrum adminiftrationem ingrëdi , 
( ingredior , mgrederis , ingrelFus fum. ) depon. ac- 
cedere ad rcmpublicam , ( accedo , accedis , acce/Ti , 
acceiTum. ) n. Cic. Adminiftrationem rerum fufcipere 
ou capeiitre , ( l'ulcipio , fufcipis , fufcépi, liifccptum : 
capeflo , capcllis , capeflîvi , capefsïtuiTi. ) ad. Cicer. 

Avoir l'adminijiration de fon bien. Rem fuam adminif- 
trare on curare. Cic. * ( le contraire efi Remotum elle 
à re familiari. Cic. Ne l'avoir point. ) 

Il a l'adminiflration des finances. Adminiftrat a-ratium. 
Cicer. 
ADMINISTRÉ , m. Administrée , f. part. palT. Voyez. 

Administrer. 
ADMINISTRER, V. ad. [ Régir , gouverner les biens 
d'une perfonne.] Adminiftrare, ( adminiftro , adminif- 
iras , adminirtravi , adminiftratum. ) Curaxe , ( cu- 



A D M 

ro , curas , curavi , curatum. ) ad. ace. Cic. 
On dit au Palais Adminijirer des témoins , pour dire, 
en fournir. Tcftcs fuppcditare ou darc ou producere. 
Ciccr. 
ADMIRABLE , m. & f. adjed. [ Digne d'admiration ou 
d'être admiré. ] Mirabilis. Admirabilis, & hoc mirab.;- 
le , adjed. Mirandus. Admirandus. Mirus. Miritïcus, 
a , um. Cic. 
Ils ne voyent pas ce qu'il y » d'admirable dans le ciel 
e?" fur la terre. Non videirt , quanta fit admirabilitas 
cccleftium rerum ac terreftrium. Cic. 
Il efi admirable en cela. In eà rc admirabilis eft Cuf- 
Il y a quelque chofe d' admirable dans les animaux. Eft 
etiam admiratio nonnuUa in beftiis. C/r. 
ADMIRABLEMENT , adv. [ D'une m.miére admira- 
ble. ] Mirabilïter. Adniirabilicer. Miré Mirificè. 
adv. Cic, Mirum in modum. Pl.iut. Mirandum in mo- 
dum Cicer. 
ADMIRAL , prononcez ^ cherchez. Amiral , iyc. 
ADMIRATEUR , fubft. mafc. { Celuy qui admire. ] Mi- 

rator. Admirator , génit. oris , m. Hifint. Prop. 
ADMIRATIF , m. Admirative, f adjed. [ e^i admire 
tiiaifement toutes chofes , (S" qui fe récrie deffus. ] Mira- 
bundus , mirabunda , mirabundum. Liv 
ADMIRATION , fubft. fem. [ Aâio» par Uquelle on re- 
garde quelque chofe aveec étonnement ."] Miratio. Admi- 
ratio , génit. onis , f. Cic. 
Ce mépris donne bien de l'admiration. Harc animi defpi- 

cientia facit admirabilitatem. Cic. 
Donner ou caufcr de l'admiration à quelqu'un. Admira- 
tionem alicui movere , moveo , moves , movi , mo- 
tum. ) ad. Cic. 
Remplir quelqu'un d'.tdifiiration. Complerc aliquem ad- 
mirationeiC compleoj comples,complevi,complëtum.) 
ad. Liv. 
Plein o\x rempli d'admiration de la vertu. Plenus admi- 

rationc virtutis. 
Ravir , tranfporter quelqu'un d'admiration. Traducerc 
aliquem ad magnamadmirationcm, ( traduco , tradu- 
cis , traduxi , tiadudum. ) ad. Cic. 
Un difcours éloquent C" phin de gravité enlevé les gens 
d'admiration. Sermo eloquens & gravis rapit ou tradu- 
cit bomines in admicationem. Cic. 
Les divers évcncmens caufcnt ou donnent de l'admira- 
tion. Varii cafus habent admirationem. Cir. 
Une homme do,u le difccur efi ahondint £S" fage , donne 
bien de l'admiration. Magna eft admiratio copiosè fa- 
picnterqiie dicentis. Cic. 
Il efi l'admiration de tout le monde. Omnibus eft admi- 
rationi. Hjbct omnium admirationem. Cic. 
ADMIRATRICE, fubft. f. [ Celle qui admire. ] Miratrix. 

génit. rairatrrcis ,{ f. Juv. Stnt. 
ADMIRÉ , mafc. Admirée, f. part. [ Regardé avec éton- 
nement. ] Q;iem mirantur , {fupple omnes. ) voyez. 
Admirer , 
ADMIRER , V. ad. [ Regarder une perfonne avec étcn- 
nement. ] Mirari. Ailmirari. Demirari. Euiirari , ( mî- 
ror , miraris , miratus fum. ) depon. ace. Cicer. Hor. 
f' ( on dit Admirari aliquem m rc aliqua. Mirari ali- 
quem de aliquo ou in aliquo. Cic. Admirer quelqu'un 
en une chofe. ) * Sufpicere , ( fulpicio , fufpïcis , fuf- 
pexi , fulpcdum. ) ad. ace. Cic. 
J'admire en fecret vos rares vertus. Admiror tacïtus 

tuas pra'ftantiftimas virtutes. Cic. 
il a efié long-temps admiré. Admirationem diù habuit ou 

obtinuit. P'iin. 
Il efi autant admiré qu'efiimé de tout le monde , c'eft- 
à-dire , Tout le monde l'admire autant qu'il l'efitme 
Onuics illum tantùm admirantur , quanti a-Ûïmant 



A D M 
L( peuple -aJ/nire ecs chojcs , ou cUts font aJmiiîis 
dit peui'le. Ha:c popularcm habcnt .idmirationeni. 
Cicer. 

AiUimer quelqu'un fur le récit il'un nutre. AJmir.ui ali- 

tiuem ex orc alccrius. Cic 
Wàire admirer quelqu'un. A^liiiirationem aliciii movcie, 

( niovco, niovcs , movt , motuni. ) ad. Cic. 
Se faire admirer de q:ielqu' un . Alicujus aJmirationemll- 
lii movcrc. Alicujus aJmirationcni in le concitarc.ad. 
Cicer. 
Voila c: qui f.xit .■idmirer la •'.■anàs Or.uetirs. H.rc fuiit 
qiia: admiracior.es in fuuimis Oratoribiis clîiciiint. 
Cicer. 

s'Admirer. Mirari le. M.tr'. 

Ad.mirer , [ Eftre furpris £J* efionni."] Mirari. Demirari. 
dcp. ace. 
Ji 7)e fçanrois affet. admirer -vôtre tn.tniere d'iigir. Ne- 
queo facis mirari vcftram agendi rationem. Ter. 

r Virgile a i\l J.:fitlU-ue frius , mirer bdi-iie Libéra?,!. J 
/,■! po(lerité cdmirira cela. Iliud obltupcfcent poftëri , 
( oblhipefco , obftupefcis, obllupui , faits pif iu. ) ncut. 
ace. Cic. 

ADMIS , m. Admise , f. part. palT. [ Receu , ts>iu pour 
agréable. ] Admillus. Adl'crîptus , a , um. l'oyez. Ad- 
mettre 

ADMISSIBLE , adje>;l:. m.& £[«)£«■ eft recev.ible. ] Acci- 
piendus , a , um. Probandus , ptobanda , ptobandum. 
Cirer. 

AD.MISSION , fubft. f. [ L'aciion d'admettre (r de rece- 
voir. ] Admiirio , gé?)it. admiirionis , f. P//». 

ADMODIATEUR, on Amodiateur , fubft. maf. [ Htà 
prend une ferme k bail. ] Redemtor, ^tnit. redemtoris, 
mafc. Cicer. 

[Mor François d'u.'agc en quelque païs. ] 

ADMODIATION , on Amoiuation , fubft. fciti. [ Bail 
d'héritage à prix fait. ] Redemtio , génit. onis , fem. 
Cicer. 

ADMODIER, ou Amodier un hérit.ige à quel- 
qu'un , V. 3.Û. i Luj donner à ferme. ] Praedium ali- 
cui locare ou locitare , ( o , as , avi , atum. ) aft, 
Cic. Tirent. 

AoMODiîR , [ Prendre uit héritage ou quelque terre à fer- 
me. ] Redimere , { redïnio , ledïmis , redëmi, redem- 
tum. ) Conducerc , ( conduco , conducis , conduxi , 
conduttujTi. ) aifl. ace. Cic. 

ADMONESTE , m. Admonestée , f . part. pafT. Voyez. 
Admonester. 

ADMONîSTER , ou Amoneter , V. ad. [ Avertir. ] 
Monere. Commonere , ( moneo , mones , monui , 
monïrum. ) Commcnetacerc, ( commonefaeio , com- 
monefacis , commoncfcci , commonefadum. ) aft. 
Cic. Ter. &c, 

J On dit Monere at'iquetn rem. Cic. Ter. avec deu.v accufatifs , ac- 
cufaiif 4e la perfonne 8t de la choie. Micinrem,PUut..Aliquim 
ir rc , Cic .Aliquem alicujus Tei^ SaliiJJ, Ce mot Ftani-ois n'eft 
d'ulage qu'au ISatreau. J 

ADMONITEUR , fubft. mafc. [ Celuy qui avertit. ] 

Monïtor. Admonïror , génit. oris , m. Cic. 
[ Mot qai i!e fe dit qu'en raillant. ] 
ADMONITION , fabft. f. [ Avertijfement. ] Monitio. 

Admonitio , géuii. onis , t. M'>nïtum. Adnionituni , 

génit. i , neut, Monïtus. Admonïtus , ^e'«ir. monitûs , 

mafc. Cicer. 
f Mot d'ufage feulement au Barreau. ) 
ADOLESCENCE , fubft. f. U'Age qui fuit l'enfance , de^ 

puis 14. ans jufques à 15. ] Adolefcencia , génit. ado^ 

lefcennx- , f. Cic. Bona itas , ou Adulta a:tas , génie 

bona: ou adultx jetatis , f. Cic. 
Dés l'adolefcence. Ab adolefcentiâ. Ab ineuntc adolef- 

ccntiâ, Cic, 



ADO s- 

ADOLESCENT , fu^ft. msf. [ Jeune h:mwe , depuis 14. 

ans jufquà 15. ] Adolefccns , génit. aJolefccnciS , m. 

Cicer. 
Unjemie ndolcfcnt. Adolefecmûlus , i , m. Cic. 
[ Ce mot François qui ne le dit çu;res]qu\n taillant , n'a point 

de féminin ; cat on ne dit ponit Mo.tlUate foaz une illte 
quoique AdJcjceits en Lntin loit de conunun genre , Ciccroa 

dit a'i Comparatif ./fdoU-fcemiw ; tans Superlatif Une fille 

elî hors de 1 enfance, depuit 11.. ans jcfqu'i x:. an : & cet 

âge à (on égard eft appelle auflî .^.Idcfcerm^ , & elle AM-f- 

cciti , ou ^AdiilefienuiU n eVe eft fort leunc. ] 

ADONIQUE , adjed. Un Vers adonique , [ compofé 
d'un dactyle £r a'un fpondée , qu'on met à la fin de 
chaque flrophe des vers Saphiques , (sr inventé par un 
certain Adon. ] Adonïcus verlus. génit. versus. Ado- 
nïci , mafc. Adonïcus , fmplement. 

ADONNÉ , m. Abonnée , f. part. palf. & adjed. Voyex^ 
Adonner. 

S'ADONNER, V. ncut. [ Se donner , fe mettre , s'appli- 
quer à une chofe , s'y attacher. ] Alicui rei fe dâre.» 
( do , d.is , dedi , datum. ) Se dedere , ( dedeo, dedis, 
dedïd: , dcdïtum. ) Cic. Ter. Se rei addicere , { addf- 
co , addlcis , addixi , addidum. ) Ad aliquid fe appli- 
care , ( applïco , applïcas , applicavi ou applicui , ap- 
plicatum eu applicïtam.) Aniinum ad aliquid confcrre. 
( conféro , confers , contiili, coUitum. ) Aninium 7^A 
aliquid adjungcre , ( adjungo , adjungis , adjunxi ,^ 
adjundum. ) Animuiii ad aliquid appcllerc, ( appello, 
appellis , appui i , appulfum. ) ad. Cic. &c. 
S'adonner ^aux exercices de l'efprit. Ad ftudia ingeni? 
animum adjungere. Térent. Litteris ftudium fuum da^ 
re. cic. 
^adonner à unefirte d'étude. Se alicui genàri litreraruni 

darc. Cic. 
S'adonner au mal ou à mal faire. Applicare Snimum atf 
deteriorem partem. Tere.-it.'*^ {le contraire efi Applicare 
animum adfrugem. Plaut. ) 
Ils Je font adonnez, à toutes fortes de débauches. Omni 
iiitemperantia; vitam fuam addixerunt. de. 
Ils efliment beaucoup ceux qui ne s'adonnent que tar/. 
aux femmes. Qiii diucillîmc impubères permanferunt , 
maximam incer fuos ferunt laudem. C/i.f. 
Trop adonné aux Temmes. Mulierofus , génit. mulierod, 
mafc. Cicer. Mulierarius , gémt. mulicrarii , m. Jul. 
C.ïpit. 
Adonné à frs ph.ijîrs comme une femme. Libidïiuim tc 

languoris cftemia.-u.fLini plenus. Cic. 
Adonné aux plaifirs fo- efclave de fes pajjîons. Libidini 

dedïtus , cupiditate impeditus. Cic. 
Adonné aux fciences. Dodrinarum ftudiôfus , a , um. 
Studiis dedicus. Cic. 

[ On joint Prapeujiis , 3 , um. à i'accufatif avec *i{ ; Deditus , au 
datif ; icfiadinfas , au gcnit:f ou au Gcrordif en lii. j 

s'Adonner , [ 'En parlant des chennns. ] Comme je vous 
prie de p.tjfer par chez, moy ,fi vôtre chemin s'y ado.t::e. 
Venias ad me , (i hàc tibi lit itcr. 

ADOPTÉ , mafc. Adottee-) f. part. palT. Voyex. Ado- 
pter. 

ADOPTER , V. ad. [ Prendre un étranger pour le mettre 
en fa famille , le reconnoitre pour fin fils , le dcfi-iiicr 
à fa fucccjjion.] Sibi aliquem ftlium|ci« pro filio adopta- 
re , ( adopto , adoptas , adoptavi , adoptatum. ) Cic. 
Ter. Adfcilcere aliquem fibi rilium , ( adfcifco , adfci!- 
cis , adfcivi , adfcïtum. ) Firg. Arrogare aliquem in fi- 
lium , ( arroge, arrogas , arrogavi, arrogatum. ) ad. 
Aut^Gel. 
J'ay pris l'aîné de fes enfant çy l'ay adopté. Majotcm fi- 
liuin adoptavi mihi, Te<-. ( ou fans filmm , qu'on peut, 
fulprimcr. ) 

AoorTBR , au figuré , [ Prtndre ks fenfées & les ouvrH' 

£ iij 



-8 ADO 

fcs ctxt'jrtif C les adopter comme fiens. ] Scriptura ali- 
quod , pro fuo vindicare on ut fuum adopcare & arro- 
gare. 
fini adepte. Adoptator , génit. adoptatoris , m. Vlp. 
ADOPTIF , m. Adoptive , f. adjeâ:. [Siu'ontutdopté.l 
Adoptatitius , a , um. Fluut. Àdoptivus j adoptiva , 
adoptivura. Aul-Gel. 
Fils adopté. ïilius adoptativus. Adoptatitius , feul. 
Tlant. 
1" Ciceron appelle un Enfant adoptif /«A'f/o & ■voluntate films. ] 
ADOPTION , fdbft. f. [ l'aHion d'adopter quelqu'un pour 
fils. ] Adoptio , géiiit. adoptionis , f. Cic. Adoptatio, 
génit. adoptationis , f. Aul-Gel. 
Sf donner eu adoption aux •vitillards. Se ia adoptioncm 
fenibus date ou mancipare. Sj*i»t. Cic. 

De l'adoption. Adoptivus , adoptiva , adoptivum. 
^ere par .idopticn. Parer adoptator, génir. adoptatoris , 
m. Aul-Gel. 

ADORABLE , adjeâ:. m. & f. [ Si" doit ou qui mérite 
d'être adoré. ] Adorandus. Sandté venerandus ac coleu- 
dus , a , ura. Divino culcu venerandus , a , um. Divi- 
no honore dignandus , a , um. 

Adorabie, [ Qui mérite nos profonds refpecis.'^ Vene- 
randus. Vencratione dignus , a , um. 

ADORATLUR, fubît. mafc. [ Celuy qui adore. ] Cultor, 
génit. cultoris , m. Hor. Colcns , genit. colentis, omn. 
gen. Cic. Venetatot . génit. vcncratoris , m. { avec un 
géhitif. ) Oi;id. 

On dit hyperboliquement , Il efl adorateur de l'antiqui- 
té. Antiquitatis venerator. Ot-;.-/. 

ADORATION , fubft. f. [ V action d'adorer mi fi fai- 
foit en s'inclinant er portant le doigt à fa bouche. ] Ado- 
ratio, o/»»V. adorationis , f. ?lin. Caltus^^tai.'xultûs, 
m. Vcncratio , génit. vcnerationis , f. Cic. 
J.es Princes accoutu!7;cz à l'ador.ztijr. ou h fe -voir Adorex. 
de leurs fujets ne peuvent [ouvrir les mépris. Conrcmni 
le impatienter fetunt Principes , quippe qui co!i con- 
fuevcrunt. Tacit. 

On dit au figuré , Aller à l'adomtivn de l.t fa-jcur. Ad 
favoris auram fe convertcre , act. Li obfcqulum forcu- 
nx ruere. neut. 

ADORER ; V. ad. [ Rendre de tres-trofonds refpecJs à 
itne perfonne en s'inclinant & portant fa main à la bou- 
che. ] Adcrare, ( adôro, adoras , adoravi , adoratum.) 
au. accuf. Virg. Auguftè faniléque venerari , ( venê- 
ror , vencraris , -veneratus fum. ) dtp. ace. Colère , 
( colo , coli;, colui, cultum. ) adi:. ace. Religiofijfimè 
aliquem obf;rvare , ( obfcrvo , obfcrvas , obfervavi , 
obfcrvatum. } act. ace. Cic. 

Adorer, au figuré , [ idolâtrer quelqu'un , l'.%imcr d'un 
amoi:r a-jeuglc. ] Comme cette mère adore fis enfans. 
Kx'c mater ut Deum habct liberos. Hxc mater liberos 
colitad infaniam. Hxc mater iiimis reverventer habec 
liberos. 
Jl adcre j.-ifqucs aux défauts de fis amis , il les enccn- 
fi. Vitiîs etjamnum amicorura blanditut ou, fuffraga- 
nir. Kcr 

On dit pioverbialement , Adorer le -veau d'or , [ faire 
j'a cour à' un h'mme fans mérite que la fortune a"jeuirle 
a étivé de la baffiffe. ] Aliquem fortuns filium reve- 
rer.riflimè colère ac venerari. Aufon. 

ADOSSjÉ , m. Adossée, f. part.palf. [ Siui a le dos tour- 
né contre quelque chofi. ] yoyiz. Adosser. 

ADCSSER , V. ad. [ Mettre contre. ] :/ a adojfé ce cabi- 
net contre le mur. lUud conclave contra rnurum po- 
fuit ou ad murmn applicuit,poncre,( pono, ponis , po- 
fai , poskum ) applicare, C applïco, applicas, appiicavi 
ou applicui , applicatum ou applicïtu.ai.} ad. 
Cette maifon e(i adofjee contre le mur d<: ce Jardin. Il las 



ADO 

xdcs adha-rent paricci hujuf-ce horti , adli2rere , ( ad- 
hïreo , adhères , adhsfî , adhasfum. ) neut. 

Ils étoient adojfez. les uns contre Us autres. Premebant 

fibi invicem tergora.Se fe conjungebant cergoribus.C^yl 
s'Adossîr contre un arbre. Applicare fe ad arborem. Ctf. 
s'Adosser centre quelqu'un , [ luy tourner le dos. ] Ali- 

cui rcrgum obvertere. Virg. 
ADOUBER , Voyez. Radouber , qui efi plus ufité. 
ADOUCI , m. Adoucie , f. part. palT. [ P~.endu doux, qui 
n'cft plus fi fallé , fi aigre , ni fi acre. ] Tempcratus. 
Maceratus. Mitigatus > a , um. C;c. 
Adouci, au figuré, [ Plus modéré , qui ri efi plus fi aigri , 

ni fi en coUre. ] Mitigatus. Lenîtus , a , um. Cic. 
lia donné des marques d'un efprit fort adouci en 'vôtre en- 

droit.1% magna figna dcdit ammi erga te mitigati.Crr. 
ADOUCIR , V. ad. [ Rendre plus doux ce qui eft fallé.'] 

Pulchrè macerare , ( macêro , macéras, maceravi, ma- 

ccratum , ) ad. ace. Ter. 

Adoucir es qui efi trop aigre (S" trop a/pre (tu goût. 

QiuE gullu acri mordent , oH giiftai acria tempcrare , 

( o , as , avi , atuni. ) ad. 

Adoucir ce qui efi rude au toucher. Tadu afpëra , ou 

qux exafperata funt , levare ou levigare, ( o , as , avi, 

atum. ) ad. Tadu aipera , levia rcddere. 
Adoucir , [ Rendre plus deux , parlant de la peinture. ] 

Adoucir une peinture , un tMeau , en déchargeant les 

traits qui font trop durs , V donnant plus de douceur 

aux airs du -vifage. Pittiirjî colores auilêros tempera- 

re ou lenire. Coloribus aullêris mitigatis coliuftrare 

aliquam pitturam. 
Adoucir, [ Tempérer, modérer , donner de l'.idoitcijfement 

aux c'riofis. ] Tempecare. Mitigare , ( o , as , avi , 

atum. ) Lenire, ( lenio , lenis, lenivi iS" lenii , le- 

nitum. ) ad. ace. 

Adoucir Lifié-cre p.-.r la dictt: C? par le repos ou en fai- 
fans i^iffri'. Mitigare febrcm quicte & abiHnentii.£J*wr. 
Lafié-vre efi adoucie , n'efl plus fi -viclente. Febrisienita 

cit. Febris levata c!l. Fcbris fe remiiîr. Celf. 
Lit douleur efi un peu adoucie. Dolor mitigatus efl.C:r. 

Paululitm quievic dolor , ou fe remifit. Ceif 
L'hiver s'adoucit p.ïr l'approche du przntcmps. Vere ad- 

ventante hyems fe remittit. Tiifc/. * Jam hiems mitef- 

cit veris adventu, Liv.ou fiiçôra mitefcunt. Ho".*So\- 

vitur acns nyems grata vice vcns. Hor. 
Adoucir la voix. Mollem ac tcncram vocem eificerc. 

Mollire vocem. Cic. in Tr.tg. 
Le ra:fin ^'adoucit en meurijfi.nt. Uva maturata dulcef- 

cit. Cic. 
Adoucir , au figuré, [ Parlant des mouvement de l'efprie, 

de la haine (sr du chagrin.'} Lenire ou mollire, ( io,is, 

ivi, itum.)Mitigare ou temperare, ( o, as, avi, atnm. ) 

Cic. Ce Mulcerc , ' mulcco , mulces , mvdfi , muU 

fum. ) ad. ace. Ovid. 
il tai ha de l'adoucir pendant le chemin, mais ni les priè- 
res ni les larmes ne purent le fléchir. Iter faciens ten- 

tavit efFrangere illius animum , nihil preces, nihil la- 

crynia; promoverunt. Petr. 
Adoucir quelqu'un oa fin efprit. Hominem moUire.rfr. 

Animos alicujus mollire. Animum mitigare. Cic. Pec- 

tora alicujus moilire. Hir. 
Adoucir les i;;cmitiez. Iras mollire. Liv. * La haine. 

Odium lenire Ovid. * Les chagrins de la vie. Lenire 

vit» mokltias. Ter. * Adoucir la triftejfe par la joje. 

Condire tnititiam hilaritate , ( condio, condis,condi- 

vi , conditum. ) ad. Cic. 
Adoucir les amertumes .i';.r.s coKdition.CoaàiÛoms a/pc- 

ritatem mitigare. Cic. 
La joye adoiu'i: tr reldche la triftejfe. Triititiam miti- 

gat & lelaxat rifus. Amara rifu temperantur Hor. 



ADO 

Ahunr tmc ft vérité incovimcde f/tr beaucoup d'honncfle. 

té. Scveritatcm accrbam mukis conJinicntis humaïu- 

tatis mitigare. Cic. 
Il h'v a feint de imturd fi fauvage tjui re s'adortrif. 
Ncrco c(l adto fcnis , qui non poffit jiiitcficrc. Hor. 
Cerrùrf! mots s'^ilourijjéni fttr i'up.^e. Quidam vcrba 

ufu niolluincur. Cic. 
jidoiuir Uit pttt fa fierté naturelle. Innatos fpinnis pa\!- 

lulùm icnùtcere. Scdare aliquantifpei- arrogantiam o.v 
elâtos aninios. Cic. 
s'ArcrfiR > [ -^/,' -•'/'"''■ ] Ir^undir.m eu ira<î remirtere , 

(remirto, rcnnttis, rcnùlî , remifum. ) aâ:. (sr 

ncut. i'iacari eu ibdari , ( or , aris , atus fum. } pail. 

Cicer. 
Je l'ai bien adouci à i'-(lrc endroir. Tibi placiônr.i 

moUeinque rcdJidi. Tibi illum moliivi ou placavi. 
KûHs nous adoucijjùtis tous Us jours. QiiotiJic demitiga- 

mur. cic. 
Le regret que le Peuple Romain eut de la, perte de Ro- 

mtilus , fut adouci par l'ajfur.rûce qu'on luy dciaia , 

qk'il étoi: det-cnu iiarvci-ttl. Dedacriuin Remuli , 

apud pk'bem , fadâ £de immortalitaris, Icnicum iait. 

l.i'j. 
ADCITISSEMENT , fubft. n-.afc. [ yjaic; d:.-douriy. ] 

Miiii.'ctio, n^/;3/f. mitigationis , f. MoUitûdo , ^'?«/>. 

n^oilitudinis , i. Cic. ^ 

Adoucissement , en peinture, [ Lors qu'on tempère 

La di:reté des couleurs , en leur donnant une tâ.a^e plus 

douce ou quelque trait plus délicat. ] ColSrum ou li- 

nearrentoium piciûrs: alicujiis tcmpcrncio , gérait. 

onis , fu moliinido , génit. mollitiidir.is. f. 
Adoucissement , [ qu'en apporte aux chofes &" sux ex- 
{■ri fions trop hardies. ] Mitigatio ,génit. onis. f. Ciccr. 
si la figure qu'on appelle Licence a quelquefois trop d'.ù- 

greur , il faudr.t y apporter quelques adcuciffemexs. Li- 

ccntiaii nimium videbitur acrimoniie habere, mukis 

niitigationibas lenitiir. Auth. ad Heren. 
T'orntr quelque adouciffemem ou quelque modification à 

une Ici. Laxr.mentum legi darei Cic. 
Adcucifltaenr da.ns le difcours. Verborum mitigatio , 

onis, t. cic* Donner des adoucifimens à fes payoUs. 

Condimentls humanitatis vcrba fua mitigare. Cic. 

[ On donne k nom i' .Aà<iuciJ]eriie>it à ces manières de p.<rler , 5/ 
jet*(;t iiire : Je dirr.y c^i.z avec votre pcïmijfion , Sec. St ns îfj:^u 
fc-s ejl : hJonos fit a:.ribiis : Cum bo»i vent à. , ^c, 1 

Adoucissement de la i^cix. Vocis tnollitiido , gér.it. 

rnollitudir.is , f. Cic. 
Adovcissiut.xt , [qu'on apporte à la douleur (T aux 

autres peines d'efprit. ] Levamentum. Allcvamtnnim , 

génit. i, neut. Allevatio , i^évi, allevationis , f. Cicer. 

LcT.ïmcn , génit. Lcnimïnis , n. Ovid. Lenitudo , gé- 
nit. Icnitiidinis , f. Cic. 
Ce rtwede donne beaucoup d'adoucijfement à la goûte. 

Hoc reiT.edium mulco cft Icvamcnto articuionim do- 

loribuj. Cic. Hoc remediutn pra^lat multum kvanieii- 

ti podagrx , fi c'efi la goûte aux pieds ; chirag:x , fi 

c'efl la goutc aux mains. 
Cejo/tt-ià les ccr.fiixtions (? les adoucijfeme;:: des grMi- 

des douleurs. Hxc lîint folatia , ha-'c fomenta funimo- 

rumdolonim. 
L'ADOUR , [ RiTiere de Gafiogne qui pajf à T.ir'jes , Cf 

Je ia rendre danslamer de Bayonr.e. ] Aiiiias , Aty- 

rus , géniK i , m. 
ArRISSE , fubft. i'. Dextérité , induflrie de celuy qui eft 

Mreit de la main (S" du corps. ] Dexteritas , geuir. 

dextcritatis , fcni. Induftcia. Peritia. Solertia , géntt. 

X jfem. Ars , génit. artis , f. Cic. Ter. 
Il « une adrcjjc naturelle à toutes chofes. Ad oinuia cil 

iiJi natuialis ingenii dexteritas, Liv. 



ADR 



$9 



il n'y azoit pcrfonne de la jeune fe qui eût plus d'adrefe 

que luy peur les exercices du corps eu peur In gymnafii- 

que. Neque ir.dufttior quiiiiuam de juvcntute crat aiïc 

gymnaftica. Vlaut. 
Tu ci:oy mon peu à'adrefc iioits peitt-il être utile > Quod 

tibi mea ars cfficerc potcfî: ? Ter. 
Je >i,fy pns befoin de -vitre .idre{i's pour l'.ijf.iire que je 

médite. Niiiil illac opiis cil aite ad hanc rem , quam 

paro. Ter. 
Il a une adrcfe naturelle à s'expliquer. A naturà facilis 

eft & expediti fermonis. Natutâ facilis eil &: cxpedi- 

tus ad uicenduri';. Cic. 
Adresse ] Conduite fage er prudente ., C pleine d'efprit 

detnslcs af.zircs. ] Dexteritas. Callidïtas , génit. atis , 

f. Induflria. Peritia. Solertia , génit. se , f. Cic. Con- 

filiuni ,géiiit. confilii , neur. Cor-Nept. 
Il eft -vif. & n, bien de l'adreffi pour les xff'aires. Acer & 

induftrius vir in rcbus gerendis Cic. 
A-vec adreffe , .-?t;»r conduite , adroitement > avec dexté- 
rité. Dcxtrè. Prudenter. Induftriè. Solerter. Callidc. 

aJv. Cailidà raticne. àbl. Cic. 
S'.icqK::er avec adref'e des charges qu'on nous a donr.ées. 

Dextrè obire officia. LitJ. 
Des pcrfr-r.fs qui ne map.c.ucnt pas d'adreffe. Kon i;i- 

callidi homines. Cic. Haud rudes homincs. Vhid. 
Il a conduit ('.affaire avec adrejfe. Dexter rem egic. Liv. 

( dexter , dcxccra , de.xterum. ) 
Adresse , [ Me^.r.que , enfeigncment que l'en donne , pceer 

reconno'.tre une chofe ou le logis d'une perfcnne. ] lnA[- 

cium , géhit. indicii , n. Nota , x f, C/V. 
Je vous en donneray les adrejjés. Rei faciam indicii:ni. 

Terent. 
Je fe.zy vôtre adrejfe. Tuarum xdium faârum eft mihi 

indicium. Novi ubi kr.bites. 
Adresse , [ I.ficription qu'en met fur les lettres au'cn 

ce rit à des particuliers , afin qu'on fçache oit les trcu- 

ver. Infcriptio. Subfcriptio , géi.it. onis f. Cic. 
Je vous prie d'avoir foin de faire renelre ce paquet de 

lettres à fin adrejfe , c'eft-à-dire , à Curius. Tu fafti- 

cûlum qui eft Curio infcriptus , velim cures ad cur.i 

perferendum. Cic. 
Bu." eau d'adresse, [_ A.'Mfon du Gaaetier à Faris , où- 

l'on adrejfe toutes les nouvelles que l'on imprime erfiui- 

te , £5" que l'on dcnnc au public. ] Mercunalis tâberna, 

gêi.i''. Mercurialis taberca; , fem. Nuncii Mercuiii , 

génit. nunciorum , m.pl. 
B'JREAU d'adresse , [ Maifo» à Paris oii s'ajfembleat les 

nourrices er les laquiiis ,iS' ou l'on s' adrejfe quand on en 

a befoi». ] S.àn public* ubi nutrïces & pcdisêqui mer- 
.cede conducuntur ou oporam (iiam pretio iocant, génit. 

ardium publicarum , f. plur. Hor. Cic. 
ADRESSÉ , m. Adressée , f. partpafT. ro/ez. Adresser. 
ADRESSER , V. adr. [ Tirer , vifer droit au but , y adref- 
fier , y donner.'} CoUineAK , C collineo , coUineas , 

coUineayi , coliineatura. ) Collimare, ( colllmo , col- 

lîmas , coiliu'.avi , cotlimatum. ) neut, 

[ Dj'.is les mciîic-jrs Manufcrits de Cic:ron & d'AuIu-Gelle on 
ttcv.vc Cyd'.nenre ou OlliKeire , au lieu de Coilinure ,. On [eJt 
néanmoins fe fcrvir de l'un & de l'.iu rc, ou fans légi-T.e , au 
avec l'Accuktif Supri.im , hajl.ji?! , &-c. ] 

Adrcffer des fiéchcs avec un arc. Arcu diiigere cela, 
Horat. 

Il y'y a perfinr.e quelque mal-adroite qu'elle foit , qui 
tirant tout un jour n' adrejfe quelquefois au i:.t. Ne- 
mo eft adeo rudis , qui totum diem jaculaaco non ali- 
quando collîmet. Cic. 
On dit figurémcnt en ce fens. // a bien adrejfe y il a 
bien vijé , pour dire II eft parvenu à fes fin: , Cî' a obte- 
nu ce qu'il avoit en but. Mctam attïgit féliciter. Voti 



4« ADR 

fompôs faftas cft. D'jxterè 5c féliciter collimavit ou 

cojlincavit. 
Adk-esser, [■ 'Envoyer une perfonne en quelque endroit , en 

iuy montrant h chemin. ] Indicarc iter alicui. Lh\ 

Myn^rare alicui viam , ( o , as , avi , atuin. ) aA. Cic. 
Adrejfer quelqu'un à un autre. Altëri ou ad Altêrum 

aliquîin mittsre , ( mitto , mittis , mifi, rnillum. ) ou 

Dirigére , (tlirïgo, dirïgis, direxi, direâ:t3ra.;aâ;. Cic. 
il m'adrcffa un de fes r/ie':lleurs eimis. Ad me uiium ex 

iiitïmis milit. Cic. 
Adrejfer un parquet de lettres aune per[onne. Fafciculam 

litteraium alicui ^ ou ad aliquem mittere ou iufcribe- 

re. Cic. 
Cette lettre s'udrijfe à vous. Tuo nomiiis iiifcribitur 

hxc cpiilola. Cic. 
s'Adresser , [ Se préfcnter à quelqu'un , l'aller trouver , 

fait pour Iuy parler ou pour reclamer f^.. protection & Iuy 

demander fecours. ] Aliquem adiré , ( adeo , adis , 

adivi C adii , adïtura. ) |Aliquem convcnire , ( con- 

■venio , convënis , convcni , conventum. ) Se ad ali- 

qiiem rccipere , ( recipio, recïpis , reccpi , reccpmm.] 

ail. Ad aÛqucra accedere-, ( accëdo , acc^dis , accef- 

(i , acceirum. ) n. Cic. Sec. 
A qui m'adrejjeray-je ? Quos accedam î Ter. 
S'adtefftr à quelqu'un OU Iuy adrejfer la parole. Ah- 

qucm compcliare , ( compeîlo ,) compclks , conipel- 

lavi, compellatum. ) aû.Aliquem allôqui , ( allôquor , 

alloqueri; , alloquutus fum. ) depon. Cicer. Aftatus 

^irigere alicui. ad:. Claud. 
Nous nous adrejfons à vous , nous y avons recours. Ad te 

confuginius , i te operam pofcimuSi OV. 
s'Adresser. , [ S'att.iquir à quelqu'un. ] Aliquem pctcre 

ou appetere , ( pëto , pëtis , petii , pecïtum. ) Cic. 

Attentare , ( aitento , attentas , attentavi , attenta- 

tum. ) au. ace. Phnd. 
Je Iuy apprendray à qui il s'adrcjfe. Jam curabo fcntiat 

quem attcntatit. FlMd. 
C'efi s' adreffer fort trud , qu,e de s'adrijfer à moy. Qui me 

petunt , aufërent infortunium. Plant. 
ADRIA , [ Ville de l'Etat de Vcnife vers le Colphe de ce 

nom ; on la nomme aujourd'hny Atri. Adria , génit. 

Adrix , f. Hor. 

f Jean D^rpautere marque ce nom mafculin, mais c'eft feulement 
lorfqu'il fe ptemJ poiur le Golphç Adriatique , le r.npponant 
à Stims , m.nis il efl féminin lorlqu'il fe prend pour la Ville , 
qui a donné le nom à ce Golphe. J 

ADRIATIQUE , adjefl:. La mer Adriatique. [ qu'oie 
appelle aujourd'Kuy Le Gdphi de re«//<".]Adriaiium ou 
A.lriatïcum mare. Mare Superura , gémt. Maris Adria 
ni , A.driàcici ou Stiperi , neut. Cic. Adria , glnit. A- 
drix , m. Hor. Sinus Venè'tus , génit. Sinus Veneti, m. 

ADROIT ,. m. Adroite, f. [ Sll'i a une grande dextérité 
de la wiin ou du corps pour faire quelque chofe , com- 
me (i l'ondifoit ^ii fait tout de la main droite. ] In- 
durtrius, a , um , ( qui fait a/i compara/ if Indudnor & 
l)OC induftrius , fans fuperlatif. ) * Ingeiiiofus , a, um, 
( qui fait au comparatif Ingeniofior & hoc ingenio- 
fius , e* ^«V<^;!m'.Mi/'Ingeniôriirimus,a, um. ) Solers , 
génit. folertis , omn. gen. ( qui fait au comparatif So- 
iertior Si hoc folertius , & au fuperlatif Solertilli- 
iHus. ) Liv. Cclum. Qui manu folerti cunûiagit.. Tib. 
* Dezcer, dextêra,CS' dextra, dcxtêrum (S" ài:izmm.Liv . 

\Tlexierio, & D.niwius qui figiiifie ^« efi il U Droite-] 
Jl etcit le plus adroit de [on âge pour les exercices du 
corps.Ncciae induftrior quifquam de. juvenrute crat atte 
gymnaftic.î. Plaut. 

Adroit , [ Fin , avlfé , prudent. } Callïdus , a , um , 
( qui f-.it an comparatif CzUidiot & hoc Callidiiis, e 
imfHperlMif CalUdi/Tiraus , a , uni, j Catus , a , um. 



y ^ A D' R 

^ Prudens , génit. piudentis , omn. gen. (' qui fait ttu 
comp.jr.'.tifSiadcmior: & hoc piudentius , C au fuper- 
latif PiaiennlTimus , a , um. } Cic. 

Il étoit adroit par nature iy par art à gagner les bonnes 
grâces de tout le monde. Naturâ & artc compolirus erat 
alliciendis animis. Tacit. 

Adroit à fon profit. Callïdus ad qua'ftum. Plant. * A 
tromper. Callidus ad fraudem. Cic. 

C'efi être adroit de céder fur mer à la tempsj}e , quand on 
ne peut pas arriver au port , ou l'on s'etoit propofé d'a- 
bord. In navigaudo tempel^ati obsëqui artis eft, ctiam, 
li portum tenere nequeas. Cic. 

Sll'i eji merveilleufement adroit à prendre bien fon temps 

ou l'occafion. Tcmporibus callidiiTimc es" fapicntcr in- 

serviens ou utens. Coruel. Nep. * Pour parler. Qui no- 

vit molli/lima flindi tempôra. Virg. 

A Droit, adveibe. l Du côté droit.} Dextrâ. Ad Jcx- 

tram. Detroversiim. * Detrorfnm. adverb. Cic. 
ADROITEMENT , adv. [ Avec indujlrie c? dextérité. ] 
Induftriè. Ingeuiosç, Solerter. adv. Cic. Dextrè. adv. 
Liv. 
Adroitement , iTinement , fuhtilemcnt . ] Catè. Calli- 

de. Prudenter. adv. Cic. 
[ Ces adverbes font au comparatif Jnlufuiiit , fans fuperl.itif : 
Ingtiicfùs au tomparatif , & Ingtniofiffimc au fuperlatif ; SoLer- 
tiùs , Si Sdcnijjîiiiè : C-.llidiùs , S( Cdlii'JJimè. Piudeittiùt &: 
PruiitmiJJlmè. ] 

S'accommodant adroitement au temps. Temporibus cal- 
lidiflimè infetviens. Cornel-Nep. 
ADRUMETE , [ Aujourd'huy Muhometta , Ville d'A- 
frique dans le Royaume de Tunis fur les côtes de /.* 
mer méditcrranée. ] Adrumëtnm , génit. Adrumcti, n. 
Pi in. 
ADVENANT, m. Advenante.F. onprononce Avenant, 
t Qu'ped (y convient bien. ] Deccns , génit. dccentis , 
omn. gen. Suet. ( on dit au comparatif Dccentior & 
hoc decentius , is' au fuperlatif DeccntJllimns , a , . 
uni. Voye::, Avenant. 
ADVENÉMENT , ou Avènement rcwww H fe doit pro- 
noncer , fubli. m. [ Arrivée. ] Adventus , génit. ad- 
vcntûs , m. Cic. 

Les Juifs font encore dans l'attente de l'avènement du- 
AUJJle. Judaci funt adhuc in expeftaciane advcntàs . 
MelUx. 
Avènement , [T'emps précis que les princes comm:ncint ' 
de régner. ] comme Hés fon avénemint à l'Empire. 
Ineunte imperio. I.aitio principatus. Tirit. 

Son avénemei/t à l'Empire fut Jl^n.tlé par le meurtre 
d'Agrippa. Frimum facinus_novi princïpatûs fuit 
Aprippx cxdcs. r»»i-î>. 
.ADVENIR , oit AvenïR , comme on le doit prcncncer. V. 
neut. [ Arriver fortuitement , parl.int dufuccés er de 
l'événement des chofes. ] Advenire. Evcnire , . ( venio , . 
vënis , vëni , ventum. ) Cadere , ( cado , cadis , cecï- 
di , cafum. ,) Accidere , ( acctdo , accidis , accïdi , 
fansfupin. ) Contingere , su obtingere , ( tingo , tiii- 
gis, Zigi, fans fupin. ) neut. ( dont on ne trouve que les 
troifiémes perfcnnes obtiiigit CT obtigit, ) Cic. 
LCe vcrSe a vtjiliC.is i »lin Icrf ui. j 

"ADVENIR , ou /'Avenir , comme on.prononce , fubft. 
m. [ Le temps futur , qui n'eft pas encore préfent. ] Fiï- 
lûrum , i j n. feul. Puturum tempus , génit. tempôris 
futuri , n. Conscquens & poRërum tempus , génit. 
confequentis & pofteri tcmporis , neut. Ci«>". 

Dieu nous cache l'avenir fus d-'epaijfes ténèbres, (S/" fe 
rit de nos inquiétudes , lors qu'elles vont plus loi» qu'il 
ne faut. Dcus premit nofte callginosà futuri tcmporis 
exïtum , ridctque fi monalis trépidât ultra fas. Hoy. 

Prévoir l'avenir. Proyiderc t>tf prolpicerc futuïa, Augu— 
raii futma.CîV* 
^' A. 



A D V 
Snefonge point à V avenir. In futuriim non profpicit , 
non provîikt in pollcrum. Cic. 
Joindre i.ivenir Avec fréfent. Copulare futiua cuni prx- 

fcncibus. Cic. 
A i'a-jolir , ou lioréiiavant , liéfirmais. In pofteium. 

Dcinceps. PolUiac. adv. Cic. 
ADVENT , AvENT j fubrt. m. m prononce Avant , [ Le 
temps qui frécéde le jotir de Ko'el , ou la nitijfniice de 
Jefifs-Chrifi.'} Advcnrus , gôiir. ndvcntûs. m. 
[ Mot d'ulage leuiemeiit en ce fens dans r.oftie Langue. ] 

ADVtNTURE , on- Aventure , fubft. fem. on prononce 

Avanture. [ Cas fortuit , h.<izjrd. ] Cafus , génit. casûs , 

ni. Fortûna , génit. fortuna: , f. Qiiod tcnicré & fortuï- 

to accïdit. cic. 
Ignoraiit les aventures iy les dangers q-^i'on court fur mer. 

Cùfuuni maris ignârus. T.tcit. 
Dire U benne aventure à quelqu'un , hiy apprendre ce q:n 

luy doit arriver. Cafus futures alicui portcndore eu 

pra;fagire. Ciccr. Alicui futuiu pi.cdicere ou pia;nun- 

tiarc. Cu. 
AvENTL'RE , [ Accidents furprcnans tT extraordinaires qui 

arrivent dans le monde. ] Cafus , fénit. casus , nialc. 

foiTuna, gtiiit. fortunx',^. Acciiicntia,5f»;>. accidcn- 

tium , n. pi. Ci^iuint. 
li y a long-temps que je vous promets de vous raconter mes 

uvantmes. Jani ducîum qua; mini acciderunt , vobis 

iiarratepollicitus fum. Petr. 
Sa vie efl pleine d'aventures fs" d'évenemens fnguliers. 

Vita i'ilius rcfcrta cft infolicis evcutibus. 
Vn hcmme à bonnes Aventures , ou à bonne fortune. 

Cafîbus felix. Hor. 
Il luy arrive toujours cmelque avc:it:ire. Intervenu ou in- 

tercëdit femper iph niiriiicus cai'iis. df. 
chercher les avenrures , les courir. Tentare ou fccjui for- 

tiuiam. I«a*>7. Se fortun.i; conimitterc. Cù. 
Se mettrrà i'.ivcnture ou .<?« haz.ard. Aleam fabire. 

Committcre-fe fortunx. Expcr^ri cu lubirc torrunam. 

Cicer. 
[On dit mieux en François SerKetircat: !îa-^ri. ^ 
Mettre l'argent a l.r greffe avc;:tur! , te mettre k projitfiir 

mer , ou l'en rifc^ue le naufrage (s la prife des corf.iir.s. 

Marïno fccnôrc pccuniam fuam ponerc. Maris & iie- 

gonationis .alcani fubire. Col. 
Acheter à ^'aventure. Aleam emerc Fompi 
Difeafe de- benne aventure. Pra'cantâtrir , gérât, prx- 

cantatrîcis , fcin: eonjectrix , génit. conjcdrîcis , f 

Vlr.ut. 
A l'Aventure , [ au haz.s:rd. ], Ut diis placct. Ut Dec 

placer. Cafu & fortuna. abi. ci:. 
Jiîerrre tout à i'aveiiture. Alwiti omnem jacere. Suct. 
d'Aventure , [ par haf-.rd. ] i'orte fortuna. abl. Cieer. 

far aventure , par hf.farA. Ftirrt. Forluan. adv. 
[ Ces mots ont vieil i en njftre Lingue. 1 
Ma l-d'aventu-'iE , fubu. m. l Mal qui arrive au ha- 

z.ard. ] Malum fortuïtum , génit. niali fortuïti , neiit. 
[F''>tuiiu> , i . -„m. A la pei.ultiénie pluftoft longue que bieve. J 
ADVENTURER , ou Avanturek , V. n. on prononce 

Avanturer [ Haz.arder. ] comme C'ejl beaucoup avamu- 

rer , haz-arder y rifquer de mettre fon argent fur me--. 

Multum iiic pçriclitarur qui in negotiatioherrt marïti- 

mam pccuniam impcndii; fiiani. 
Qth dit micù-x & plus fréquemment S'aventurer , /c hn- 
xarder , rîj'^;itr.Foitunam tentare ac pcriciitari , ( ten- 
te , tentas , ter.tavi , tentatum , acl. Perixlïtor , pcii- 
clitaiis , penclitatus fum. dep. ) Cic. Aleam fubire , 
( fubeo , kibis , fubii , fubttuni. ) ad. Colum. 
ADVENTUREUX, mafc. Adventureuse , fem. [ Ha- 

zardeux , /.«î-.ii. ] Qui temerè fe fortune comniittit. 
AûVlNIURI£R, fubft, m. [ Qui brufque fortune. J Vo- 



A D V 



41 



1 



lo , génit. volonis, m. Liv. Qiu tcmcrc foirtunar fidit. 
Advïnturier , [ Vagabond. ] Eniaiuor ,génit. emanfori» 

m. Modcfi. 
ADVENU , OH Avenu , comme on le pro>;once , mafc. 

AvENue , f. [Arrive.'] Qiiod cvênit. Quod accïdit. 
ADVENUE , ou AvExue , comme il fe prononce , fubft. f. 

[ Entrée , par où l'on entre en quelque lieu. ] Adïtus. 

Introitus , lis , m. Cic. df. 
Ajjiirer les avenues d'une place , afn d'y faire entrer des 

convois. Munirc viam qua.cibauis commcatufque ad 

exercitum tutô pcrvcniant. VUut. 
Toutes les avenues étoient fermées avec quantité d'arbres 

coupez. Crebris arboribus fuccîfis onincs inrroicus cr.mc 

praxiiïfî. Cif. 
Le Font Euxin , dont toutes les avenues étoient ai:par.'î- 

vant fermées au Peuple Romain , a efté Cf.vert a nos 

légions. Patefadus noftris Icgior.ibus- eit Pcntus , Cjtit 

antcà Populo Rom.ano ex onmi aditu claufjs crat, C:.'. 
Avenue d'arbres. , [ qu'on fiante devant des maijons de 

campagne , ou fur les grands- cht)»ins , p.xr oh 'L'on y arri- 
ve. ] Lon;,;us ord.o coniltaiurn arbôrum hinc & inde , 

génu. longi ordïnis , m. 
ADVERBE , "fubft. m. [ C'eji une des Jiarties d'orr.ifl<;> 

qui ne fe décline y ne fe conjugue powt. j Pars adnii- 

niculandi , génit. partis adniiniculandi , f. l'ar. Ad- 

vetbium ygenit. advcrbii. n. Frob. 
[ Ttiiiie de G.air.iiiaire ] 
AD^'ERB]AL , m. Adverbiale , f- adicft. [ g/.'/ tient 

de t'advirhe. ] Advcrbia!is'& hoc adverbiale, adjcft. 

CJiiod (i: habct per nioduni adverbii. 
AD'vEREIALLMENT , adv. [.Ala m.rniere d'adverbe, j 

advcrbialiter. adv. Adverbii in modum. 
ADVERSAIRE, m. & f . [ ^;i ef opposé ou ennemi. ] Ad- 

verfarius , gtnit. advcrfarii , m. Cu. Advcrfas hoir.ù > 

génit. advcrfi hoininis. m. Salufi. 
Une adversaire , [ parir.nt d'une fmme.^ Adverfaria, 

génit. adverlarii , f. Cic. 
[ .'idvcrfus fait au Co.Tip.'.ratif ^d^crfii-r .^ hoc ad-jtrfius. T-li». 

& an Siipeil.iiir^ii-.rry.;;7^'»«j ,<î , !■»! C.t,'. o;i itoave (.ans Ta- 
cite. .4dverjUs nlic'jai pour .Adverfus ih'.ht.) 

ADVERSE , (!.'< Partie adverse, f. [ Lit perfonne contre 
q:ii OP. efi en iietés. ] Advêrfarius , géiàt. adverfarii , 
m. ( '^ Adv.riaria ,rénn. adverfaria:, f. perlant d'une 
fem?ne.) Cic. "*■ Pars adverfa , rc?;;r. partis adverf* , 
f. Quint. 
r C'cit un lerme de Palais] 

ADVERSITÉ , fubft. f. [ Tortmte contraire & opposée ; 
M.'Jheurs , difg-aces , infortunes. ] Fortuna adverfa , 
genit. fortune ad-, erfc , f. Res adverfa , génit. rei ad'- 
veria; , f. Res advcrlà: , génit. rerum adverfarum , f. 
flur. Adverlà , génit. adverlbrum , neut. plur. Tem- 
pus adveriiim ,;^çé«;>. tcnip.oris .tdverli , ncut. Cafus ad- 
veriT , génit. caùiuni advcrforurr^, mafc. plur. Cic. 
Eftre df.yts l'/jàverfité. Adverfis prenii , ( piemor , pve- 
mcns , prcllus fum. ) palf. Ovtd. Advcrla uti fortan.-i. 
dfp. * Duriote fortun.i couflitt-iri. Fortuna aiivcsfa 
prenii. paif. Cic. 
Si i'adverjité le trouve roûjcun j'ur fa pieds , Uprofpen- 
té ne le fait pas aller plus vifle. Hic ncque frar.giruc 
advcrfi> ,- Il^^iue pioipcris Cïiollirur. I lune r.couc prof- 
pera , neque adverfa furtur.a , de llacione movcc ou ai 
îiio cur.fu dinvjvet. In uTaque fortLin.i iibi conltat. 
Cic. itquam fervat mentem rébus m arduis , non fecùs 
in bonis. Hor. 
il fait paroi ftre bien de la fcrce £?' du courage dans l'ar'-^ 
verfité. Anin;ofus atquc fortis itbus angui'ds apparct. 
Hor. 
la proCperilé nous drnne lien des amis , mais l'adverfit» 
n-'fis (n priit, fdices dvioi Huiius- mukos ai«ico5. ftu- 

F 



41 A D V 

metimus, ubi autem tempoia nubïU funt , fo!i fu- 
mus. Ovid. 

Se foiifenir ég.tlement cixns l'advcrjlté , comme d.v,2s lu 
frefverité. Ferre pulcherriniè fecundam fortmiam & 
jcquèadveiîàm. C;V. 

^« teir:fs de l'.tdverfité , Triftilîimo 9« diuilfimo ou dif- 
fîcillimo tcmpore.Milêris ac luctuofis temponbus. Cic. 

Slui /t de gr.xiides ad'uerjttez,. Calamitôliis. Affliihis. 
/Erunincfus , a , uin. '^ Mifer, misera , misërum. Cic. 
AD'.'ERTANCE , (libft. iem. [ Attention , ccnfidération., 
réflexion fur les chofcs. ] comme tuirs les chofes a-jcc 
ad-uei-t^nce , avec réfiéxion. Coiifidcratc rcs agerc. 
f Ce mot n'eft pas ulhe en nôtre Lang'je. 1 
ADVERTI , ou AvLRTi , comme on le prononce , mafc. 
Avertie, f. parcpaif-'f Informé de. ] Moiiïtus Admonï- 
nis , Coir.monitus, a, um.Cir. Liv. Voyez Advertir. 
ADVERTIR , ou Avertir , comme ilfe doit prononcer , 
V, ad. [ Apprendre à quelqu'un une chofe, qu'il luy 
importe de ff avoir , & à quoi on ne prend pus gurde. ] 
Aliqiicm rem alLquam , ou aliqiiem de re , ou alicui . 
rem aliqiwm , ou al!C]uem rci aliciijus monere o«ad- 
moticrc ou commoncic , ( mon.eo , moues -, mor.ui , 
monïrum. ) Conmione facere ; ( commonetacio, com- , 
monefâcis , commor.cteci , commonctaftam. ) au.: 
[Ces verbes le joignent awc les divers ré;imcs que nous avons 
ir.ari]ue7. Ciceron leur donne deux acculatifs, 5c o'.ie'.qucfois 
l'aicuiai.!' de la pcrlbni'.e a.ec l'abî.uif de la choie Se ta pré- 
polîtion ff' : Plaute leur doune le d.uiide la per\inne a.ec 
l'accufarif de la chofe : Salluîîe S: Ciceron leur donnent le gé- 
nitif de la choîe avec l'accul'Tiir Je la pciToiT'.?. * Aw i aitici- 

pe p^llif , on donne à ces verbes l'accul tif Je !a chofe , ou l'a. 
b'.aiif avec de : ^'.cmtiis (tli^uid ou ds ^hquA re- J 

Avertir quelqu'un de Li pArt a'un autre. .Admoncre ah- 
■cucm verbis altcrius. Cic. 

Avertir quelqu'un de fon devoir. Commonere aliquem 
oflicium fuuni. l'Uiit. * De fcs mifres. Miferiarum 
fiiarum aliquem commonere. -Plirut. 

Avertir quelqu'un d'une chofe avant qu'elle arrive ou 
fur avarice. Pra:diccre , on renuntiare aliquul alicui , 
( pra;drco , prardicis , prardixi , pra;diclum : renuiitio , 
leiiuiitias , rcnuntiavi, rcnuiuiatum.. ) ad. Tercr.t. 

Je vous en avertis , afin que vous n'en prétendinz. cauf 
d.'igKor.tnce. là ego jam mmc renuntio tibi , ut fis 
fciens. Ter. 
ADVERTISSEMENT, eu Avertissement , comme mi le 
doit prononcer, ùibil. malc. [ Avis que i'cn domte. ] Mo- 
•nitio. Admonitio. Commonitio , g.'r.it. oais , fem. 
Cic. e^lyint. Monitus. Adinoiiïtus , ^« -'.'. .monki^is , m. 
Monïrum. Admcniu'.m , genit. admoriti, neut. Cic. 
["_ On trouve dans Ciceton l'ablatit i^tomiu & jd..ca:ut , mais on 
trouve raien-cni les autres cas obliques de i es deux mots dans 
les Iv.ms Auteuf, qui on; écnt en.profe ] 

Donner de bons avertiffimens k une ter forme. Aliquem 
rcde monere ou admoaerc. Cic. Erudkc aliquem opri- 
mis monitis. Ovidj> 

Il >:e frit aucun cas de mes avertiffcmens. NuUum aj- 
m.onitionibus meis locutn rclinquit. Cic. 

Tous les avertijfiincns ne luy fervent de rien. Eruftri cft 
illum monere. Friillvi ilUim moues. Cic. 

Sl!ii donne des avertifjtmcns. Monïtor. A.dmonitor ,' gé- 
nit. ôris , m. Cic. 

S'rrnter des avertijfemcns qu'on nous donne. Admonition! 
irafci. Huint. 
ADVEU , ou Aveu comme il fe prononce , fubft. maf. 
[_rj-connoijf,ince & confeffiin que l'on fait d'une chofe. ] 
ConfeUio, ^t''«;>. c-onfefilonis , fem. Cic. 

Je fais un aveu finccre de mon crime. Apercé & ingénue 
crimcn confitcor. Cic. Peccatum fateor. Hor. De fcele- 
re fateor. Cic. 

Je le convains par fon prof re aveu . S\û coafeiTtone hune 
jugîilo Cic. 



A D V 
Aveu , [ Confentement , approbation."] Probatio. Approb>-i- 

tio . génit. onis f. Auttoritas , génit. audoritatis , i. 

Cic. 
il a fait cela de l'aveu de céfar. Id fccit audoritate 

C^faris , ou jullu Casfaris , ou probante Ca-fare. Cic. 
Un homme fans aveu , qui n'a ni feu ni lieu , f;~ n.'/f per- 

fonne ne reclame. Erro , génit. errônis , m. Ulp. Erro- 

neus , génit. erronei , m. Colum. 
AD VIS , ou Avis , comme en le prononce , fubiV. nia/c. 

[ Avertiffement que l'on d-onne à quelqu'un. ] Monicio, 

génit. mouicionis , f. Cic. 
[ On fe fcft micu.t du verbe AJixeo & de fes compofez en ce tt 

fîgniEcaciaii i & ..uTi du verbe ^'amiart. 1 
Vous me donnex.-Ui un bon avis. Redè me mones. 

Cicer. 
il eut avis om il récent avis de l'arrivée des ennemis. 

Nunciatum cft ip!î hoftes advencare. Cic. 
Quoique j'eujfe des avis certains que les ennemis avaient 

pnjjé i'Èuphrate. Etii non dubiè nuntiabatur hollcs tran- 

lllle £uplir.îtem. Cic. 
Donner des avis fecrets à quelqu'un. Secretis nur.tiis mo- 
nere aliquem. Tacit. 
Avis , [ Sentiment , opinim. ] Sencentia , génit. fentcn- 

tia; f". Opinio , £é»it. opinionis ^ Cic. 
Voilà mon avis ou mjn avis efl tel. Sic eft fententia. 

rlaut. Incî fum featemii. Cii". Mihi lie vidccur. lu 

cenfeo o.i fl'n:io. Ter. 
C'cji vôtre avis. Tibi ira vidctur. Sic fentis. Cic. 
Les avis furc-nt ^.-jw-ij.-i. Variarunr icnrei'.n^. Gvid. 

Difcreparun: fcnrentia;. Hcr. 
Le plus grand nombre fut ci'.-ivis. Majori parti placuit. 

C£f 

il y en eut de plus modérez dais leurs avis, ou QuiU 
ques-uns furent d'un az-is phts doux. Dixcrunt aliqui 
leniori fentcncià. Cic. * { Le contraire efl. Ctudellùs 
dixerunt. C^f. furent d'un nvirs plus rigoureux. ] 

Cet arrefi du sénat fut rendu fur. l'avis dont j'avois fa'tt 
l'ouverture. Hoc Senatûs-confultum in mcam fencen- 
tiam fadum fait. Cic. 

J'ay ouvert un avis auquel tout le monde s'cfl r.in'é , ou 
qui a eflé fiivi de tous. Eam fententiam dixi , cui funt 
aircnfi omnes ad unum. Cic. 

Onfe rji^ea à cet avis.. Cet avis fut fuivi , Cet avis 
l'emporta ou pafft. In hanc fentent'am «ïada-crt dif- 
cc.ifio. Tacit. In banc Icntcnriam phires ierunr, (l^- 
f ?ar ces mots Latins on von que ic Mjgi Irac qui préiîdoitt 
l'AfTe'iiblee , difoit aux Sénateurs, Meiiieurs , paflez de ce 
c6ti-cy ou de l'aut'e, luivant votre avis ; en forte que ceux 

qui ctoient de incmc asis , palfoient du tncine côte , & les au- 
tres , de r.iu- re. ] 

Aller aux avis gu aui fpinions. Ire in confilium oit i« 
fentcntia.m. Cic. 

changer d'.ivis, le quitter, s'en déporter. Senccntie.m mu- 
tare. 5entcnti.r ou de (èntentlâ ddiltere. De fentcncià 
dccedciee/^ difcedere. Cic. 

Faire changer d'avis à quelqu'un. Aliq^ena de fentcncià 
deducerc ou dimovcre ou dejicere £y detutbarc. Cicer, 
Flaut. 

Dire fon .".vis , ouvrir fon fcntimtnt ou fon avis Jjir une 
chofe. De, re aliqui fententiam apcrireo» diccre. (^icer. 

PaJJ'fr À l'.ivis de quelqu'un. Ire pedibus in fèatentiam 

alicui-:o Cic. fententiam alicujas lequi. (^.tf. 

f Cela fc pratique encore auiourd'huy ; quan.l les Avis font par- 

ragez , les Juges le râagfut du céte de ttljr d-^nt ils luivent 

l'Avis ; ce qui s'appelle lie p:iiib:is ia Se» e»siî-/i Mktijus ] 

A MON Avjs , ou Selon moy. Mci fentcncià. Cic. Mea 

quidem fentcr.tià. Ter. Mec jadicio. ab!. Cic. 
Avis , [ Confeil. ] Conlilium , génit. conltHi , «eut. [c. 

il c fi bien aisé à ceux qui fe pcrteyit bien de dcn::er de 
bons .".vis .lux malades. F.icilè orancs cùm valemus^ 
roda confliia xgrotis damus. Ter. 



A D V 

Ji vo:ti A-Jer.*/ de >ntn bien C de mes avis. Aut rê aut 
confilio jiivcro. Ter. 
On dit iioniqucircnt. Vr»yement ,j'enfii!s d'avis î Rcc- 

tc tu quiclcm liiades î 
On dit encore , lly a jour d'avis entre cy (y là. Ad eam 

rcni rompus dl. Ter. 
ADVISÉ , 0« Avisé , r^mme l'on prononce. , m. AvisÉf. , 

f. part. pafT royez. AovisER. 
Avise , comme un fiibilantif , Bien avisé , f bien éclairé 
dans la conduite de fis af étires , fige , prudent. ] Callï- 
dus. Catus. Confideratus. Circunfpcclus. Conlùkus , a, 
uni. Prudens , gé^it. prudcutis , oran. gen. Cic. f ( le 
contraire ifi Incallidus. Inc.iutus. Inconlîdcr.-irus. In- 
confultus, H , uni. Inconfidenins, gcni:. inconlldcrantis, 
omn. cen. Cic. m.il-azi:é. ) 
f La plupart de tes ad;edtit's ont leurs degrez de compsraifoD, 
ccr on dit d.lidior à- hoc cr.Uiditi' , Cot.Jhkr.r.iûr (y licc ayîfij...- 
>-ri!if , Circuafpea'ior & ''"c c:rcunireiHi-s , Pi-i^dinti r [> Ikc 
prtidcnnu! , Co:if:i!v.ar & 1"^ Cùajulvas , Plus avi(c ; cJ: au Su- 
pftlatif CiliitiiJJ! '-us , CoKji.Ur^tiffimu; , Chcm'jcciifjmus , Pm- 
d!ntijji>!:us , ti Cc»jî>liijj!»>i4s, a , um Cif. Fort avifé. J 

ADVISER ,cu AvisiR , ccmm^ il fi prononce. V.acl. [ Di- 
re , dor.ner avis ,i quelqu'un. ] 

[N'eft point d'iifage en leite fignific.-.tion . fi ce n'eff dans quel- 
ques Provinces ou l'on di' , Je vo:,s a-jije de ciU. ] 

Aviser à quelque ckofi y £ Confidtcr ou délilénr fur 
quelque chofi. ] De re aliqu.v deli'oerare ou confultare , 
( G , as , avi , atum. ) Cic. Gogitare , ( cogïto , cog"- 
tas , cogitavi , cogitatam. ) Viden; , ( video , vides , 
vidi , v/(um. ) Conlilium cancre, { capio , capis , cepi, 
captum.) ad:. Cic. 

[ On met la chofe à l'ablatif avec la prépol'cion de ; on pei't 
néa'inioins joindre l'accufatif ate.' Ci^h" Si ^'ideo. ] 

Kous aziferons à cehi une autre fois. Scd hoc poftcriùj 

videbinius. Cic. 
Avifer enfimhle. V'idcre intcr fc. Inter fe delibcrare 
Cic. In nicdium confulere. 
Aviser , ( Fréioir , voir de loin. ] Videre. Deprehendcre, 
( depreliendo , dcprcbendis , dcpreiiendi , deprehen- 
funi. } aÛ. ace. 
Je vous ay avisé pxrmi la foule. Inter turbam te dcprc- 
hendi. 
Aviser , au.figuré , \_leciire- des découvertes après q.':cU 
que réflexion. [ Cogitare. Viùere. au. accuC Conimi- 
~~' nifci , ( coniminifcor , comniinifceris , commentu<; 
fura. ) dcpon. accuf. Cic. E,xcogitare. aiS. accuf 
ils fe font avifiz. d'un mauv.xis expédient pour fi tirer 
d'iijfiiire. Peflimam cYpediendi ncgorii rationein coui- 
menti fuiit ou cxccgicarunt. 
Comme cette afff.ire me chtigriimt beaxcoi:p , je 
fuis avifé li'une chofe pour ni in tirer. Cûm ea les 
valdè follicitum habcrct , i'iud mihi occurrit , 
illud occrurit aniino , eu illad fuccurrit mihi , ou 
lui venit in mcnrem , eu iilud fubiit animum , eu 
ha;c eogicario fubii: ani.iium , ur me expcdirem (y 
extricarem. Cic. (yc. 
Je ne m'en eflois point encore avisé. . Kiihi iilud in mcn- 
tem non vcnerat. Plaut. Non adverteram. Liv. Kon 
cogitaram. Cic. (yc. 
Aviser ou prendre garde à ce que l'on dit. Cogirarc ver- 
ba faccre. Plaut. 
J'ay avise à ce que je dois dire. Cogitaram cil mihi 
quod loquar. Pla^t. 
ADULATEUR , fubft. mafc. [ Flateur. ] Adulitor. Pal- 

p.uor , génit. oris , m. Cic. plaut. 
f Ce mot 'e dit peu en Ftançoi .1 
ADULTE , adjca. mafc. Se f. 
dolefcence. ] Adultus , génit. 
d'un garçon. * Adulta , génit. 
djinefilie, Cic, 



me 

me 
ou 
il- 



[ Slui entre dar.s l'a- 
adulci , mafc. furlanr. 
adulta: , feni, parlant 



, A D U 4j 

ADULTLRL , lublt. mafc. [ Cri, ne qui fe commet lors 
qu'un hcim/H ou qu'une femme ne fe gardent pas 
réciproquement la foy conjugale. ] jAdulterium , géuit, 
adulteni , n. Cic. 
Commettre un adultère. Mœchari , ( "mœclior , moc- 
charis , mccchatus fum. ) dcpon. Catd. McxchiiTarc , 
( ma-chilib. ) Plaut. Adukciari , adultéror , adultc- 
raris , aduirerafus fum. ) dcp. ta. ur; on committerc 
adulterium cum aliquâ. 9uint-Cuvt. 
( .AUulieru'i a une lignification abiolue ; & ne régit aucun cas. 
Siicione a dit ^4d:il:eraie ««ii«vm , comir.euie adultère avec 
une femme mai iée. ) 

Slyi commet adultère avec- toutes les femmes m.iriées. 

Omnium cubiculorum adultcr. Cic. 

ADL'^LTKRE , fublî. m. [ Ctluy qui commet adultère. ] 

Mixchus , génit. niœchi , m. 'plaut. Catul. Adulter , 

gér}it^ adultcri , m. cic. 

Adultère, fublLfem. [_Femme adultère. ] Mccha.ff'njV. 

mœcha; , f. juv. Adultéra , génit. a/!ulterx , f. Cic. 
Adultère de fa faur. Sororis adultcr. Cic. * Adultère 

de la femme de fon frère. Adulter fraternas. 5txt. 
ADULTÉRER , V. ncur. [ Comm'.ttrc adultère. ] Voyez 

Commettre Adultère. 
£ Ce vcric n'eft point d'uiate , il ce n'eft au Falais. ) 
( Su':-tone a ùit ^d'ilieraia mnher , Vue femme corrompue par 

adtiltéic ) 
ADULTÉRIN , m. AdultÉrinï , f. l_ Ne d'adidière. ] 
Adulrcrinus', a , uni. Plin. Adultérine .'ànguine natus , 
a , uni. 
ADVOCASSF.R , ou Avocasser comme on le prononce , 
V. neur. [ Faire la profejjton d'avocat. ] Caufas dicere 
ou agere , ( dico , dicis , di\i , dietum ; ago , agis , 
cgi , aftum. ) ad. Cic. 
- il Y a trente ans qu'il avocajfc. Annos jani triginta in 
foro verfatur > ( verfor , vcrfaris , verfatus fum , verfa- 
ri. ] depon. Cic. 
■ Ce mot ne fe dit point des Avocats cclcbics , mais feulement 

de ceux qui ont peu de prariqre.J 
ADVOCAT , ou Avocat comme on prononce , fubfl-. 
mafc. [ Homme ff avant en Jmifpnidence , qui dé- 
fend quelqu'un enjufiice de vive voix on par écrit , ] 
Advoc.îtus , fft'înV. advocati , n aie. Qi'int. Plin-Juin. 
Patrônus , génit. patroniy mafc. Giiuf dïcus, gêni.'-. cau- 
fidici , mafc. Caufirum aclor , gèr.it. atloris , m. Cau»- 
(x patrônus. Afccnd-Fed. 
Charger un Avocat d'une caafi. Caufam ad patronum ■ 
déferre. Invocite advocatum ad caufam dcfeiidcndam. 
Cicer. 
Faire la profejjion d'avocat. Defèndsre caufis. Hor. Adi- 
ré ad cauf.is orand.-;s- cicer. Acuere linguam cauiîs 
Hor. Orare cauîâs. l'irg. 
Avocat Coafultattt. Patrônus de jure tefjxmdens. 
Avocat oÉneral , [ dans les Cours Jouveraines. ] Suprc- 

n-.iin curia Advocatus Carholicus. 
Avocat du Roy , [ dans les Prèfnli.tux. ] In prxfidiali 
curi.i rcgi.uum caufàmm aâor. Advocatus Regius. 
La perle dt: Avocati. Kokïwi cauhJicorum. Caulidïcus 
pnmi nominis. Flos caufidicoruni. 
(Kolciui é:oit célèbre aucrffvis a Ruine. ' 
Avocat qui a gagné plupcurs procès. Mulcarum palniarum 
caafidicus. 
Méchant Avocat , qui plaide mal ET ne fait que crier, 
Rabiila , lénit. rabuls , m, Cic. R'abula foiaifis , m, ■ 
Cicer. 
ADVOUÉ , ou Avoué , comme on le prononce , mafc. 

Avouée , f. part. palF. Voyez. Advouer. 

ADVOUER , on prononce avouer , V. ad", f Confejfer /m» ' 

chofe. ] Fateri , C fa te or , fateris , falîus fum. ) Conli- - 

teri. Profiteri , ( profireor , ficcris , feifus fum.) dépon. . 

, ( agiwfco , agnoicis , agnovi , . 



accuf. Cic- Agncfic 



44 



A D V 



agmtum. ) ad. ace. 
^■voner une fau:e. ConÛKÙ de malclîcio. Confitcii ou 

fatcvi crimen. Cir. 
Aïonir [on cime à l.t qitefiion. Qiix'ftione adhibicâ con- 
£teri crimen. Cic. 

Il a nijoué fon cr'iKe fur h di/aipp , £? » celé fes complices. 

De [e ipfe haud cundaiiter fallus, conicios celavit.Lii'. 

îî'a-voucr point et qu'on nota cbjccte. i)e objcdis non 

conEteri. Cic. 
AvouFR tine chofe. [ Approuver ce qu'on n donné charge 
de faire. ] Probare. CQmprobaie. Laudaje , ( o , as , 
avi , atiim. ) act. ac. Cic. Agnofccre qaod fadum cft, 
idque praîftarc vcUc. de. 
Il m'avouera de ce que fay fait. Prob.\bit ou laudabit fa- 

âuni. Cic. 
Je l'ai avoué décela. AiiiTior illi fui de liac re. Plant. 
On dit fifurément Avo!<ir la, dette , pour dire Se recan- 
«oiftre coupable. Pcccacam ou fe- pcccajie fateri ou co.i- 
fiteri. Wr. Agnolcerc & amplciti culpam. PUk-Jh». 
Agiîofceve ou (ufcipere ou conllteri cnmcii. 
Avouer , [ Rcconnoiftre pci-:r fien. ] AIkjuciti pro fuo ag- 
nofccre. 
S'avoutr d'une Religion. preStcii Rcligio:iem aliqviarn. 

Cic. 
S'avcuer de quelqu'un. Alicujus nomcn Se auiîloritatem 

appellarc. Conrcrre fe ad aUcujus aiiûoritatcm. Cic. 
ADL'STE , adj. m. & f. [ l:riilé par trop de chaleur. ] 

Aduftus , adufta , adiiftum. Ter. 
[Cet adjectif tait Adufiior ti. hcc adujlius au Comparatif ] 

Liv . 
( Ce mot Frrn(,ri'! ne le dit g!:ércs qu'en Mc<!«ci:ie , en parl.ii t 
du lang & des liuniiuis quaiid eUci font brûiéL-s par une ticp 
grande cl.aleur naturelle. 
Un tempérament adiifie. Adufta temperatio corporis. 

Ciecr. 
AOLIPILE , EQUATEUR , crc cherchez par un E 

fiMple. 
AÉRER , V. aft. [ Dentier de l'air à un lieu qr:i étoit trop 
étouffé. ] Liberioreni & patentiorcin aërcm ou auram 
a-'dibus infpirare , ( fpîro , as , avi , attini. ) act. 
( Columelle dit : Grna^ri^ ^quiionihui inffireKiur. ) 
On dit audi A'ért:r un lieu , [ e» purifier l'air corrompu , 
avec des fumigations. ] Relblvere aëra tabifïciim , ( re- 
folvo, rçfolvisj refolvi, rcfoliitum. J aVc. 
AERIEN , m. AcRiENNE , f, adj. [ u'Air. ] Acriu'; fs' 

Aëieus , a , um. Cic. 
AFFABILITE , fubft. f. £ Humeur ol/'igeant^ , qui rend les 
peyfinnes d'un facile abord. ] Affabilitas. Csinïtas. Faci- 
litas , £énit. atis , f. Cicn\ 
AFFABLE , adj. îïi. & f . [ Courtois , oUigeant. ] AfTabilis, 
& hoc pffabilc, adj. ( quif/iit au Comparatif Affah'ûlox, 
ic hoc aiîiibilius. i?' au Superlatif. Ali'abiliirunus , a , 
u;ii , Ter. Cir. j •* piandus iêrmone , a , lun , Cic. 
Je m'étudie À me rendre affable , Cf ceLi ne me réufit pas 
n!:il. Mcdïtor elfe aftabilis , & bcnè proccdtr. fer. 
AFFABLEMENT , adv. [ Avec affabiliié. ] Affabiliter , 
adv. { t~ au Co?»;'.i;vi.'//"Afrabilius , tr au Superlatif , 
Affabilinimè. ; Au' -Gel. 
AFFADI , m. Af F.^DiE , f. part. palf. [ Sam gottfl , fans 

fiveur. ] Fatuus , infiilfiis , a , um. Mart. Plaut. 
AFFADIR , V. aâ:. [ Rendre fade. ] Saporem alicujus rei 
infufcare , ( co , as , avi , atum. ) ad:. Col. Fatui & 
inlbUi fapôris reddcre aliquid. 
Tay le cœur affadi. Cor mihilanguet. 
AFFAIRE , fubft. f. [ Ce qui peut occuper nos foins., nos pas, 
nos penfées , G" nous obliger d'aller & de venir. ] rv.es , 
génit. rci , fem. Ncgotium , génit. negotii , n. Cic. 
Avoir bien des affaires. Habere muka ncgotia. Diftineri 
multis negotiis. Cbrui niagnitudine negotiorum. Cic. 
$lui n kit» des affaires , qui eji fort occupé. [ Qi'i f* des 



A F r 

affaires pxr deffus la tète , comme l'on parle farniViert' 
ment. ] Ncgotiolus homo. Salufi. Ncgorii plcnus.P^«f- 
Multis diftcntus ou dillradus negotiis. Multùm occupa- 
tui. Cic. Quein diftringit multarum rerum varieras. 
*( le coiitr.iire efih!c3,ozï\s vicaus. Cic. Qui vacat à 
negotiis. Phjid. ou negotiis fans prépojition. Cic. âi<i n'a 
point d'affaires. ) 
Je fuis fans affaires. Sum otio.^js. Te-r. Nihil habco quoi 

agam. llor. 
J'ay une affaire qui m'attend au logis. Eft mihi donii 

ncgotium. Eft quod agam domi. Plaut: 
Je fais les aff-tires d'autriiy , ayant perdu les miennet.AÏK- 

na euro negotia , excullus propriis. Hor. 
Cap.iblc de gi-.vidi s affaires. Ad rcs magnas aptus 'CfV. 

Negotiis iiigcncibus par. Taeit. Traitandis negotiis 

idoneus. Plaut. 
Entendu ou intelligent d.tns les affaira , qui s'en démêle 

comme il faut. In rcbus intclligcns. Ctc. In negotiis frj- 

dandis t:\crcitatus , ou multum & fiTc verfatus. Cic, 
Ké pour les affaires. Sjf' <* natureltemcni de la dtfpof.tion 

po.-ir les affaires. Natus rébus agcndis Hor. Vif (s' péné- 
trant dans les affaires. In rébus agendis acer. CaI. ad 

Cieer. 
Affaires ilécoufues ou ruinées. Rcs accîfe , génit. rerum 

accifaram , f. pi. Liv. 
Ejlre emb.irruffé dtns de grandes £7" fieheufes affaires. 

Molcftis imperiofifquc negotiis implicari. Cieer. 
F tire bien ou mal fes affaires. Rem bene aut mal-è gererc, 

Cieer. 
L'affaire efl de telle forte , elle efl en cet efla':' Res ira iê 

habet. Cic. 
L'affaire va firt bien. VrxclsLvè fc res habet. Res benè 

a^jirur. Cic * ( le con'r.iire efi. ) Malè fe rcs habet. Cir, 

L'aff.ilre va mal. 
Sertir d'affaire. Eniergere fe ex aliquo ncgotlo. Se expe- 

dirc o:'. fe extricare ex aliquo negotio. Cic. 
Mettre ordre , ou pourvoir à fes affaires Rcbus fuis provi- 

dere ou profpicere. Rationibus fuis confuL-rc. Cic. 
Je vous confeille de mettre ordre à vos affaires , car vous 

n'avez, pas encore long-tems àvivre. Rébus tuii vide o:t 

provïdc eu prolpïce , brevis enini tibi reliât vita. * 

Licet ad tibicînes mittas , j?.m enim periifti. Pi-tr. 
( Cette dernière expicflîon Laiine eft figurée, & piile de la coà- 

tumc des Anciens , qui f.-ifjient venir des joiicnrs de flûte à 

leur mort. ) 

Vieillir dans les affaires. Negotiis infenofcere. Taeit. 

Sortir ou tirer quelqu'un d'affaire, le débarrajfer. Aliqucm 
cxpedire ou extricare. Cic. Ter. 

il a, pris l'affaire ou la chofe du biais qu'il la fallcit pre».- 
dre. R.em reclàfecum reputavit via. Ter. 

L'affaire ou la chofe ne fouffre point de remifc. Res in 
ceieritatc polira eft. Cnf. 

Tenez, toujours .'affaire ou la chofe en eflat jufqtt'k l'arri- 
vée de monfnre. Suftenra rein , dum frater ineus ve- 
nir. Cic. 
Gens c'-iFFAinES , [ Les Panifat.s. ] Publlcâni , génit, 
Publicanorum , m. pi. Vcûigiilium R.edemtorcs , gén.' 
redemtorum , m. pi. Cic, 

Un homme d'affaire , qui fait les aff.tircs d'un autre. Alie- 
ni negotii procurator , génit, procuratoris m. Qiu nc- 
gotia aliéna curât on prociîiat. Terent. Horat. Cic. 
Affaire , [ Em.barras , peine , chagrin. ] Negotiura, gén. 
negotii , n. Moleflia , génit. moleftia; , f. Cic. 

llfe voit réduit à f^ire fes propres affaires de tous les cha- 
grins de fon M.ûtre, Eô rcdac^cs cil , ut omnes hcci 
moleftias faciat ou rcpiitet fuas. Plaut. 

Fatre des affaires à quelq:t'un. Negotium alicui facîre ou 
facellere ou exhibere. Molcftiam alicui C-thiberc. Cic, 
Negotium alicui arceflere. plaut, 



A F ï 

3f (' .-» lif! ff>9! qui p font des tfaiffs nV raj/itc de feeiir. 

IVonnulU incommoda ultrô libi acc-iUint o« attraliunt. 

Cic. Nonnulli libi negouiim cxliïbcnt. Flin-Jti». 
Siittinr de méch.inUs affaires fur les brjs , fe fxire des 

4(f'.i;rf/. Sibi maluni arccllcre. P/.-j».'. Sibi conflare ne- 

goiiuni. InipHcivc le molcftiis. Cic. 
On dit en piovcrbc. C'cil H>ie iijfti:i;s que ctL% , c'efi un 

(ipx-rjf. Hoc opuî hic labor cil. l'irg. 
O.N DIT iiffuiéincnt. Tirer h?^ m.tLirIr d'. 'if. tires , le guérir, 

}e remettre en finri. Fxpedire 3;gio IhJutcm. Relcvare 

arçiiiin ex morbo. Cir. 
Je rne fuis tiré ci'tifftiife fiir Li ni:te. Cibi abftinentià cvîfi 

ex morb:> , ?.'< motbiim depiili. Cic. 
On dit par rnamcrc de proverbe , [ Vr.rlunt d'un bon:- 

mt tjui ne peut f.%s guérir d'it.ie tnal/niie. ] Sts. e*f:tins 

fc::: faites , ou c'eft ftit de Itty. Actum efc de illo. Con- 

clamaxum clr. Ter. 
Aïf AIRE , [ Ycrt;;r:e ou les biens de lu fortiir.c . ] Res, gin. 

rei. f. Cic. 
Fifire l/icn fûs affaires. Benè rem ùiam focere çtt gerere. 

Ter. Ber.c proccdcre. Tereat. * ( /e contraire ejl , Malè 

•rem gerere. Cic. Faire mxl fes afftiires. ) 
Cet homme «voit bienfx.it fes affaires , cependant il a f.it 

fAiUite , çy je crois ejti'il s'eft engagé j"Jqii' aux oreilles , 

pur lafautt de fes affrMichis qui l'ont pillé. Bénè fc lia- 

Ijucrat, fed tameii vacillavit culpà liberorum qui omnia 

ad fe fecerunt. Pctr. 
enfuit aujourd'hui bien mieux fes affaires par ce moyen. 

Is quxftus nunc eft multô ubcrrimus. Ter. Meliùs hac 

arte res conficitur. 
■Jj-i fait une bonne affaire en achetant ces efclaves^ Con- 

fului rcd-è rébus meis , ou Rem meara conftabilivi cùm 

■cmi hos fervos. riant, 
il efc fort bien dans fes aff.iincs , il efi riche C aecoinmo- 

Vf. Facilliinè agir. Ter. Malta res eft iplî & luculenta. 

Cicer. 
AïFAiRî , C Frocés , différend. ] Caufa , génit. caufa;.f.Lis 

gJnit. litis , f. Cic. 
Gagner fin affaire , fan procès. Obtinere caaHxm. Cic.An- 

fcrre licem. Plasa. **■ ( le contraire efi Caufam on litem 

pcrdcre. Cadcre lire ou caus.i. ) Cic. 
Mon isff,%ire eft fur le bureau , on la juge. Res mea dim- 

dicâtnr ou k judicibus cogiiofcitur. Cic. * { le contraire 

efi, Adhuc lub judicc lis ell. Hor. Elle n'eft pas encore 

jugée. ) 
Revoir une affaire. Recognofcere caufam. Cic. Judicium 

de eàdcm causa reddere. Ter. 
Ce r.'eft pas une affaire où il .tille de la -vie , il ''ne s'agit 

que d'argent. Non capïris ou non de capite agitur , fed 

■yecuniar. Ter. 
Cet bzmme s'attire toujours on fe fait toujours quelque af- 
faire. Arcerdc fibi femper malum. Mcndicat fcmper 

(;bi ir.ahim. Negotium libi e.ïhïbec. Cic. Flaut. 
Cette plaifznterie lui a fait une affaire a-jec fin ami. Oh 

vcrba jocofa fîmukas inrerceJlit iili cum amîco. 
.Ô^FAIRE , [ Devoir , eng.igane^t. ] Cura , génit. cura:, f. 

Ct^c. Partes , génit. partium , f. pi. Munus , génit. mu- 

•neris , n. Cicer. 
Jl fe fit une grande affaire d'engager les MaTiftrats. lu 

magno uegorio habuit obligare Magillracus" Suet. 
Je fais mon affaire de vous empêcher de perdre vôtre bien, 

C d'eftre la raillerie de vo< ennemis. Hxc mea cura ell 

ne quid tu perdas & neu lis jocus mimfcis.Har. 
Ceft v'otre affaire , ce font vos affaires. Tux funt par- 
tes. Tuum ell: munus. Cic. 
Ce n'eft point là mon affaire , ce ne font pas Va mes affai- 
res. Mex non funt partes. Cicer. Id nihil ad me atcï- 

net. Ter. 



Jkïî 



AIRE , [ Chofii qui font propres C 



qut convien- 



'A F 1» 4^ 

Mnt. "] <romme Ci valet eft vôtre aff/i-n: , il vous tft 
propre , e'eft votre fait. Hic Iccvii': fipict tibt 
mukùm ad geuiuni. Haut. Hic fervùs tibi convenir. 
Cicer. Ex ulii cuo cil hic fervus. 

AiFAiRE , iBcfoin. ] Avoir ajfaire , avoir befiin. Rc alî- 
qi-.à OH rei alicujus egcrc ou rndigcrc , ( geo , gcs, gui , 
fins ftipin. ) nem.Cic.Cttf. 
Je n'ay poi-ct affaire de v'otre fécours , ni de vôtre confeil. 
Tiii auxilii neque confilii cgeo. Cs^f Tuis coiifiliis noa 
indigeo. Cic. 
Slu'ay-jc affaire de vosloix î Qi-iid milil cl cum vcHrig 
Icgibus commerça ? Fl.ïut. 

AffaiR! s , [ Scfiins ou néceffttcz. corporelles. ] comme Al- 
ler à fes affaires o\x nitx grands b e foins , à In- garde-ro- 
ie. ] Ventrem ou alvum ire exoneratum. * Taire fei 
affaires. Ventrem ou alvum cxonerare ou pur^rarc. aiflr. 
cic. Mart. 

On dit en terme de Fauconnerie. Oifcau de lomie affai- 
re., l docile , trait.^ble. ] Mitis ac docilis Accipï:cr , 
ge>;;.\ mitis ac docilis accipitris , m. 

AFFAIRÉ , m. ArFAiRÉE , f. adj. [ g;.'i a bien des affai^ 
res. 2 Nc-goti plenus. Negotiofus , a , um. Cic. pUut^ 
Occupatus , a , um. Cic". 

AFFAISSE , m. Affaissée , fem. partie, pafl^ Voyez. Af- 
faisser. 

AFFAISSEMENT , fubft. mafc. [ lorfqy.e quelque ch^fi pe-. 
J.mte s'affaiffe (r s'ab.tiffe par fon propre poids. ] Scdi-. 
mentum , ^én. kdimenti , n. Vitr. Dcprelîio , génit. de-, 
preffîonis , f. Cir. Labes , genit. labis , f. Cic. 

AFFAISSER , V. ad. [ Fref-r , comprimer quelque chofi ^ 
afin qu'elle tienne moins de place. ] Prcmere. Conjprï- 
inere , { mo, mis, prclfi , prelfum. ) ad. ace. Flaut. 

s'Affaisser , [S'abaiffer , aller au fonds , s'enfoncer par 
fa pefanteur. ] Siderc, C Sido , fidis , fidi , fans fupw.ï 
* Delidere. Confhlerc. Sublidcrf , ( sido , sidis , scdi , 
fi.ns fupin. ) neuf. Cic Cclum. Var. 

[ Sid, fait fidi au prétérit au rapport de frilcien , quoiqu'il témoi-: 
gnc qu'on l'éviroit , parce qu'il devoir faire plutôt fô' C'cft- 
pourqui il veut que dans cette incertitude l'on prenne le prété- 
rit de Sedco, îc que l'on iiie je d, pour le llmplc ; ncanmoini 
fidi eft exprell'ement dans Columelie , mais fes compofez pten- 
ncnt leurs prétérits de Jciif». j 

La terre s'eft affaifsée extmordinairemeut. Ad infinitani 
altitudinem terra defedit. Cic. 
Dans le tems que ce malheureux combat fe donnait , il f 
eut un tremblement de terre fi grand dans la Gaule, qûe 
plttfieurs villes furent renverfées , qu'il fe fit plufieurf ou- 
vertures , cr que la terre s'.-iffaiff/i. Eo tempore ipfo , 
cùm hoc calamitofum praduim fierct , tanti terrx mo- 
tus in Gallia taclri funt, ut muita oppïda corrucrint.mul- 

, tis in locis labes facl.c fuit, terr^que defedcrinr. Cic. 

'AFF.A.ITER l'oifeau ,V.iiù.. ll'Aprtvoifir.'\ accipitreut 
cicurare , ( cicûro , ciciiras , cicuravi , cicuratum. J 
aâ:. r.zr. ou Manliiefacere , ( manfuefacio , manfuefâ^ 
cis , manfuefcci , maiifucfaftum. ) ad. Flin. 

t Terme de Fauconnerie, i 

AFFAMÉ,m. AïHAMSE.f. partj>af.& a^lj.I-'jyei. Aîîamer. 
Un Affamé , ou un homme affamé , un homme famélique, 
Famelïcus , a , um. Famé preffus , a um. Eftirio ,^en< 
efurionis , m. Ter. Flaut. 

On dit familiéremeut , [ parlant d'un homme qui cher- 
che à s'enrichir aux dépens d'autrtiy. ] Ceft «,•» 
poux aff.imé. Gr.vciilus efuricns , génit. grxculi efurien- 
tis , m. Juv. Qui cibum è tlainmâ petit. Flaut. 

f Cette manière de parler de Juvenalell prife de^ce qu'un Grec, 
afemc e'oit prêt à :out faire. 

AF- AMER , V. acF. ^^^tirc avoir faim. '\ Famem alicui 
inferre , ( inféro , infers , intùli , illâtura. ) ad. Varna 
ahquem premere , ( preaio , preaii* , prclll , prcllura.i 
ad. Cic. C~<-. '■ ■ . 

F iij 



4g Air 

affamer une lille , des citoyens. Urbem , cives , £om- 
Eicatu CH re frumentariâ intercludere. * Urbi , civibi'S 
corr.mcâtiim intercluucrc . ( inrerdudo , intercludis , 
' inteirlûlî , intcrcîurum. ) acl. Cic. Cîf. 
AÎFECTATION , fubit. f. [ VUhc7ue ajfcaée , qui fait 
faroître ce que nous f.iifor.s eu a que nous difons trr.h 
étuiiié, ur trcp recherché. ] Affciftatio.', ghiit. afleftatio- 
nis , f. Sluim. Confèîlatio , génit, conlcclatioiiis , f. 
Fli>i. 
ji^ect.ttion de langage, langn^^e trop recherché. Niniia' 
concinnkatis in loquendo ou in fermone confectatio. 
Cic. Nimia fèrmonis elegantioris afTcftatio. 
Une poliiejj'e de langage r.aturelle (T fms ajfeclation , 
c:e il ne parait rien d'étudié , rien d'affecié , ni r:cn 
de trop récherché. Orationis naturalis i.on fucatus ni- 
tor. Cic. Sermonis lepos nativus , non arre & Itudio 
qua'sTtus. 
J)es feritimens fxns affcëlettion C fans étude. Scnfus ani- 
nii non artc & ftudio quxlin. Cic. 
2l parle avec ajfi Cl atio». LKaivAitc eu exqiii.'itius 6? ex'- 
cjuifltillîmè loquïtur. * ( /e contraire , Non exquili- 
tiùs locjuitur. Cic. ) 
Une ma::'uaife aff'eBitticn. Cacozelia , xieKtÇr,Xia , génit. 
cacozcli:c , f. Suint. Putida afietlatio , f. . 

AffECTÉ , m. AfîectÉ: , f. part pail". du verbe Ar- 
F£CTER. [ Trop recherché , trop étudié. ] Aiïtdatus , af- 
feclata , affeiiatam. Sl^in:, Exquificior , &: hoc cï- 
quifitius. adj. Cic. 
Les unes ont une chufteté ajfectée , les autres l'ont natu- 
relle. Atiedata aliis callitas , illis ingenïta & innâta. 
Tlin^Juin. 
AïfectÉ , [ Defliné à une chofe. ] AdtRctus. Deftinatus. 
Confèciatus , a , um , ( .i-vec le datif. ) Cic. 
Cette fomme eft affectée à l'entretien des temples. Dcfunz- 

ta eft pecunia templorum cukui. Ulp. 
Chaque fcience C chaque art ont de ctrta-ins mots affeUei:. 
V propres. Sua cuique arti aut lciencix;adài£la fant &: 
propria vocabula. Siuint. 
AîïectÉ , [ Malefcié, ] comme w» corps mal affecté , mal 

difpofé. Malc affe£tum corpus. Liv. 
AïpectÉ [ Tait à dejfein. ] Faftiini confuko oti deditâ 

opciâ ou de induftrià. 
AFFilCTER. Vj ail. [ Rechercher une chofe trop curienfe- 
r/ierit. ] Aji.]iiid r;imLî diligcntià afïectare , ( afFcflo , 
affedas , affedtavi , atfedacum. ) ad. Cornel-Nep. Ali- 
quid curiofiùs e-xquirere , ( exquiro, cxqu'ris , exqui- 
fivi , exquisîtum. ) aâ. Ex.iuifitiùs confeiT:ari ( cuniïc- 
Jor , confeftans , confcûatus fam. ) dcp. ace. 
2l af citait la gloire de la pc'efie , ET choijit tous ceux qui 
wvoitnt quelque réputation da.is cet art. Carminum Ihi- 
dium affeftabat > eleilis quibus aliqua pangendi facili- 
tas. Tacit. 
Il affectait l'abondance du difcours. Ubertateiii orationis 
confcûabatur. Cic. 
Affedir d'être Roi. Studîofiùs Pveqniim affcftare. Liv. 
Affecter , [ D^fliner à une chofe. ] Aliquid ahcui rei Jc- 
flinare , ( deftïno , ddKnas , ^ddliiiavi , dcftinatum. ) 
aft. ou Anribuere , ( attribuo , attribuis , artribui , at- 
mbîitum ) Cic, ou AddKere , ( aJdico, adjr.;is, addixi , 
addiftum. ) ait. 
.affecter un fonds pour le paytmcnt des foldats. Pecuniam 
■ in ftipcndiuni militibus attnbuere. Cic. 
Tous fis biens font affectez, à fes créa/niers. Omnia bona 

creditonbus addiÛa func. 
J,es revenus de cet Hôpital font affectez pour la nour- 
ntur-e des pauvres. Nofocoinii iftius reddïnis ce- 
dunt in alimenta paupërum , ou add:>fti funt pau- 
pçiibus, 
.^ïçcTE?. j [ Faire quelque chofe exprls Cf ààilffiinj 



A F F 
DcJitâ operâ , ou prasquam meditatè a'iquid f.i- 
cere. 

il affecte de ne peint p.ircifire trifte. Vultu triflitiam 
prccnit , eu difTimulat , ou têgit , c» obtëgit. OVf-,. 
(Se. 

.Afin qu'on ne croye pas que nous affe^iey>s de faire cela. 
Ne id operâ dedita facere videamiir. Cic. 
AEFEcTrR , [ Toucher. ] Afficete , (afficio affïcis , affE- 

ci , affeclam. ) ace. Cic. 

Cela m'affecte fort , on me touche fort. ( Ablancourr. 1 Id 
me vaidè aftïcit , oit tangit ou movct. Cic. 
AFFECTIF , m. Affective , f. adj. [ «i«i touche tr qui 
remué les cœurs £y les efprits. j Qui auimos aftïcit 8c 
movet in omneni afFeûum. Siuint. 
AFFECTION , fubft. f. [ P.iJJicn , mouvement de. l'a- 
lgie , qui nous porte vers quelqu'un ou vers une chofe. 1 

AiTc-^io , géiiit. aifeûionis , f. Cic. AiFccl:us , g^r.it. af- 

feilds , m. Hjiint. 

Prendre les affections des autres , époufer leurs paiftons , 

entrer dans leurs p.iffions. Airumere aliorum afrectus. 

Sluint. 

.Affections co>}trefai:es ou feintes. Fiifii & fimulati ou falft. 

afiedus. ^.int. 
Tmouvcir les affcilions ou lespaftors. Movere ou commo- 

vere ou concitare ou advocare afFcûus. @uint. 
Affection , [ Amour , benne volonté , inclination qu'on 

a pour quelqu'un ou pour une chofe. ] Amor , genit. 

amoris , m. Bcaevoîentia eu Beuivolcntia , gén. bene- 

volentii- , f.- Voluntas , ^('«i.'.'volunt.atis , f. Animus,, 

génit. animi , m. Propenlio & inciinatio voluntatis , 

géiiit. propenfionis & inclinationis , f. Studium , génit. 

ftudii , n. Cic. Sll'int. (s'c 
Avoir de l'affection ou de V inclination pour quelqu'un. 

Amorem habere erga aliquem. Inclicatione voluntatis 

propcndëte in aliquem. Cic. 
Il a une extrême .affection pour l'hifioire, il aime fort, l'hi- 

fioire. Ardet fcudio hiftoria;. * Four les belles lettres. 

Srudiofus clt litteraium. Gif.* T?our apprendre. In eo ftu- 

diuCT eft difcendi. Cic. 
jDoK/icr ou mettre fon affection à quelqu'un. Ad aliquem 

animum fuvm adjicere. P/«î<f. Voluntatem fuam in 

aliquem conftrre. Anirr.am fuum alicui dace. Cic. 
Donner ou mettre fon affection à quelque chjfe. Animum 

fliuni in rem aliquam dcfigere ou- intendere, Alicui rei 

ftudcre ou dare ftudium. Cic. Toro animo aiicui rei fè 

dedcre. Cic. 
Gagner i'.iffec'icn de quelqu'un. Alicujus animum ou to- 

luntarem ou bcncvolennam (ibi compatare ou concilia- 

re eu cplliy,ere. 
Manquer .i'. ffeàicn pour les perfonnes (s,' pour les chofes. 

Nullius ftudio tenëri. Cicer, 
Ne pas répondre ou ne p.is,corn.fpQndre à l'amitié , à l'af- 

fciticn qu'o,i nous tcrte , y manquer. Non rcipoiiJcre 

alicui in amore. Cicer. Non aequare amortm alicujus. 

Vtrgit. 
^litler l'affection qu'ov a pour quelqu'un , lui ofler fon 

affection. Animum fu'im de ahquo'cjiccre. Ter. Volun- 

tatem erga ahqucm dcponere. Abjiccic aniotem ab aii- 

quo. Cic. 
Qj^iiter l'affeffion qu'on a- pour une chofe. Alicujus rei ftu- 
dium dcponere. Hor. 
L'affection que f ai peur vous. Amor in te meus. Amor 

meus erga te , meum in te ftudium. Cic. 
L'affection que vous avez, peur moi. Amor tuus erga me. 

Tua erga me voluntas & ftudium. Cic. 
* L'.tffcction qu'il a pour moi. Singularis cjus in me amor - 

ou benevolcntia. Siudium ejus erga me. Cic. 
Tcmoiçner à quelqu'un de l'affecitcn. Alicui fuum amo- 
rem oftendere. C.V. Bcnevolentram alicui exkibcre on 



A F F 

pr.tftâre. Co!. Thud. TclHtîcari amoiem ou benevolcn- 

tiam in aliquem. Cic. 
Il eft fans afecficn four fin fais. Nullo patria; amore te- 

nctur. Haiid amans eli patrix. Haud patrix eft benc- 

vôlus. Cic<:r. 
Taire une ehofe far affection ou ai'ec afeûion. Propenfo 

animo ou lluJiosè oi* amantcr ou beiievôlc atiqiiid fa- 

cerc. Cic. 

Je vous parle de cœur CT d'afcci:cn. Vcrc i ex animo ré- 
cura loqiior. Cir. 
Stii n'a fcinr J.'afccilon pour Us lettres. A littcris alicnus , 
a , um. Aveiius à Mulîs. Ci.-. 
AFFïCTtOH du corfs [ bonne ou m.iuvaife dif^ojition. ] 

Arfedio corporis. Ci:. 
AFFECTIONNÉ , m. AfïectionnÉe , f. part. pafl". du 
vtrif Aeîectionnîr. An'.ar.s , ^ftsi/'. amantis ) ouin. 
gen. ( qui fait au comj.xratif Amanrior , & hoc aman- 
tius , & au faperLitif Ami.niithmus , a , um. ) * Stu- 
diofjs , ftuiliofa , ftudiofum , qui fait au Comparatif 
Srudioiior & lioc lludiolius , (S" au Superlatif Studiofif- 
fimus , a , um. ) .i-vcc un génitif . Cic. * Alicui ou crga 
aUqiiem benevôlus , benevola , benevolum. Cic. 
Il lui eft très ajfefricr,né. Iliius c(l air.ant jlîmus ou ftudio- 
fi.Tinîus. lift lili bencvolep.riiîîmus. Cic. 
Mal aff'eciionné er.-jers i>/'ei'j:t'u:: ou à l'endrcit de quel- 
qu'un ou pour q::clqu'i,rt. M.a'.c animatus er~a aliquem. 
lïlalè affeclus in aliquv;m. Qii; averfo animo cfr ab ali- 
quo. Alicui infcnfus, Ab aliqao aliénas. Malevèlus aii- 
cui. Cic. 
Des ferfcnnes mal affectionnées épluchent contitHisllemcnt 
Jes owvrages. Ab iniquis fcript'.ua eius obfervatur. Ter. 
Iniqui nabûcè diittingunt fcripta iliius. P/?£.i'. 
Affectiomré à quelt^ut 2i;ofe , paffiormé four qtéelque chofc. 

Alicujus rci ftudiofus , a , um. Cic. 
Vofire fiis efl affeiîioni,é à l'étude , is" dans une grande 
répiit.iticn d'honnnefci homjne .t].\i\i% tuus oprïmis lludiis 
ded"rus eft , fummaque fama viri honefti. Cic. 
AFt£CT10î\NER , V. ad. [ A-voir de l'affeclion four 
quelqu'un, porter de l'ajfecîion k quelqu'un. ] In aiiqucm 
inclinationc voluntatis propcndcre , [ piopendeo, pro- 
pendes. propendi.propciiLii.im. ) neut. C;. . i!eaè anima- 
tum elle erga aliquem. Alicujus elfe ftudiofum. Bene 
velle aiicui. Cic. Aliquem amore ou bencvo'entià am- 
plecti eu complecti , ( plec'lot , plcdcris , plesus fum ) 
dep. Aliquem amare, ( amo, amas, avi, arum.) aft.CîV. 
_ AîF2CTioN"NrR une chof. Alicujus rci dcliderio ceneri , 
( reneor , teneris ^ fa;;: pcér. ) pafl. ou flagrare , ( fla- 
gro , firagras , flagravi , fiagratum. ) ou srdcre , ( ar- 
Aeo , ardes , arll , arl'um. ) neut. * Impensé ou impen- 
l'o rtudio aliquid velle , ( volo , vis , volui. ) Citer. 
C'eft une afjiiire que j'affcâiormc, fs' à laqutlle je m'iv.tc- 
reffe. Ha:c rcs mihi maxime eft cordi. For. 
ArFECTio.\NER à une chofe. Alicui rei ftudcrc , ( ftu 
dco , ftudes , ftudui , fans fufin. ) neut. Cic. Studium 
fuum ad aliquid adjungere... (adjungo , adjuni^is , a:;- 
junïi , adjar.iftum. ) att. Trr. 
AîEF.CTiONNES. , £ Attacher. ] comme Les faifeurs de co- 
médies dci'jent toujours .iffeciion:^er les fpectateurs a lei-.rs 
pnncipaux ferfonnages. Ccmici l'ocra; Ipectatorum aui- 
mos coiivercere debout in pr;:nos aâores. 
Je n'.vj jamais lu une hiftoire plti.s ianguiffante , en la li- 
fant on ne frend p.irti pour firfcnne , (y l'auteur n'af 
fecliomie à rien Hiftcriam legi nunquam frigidiùs fcri- 
ptam , legentis animus nuUa re prx aliâ afficitur , nec 
uni potiùs quàm altcri favct eu itudst. 
AFFECTUEUSEMENT , adverb. [ A-vec affeaion , d'un.- 
minure affecii'.eufe (v touch.inte.'] Amanter. Pera- 
manter. Bénévole, adverb. Ani;no libcati , prolixoquc 
abl. A.^^icè adverb. Ciccr, 



47 



A F F 

AFFECTUEUX, m. Afeectueuss , f. [ Touclutnt , rcrn^ 
fil de fen-timens de bien-veillance (y à'a?vitic. ] Amoris 
& beacvoicntiar plcnus , a , um. Cic. * Des lettres ajfe- 
Hueufes , tendres £r touchantes. Litter;e amantiffuna;. 
Litterjeplenillir.'.x amoris & benevolentix. Ciccr. 
AFFERME, m. Affermée, f. part. pair.[ Doni^é À ferme.} 

Locatus , locara , locatum. Cic. 
AfferuÉ , [ Fris À ferme. ] Couduclus , conduda , con- 

duiftum. Cic. 
AFFERMER , Y. a£t. [ Donner une terre à ferme. ] Lo- 
care. Elocarc. ( loco , locas , locavi , looitum. ) a*, 
ace. Cïfer. Locitare , ( locito ,!ocitas , locitavi , loci- 
tatum. acl. ace. Ter. 
Affrmer , [ Prendre à ferme. ] Conduccre , ( condûco ^ 
condûcis , conduxi , conduûum. ) ad. ace. Cic. 
Affcnner une terre ponr la cultiver. Agrum colcndum 
habere. Ter,- 
AFFERMI , m. Affermie , f. paxc. paff. [ Rendu ferme & 
fiable. ] Firmatus. SrabiUtas. Conftabilîtus , a, um, 
cic. Lucr. 
AFFERMIR , V. a;l. [ Rendre ferme OT folide. ] Firmare , 
Confirmare , ( finno , firmas , firmavi , firmacum. ) 
Stabilire. Conftabilire , ( flabilio , ftabilis;, *%ljiiivi , 
ftabilirum. ) Solidare , ( foiïdo , folidas , /bihiavi , i'o- 
lidatum. ) acl. ace. Cic. Virg. Ter. 
C'eft ce qui affermit tout l'cu-vrage. Id maxime tocuiT» 
opus firraat. Id addit firmitudinem operi. Vitr. 
Affermir , au figuré , iP.eidre quelqu'un ferme CS" ir.c- 
bmnlable dans les ci ver s acridens de la fort suie , ou dan: 
quelque fer:tirr,e;i-. ] Firmare. Confirmare. ad. ace. C;r. 
Conrtibilire. ad. ace. Ter. 
Cette penfée fer-vit beauccup kîn'.tffer'itir centre les acd^ 
dens de la 'vie. Cogitatione iiia non mediocriter fum 
confitmatus adversùs hujufce vitx cafus. Cic. 
il l'affermit au fer-vice de fin Prince , lorf qu'il ck.inccloit. 
Nutantem in obfcquio Principis confirmavit. Tacit. * 
S' raffermir contre tout é-vener/ient. Coiifirmarc fe ad om- 

riia. Cirer. 
il ij'ermit fin cfprit contre la mort. Animum adversùm 
iuprema firmat. Tncit. ■ ■ 

AFFERMISSEMENT , fubft. m. [ Ce qui affermit &• rerJ 
ferme. ] Stabilimentum , Firmamentam , génit. firnia- 
mencL n. Stabilïmen , génit. ftabiliniinis, n. Statiîmen, 
génit. ftatuminis , neut. l'iant. Colum. 
Affermissement , au figuré , [ Appuy , foûtiens ] Sta- 
bilïmen. Fu'mamentuai. Cic. Coiumen y gcnit. columi- 
nis , neut. Cic. * ( Rc;^iii ftabiîimen ac firiramentum. 
Ci:. L'affermiffement U'irr. Royaume. 
AFFETÉ , m. ÀffetÉe , f. adjcd. [ ^fi o^eBe une pt- 
litcffe trep étudiée. ] Eiegantix nimius attcdator,«fV7i*, 
nimii affedatoris , m. S^iiint. 
Une aïfetÉe, u>îe Coq::::te [ farinât d'une femme.'] Ex- 
quifitioris eîcgantix conledatrix, génit. confedatricis, 
f. Cic. 
\FFETERIE , fubft. f. [ VoUteffi trop recherchée. ] Exqui- 
fitioris ele^antia; putïda afTcdario , génit. piitidx affe- 
dationis, I. §luinr. Nnr.ia: concinnitatis confeclario, i. 
Mundicia; nimis exquilitx , arum , f. pi. Ctc. 
Lllt le 'voulut porter far fes afféteries C? p.ir fis careffcs à 
quelque chofe de honteux. Exquifirioribus munditiis , 
ruifque illeccbris ad turpia pelliccre voiuit. 
AFFICHÉ , mafc. Affichée , fem. part. & adjed. J'oyex. 

Afficher. 
AFFICHE , fiibft. fem. [ Tl.uard mis dans Us lieux pu- 
blics , four faire fça'vcir quelque chofe au puLlic. ] Af- 
fixum , génit. affixi , n. Libellus afirus , géi,it. bbelk 
affixi , m. TabcUa ou tabula publiée prcpofita , genir. 
tabula; publiée prcpofits; , f, Profcriptio , gérât, prof- 
cnptiGuis ., f. Cic, 



tS 



A P E 



Je tnettïiXy des affiches pur tant , oh il y aura écrit en 
rroffes lettres : Si qnclqu'u)} a, perdu une njalife , qu'il 
s'tidrejfc à Grippus. Cubitum longis litteris fignabo 
jam ufquequaque : Si quis pcrdiderit vidiilum , ad 
Grippum uc vcniat. fUut. 
Ctftr fit publier par affiches qu'il l'ouloit que le Sénat 
s'ajfemblàt le premier du mois. Senatum vclle fe calen- 
<iis adelft Ca'lar prolcribi jiiflît. Cic. 
Ttacilius publia par affiches qu'il -jendroit les efclaves di 
Caton. Racilius tabulam profcripfit fe familiam Cato- 
iiianam venditurum. Cic. 
^IFICHES , ] ^e l'en fait dans les Collèges , enprofe (S" e» 
'vers. ] rrogrammata, ge>iit progiammamm , n. plur. 
Litcerariac iucubrationcs, gen. litteraiiarum lucubratio- 
luim , fem. plur. ( Ce mot efl de eiuliitilien. ) 
AFFICHER , V. a<ft. [ Attacher une ajf che ou quelque 
• -placard. ] Tabellam profciibere , ( profcribo , prolcn- 
bis , profcripli , profciiptuin. ) ad. 
On afficha des placards d:ins des lieux publics.ln locis ce- 

leberrimis libcUi propofici funt. Cic. 
/.FFFICHEUR , fubfl. m. [ Celuy qui affiche des placards 
aux coins des rues. ] Qui atflgit libelles ad portes & IL- 
mina publica. 
AFFIDfc "■!■ ArriDÉE, f. adjeâ:. [ Ccluy ou celle de la fi- 
délité' dcfquels on eft bien affuré. ] Fidus. Certus , a , 
um. Fidelis & hoc fidèle , adj. Cic. 
r On dit ail Comparatif F:dr,r é~ l'oc fdi:ii : Certior jj- /me ar- 
lins : FhUlicr ss-hoc fidchus ; & au Superlatif f;iij//ïraHs-. Ccx/" 
fimits. Ftdthj]i"Ui , a , um. 

AFFILÉ , inafc, AïïilÉe , f. part. palV. [ Aiguisé , à qui 
en a domié le fil. '\ Acïïtus. E.\acutus , a , um. Virg. 
ïlin. ■* ( on dit au Comp.tr.itif Acucior & hoc acutius , 
er au Superlatif Acinïiïimus , a , um. ) 

On dit figurément& proverbialement , Il a le bec bie;i 
affilé ) il jaf» C caquette comme il faut. Nimiùin gar- 
nt, Garriilus & loquax eft. Locutuleius eft.. Aul-Gcl. 
Loquitatur. Pluut. 

AFFILER , V. siâ. [ donner U fil ou le trznchant mix 
outils. ] Acuere. Exacuere , ( acuo , acuis , acui , aciâ- 
tum. ) aft. ace. Colum. Viin. 

AFFINAGE , fubft. m. [ Action par l.tqueUe en rend les 
métaux plus fins en les épurant. ] Metailorum codiîra , 
géait. eoilurj; , f. Coctio , génit. codtionis , f. Purga- 
tio , génit. purgatiouis , f. 
X.'.-iffinage des métaux fe fait p.ir le feu. h\\:tzViOi\iVi\ vi- 
cia igne cxcoquantur au purganîur. 

affine; , m. ArFiNEE , f. part. pail". [ Vurifié , parlant de 
l'or Çf de l'argent. ] Purgatus. Excoitus, a, um. A^d-Gel. 
Or bien affine. Auruin obrulluni , géni:. auri obrulll , ji. 
Plin. Aurmn ad obrullam. Suet. 

fObruJfi, comme dit Vofljus , eit un Cï.-.rueQ ou certaine 
épreuve , par lai^uclle on connoifioit ii l'or ctcii aJez pu 
nlié. Il y en a qui di'eiit AurM'tohyi^'m ou çbri-^ra, mois 
cirujjm»! eft meilleur. ]' 

On dit Du fror?>age affiné- Cafcus vêtus , gét^it. cafci vc- 

tctis , m, PHn. 
AFFINER , V. ad. [ Rendre plus pur (jT plus fin. ] Putga- 
', xe , ( purgo , purgas , purgavi , pui-gatum. ) au. ace. 

J'iin. Excoquere , ( cxcoquo , excôquis , cxcoxi , ex- 

coûum. ) ad. ace. Ovid. 
Qn dit iigurénicnt , A^iner quclqu'.in , & mieux Raf 
■ fin-er quelqu'un. Rccodum aiiqucm reddere. Horat. 
/JFINEUR , fiil^ft. m. [ ⣫ af^ne l'or er l'argent. ] Au- 
ri argentive cxcoqucudi & purgandi artifex , génit. ar- 

tificis , mafc. 
( On ne trouve point dans au;un bon Auteur Extcfftr , Pnr- 
l ^.itor , ni ExfurgJicr , quoique plulîeuts Diftioimaires s'en 

fervcr' ' 
AFFÎNTÉ , .'îl'nl. f. [ v-fi'/w/îfe qui fe fait entre deux 

fan,ilLlS:par queU^Hf'iviiringe. J Aiîuijcas , ^t/*i;. ftiîini. 



A î F 

tatls , f, ( qui fait au génitif pluriel afiinitatiumjîr affi' 

nitatum plus ufité. ) * AlSnitatis conjundio , génit. 

conjundlionis , f. Cic. 
Avoir affinité avec quelqu'un. Affînitatc fe fe devinci- 

re cum aliquo. Cic. Aftinitates jungere cum aliquo. 

Liv. 
étui a de l'affnité avec quelqu'un. Alicili afFïnis &: hoc 

alFîiie , adjed. Cic. 
AîfinitÉ , [ Rapport, convename , connexion ou con- 

xité que les chofes ont entre elles. ] Conjundio , génit. 

conjuiidionis , f. Convenientia , génit. convenientix, 

fem. Cic. 
Ces chofes ont une grande afinité entre elles. H.E res 

maximara habcnt inter fe convenientiam ou conjunc- 

tionem. Cic. 
AFFIQUETS , fubft. mafc. [ Atours, parures des femmes.'] 

Mundus muliebris , génit. mundi mulicbtis , m. Orna- 

menta raulicbria , génit. oriiaiiieatorum raulicbrium ,. 

n. pi. Phtid. Cic. 
[ Mot de raillerie , qui fe dit de parures légères , fuperflues , 

Si aftieftées. ] 
AFfIRMATIF , m. Apfirmative , fem. [ Parlant d'une 

propofition qui affirme. ] AlTirmaiis ^, génit. affinuantis , 

omn. gcn. Allevcrar.s , génit. afk'verantis , omn. gen, 

Afserens , génit. ailcrentis , oma. gen. Cic. 
Il efl for: affirmaTif. Omni ad'everationc ariirmaî. Crr. 
// parle toujours d'un ton affirmatif,- Scmpsr afl'cveran- 

tfr dicit ou loquitur 
Apeirmatîve , luft f. [ En fons-cntendant le mot Pro- 

poiition. ] ainli on dit Prendre V .".ffiti/iative , Itre ou te- 
nir pour l'affirmative. Stare à parte effevcrantium ,. 

( fta, ftas , fteti , (tamm. ) ncut. 
Viogéni tient fokr l'affirmative , CT" Antipater pour la 

négative. Diogcncs ait , Antipater negat. Cic. 
AFFIRMATION , fubft. f. [ Vàciion d'affirmer (s- d'affu- 

rer une chofe.^ Afliimatio. Aileveracio. ) Allcrtio,^c3. 

onis , f. Cic. 
AFFiRNUTIVEMENT , adv. [ D'une manière affirmeti- 

ve. ] Aftirmatè. Alfeveranter. adv. Cic. 
AFFIRMÉ j m. Aif irmÉe , fem. part. pafT. Vojez t.i- 

IIRMER. 

AFFIRMER , V. ad. l'Affurer une cktife. ] Affimare. Af- 

feverare , ( o, as , avi arum. ) Affercrc , afscro ,. 

afscris , alferui , alfcrtum , ad, ace. Cic. 
Affirr^r avec frment. Jurejutaiidu afiirm.are. Cic. 
AFFLICTION /fubft. f. [ Peine du corps £? de Icfprit ,. 

douleur que l'Ame rcffent de quelque dif^ra:e.] Afflitlia. . 

Afflidatio , génit. onis , £ Afflidus , genit. afflidûs , 

m. Animi dolor ou n':a:zoi, génit. ôns , m. Ma.'fticia. 

Triftiria génit. x , f. Cic. 
Mon affîiSion efl inconfolable, ou Je fuis 'tncoi.filMe dans 

■û'.oa iffflielion. Inconfolabilis eft dalor meus. Nihil dô- 

lorcm confolnri potcft. Cic. 
Cette perte lui a causé une (enfible affiictar.-. Ex hoc ca^ 

fu accrbiftlmum animi dolorem cepit. Cic. 
Il Itiy caufe , il luy donne bien de l'affiiciion. MagnuiTt 

ludum ipfi importât. Phiid. Offert ipli mcerorem. Ter. 
il efl dans l'affiiciion. Jacct in nurrorc. ^iif. 
// 7ie me pouvoit arriver d'affiiîl ion plus fenfiblc que cAle- 

ià.Nihil mihi ad dolorera,acerbiùs accidere potcrat.Cir. 
/.' n'y a point d'ajfiicHon qui ne s'adoucijfe avec le temps. 

NuUus eft dolor , quem non longinquitas teinporis nù- 

nuat atque molaat,o« qui non mitigetur vetuftate.Cic 
AfïLiCTiON , [ Difgrace , mauvaife fortune .\cidverpté.'\ 

yErumn.£ , génit. ïrumnarum , f; pi. Miieria: , gémt. 

miferiarura , fem. plur. Cic. Foitîîna afflida , génit. 

fortunœ alflid* , fem. Acerba tempera , gémt. acer- 

borum temporum , n. plur. 
, NoHs firr^aa iii^^Ç?,-4'»fpi(lims de tous Ut citez. Nos 
I; jnifetix 



A TT 

mifcria: prcnnint undicjue. Cic. Fortuiiâ duriorc con- 
fiidamui'. Cir. 
Je ne fuis fusjlfort ahatu pour avoir oublié que^ je fuis 
homme , tr pour croire qu'il faille fe Uijfi r aller à l'iif- 
f.iBion. Non funi ira fiaftiis ut hominem me eiXe fim 
oblitus, aut fortun.v fiiccumhendum putcm. Cic 
Il m'a confclé H.tns monaf.iciion far fes difcours. Alleva- 

vit diiLiis arrumnam meam. Cir. 
Se mccquer de i»jjliïHen d'uHtruy. IiTiJere alicna mala. 

Thtd. SiiSîÇiilare milcrias alicujus. Petr. 

Vn cfprit pèrfècuté £?' obfedé par les afflictions. Vexatus 

caiamitatibiis , miferiirquc circumclufus animus. Cic. 

Avoir de gnaides afficttons. Maximis caiamitatibus 

TCw.ri. pair Cic. Angoribus ou doloribus opprïmL ac 

confîci. patT. C;V. 

AFFLICTIVE , aojea:. f. Peine afflicUve ou corporelle. 

Poena capitalis , génit. pœiia: capitalis , f. 
AFFLIGÉ , m. AtfligÉe , f. part. palF. [ g«i rejfènf de 
lu douleur £r de la triflejfe à une ckofe. ] Mœrore af- 
flidh]5 & piofliganis. Affliclus & jacens. Dolens & 
mocrens , génit. entis , omn. gen. Cic. 
Ttre grandement o\i fer.fiblemcnt •'affligé. Summo dolore 
affici 0« confia. In m.igno dolore elîc. Dolore aogi. 
Magno in r.iccrore verlari ou jaccre. Cic. 
AitligÉ , [ ^i efi dans la mifere , dans l'adiierjité. ] 
Affliclus. Calamitofus. itrumnollis , a , um. Miter , 
mu'era , milcrum. Cic. 
Tfire affligé , être d.in; l.t mifere. Forcunâ duriore con- 

flidari. fie. Adverlîs premi. paif. 'Ji^id. 
Confier les aff.igez.. Adiictos animos recrcare. Cic. 
Confolari affliclos. Cic. 
Afflige, [Trappe de quelque difgrace ou nhilhcur.'] 
Aftcinis , affeda , afFeCtum. 
■/iffiigé de pcfle. Perte ou peftilentiâ affeclus, * T>e ma- 
ladie. Morbo affectas. Cic. 
AFFLIGtANT,m.ArFLiGE.'VNTE, f. on prononce affiliant. 
[ Slui caufe de la douleur £?" de la rrifieffe à l'efprit. ] 
Acerbus. Moieftus , a , «m. Ttiftis & hoc trifte. Cic. 

[ On dit an Comparatif .4cerl;iir ej" hùc acerilai : Molefiinr & 
hoc mdefiius : T,:jiit>r rj- hoc trtjiius i Et inSxxoiihùi ^ictrlij}'- 
*"*s , .XIoleJiijVrMti , Triftijpvms , tt , um. ] 

7/ efl bien affligeant de retourner avec infamie dans un 
lieu d'où l'on efl forli'avcc honneur. Acerbum eft , oit 
habet magnum dolorcm ; uiide cum honore decelferis, 
côdem cum ignorainii revetti. f/cc)*. 

iJous recevons tous les jeun q:tetT<es nouvelles facheufes 
er" a-ffligeantes. Alicjuid cuctidie' acerbi & incommodi 

. nôbis nuntiatur. Auci. nd Hfrrv. 

Des nouvelles affigeantes. Trilles nuntii , génit. trif- 
tium nuntioruin , m. pi. Cic 
AFFLIGER , V. ad. [ Vaire fouffrir quelque douleur [oit 
du corps ou de l'ej'prit à quelqu'un , le contrifler. ] Ali- 
cui dolorem afFcrre, ( alfëro , affers , attùli , allâtnm.) 
Dolore aliquem afficere , ( atficio , aftîcis , aftcci , 
atFecbam. ) Aliqaem contrifcare , ( coiitrirto , contrif- 
tas , contriftavi , contrirtatum. ) ad. Cicer. 

Xftre vivement affligé ou touché de quelque accident fâ- 
cheux. Cafu aliquo graviter commoveri , ( commo- 
vcor , commoveris , commôtus funi. ) palT. De calu 
afflidati. palT. Cafum aliquem veheincnter dolere , 
( doleo , doles , dolui , dolïtum. ) neut. Cic. 

Affligir quelqu'un. [ Le tourmenter y le vexer. ] Ali- 
quem affligere , ( affljgo , afflïgis , afflixi , alîli£tum. ) 
Afflidare. Vexare , ( o , a , avi , atum. ) Angcre , 
( ango, angis , anxi , andum. ) ad. accuf. OV. 

Cela rri afflige fort. Id me vehcmenter afflidat oh angit. 
Id me gravite.- pungit. Cic. 

"Eflre affligé de maladie. Morbo afflidati ou conflidari: 
^lin. Jun. ou aftici. Cic. Liv. eu jadari. Hor. ^ La- 



A F F 4^ 

bovarc ou tcntari morbo. ■* 'Eftre affligé de grandes 
douleurs. Maximis doloribus affici. pa'lT. Cicer. 
■^jf'S'''' ' tourmenter fon corps. Corpus affligere ou vexa- 
re. cicer. 

s'AmiGFR , [ S'attr'tflcr de quelque chofe. ] Aliquid do- 
lere eu mccr;rc. De alicjuà re dolere. C/r. 
S' affliger , fc tourmenter fov-tnème. Se fe afflidare. Se 
macerarc ou cruciare ou cxcruciare. Ter. Se affligere. 
Afflidari. pafl". Cic. 
AFFLUENCE , fubft. f. en prononce affluance. [ Grand 
concours de monde."] Magnus hominum concurfus , »e- 
nit. magni concursûs , m. Frequcntia , génit. frequen- 
ti^ , f. Multitiîdo , génit. multituoinis ,f. Cicer. 
Il y eut une grande atfnence de peuple à ce fpciraclc.KA il- 
lud fpedaciilu.Ti magnus fadus eft populi concurfus. Cic. 
AïFLUENCE , [ Abondance des thofes. ] Afflucntia.. Abun- 
dantia. Copia , génit. x , f. Cic. 
Tie l'afffuence des chofes naifl l'arrogance, flx hac rcrum 
afflucntia nata eft arroganiia, Cic. 
ATTL-JfNcu de paroles. Verborum copia. Cic. 
Avec afffuence. Abunoantcr.Copiosé Large. adveirb.CîV. 
Copioliùs. Abundantiùs. Largiùs. advetb. 
AFFLUER , V. neut. [ Se rendre en un même lieu. ] 
A.fluere. Confiucre , ( fiuo . fluis , fluxi , lîuxum. ] n. 
Cic. In aliquem locum. 
[ Ce verbe eft vitu.v & hors d'urage ] 

AFFOIBLI , m. ArroiBLîÉ , f. part. paC [ Rendu plus- 
foible. ] debilitatus. Fraclus. Enervatus , a , um. Cic. 
Vn peu affaibli. Subdcbilitatus , a , um. Cic. 
De; fnembres affoiblit d'un grand travail. Mcmbra- 

niulto iaborc fracta. Hor. ou dcbilitata; Cic. 
Une vertu affcihlie. Virtus debiiitata. Cic. 
Vn efprit affoibli de vieillcjfe. Fluxa fcnio mens. T.icit. 
a»! efi vieux £r qui a les forces afoiblies. Qiii eft xta- 
tc coiifeda Sr viribus infirmis. Cic. 
AFFOIBLIR , V. au. on prononce afFéblir. [ Rendre foi- 
ble , débiliter , énerver: ] Dcbilitare. Enervare , ( c ', 
as , avi , atum. ) Frangcrc , C frango , frangis , frcgi , 
fradum. ) Infringere , ( infringo , infringis , infrêgi, 
infractum. 1 ad. ace. Cic. 
Ejiie affoibli de maladie. Morbo debilitari. Cic. 
Affaiblir les forces du. corps. Enervare vires. Vires cor- 
poris frangere, Hor. Convellere vires corporis. Celf. 
Il ajj'oiblit c u il s'.tffoiblir tous les jours , [ Variant H'urt 
m.tlade que la maladie -minr peu à peu C" à ciui elle ôfe 
les forces. ] Vires ejus dcbiiitanrur in dies. Cicer. Di- 
geritur homo. Celf. Vires eum deficiunt quotidie. De- 
ficimr viribus. Cirer, ^jiint. 
Sa fanté s'affoibUfT^nt fous les jours , il ne quittait piint 
pour cela (es débftuches. Ingravefcente in dies valetu- 
dinc, nili;l c iioidmibus omittebat o.'/ remirrebat.T.3c»V. 
La douleur m'.^ff'oibli: (S" m'ôtcla parole. Dolor me dc- 
bilïtat , includitque vocem. Cic. Dolor prarcludit vo- 
cem. Phtd. 
Il fe fenth affcihlir tout d'un coup. Hune fubito deiccit 

omnis motus. Cic. 
La vieillejfc aff^ùblit la veue. Seneda oculoram acicm 

rctundit Sfyi. 
Les remèdes affoibliifeM. Remédia rires f.ibdiicunt, 

Cvid. Medicamentis virés detrahuntur. Plin. 
Afïoiblir, au figuré , [ diminuer , abattre. ] Frangere. 

Infringere. Debilitare. Imminucre. ad. ace. 
[On dit ht rn^ere dig^imtem frtam. Atfoirlir la dignité. * Cumu 
finiflrufii extcyiîiii.t ow debîûtace o\k î'fifiri'i.are Cic. '.^^fîbibiir fon 
aile g;;uciie. * F.ici'tnn(iij di'oîittare Cicer. AiTOLbîir une faftîo;*. 
» Inmiimierc aufliri'..-:tem. Cicer. A'îbiblir l'aiitQtiie. A'-'''-'» ' 
itifmietm humiitneoique fvfulura redigere. Cief. Aifoiblir un 
peuple. ] '" [ _ 

Affcihlir par des exprejfîons b.-iffés des matières relevée;. 
Magna tenuarc parvis modis. Hor. 

G 



f9 AF F 

L'efl>cfa>tce s' Affaiblit , ©• s'évanouit. Ixtcnuatur fpes & 

Taaefcir. Cir. 
Affoihltr les iouleurs, en diminuer l» force. Eluete co- 
lores. Suint. , 

AFFOIBLISSEMENT.fubft. m. on prononce afFébliffcment 
[ Diminution de forces. ] Defedio. Diminutio. Immi- 
nutio. Infraftio. DebLlLtatio , génit. onis , f. Ctc. 

[ On j'en lert dans le fens propre âc figuré ; car on du Cor- 
furis ou T/irm,i i<mni,:utio Cic. Affoi' lilTcinent du corps- 8c des 
forces : comme aullî ^Inhni dttUitatio ou infraôiio , A;Siibli(Ic- 
menr de Tel, rit , OigKitr.ii ^famt immnmio. Cic. AfFoibille- 
raem de la dignité 8c de la répuiarion. 1 

ArFOiBUSSEM-ENT des couUurs , Lcrs qu'on les love fcur 
leur ôttr ce qu'elles ont de trop x'if. ] Dilijtus co- 
lor , génit. diluti coloris , mafc. Attl. Gel. 
Ajfciblijfemcnt de la lu/nicre. Lumiiiis diminutio. Cic 

AFFOLE, m. AefolÉë, f part, du verbe ArroLER, com- 
me Il efl affolé de fn femme, il en efl fou. Amoie fus mu- 
Tieris insânit. Mulierem fuam aniat ad infaniam. Plin. 

[ Le verbe .AJfolir ne fe dit guéris que d.ins !e dil'couri fa- 
milier ik en raillinc ; il lignirioii autrefois Efiropier ou lU'f- 
fer quelque membre j mais en ce fens il eft hors d'ufage : fi ce 
n'ell dans quelques provinces p.umi le petipîe. ] 

AFFRANCHI , m. AfPRANCHiE , f. [ Quiefl f^-nne (y 
libre d'uiH chofe , qui cji excmt & délivré. ] A ;:e ali- 
(\\ûouiei alicujus liber, libéra, libêium , ou im- 
niiïnis & hoc inimune. Cic. Vlttut. Ovid. Libetaciis ou 
folûtus , a , um. à rcaliquà , ou fans frépoftion. 

[en dit L-herk legihus. Pl*iti Affianjli des lo,x. Lile,- metu 
ou f.njre ou terrore uninitt Cic. PUn. \Jn efprit atfianchi de 
cramte L/tborum liber rufticus. Hor. Un paifan aifrinilii Jj 
travail. Liher ttatis (upiiitiiii domin-ttu. Cic. A.i'ranchi de 
toute cupdiié. ] 

AïrRANCHi , comme fubftaatif , [ ^/r eji fiit libre d'tf 
claiK qu'il était. ] Liber , génit. libëri , mafc. Ma- 
nurailTus , génit. manuinilTi , m. cicer. Ter. 

Atf s. AticMit,l Parlant d'une fille à qui l'oif donne la 
li'jaté. ] Libéra , génit. libéra: £ Cic. 
Afxa affranchi , celuy que j'ay affranchi. Libertés ou 

Libertînus meus , génit. i , m. Ter. 
M-} i affranchie ycelle que j'ay affranchie. Liberta mea.C/V. 

J^On -eut ra.'ttte en ceite deniierj lignification & Libeniwn & 
Ciktnin.t , quoique dans les pcemie.'s (iecies de U Langue 
Latine, les bons Auieurs en ulallent autremem, prenant 
lilertixui & Libertin* , pour le fils & la tilie d'un Atfianc. ; 
péanmoir.s Cicéron confond ces deux mots libenu; & Li 
heriinut, & l'on ne don point fajte de dijjiiulte de i'iimttr 
en cela | 

AFFRANCHIR , V. ad. [ Rendre franc <?- libre , exem- 
ter de quelque chofe. ] A re aliquâ , ou re aliquà ali- 
quem libcrare, ( libêro, libéras , libetavi , liberatum.J 
eu eximere , ( exïrao , exïmis , e.xëmi , eïemrum. ) 
* Alicujus rei immunitatem alicui date, ( doj das, de- 
di , datum. ) ♦ re aliquâ unmuncm aliquem reddcrc 
eu ptïftare , ( reddo , reddis , rcddïdi , .reddîrum : 
prxfto priftas , pra:llïti , priftïtum. ) ad. Cic. 

Affranchir une terre de tous tributs, Éximere de redi- 
galibusagriun. C;V. 

J>es terres affranchies. Immimes agti , génit. jlmpiu- 
nium agrorum , m. plur. Cic. 
ArfRANcHiR , [ Délivrer , exemter quelqu'un de tout ce 
qui luy fait de la pei^e. ] Re aliquâ aliquem liberare. 
Eximere alicui quod eum angtt. Cic. 

iflre affranchi du pouvoir de la fortune. Fortung: do- 
minatu libcrari. paif. Cicer. * De la tirannie de [es 
faffîons. Cupiditatis doininatu excedere , ( exccdo , ex- 
cedis , eiccflî , excefium. ) neut. Cic. 

Affranchir quelqu'un de chagrin. Curis folvete aliquem , 
( folvo , folvis , folvi , folutum. ) aft. Terent. 
Des. miftres de cette vie. Eï miicriis hujus vitx exi- 
mere aliquem. Pl.iut. 

Tavois à peint tiffranchi mm coiur de l'empire de S-ichis, 



A F F 
(ff je l'avols donné à un autre. Vis me à Bachîde ab- 
ftaxeram atque impedîtum iu èâ expedivi animum 
meum , & ad aliam contuléram. Teren,. 

s'ArïRANCHiR , [ Secouer le joug. ] In libertatem fe aflc- 
rere ou fe vindicare , ( afsëro, afsëris , allèrui , aifer- 
tum : vindico , vindicas , vindicavi , vindicatum. J 
ail. Cic. C&f. Jugum eicutere eu exucre cervicibus 
fuis , ( excutio , excùtis , exculli , cxculTum : exuo , 
cxuis , exui , exûcum. ) aft. Cicer. 
Les peubles s'affranchirent peu à peu. Populi (è fe paula,- 
tim in libertatem vindicarunt. Cic. ■* Populi paulatim 
fèrvitutem exuerunt. li .<. ou. Liberi fadi funt ou. Ser- 
vitutis J!i^,uiii à fuis ccryicibus depulerunt, dejccerunt, 
temoveruijt. Cicir, 
S'affranchir de la tyrannie de quelqi'un. ExpeJire (e ott 
fe liberare ab improbo imperio , ( expedio , e.xpëdis, 
expedivi , expedituni. ) ad. C(V. 

Affranch;;r , [ Dmner la liberté a un efclave , le 
faire fort ir d'ef lavage. ] Libcrtate aliquejti donare , 
( no ,.?s , avi , atum. ) ad. Alferere aliquem in liber- 
tatem , ou aiauy aif;rere aliquem , ( afsëro, assëris , 
aircrui, alTertuni )!a libertatem ;iiiquem vindicare.C/V- 
Eximere aliquem lèrvitute ou fervitio. Liv. * Aliquem 
.rnaiiumittere. ( mitto , mitris, miC , miflum. ) Dare 
alicui pileum o« alâpam i)« libertatem. ad. Cic, 

[ Ces detnieics cxptellions La ines font tirées des différentes 
ceieinonies qui le pratiquoient ei donnai» la libeité par- 
mi les Gr-Cs & les ^..omains, que vous pourrez voir dans 
mod r iûionnaire des .\nt quicez- Car tantôt ils picnoient 
pir la main l'e c'.ave qu'ils vouloient meure en liberté , 
&C cela s'ap elloit ,\{i>t;iminere , ou .Mixk rftrt'e in libtrtmein ; 
ou iK lui me:to:£iit fur la tête un cenaip bonnet , e qu'ils ap. 
ppUoient PiU'im dire • ou ils luy appli.juient un petit fouf- 
flet fur la joue & \U noiHiiioeu ctrte ceieijjonie .-</rj..i»i 
dfie ; d'où ell venue ctt • e.vpredîon Latine dsns Phèdre 
M ito m^joris /tUp£ rite Ufjt ve^eum , pour dire Je ne i.fsae ^as 
li Lbetté à /i hnn ntfrc' é 

AFFRANCHISSEMENT , fubft. mafc. [ Exemption dé^ 
livrAnce.] Liberatio , génit. liberaçcionis , fem. Vacut- 
tas , génit. vacuitatis , f. Cic. 

Affranchiffement de tous maux. Omnium malorum libe- 
ratio. Ôuint. 
Affr.tnchiffement de tout chagrin. Liberatio , & racui- 
■ras orauis moleftia:. Cir. 

AfFANCHissEMFNT , [ Liberté qu'on donne à un ffda- 
•ve. ] Libertas, génit. libertatis, f. Maim-mifEo , gén, 
jnaiiu-millïoins , f. Ci'-. 

AFFREUX, m. Affreuse , f. adjed. [ Sui donne d/t 
l'iffroi , qui fait peur. ] Hotiïdus , a , um. Horiibilis 
& hoc horribile. Tcrribilis & hop tcrribilc. adjed. C/V. 
fior. HorritTcus , a , um , Cic. Teter , tetra , tctrum. 
Tetrior & hoc tetriss , génit. tetrioris }our tous les 
genres. Tcterrimus , a , um. Qic. 
Vne mer affreufe. .lEquor horridum. Hor. 
Siui a un regard affreux. Afpedu tcrribilis. Vultu hor- 
■rendus. Cic. Vultu torvus. Ôuint. 
Il a le ! yeux affreux. SunC ilii ttucet oculi. (jic. Oculiï 
rorvis tuctw. Ovid, 

AFFREUSEMENT , adverb. [_ D'une manière affreufe J 
Horrendom ou horribilem in modum. Cic, 

r f'eriiVf S'grifie itns irace , fan; ffluejft ) 
Regarder affrcufement , Torvè iiitueri. Cic, 

AFFRIANDER , V. ad. { Arcouftumcr quelqu'un h U 
ffiandife. ] Cupcdiis inefcarc aliquem, ( incîco , incf- 
cas , i«efcavi , inefcatum. ) ou ijlicc-re ou inlicere, .( il- 
licio , iliïcis , illexi , illedum. ) ad. Terent. 

[ Mot de peu d'ulage dans le fens naturel , fi ce n'eft parmi 
le menu peuple J 

Aferiander quelqu'un à une chofe. aliquem ad aliquid 
allcdare ou proledare , (Ifido , ledas , ledavi, letla,- 
nim. ) ou iniicsrc. aft. 



A F F 

f Mot bas & du dil'cours familier. ) 

AFFRIOLER , V. ad. mot bas ty populaire , le même 

(J«'ArrRI ANPER. 

>FFRODILLE , f« AsrtioDEii , fubft. fcm. «« hache 
ROVALt , [ Hcr'ije ] Afphod^lus , génit. , afphodëli , 
ni. Hallula rcgia , gt'nit. haftuU- regix , fcni. Plin. 
AFFRONT, iublF.'niafc.[ Injure que Von fait à quelqu'un 
pur des paroles mîprifMtei Cr outrage ufe s."] Injuria, ^fw. 
injurirc , f. Contumelia , gcnit. contumelia- , f. Cicer. 
T-iire affront ou un affront à quelqu'un. Contumeliam ou 
injiiriani alicui facere ou imponere. Tert. Vlaut. Cicer. 
Contumelia aliquem afticeic Suint. Diftringcre ali- 
quem gravi con:uraeliâ. Thai. Contumeliam jaccre 
in aliqucm. Cicer. Contumoliosè faccrc alicui inju- 
ria m. ad. Ter. 
Faire affront ou infulte à quelqu'un pour rien. Ali- 
cui denihil-o audaiSer facere contumeliam. Fiant. 
si vous euffiez. -voulu lii're dans la condition que la 
nature -vous auoit donnée , -vous n'auriez, pas receu 
cet affront. Si quod natura dcdcrat voluilFes pati , non 
illani expcitus elles contumeliam. Vh&d. 
Ajoùt.iiu affronts fur affronts. AJditâ contumelia con- 

tumcliis. Tacit. 
glui ne peut foiffrir aunm affront. Contumeiix impa- 
tiens. Vetr, 
Slui fait affront à quelqu'un. Injuriôfds ou Contume- 

liôlus in aliquem , ( a , um. ) Cic. 
A-vec affront. Injuriosè. Contumeliosc. adv. Cic- 
Ajpront , [ Honte qu» nous recevons nous-mêmes enfai- 
fa?>t quelque faute. '] Infimiz- , génie, infamir , fem. 
Propudium ,.génit. propudii , n. Cic. 
C'efi un grand affront à un Général d'armée , lors 
qu'il efi forcé de Icjjcr un fiége. Propudiofum eft Im- 
peratori , cùm urbem obfidione folvere cogitur. 
AïFRONTÉ , m. A-tfrontÉe , f. part. paiF. [Trompé , 
fourbe. ] Praudatus , fraudata , fraudatum. Cic. Voyez. 
Affronter. 
AFFRONTER, V. ica.j; Tromper , fonder quelqu'un ] 
Praudare ou defraudarc , ( fraudo , , fraudas , fraudavi, 
fraudatum. ) ad. ace. Cic. * Alicui lycophantias ilruc- 
re , ( ftruo , ftruis , ftruxi , fcrudum. ) iLiut. Aliqucjii 
inducere , ( indûco , indûcis, induxi , induûum. ) ad. 
Cic. * I>olo aliqucm aggrëdi , ou fraude petere , 
( aggredior , aggrcderis, aggrefTus fum,- dep. ( Peto , 
pens , petivi , petîtum. ) ad. Cic. 
Il m'a affronté de cent écus. Mihi a;rufcavit c«ntum num- 
mos. 
Affronter , au figuré , [ .4ttaquer fans rien craindre.^ 
Aggrëdi, Adoriri , ( adoiior , adorîris , adorfus fum. ) 
riep. ace. Cic. * Ad pugnam provocare , ( -vôco , as , 
avi , atum. ) ad. l'Ennemi. Hoftem , ( à l'accufatif. J 
Cicer. Liv. 
Affronter les dixnger;. Pericula confîdenter adiré ou fu- 
bire , ( eo , is , ivi , ïtum. ) ad. * Pcriculis impa- 
vide fè fc offerte. Se in pcricula inferre , ( fëro , fers, 
cbtùli , & intùli , oblâtum & illâtum. ) ad. Cicer. 
Jl affronta la mort fans témoigner a:<cune appréhenfîon. 

impavidus ou imperrerritus le fe morti obtulit. Cicer. 
Z.e: deux armées s'affrontèrent terriblement . Summo im- 
pctu ou fummo animorum xftu utraque acies conçut' 
rerunt. df. 
/FFRONTERIE , fubft. fem. [ Tromperie. ] Fraudatio , 
génit. fraudationis , fem. Cic. Sycopbantia , génit. 
lycophantix , f. Plaut. Captio, ^«^//r. ciptionis , f. 
Cic. Impoflûra , génit. impofturx , f. Vlp. 
AFFRONTEUR , fubft. mafc. [ rrow/i«<i- ] Fraiidator. 
Defraudator , génit. fraudatoris , m. Cicer. %en. S) co- 
phanta , génit. fycophanta:, mafc. Vlaut. Planus ,gé7i. 
ylani , m. Çh, ^Erufcator , lénit, swfsaw;is ; jnf fc 



A F F ^, 

Aul-Gel. Impoflor , génit. impoftoris , mafc. Vlp. 
Qui nialis attibus corr.îdit pecuniam. Vlaut. 
Aftrontiuse, fubft. f.[ Trompeufe. ] Mulier fycophanta.f. 
S'AFFUBLER , V. neut. [ Se cacher lateffc £r le corps par 
quelques habillcmens .'] Pannis fe cooperiie, ( cooperio, 
roopcris , cooperui , cciopcrtum. ) ad. Lucr. Caput 
obnubcre, ( obnijbo , obnûbis , obnupfi , obnuptum. ) 
ad. Cicer. 
r Vieux mot & popii'aire. ] 

On dit fîgurémenc & populairement , S'affubler ou 
être afftété di quelqu'un , [ en être co'effé , l'excufer en 
tout es" Jufques À fis défauts."] Sibi aliquem inducre , 
{ induo , induis , indui , indiïcum. ) ad. Ter. 
Tfl-it poffthle qu'un h.:r-me fait tellement affublé d'une 
perfonne , qu'elle luy devienne plus chère que luy- 
méme n'efl à luy-mime i Quemquani-ne homincm in 
animum inftituere , aut parare , quod fibi fit carius , 
quàm ipfc eft fibi ! Ter. 
Les Difciples de Platon étoient affublez des opinions de 
leur Maître. Platonicorum mentem inibuerant Doc- 
roris opinioncs. 
[ Wot bai & du dilcour? familier. ] 

AFIUST , fubft. m. Or. prononce Affût , f Ce qui fert 
à poihter le canon. ] Tornienti bellici lignea compâgcs 
génit. ligncï compagis , f. 
At?usT,l Lieu à l'écart C couvert où l'on fe cache pour 
attraper le gibier qui vient au gifle. ] Infidix , genit. 
inlidiarum , f. pi. • Cic. 
Cherchtr un lieu pour fe mettre à Vaffufl. Qiixrcre- 

locum infidiis. 
T-flre à l'affufl des bétes fltuvages. Péris infidiari , ( in- 
fidior , iulîciiaris , infidiatus fum. ) dep. Tendere fcris 
inlîdias. ad. Aîart. Cic. 
On dit figurément Eflre à l'affufi , être arrêté (S" caché 
. en quelque lieu pour parler à quelqu'un. Aucupari ali- 
quem ex infidiis. Plaut. 
T-flre à l'affufi de tous le^ mots. Aucupari Se obfervare 
(îngula verba. Cic. 
AFFÛSTAGE , fubft. m. cnprononce Affûtage. [ Provi- 
fiim d'outils préparez.] Artis inftrumenta dilpofita.n.pl. 
AFFUSTER un canon , V. ad. on prononce Affûter. 
Garnir un canon de fin affût. ] Ligne.î compàge tor- 
mentum beilicum inftruere , ( inftruu , inftruis , inf- 
tfuxi , inftrudum. ) ad. 
Atfuster fis outils , [ les préparer , les mettre tn état 
de s'enfcrvir. ] L'ftrimienta alicujus artis. inftruere ou 
parare. Inftrumenta acucte , ( acuo , acuis , acui , 
acûtum. ) ad. ace. 
AFIN de , ou ^ftn que , [ ConjonHion qui dénote l'inten- 
tion i=r fgnifie pour & à defTein. ] Ut. Uti. Quô , 
avec L verbe au Sulflantif. ) * Ad avec le Géron- 
dif en dum. 'f" Causa «» gratiâ avec le Gérondif en di 
qu'on met devant. 
AFRICAIN , m. Africaine , f [ SU'-'/fi ^l'Afrique. ] 
Africanii'î , Afrieana , Africauuni. Afrlcus , Africa , 
Africum. Aflr, Afra , Afrum. Cic. 
AFRIQL'E, fubft.f. f L'une des quatre Parties du Monde . 
CT la plus grande de toutes les prcfque-Ifles de l'Uni- 
vers. } Afrïca , génit. Africx , f. Cic. 
AGA , [ hnerjeUion qui marque admiration ou indigna-- 
tion. ] Papx. T(r. 

[ Cette intetjeaion lignifie en nôtre Langue T^o)t\, nàm'.'fx 

lin peu , & elle vient du mot giec ùyài , } admire , j« m'i- 

Irune , je jitii indigfjé ] 
AGACE , fubft. f. f Kfiere de pie dont le plumage efi 

fort noir.] Pica glandulifcra , génit. picae glanduli- 

ferx , f. Plin. 
AGACÉ , m. Agacée , f. part.Sc adjed. Voyez A^aiER. 
AGACi;:,lE>,T Ai limi. rubg, ni;ifc. [ J>Hom,ri:iiiU 

U 1] 



ït 



A G A 

qui -vient aux dents. ] Deiuiura hcbetatio , génit. he- 
betacionis , f. 

AGACER les dents , V. au. [ -Ccmme font les fruits 
verds er les acides. ] Denccs hebctare , ( hcbëco , he- 
bëtas , hcbctavi, hcbetacum. ) ad:. 
s'Agacer , [ VarUnt dts dents. ] Hebefcere , ( fco , 
fcis. ) neut. Cic. 
Il (t les doits agncées. Torpcut ott obftupent illi dca- 
tes. Hebent illi dentés. Sil-Ital. 
Agacer , [ Irriter , pro-voquer. ] Irritare , ( inîto , ir- 
ritas, irritavi , irritatum. ) Lacellcre . ( laceiro , la- 
celTis , laceffm , lacefsltum. ) Provocare . ( provô- 
ço , piovôcas , provocavi , provocatum. ) incel- 
fere { incellb , iiiceflis , inccirivi , incefsïtum. ) ad:, 
ace. Ter. Cic. 
AGANIPPE , [ Fontaine de Boëtie , confacrée à Apollon & 
aux Mufts. ] Agaiiippe , génit. Agaiùppcs , f. Horat. 
D'AGANirPE , Ar;anipp5us , a , ura. rrop. 
AGAPES , fubft. f. [ fefiins ou banquets de charité , que 
fjifoieut enfemitle les premiers Chrétiens dans les Znifis.'] 
Agâpx" , arum , i. pi. 
r Ce mot vient du g;ec iynTvntià 'faïme . parce que ccb 
fettins le faifoient pour lier ùavaiitage d'amitié le» Cluc- 
tielis ; mais on fut ûbli;;e de Ici lechcixlier , à cau.e des 
abus. ] 
AGARIC, fubft. m. [■ Efpece de champignon fort fpimgicux, 
qut croifi fur les bra?>ch:s des vieux arbres , princip.iL- 
rnent fur les arbres appeliez. M<:lex.es ; £?* dont on fa frt . 
en Médecine. ] Agarïcum , génit. agarici r>eut. Flin. 
AGATHE , fiiblh fem. [ Sorte de pierre précùitfe. ] 
Achâtes , génit. achat.i; , mafc. dans Solin & dan, 
l'iine féininin , ayant égard au mot Gemma. 
[ Cette Pierre a eiie ainfi n mmte, parce qu'elle fiit premiè- 
rement trouvée en Sicile lur un fleuve de même nom j 
AGDE , [ ville Epifcopale du bas Languedoc avec un for: 

de mer. ] Agatha , génit. Agatha; , f. 
d'Agde. At^athenfis & lioc Agaihcnlè , adjcû. 
AGE , fabii. m. [ La durée naturelle de chaque chofe. ] 
iEtas , génit. a;tatis , f. C'^er. Gratis tempus , génit. 
temporis a;tatis , n. Cic. 
Age figiiifie aulfi /'£/?<*/• </^ l'homme en certaines parties 
de la vie. comme le bas âoK , l'enfance , l'âge d'in- 
nocence , ou l'âge tendre jufqucs à fept ans. Prima ou 
tenëra a:tas , f. j€.tatula. Pueritia , génit. x , fem. 
J£.x.i.s puéril is , f. Cic. 

Dés mon bas à.ge , dés i/ion enfance , dés mu pins tendre 

jeuntffe.K prima aetate. Ab a;tatula. A teneris,ut Graici 

diciuit , uHguiculis. A pncro. A pucris. A pueritia. Ab 

initio ïcatis. Ab iuv;r.ntc a:tate. Cic. l'.aut. Ter. 

Age DE RAISON ou de difcrction , ou Ae dijcerniment. 

Provicia a;ta.s , f. 
Age de puberté, [ L'âge de 14. ans p^ur les garçons , 
i;rde 11. pour les filles. ] Pubertas , ^énit. pubcriitis , 
1". Puber xtas , génit. pubëris xtatis , f. Liv. Lanu- 
gïnis prima a;tas. Ovid. 
7 CE VIRIL. Conitans & intégra a:tas , génit. conftan- 

tis & integr.c scatis , f. Cic. Bona xcas. Cic. 
Age MOYEN , ou Moyen âge. Media xcas , génit. medix 

xcatis , f. Ci\ 
Age AVANCE. Prove<Sa 0.'« dcve.xa xcas , génit. provedx 

ou devexx xratis , f. Cic. 
Age DECREPIT. Decrepïta xcas , génit. xtatis decrepitx , 

f. Exafta & extrêma xtas , f. Cic. 
Age des voluptez. , le temps de la vie OK l'on fe laijfe 
emporter aux palpons. Lubrïca ou lafcîva xtas , génit. 
lu'oricx ou lafcivx xtatis , fem. Cicer. Hor. Lubrïcum 
xtatis , on fous-emcnd tempus , n. Cic. 
Il a pajfé l'âge des voluptez. , il n'efi plus fujet aux 
e/.vportemsns de la jeitneffe, Tempus lubricum xtatis 
"cïcctiic. Cic. 



AGE 
Les bouillons de l'âge. Xtatis fetvor , génit. fervoris , 
m. jî.lhis , génit. xftûs , m. Lucr. 
La force de l'âge ou la vigueur de l'âge. Robur xtatis 
génit. robôris xtatis , n. Tacit. 
La fleur de l'âge. Elos xtatis , génit. floris xtatis , m. 

Florcns xtas , génit. florentis xtatis , t. 
La maturité de l'âge. MacSta JEt3.s, génit^ maturx .gra- 
tis , f. Matutitas xtatis , f. Cic. 
Le déclin de l'âge. JE.x.a.ns flexus , ginit. flexûs m. CfV.. 
Ace d'un an. Anniciila xtas , génit. anniculx xtatis , 
fem. Colum. Anuua xtas , f. Vltn. * De deux ans. 
Biitiâtus , génit. bimatùs , mafc. Vlin. ■* De trois ans. 
Triniâtus , génit. trimatûs , m. ?lin. * De quatre ans. 
Quadrimâcus, génit. cjuadrimatûs , m. Plin. * De cinq 
ans, Quimâcus , gér.it. ouipiatùs , jTialc. Vlin. 
[ Après cela , il tau; fc leivir à'i--£t.ts Kve>. les geuitifs :'pour 
Six ans on dit c--t]î:'s fsx aa-sr..»» ; poiu Sept ans, on dit 
i,-£t--: fcft.rn nnnoxum . & ainli du ,efte. ] 
Sluel âge avez,-vous ? Quot annos natus es î Quotura 
anuum agis î Quorum xtatis annum attigifti ? Cicer, 
Sjtel âge me Jcm:criex.-vous bien ? Quid tibi «tatis ego 

videur ? Fiant. 
Sl^ii eft de mon âge ou qui eft auffi âgé que moy. JEc^uz.- 
lis meus. Ter. Meus xqùxvus. Qiù eft ejuldcm me- 
cum xtatij. Cic. Plin. 
Kousfu!>.mt's de m'cme âge, vdns & moy. Par iiobis eft 
Xtas. Vlaut. Sum.us xtate parcs. Ejuldem tecuin xta- 
tis lùm. Cic. 
fat de-.x foi; votre âge. Accëdit mihi duplex plus xta-- 
tis ou.îm tibi. Plaut. 
Il n'ejl plus en âge d'.fiudier , il cfl hors d'âge d'efiu- 
dier ;fo;i .ige ne luy permet plus d'cfudicr. Defluxit ei 
ftudendi _xtas. Salujl. Pcr xtùïcm ftudere ampliùs nun 
potcft. Cic. 
Il efi hors d'âge de fe marier. Sua jam prxtërit ad cIut 
cendum xtas. Ter. 

'Elle n'eft plus en âge d'avoir des cnfans. Paiëre jam hxc 
per annos non poteft. Ter. 
Nous fommes en un âge de tout foujfrir. Id xtatis fu- 
miis , ou câ fumus xtate , quâ omiiia ferre aut pati 
debemus. Cic. 
Age propre pour entrer dans Ici charges. jî.tas légitima , 
génit. xtatis legitimx , f. Liv. 

Il efi en âge d'aller à L^ guerre , ou de porter les armes, 
Legitimam ou aptam xtatem habet ad luilitiarii. Cic. 
Arma pcr xtatcm ferre poteft. Liv. 
Il eji en âge d'entrer dans les charges, il a l'âge pour 
les charges. Eft i!!i xcas légitima ad capcireJum nia- 
giftrutum. Ltv. 
Acn l Siècle , l'efpace de cent ans. '\ JEta.s , génit. xta- 
tis, f, Aivum j génit. xvi ,neut. Seculum , génit. fc- 
culi , neut. Cic. 
Il a véc:i trois âges d'homme ou trois fiécles. Tertiani 
hominum itatcra vixit. Cic. 
Il ne viira j.imats âge d'homme. Numquam procëdet 

ad xtatem homiais. 
C'efi un homme de tous les temps çy de tous les âges. 
Omnium .tcacuin & rempôrumhomo. 
Ace du mon-ie , en chronologie , pour le temps qui s' eft 
écoulé depuis la création. ./Etas , f. ..tvum , neut. Ss- 
cidum , n., Cic. 
Les quatre Ages du monde , pour dire Les ftecles d'or , 
d'argent , i^ airain ©* if /tr^Quatuor mundi xtaces ou 
iècula. Cvid. 
ÂGÉ , mafc. Agée , f adjeft. [ Qui a de l'âge. ] yï,tatem 
habens , génit. habencis , omn. gen. ..ttace prov*clas 
progrcflus , a , um. Liv. 
§lui efi plus âgé. Natu major , gé>iit. natu majoris 
coui. gen. Cic^r. ■<" ^<i efi^ moins âgé, NalU minoc 



A G £ 

gériit. natH mlnoris , com. gcn, Cic. * ^'i eft le plus 
âgé. Kacu maxiinus , a , uin. Cic. + aj<i cfi la mohts 
âgé. N.uu ir.inimus , a , um. Cic. 
[ On dit iV.-i<-«2:jj.ou.nm(»-, lo" qu'on ne pai le que de deux 
pttlonncs: if.Hitu miximui oa immiMs , lois qu on paile de 
pLuliciiïS. J 
Agé il'io) an. Unum annum natus. Aiiniculiis , a , 
\im.VAr.* De deux ans. N.uus duo"; annos. Terent. 
Bimus , biiiia , binuiin. Ci:::!.. Biemùs & hoc bien- 
ne. adic;l. P/.v'- * Df trois ans. Natus tribus aiiiiis 
OH très annos. Tùuui annorum puer. Plmtt. Suet. 
* De quatie ans. QuaJrimus. on Quadrimùlus , a , 
um. Cictr. Pl.iut. Qiiatuor annis ou annos natus , 
quatuor annorum puer. rlii:. * De cinq mis. Quin- 
tjuennis & hoc quinquenne , adjedt. Plant. Honit. 
Qiiinque annis o:i annos natus , quinque annorum 
.puer. * De ftx ans. Sexennis Si hoc fexenue. ad|ed:. 
iScï annis ou (èx annos natus. Sex annorum puer. 
Plaut. * De fipt ans. Stptennis & hoc fcptcnne. 
adjedl. Plut. Puer ll-piem annorum. Septem annos 
ou aunis natus. * De huit uns. Oclônus , octona , oc- 
tonum. Puer annorum octo. Odo annis ou annos na- 
tus. Plin. ♦ De ne ric:if ans. Novennis & hoc novenne. 
adjed. Novem annis ou annos natus. Noveni anno- 
rum puer. * De dix ans Deccnnis & hoc decenne. 
adjcit. Dccem annis ou amrps uatus, £f ninfi des au- 
tres. 
EJlre plus Agé qu'un autre. Alium octate prarcurrere. 
Alicui (Etate antcire. Alicui pra'ccdere a:tate. 'Cicer. 
Un hjmme fort iigé. Gravis annis liomo. Horat, Gra- 
vis a-tate. Li-v. Mullùm a;tate ptovectus. Cic. 
Il mourut âgé de [oixante & neuf ans , un mois (5" fept 
jours. Extinâus cil annum agens xtatis fexa£;e(imum 
ac nonum , fiiperque menfèni S: dies feptem. Suet. 
AGEN , [ Ville Epifccpale de Guyenne fur la G.rronnc. ] 
Aginnum , génit. Aginni , n. Àgcnnum Nitiobrïgum, 
gii::t. Agcnni Nitiobrigum , n. 
Slut cfl d'Agen. Aginnas , génit. Aginnâtis , com. gcn. 
AGENOIS , m. AoENOisE , f. [ Celuy ou celle qui cft Jj 
la utile d'AgiK.'] Aginnas, génit Aginnâtis, com. gcn. 
x'Agenois , ou le pais d'Agen Aginuenfis traclus , gé- 
nit. Aijinnenlîs traftûs , m. 
AGENCE , C on prononce ajancé , ) m. Agencée, f. pan. 
pair, du uerbe Acencer. [ Ajufté , mis par ordre. ] 
Compofitus. Difpoiîtus. Ordinatus , a , um. Cic. 
AGENCEMENT, fubft. m. on prononce ajancement. [0*-- 
dr:; C l'arrangement des chofes ] Ordinatio. Compoil- 
tlo. Dirpoiîtio , génit. onis , f. Struftiira , je. f. Cic. 
U U2cncevicnt des chofes & des paroles donne bien de l'é- 
clat k t'.ne hifloire. Rerum verborumque fjrudufa hif- 
toria: affert (plendorem. Cic. 
Je me charge du foin de i'agencejnem. Id fumo miiii ut 
res dilpônam. Cic. 
AiGINCER , V. au. on pnnon-ce Ajanccr. [ Ajufier , 
rangtr , donner aux chofes un certain ornement qui 
procède de l'ordre ts" de la difpojition qu'on leur donne.'] 
Difponere. Componere , ( pôno , pônis , pofui , poll- 
tum. ) Ordjuare , ( ordino , ordinas , ordinavi , ordi- 
natum. ) Concinnare , ( concinno , concinnas , cou- 
cinnavi , concinnatum. ) acl. ace. Cic. 
Agencer fes cheveux Difponere ou ordinare ou concin- 
nare capillos. Fingerc crines. Cic. 
gljii agence les f^ex'e«j:.Concinnator capil!orum.Co?«OT. 
On dit au figuré , Agencer les couleurs d'une haran- 
gue. ( Ablancourt.^ ) Placer les figures d'une h.iran- 
gue aux endroits où elles font quelque beauté. Ordina- 
re lumina orationis. Cic. 
il agence les chofes à nofire air. Noilro modo rcs ordi- 
nat CM diiponic oit ftruic. 



AGE U 

AGENDA, f. m. ITablcttcoit l'on écrit ce qu'on doit fairr. 
par jour. ] Tabella on tabula memorialis , gcnit. tabu..< 
la; memorialis , f. Suctone dit Mcmorialis libellus , m. 

AGENOIS , voyez, après Acen. 

AGENOUILLÉ , m. Ar.ÉNOuiLLivE , f. [ â«i efi à gc.< 
noux. ] Gcnibus iiixus ou advolûtus , a , um. Lin. 
Sut cft à genoux devant quelqu'un. Alicujus gcnibus 
provolûcus. Tactt. 

S'AGENOUILLER , V. aft. [ Se mettre k genoux. ] Ce- 
nua flefterc , ( fleilo , fledis , flcxi , flexum. ) Genua 
fubmittere , ( Ibbmitto , ilibmittis , fubmifi , ilibinil- 
liim. ) aft. Pliyi. Provolvi genibas , ( provoivor , pto- 
volvcris , proyolûtus fum. ) pa.l! Tacit. ' 

S'agenouiller devant quelqu'un , fe jetter à fes genoux.. 
Ad pedes alicujus procidcre, ( procïdo, procïdis , pro- 
cïdi , procâfum , ) neut. Horat. Procumbere ad pedes , 
ou ad alicujus genua, ( procumbo, procumbis , ptocu- 
bui, procubïrmn.) n. Liv. * Se pedes alicui abjiccre „ 
( abjicio , abjïcis , ab|cci , abjeélum. ) Cic. Se ad ge- 
nua ou ie ad pedes alicujus advolvere , ou provolvcre , 
( volvo , vol vis , volvi , volutum. ) ait. Liv. * Ad- 
volvigenibus , alicujus , ( advolvor , advolveris , ad- 
volûtus fum. ) paiî. Claud. Ponere alicui genua , ( po- 
no , ponis , pofui , pofitum. ) aûT:. Sluint.-Curt. 

AGENT , m. v.: prononce ajant. Agente , f. \, Sii;i ■'■gi' .\ 
Agcns , génif. agentj^ , omn. gcn. Cic. 

Agent comme un iubllantif , [Celuy qui fait les affairei 
d' autrui. ] Agens , génit. agentis , m. dans le Code 
Théodofien. Piocurator , génit. procuratoris , m. Qui 
procurât rationes ncgotiaque alicujus. Alieno iicgo- 
tio pra;polîtus , i , m. Cic. 

AGGRANDI , m. Agcrandie , f. part, pafT. {on ne 
j .■zic fon,i'.r qu'un g.) Amplifié, augmenté. Audlus. 
Amplihcatus , "a , um. Voyez. Aggrandir. 

AGGRANDÎR , V. ad. [ Accroiflre , rendre ou fuir» 
plus grand. ] Ampliare , ( amplio ., amplias , amplia- 
vi , ampliatum. ) Amplifîcare , { amplifïco , amplifî- 
Ccis , amplificavi , amplificatum. ) Augere , ( augeo ^ 
auges , auxi , auttum. ) Excendere , ( extendo , e.xtca- 
dis , extendi , extentuin. ) ad. accuf. Ciccr. (src. 
Agz^andir un Empire , l'cjlendre en y ajoutant de noK~ 
veltes Provinces, & pouvant fes bornes plus loi». Augere, 
Dilatare, ( to , as , avi, atum. ) Proterre imperium ou 
imperii fines , ( fëro , fers , tùli , lâtum. Jad. Tacit:. 
Aggrandir fa maifon , y faire des augmentations. Accef- 
iionein xdibus adjungcrc , { jungo , jungis , iunxi „ 
junctum. ) ad. Cic. * Une fille. T'jrminos urbis pro- 
pigatê , ( pâgo , gas , gavi , gatam. ) ad. Tac. Au- 
gere , urbem. * Une pliye avec le rafoir. Ampliare 
plagain fcalpcUo. Ceif. 
On dit au figure A^gr.rndir quelqu'un en honneurs é5* 
en biens. Aliquem augere honoribus ic divitiis. For- 
tunam & honores alicujus augere ou amplificarc on 
ampliare. Cic. 
C'eji par ces voyes - la qu'on s'aggrandit & qu'on 
s'élève dans le mynde. His rationibus magns accelr 
hones fiunt fortune &; dignitatis. Cic. 
/U, GRANDIR une chofe en i'cxaggérant. Rem verbi:, cu> 

dicendo amplificarc. C"'. 
AGGRANDISSEMENT. fubrt. m. [ Augmentation , ac~ 
croiffemcnt. ] Amplificatio , génit. amplihcationis , 
f. Accretio , genit. accrctionis , f. Cic. 
[ On ne KOUïc piint dani les bons Auteurs Dil.it.ni», donc 
quelques Dictionnaires le fervent. ] 

Aggrandijfement d'un Empire. Finium prolatio , génit. 
prolationis , f. Liv. Finium Impetii propagatio , gé- 
nit. propagationis , f. Taiic. * D'une Fille. Urbis ia- 
crcmentum ou accteiaiiitum ; ^énit. urbis iucrcniciv 
ù j n. Li-v. Slif>, 
\ -G lij 



54 , A G G 

On niT au figuré II tr.ivaiilc jour CC nuit à fv:i /ton-'ni- 
d.jfement , ou à fin tlet'ativn. Die ac nofte , t'ortuna; 
amplificandx ftu<)et. Sn.r fortanx inîcnciit animum. 
AGGRAVANT , ra. Acokayantf , f. part. ail. du verbe 

Aggraver. 
AGGRAVER. , V. aft. [ E);Vf plu: ;rhf ^ ccr.fidérabU. ] 
A.ggravarc, ( aggr.ïvo , aggrâv.-.s , aggravavi , aggra- 
v.-itum. ) F.xaggerarc , ( exaggëro , exaggcras, cxagge- 
mvi , cxaggfratum. ) Augcre, ( augeo^'auges , aiixl , 
audum. ) Amplificire , CampUhco, ampfif icas, air.- 
flificavi, amplificatum.) ad ace. S^iint. de. Intendcre, 
( inrcndo , is , tcni-!i , tentum. ) ad. ace. T^cit. 
^ On dit dans le lanj-ij; de l'Eghle ik dans les Moniroires. J 
iVc«5 les exrcmrr,:mio'7! , n-i^f^vor}; , CT rcxggr.tvvns. 
Capiit botïîiuum furiis , manhfnue devovcinus. 
AGGREGÉ, mafc. AggregÉe , f.[ Uni à un corps. ] In 

coUegium aîiquod cooptatus , a , um. Cir^ 
AGGREGER , V. ad. [ joindre , unir a un même co>ps. ] 
Aliquem in aliquod coUcgium cooptare , ( coopto , 
coopras , cooptavi , cooptatum. ) ad. Cic. In nume- 
rum aggregare al!(]uem , ( aggrëgo , aggrègas , ag- 
grcgsvi , aggregatum. ) ad. Cir. 
AGGRESSEUR , ï'ubft. m. [ 5J«î a.'.'aqiie le premier. "} 
Aggrcllbr , génie, aggredoris , m. Vlp. Qiii aggrcdî- 
tur. Provocator. , genit. provocatoris , m. Plin. 
AGGRESSER , V. ad. [ Attaquer le premier. ] Açgrïdi, 
( aggredior , aggrederis , aggK/Tiis fum. ) dep. ace. 
Provocare , ( Provôco , piovocas, provocavi , provo- 
catum. ) ad. ace. Cic. 
AGGRESSION , fubft. f. [ V iclicn de laggrtjfenr. ] Ag- 

greffio , génit. aggrcflionis , f. Cic 
AGILE , adjed. m. & f. [ Sllti a une grande fouplejfe de 
corps, ] Agïlis & hoc agile, adjed. ( qui fiit au Com- 
f^rutif Agilior & hoc àgilius, er <»». Suparlatif A^'illi- 
mus, a, um.jCfV. Hor. 
Agilement , adv. [ Avec acuité. ] AgiUter. adverb. 
( qui fait au Comparatif Ks^Mk, C" au Superlatif AgiU 
limè. ) Colum^. 
AGILITE , fubft. f. [ Siuphjff du corps ,. facilita à fe 

mouvoir. ] Agilïtas , génit. agilicati. , f, Cic. 
^iGIR , V. neut. [ Taire efre dans l'.^Bion. ] Agcre , 

( ago , ^is , egi , adum. ) neut. Sliti.it, 
[ Vous agijfons par l'ù-fprit & par les fins. Attim'is moye- 
mur & fentibus. Cic. 
Jlagit toujours , il efl toujours dans l'acHoa..Sem2eï agit 

eu in motu eft. Cic. 
•^g^ pi'^ fajfion fa" non par raifon dans la conduite des 
Affaires. Res libidinc non ratione gerere , ( gero , ge- 
ns , geiïi , geftui-n. ) ad. Cic. 
^ir ptr les\voyes de'Ja douceur ou pardoHceur. nvec ciuel- 

qit'un. Agcre cum aliqno leniiis. Cic. 
,/ig-r a la rigue-.tr ou dans la rigueur avec quelqu'un. 

Sammo jme agerc cum aliquo. Ter. 
Ce ferait agir en père dérinfon/iahle , fl je recherchois 
maintenant ces chofes. Nu'.ic ea me exquirere iniqu; 
patris eft. T>:r. 
C\'fl en bien agir avec eux , q:^e de 1er laiffer vivre en 
f.tix Prxclarè cum iis agimus , qiio'; pacatos effc pa- 
tïmur. Cic . 
j! s'jfenfe , il fi choque de ce qu'il me vit agtrtd'une au- 
tre manière que /av.Diirimilitado mca- rationis ofFen- 
«it hominein. Cic. 
en ne po'.'.voit pas agir avec plus de fjin (S de prudence 
qu'on a fait. Non poniit accuratiûs agi nec prudeiitiùs 
quà.m adum cft. Cic. 
.Agir tout fimplement . Agerc fimplicitcr. Cic. 
Agir , [ T.iire imprefton. ] Agere * Adicere , ( a'îicio 

afFicts , afFéci , atR;dum. ) ad. ace. 
X^i tiifiUences des afires agiffint fur ne s cor'j.. Si- 



A G r 

deruin afflatibus aîlicimitur corpora. 
Ce remède agit piafiamment fur la fièvre. Hoc ITITîî- 
dium valet pluriminn advcrsùs febre m. Hoc reracdium 
efîlcacilTîmum eft in febribus. Plin. Hoc rcmedium 
agit in febrem. 
On dit figurément , C'eft une chofi furprenante combien 
l'opinion qu'on a de la vertu d'une perfomie agit puijfam- 
mcnt fur les efprits. Mirum quantum valere poteft opi- 
nio S: exiftimatio virtutis alicujiis in animos. Cic. 
i: orateur doit agir fur les efprits pour les exciter à la. 
compalfion. Orator movere ou flederc débet anùnos ad 
miTericordiam. Cic. 
Agir , \^Intenter une aîlion en juiflce. ] Agerc in jus. Cic. 
Agir contre quelqu'un pour raifon d'injures. Agcre inju- 
rL-iram cum aliquo { onfixs-entend crimine. ) Cicer. 
* Four raifon de l'argent qui eft de/t. Agerc pccunia- 
riam liteni adversùs aliquem. Qjiint. 
s Agir , Se dit abfilument à l'imperjonnel par relanon ««■ 
fiijet. ^ } Agi , ( agor ;. ageris , idus fum. ) paif. Cir. 
Il s'agit de la- vie. Agitur caput ou de capite. Cic. * De 
nôtre iiterét.Kes noilra agitât Cic* Du fflut du peuple 
Rom.iin. Agitur fàius ou de ûliite populi Ronmni. Cic. 

[ Lorfqiie- l'on dit .Atitur rff , c'efl un imperfoiind , qui f.ii' 
.AHunefltM. prétérit; car on ne diroit f^axnx. Agmim iirlli' 
rtbui. , pour ûiie 11 s' 'git d'u«e chcfi mais Agumur ilU res'- 
ou bien Agiiw de iliis rebui. ] 

AGISSANT, m. Agissante , f. part. adif. ["^^fi/". ], 
Aduofiis , aduofa, aûuofum. Operofus & femper. 
agcns aliquid. Cic 
AGITATION, fubft fem. [ Ce mot fignifie tantoft l'aBiors: 
d'agiter , t.tntoft le mouvement de ce qui eft agité ] Agi- 
ratio , génit. agitationis , f. Motus , génit. niotûs , m. 
Cic . Jadatio, j^ï'«iV. jadationis , fera. Jadatus , génit, 
jadatûs , m. Flin. 
La viande eft poujfée dans l'eftomac par l'agitation (S" It 
mouvement de la langue. Agitatione & linguï moti- 
biiç in ftomSchum cibus deducitur ou dctrudïtur ou de- 
pellitur. Cic, 
Il ne faut point s'imaginer que cette tiédeur vienne d'une 
caufi extérieure (y étrangère , elle eft exilée par l'a- 
gitation des eaux de la mer. Nec enim ille externus & - 
advcntitius habendus eft rcpor , fed ex intïmis maris 
part ibus agirationc cxcitatur. Cic. 
Agitation de l'efprit. Mentis agitatio , f. Cic. 
Sm efprit eft toujours dans l'agitation (S" dans le moiivt- 
mtn:. Semper agitatur ou moverur illius animas. 
Namquam agitatione & motu vacuus. Cic. 
Cet accident a mis fon efprit ■{arts une furie ufe agitation. 
Graviter hoc cafu fuit agiiatus-, ou percuUlis ou corn- 
motus. Hune cafui i(K- graviter pcrcîiiit. Cic. 
AGITÉ , m. AeiTEE , f. parr. palF. .<^« verbe A g i t r r. 
Agitatus. Exagitatus. CommÔLUS. Jadatus , a , um. 
* ( O-i dit au Comparatif. Agitatior & hoc agitatius, 
Commorior & hoc commotius. Cic. tyc. ) 
U,> fleuve agité far de grandes tempcftes. Fluvius mag- 
nis commôtus tempeftatibus. Cic. 
On dit au figuré Un efprit agité. Commr)ta% & agita- 
tus animus. Cic. 
AGITER , V. ad. f Poujfer deçà er delà, j Agere , { ago, 
agis , cgi , adum. ) Agitate. Jadare , ( o , as , avi , 
arum. ) Commovere , ( commovro , commôves, com- 
movi , commôcum } ad. ace. Cic 
Eftre agité des flots. Jadari iludibus. Cicer. 'f Des vents, 
Ventis. l'rop. 
Agiter au figuré , [ Parlant des mouvemens de l'ame 
C" de l'efprit. ] Agitare. Jadare. ad. ace. { mente, 
Saluft. animo , Liv. cum animo , Saluft. in mente ali- 
quid. ) Cic. 
Il eft toujours a^ité par de nouveaux diffàm, Novâ- 



AGI 

femper confilia agitât. Nova Tcrfat in fsûote con- 

lilia. f'irg. 
Il eft agité de fiim différents. Vario curarum ïftu fluc- 
tuât. Virg. 
Agiter une choj'e enfon cfprir , v penfer. Agi/are aliquid 

ànimo m fccum. Liv. Ter. Rem verfarc fecum animis. 

Liv. Alicjuid cum aniino volvcrc. Sulitfi. 
L'a§a:refi.t fort agitée Cr dchatiie dans le ccnftil. Rcs 

ftiit niukiiin agitata & jaftata in conCilio. Cirer. 
Il »t,ita ta quejïion de l'atnitié. Habuit ou egit qua-f- 

tioncm de amicitii' Cic. 
Agiter, [ To:ir:»cntir beaucoup. ] Agitare. Jadlate. au. 

ace. * Inscqui. Pers^qui , (scquor , fequeris , fcquu- 

tus fum. ) dep. ace. Cic. 
Les furies agitent & pourfurnent les impies , cr ne leur 

donnent aucun repos. ■Fari* agitant & infedantitr lhi- 

pios , nec ufquam confiftere patiuntur. Cirer. 
Il sWita beaucoup lors qu'il fus fur le point de mourir. 

Variis Se infolîcis motibus jam moriens agitatus ert. 

Crebià commotione moiicntis corpus conculluni tuit. 
// efl agité de l'efprit malin. Adus eft malis Furiis. In- 

cempucix illuai agunt o« agitaut. Plant. Diris agitur. 

Hor. 
ACNATION . fubft. f. [ Lien de confanguiniré entre les 

n/aftcs qui dcfcendcnt tCun même fere.^ Agnatio, génit. 

a;Tnationis , f. Cic. 
[ Tetitie de la Jutifpmdehce Komaine. "J 
AGNEAU , fubil. ra. [ Le petit itune Irebts. ] Agnus , 

génit. agni , m. Cic. (S'c. 
Agneau femelle. Agna , gé/iit. agna: , f. Tliit. O-vid. 
Agne.tH d* lait , qui tette encore £J* qui n'a pas brouté 

l'hirbe. Agnus ladcns. Ov:d. Subtùmus agnas , génit. 

fiibrùmi agni, m. Vir. Expcrs haba: agnus j génit. 

expcriis heibatagni, m. Colum. 
Agn eau de l'année , Hornus agnuSj génit. horni agni , 

m. Prop. 
Agneau tardif. Cordus zgv.ns, génit. cordi agni, m. Var. 

Petit agneau. Agncllus , génit. agnelli, m. Plin. 

faire tetter les agneaux. Admovere agnum ubetibus. 

Subrumare agnos. Subjiccic agnos fub mammam. Var. 

Submittere agnum nutrici. Colum. 
Sevrer tes agneaux. Disjungere agnos a mammâ Var. 

Depellere agnos à lade. Virg. Submovcre agnos ab 

ubetibus. Colum. 
ii"Agnea'j. Agnïnus , agnïna , agriïnum. Ptin, 
AGNO , [ Fleuve d'Italie dans la Cainpanie ou terre de 

labour. ] Clanius , génit. Clanii , m. 
AGKUS CASTUS , fubll. niafc. [ Arbrifeasi. ] Vitcx , 

génit, vitïcis , f. Plin. 
[llcrt apucUe .Agnus C^'ftus , parce que les Dames Athénien. 

ncs qui t'ailoient profellioji de chafieié , coucliaxnt fur les 

feuilles de cet arhnf.eau pendant les lacrilices <le la Déelfe 

Cfres . p<'ur étie plus pures t 
ACNUS-D£I , fubll. mafc. f C^taines figures faites d'une 

certaine pafle fur laquelle on voie empreinte la figure 

d'un Agnc.tu tenant une Croix que le P.tpe bénit. ] Sa- 
crum amulctam, génit. . facri amuicti , neut , Cerea 

agni effigies, génit. ccica; effigiëi , fcm. 
[ jtniuttutm figmfie dans les Auteurs Claflîijues certaines figu- 
res .u' on auachoit aux cous des enfans contre les enchante 

mens & les fortdege». Ces paltes bénies font le même effet & 

plus elticacement. ] 
AGONIE, fubft. fem. [ CowW , crainte , faififfement 
qui arrive lors qu'on meurt. ] Agonia , iyaux , x , 
fèm. ( mot grec) * Ultima corporis & animx lu- 
ftatio , génit. ultima: ludlationis , f. ou colludatio , 
f, cic. Colum. 

Il eft a. l'agonie. Animam effiat ou agix.Cicer. Eïtrëmos 
fpiritus trahit. Phstd. Morti luftatur. Sil-Ital. Lucla- 
tm cum morre. Cic, * v^e^ Aconizér, 



A G O ïç 

AJfifier quelqu'un à l'agonie. Excipcre eirrcm\im rpiii- 
tum alicujus. Ci;'. 
Agonie figurcmciit , [ Grandes inquiétudes d'efprit.'^ 
Comme cette nouviHe mit fon ifprit dans une mor- 
telle agonie. Hoc nuntio fuit profc exanimatus ac 
vi.x viïus. cic. 
AGÛNIZANT , mafc. agon zantï , fem. part, aélif» 
[ Sui eft à l'agonie. ] Extitnumi fpiikum trahens , 
génit. eitremum fpiiitum tialientis , omu. gcn. Ph&d. 
Cura morte luftans , genii . luâantis , onin. gen. Ani- 
mam agens , génit. agentis , omn. gen. 
Une voix agcnizantc. Vox intcrniortua , génit. vocis 
intcrmortux , f. cic. 
AGONIZER , Y. neut. [ Efire k l' agonie , tirer à la. 
fin. ] Animam agcre ou edere ou eiïlare , C ago , agis , 
egi , adum : edo , edis , edïJi , edïtum : eftio , cfeas, 
efflavi , efflatum. ) au. Cic. Extrêmes fpiritus traherc, 
( traho , trahis , tiaxi , tracîlum. ) adt. Phed. Singul- 
tare animam , ( fingulto, /îngultas , (ingultavi , fiu. 
gultatiun. ) adi. Prop. Cum moite ludari , ( luilor , 
luûaris , ludatus fum. ) dep. Cic. 
L'AGOUT , [ Rivière de France , en Languedoc. ] Acu - 
tus , génit. Aciïti , m. Auguftius , génit. Augullii , m. 
[ Elje ptei.d fa fourte d..iis les inonragnes de la Cai;i.e au< 

Ce vcnr.es ] 
AGRAPHE , ou AGRAFEE , fubO-, fem. f Petit crochet 
avec quoy on attache une chofc. ,] Uncïnus , génit. un- 
tini , m. Vitr. Fibiila génit. tibula; , f. Quint, 
gui a des agraffes. Fibulatus , a , um. Colum. 
AGRAPHER , m AGRAFFER , V. ad. [ Att.tcher avec 
une agraffe. ] Uncïno aliquij retinere , ( retinco , ré- 
tines , rctinui, rctentum. j aô. Fibulare, ( fibûlo, fibù- 
las , fibulavi , fîbulatum. ) aft. ace. 
AGREABLE , adjeft. mafc. & f. [ g/zi agrée C qui plait.J 

Gratus. Acceptus. Jucundus , a , um. Cie. 
[ Ces adjc'âiis ont leurs ae^rci de Comparaifon , car on 
dit (jratiur ^ hoc ÇYAiius . Auepuor ^ hoc ncceptius , Jucun- 
fl/o, e^ ho- jucundias i ôc Oraiij.mus , AccepttJJimui , Jucimdf. 
/î; us , a , UM. Cic ] 

// ejl agréable au peuple. Acceptus eft plebi. C<e/ en 
apud plebeni. Pl.tut. ou in plebem. Tacit. 
Ctla. m'a efté tres-agreable. Id mihi tuit pergtatum on 

perjucundum. Cic. 
Avoir quelque chofe pour agréable. Aliquid acceptum 
habere. Cic. 
Agréable , [ Plaifant , charmant , divertiffant , parlant 
des perfonnes , fy des chofes comme d'un lieu , de la lu- 
mière , du temps , des odeurs , Sec. ] Lepïdus , Feftlvus, 
Amocnus Jucundus. Cic. 
r Ces a. jedifs ont leurs degtez de Comparailbn , Lefiiitr 6" 
hoc tepidiui , Fe/tivior (^ hoc ftjiiziui, .,'î»item',r ^ hoc aaramus , 
Juciendior df l'0<: jwtdtui : 3c LepidiJJniius , F'JiiwJJimus , 
Amunijfim'.is tjuaindiifimus ^ a y um. ] 

Un homme agréable dans la converfation. Homo lepi- 
dis , fellivifque fermonibus. Cic. Jucundi fermonis 
homo. Hor. Homo atfluens omni lepôre & venuftate 
fermonis. Cic. In que multa eft jucunditas & magnus 
lepor. Homo fcftivus , ac lepidus. Cic. 

Une Lettre fort agréable & fort divertiffantc. Epiftôla 
jucunditatis plena. Littcrje (îiavi/Tima;. Littera; fuavi- 
tate & feftivicate rcfertiffima: , f. plut. Cic. 

Un lieu agréable. Fcftivus ou amocnuf iocas > génit. 
fcftivi & amceni loci , m. Cic. 
l'Agréable , comme fubftantif. il doit y nvoir de l'a- 
gréable dans un orateur. Feftivitas & coucinnitûdo de- 
bit efle in oratore. Cic. 

L'Utile c 'J'agréahle. Ucïle & dulce , génit. utilis & 

dulcis , n. Horat. 
AGREABLEMENT , adr. f D'une mmiere agréMe. ] 
Feftirè. Jucundè, Lepidc. adr. Ck<. 



ff A G H 

[ Ces Adverbes on* leurs compaintifs & fupMÎstifs , TtJlhiÙ!. 
^Fiflivi^mc .Juiilniiùs , Si. Jucuadijfmè : Lepidii'ts , & Lrpi- 
dijjifiiè ] 
AGREDA , [ P'illc d'Aragon fur la rifiere de gueiles 
-vers les frontières de C/ijlUle l.t ■vieille. ] Angiillobvï- 
2;a , génit. Anguftobriga; , f. 
/GRÉLMENT,"rc)'ez, Agrément. 
AGRÉER , V. aft. [ Ai.wir x-p-éMe , ou frur etgrUhle.'] 
aliqiud gratum & acceptuni habere , { habeo , habes , 
habui, ÈabïtHm.^ Acctptus & giatus, a, iim.) aÛ. Cic. 
Je -vous fuis bien obligé de ce tjne vous avez bien voulu 
Agréer cela, là gratur.i fiiiffe adversùm te habco gra- 
tiam. Ter. 
Votfs agréirez, , s'il vous pU:t , mes compUmens. Gratum 

lit me tibi falutcm imperruc. Cic. 
.J'attribue à un ercccs li'affeciio» pour moy la boute que 
vous avez d'agréer les J'ervices que je ne puis me dif- 
■frenfer de vous rendr»: fvas ingratitude . Eacis tu c]Ui- 
«1cm abundantià quâdam amoris , ut etiam tibi grata 
iw-x ea qua; prxtermitti à me fine netario fcclere non 
pcflunt. Cic. 
Agréer , [ Approuver , trouver bon. ] Probare. Appro- 
bare. Comprobare , { prôbo , piôbas , probavi , pro- 
batum. ) aÂ. ace. C/V. 
'Je lny xy fait agréer la ritifon que j'àvois d'agir de la 

forte. Mei favli rationcm illi probavi. Cic. 
Zes gens de bien m le peuple n'agyéent point ce traité de 
paix. Hxc pacificatio nec cuiquam bono , neque po- 
pulo probatur ou placet. Cic. 
^grÉer , [ ijlre agréable , pliire a quelqu'un. ] Alicui 
placere , ( placeo , places , pkcui , placïtum. ) n. 
Cicer. Alicui effe cordi. Ter. 
' Si ce mariage vous agrée. S\ tibi hx nuptia: Tint cordi. Ti r. 
vôtre ftatuë Panthée qui repréf-nte un Mercure (sr une 
Minerve , m' agrée fort . Hetniathéna tua valdè me de- 
leftat. Cic. 
£ n'y a point homme nu monde , qui m'agrée davanta- 
ge. NuUo modo piorsùs plus eahomine deledor. Cic. 
Homo ille mihi vehemcntei aviidct. Cic. 
- $i cela n* vous agrée pas , je ne vous p-/cfferay pas da- 
vantage. Si tibi id minus libebit , non te nrgcbo. Cic. 
Agréez que je vous faffe , que je vcus dife^ , Pour dire 
Permettez on trouvez bon que je vous ftuffe',' que je vous 
dife. Conctde ou da hoc mihi , ut Uceat ftictrc , dice- 
le. Per te quasib mihi liceat facere , diccre. ' Bonâ tuà 
' veniâ ca cam bonâ tuà veniâfecertm , d ixeri'm. Cic 

&c. Sine dicam , faciam. 
Agréer- unvaiffeau , [ Fournir un navire de voiles^ , de 
cordages (y des chofes neccffaires à la na-vigacion. ] 
Navem iuftruere armamentis , ( infttuo , inftruis , 
i'nftruxi , infttudum. ) aft. Col. 
AGRÉMENT, fubft. m. [Ce qui cp agréable , C ce 
qui contribue à le rendre tel. ] Feftivitas. Jucunditas. 
Suavitas , genit. atis , f. Dcle>LtiCio , génit. delccta- 
tionis , f. Cic. 
jj a un agrément merveilleux dans l'air du vipige , £?' 
dans le fin de la voix. Eft illi fumma_fuavitas ods ac 
vocis. Cornel-Nep. Affluit omni Icpôre ac venuftate 
pris & vocis. Cic. 
Ce peintre donne bien de l'agrément & IcatUùHp de gra- 
te 'a fis tableaux. Hic piûor mulcum lepôiis & ele- 
çantix fuis tabulis iufpïrat. 
eï' difcours a tcttt l'agrément poffihle. Hxc oratio oirni 
lepôre & feftivitate condita elt , ( lepor ou lepos , gén. 
lepôris , ) m. Cic. 
tes fables ont beaucoup d'agré?nent. Fabûlx deleûatio- 
nis habcnt plurimum. Cic. 
AojiÉment , [ Platftr. ] Volupcas , génit. voluptatis , fc 
C/f. Deleil&rie , génit. onis , f. Cic 



A S \ 

' J'ay bien de l'Agrément à la campagne. Rurl inctedlbi- 
lem caplo volupratem. Mihi placent ante omnia cam- 
pi. Riiri deledor. 

Agrément , \_ Approbation , confemcment nut l'on donue 
à une chofe qui nous ejî agréable. ] Probatio , génit.. 
probationis , f- Cic. 

Il donna fin agrément à ces noces. Has probavlt nuptias. 
Nuptix irtx illi placuerant. 

J'ay eritrepris cette araire avec fin agrément. Id nego- 
tii illo probante & annuente fufcêpi. 

// a l'agrément de fa ch.irge pour fin fils. Obtinuit ( à 
Rege ) mu nus fuum pro filio. 

AgrÉmens , [, Certains petits ornemens qu'on attache far 
des habits , Sec. ] Ornanicnta , génit. ornamcnfor.im , 
n. pi. * ( s'ils font de fiye , on ajoute fîlo ferico texta'.: 
s'ils font. d'argent o\x d'or , on ajoute filo arscnteo o« 
aureo teita. 

[ Les Anciens & Ciceron mcme donnoient le nom i'E'ahlcne , . 
génit. E'fiihU^'ii!! s , n. à de certains Omeme-i^.^ ou EysYnhlJfimtns 
qu'on attaclîoit iiir des vafes d'aigent ou S'or, & qu'on ôioir 
quand on voiiloit. Quintilien fe lert de ce mot Litin pour 
quclquej^0î7jf;;j(?;;i de difcours Ainli on pourroit s'en lewir anfïî ' 
pour les .''grimons qu'on met fur Us h.thits. ] 

AGRESTE , adjeéi. m. & f. [ S.tuvage , qui n'eji point- 
cultivé. ] Agreftis& hoc agrefte, adjeft. cic. 

Agreste au figuré, [Sauvage, e* groffier.'] Agreflis-. ■ 
* Ruftïcus. Rufticanus. Ruftictilus , a , um. Cic. 

Il a des mœurs agreftes. Eft moribus agrcftibus. 

Une vie agrefie (y fauvage. Fera-& agreftis vita , génit. 
fera; & agreftis vits , f. Cic. 

AGRICULTURE , fubft. f. [ Vart en la fcience de cul- 
tiver la terre. ] Agricultiîra , g:nit. agricultura: , f. 
Cic. Agricolatio, je'»w. agricolationis , fem. Agrico- 
lationis prudentia , ^f'wif. prudentix, fem. Scientia 
tiK difciplina ruris , génit. difciplinas , fem. Colum. 

l'Agriculture , [ L'aHion de .cultiver la terre.} Agricul- 
tura , eu cultura agri , f. Cultio s.e,n, génit. cultionis, 
f. GultLH agrorum ,gé:iit. cultùs , m. Agrorum foli- 
que moiitio , génit. molitionis , f. Res ruftica ou 
agreftis , génit. rei ruftîcx ou agreftis , f. Colum. 
Les A>:eiens faifoient gloire de l'agriculture. Apud anti- 
ques gloiia; fuit cura rufticationis. Colum. 
S'adonner à l'agriculture. Studium agricolationi darc, - 

Colum. 
Fort entendu darts l'agriculturet Agrcftibus operibiis 
exercitatus , a , um. Colum. Expericntillimus agricôla, . 
génit. expcrientiinmi agricoLx , m. Cic. 
f^ii a écrit de l'agricalsnre. -Aaioz: rei nifticj: , génit. 
autoris , m. Colum. 

■^'AGKlYîEK^ quelque chofe'. V.' neut. [S'y attacher- 

I avec les i'.iffes. ] Unguibus rrrineri , ( retineot , eris,- 

' rctcntns fum. .) paff. 

AGAÎOENTE, eu Gergenti, [ l'ille de Sicile avec £vè- 
chéjiujourn'hui fuffragant de Palcrme , f" -ii^r^efois d^ 
Syr.zcr/fs. ] Agrig;ntum , glnir. Agrigenti , neut. 

AGRIMONTE , o« Agromonte , \_yiUe d'Italie da»s la 
'Bafilicate , autrefois Evéché qui a efié uni à celuy di 
Marfico. ] Gtumeutum , génit. Grumeuti , neut. 

AGRIPPER , 'V. ad. iPrendre avec une main avide ,. 
comme avec des grimes. ] H.irpagare , ( harpâgo , har- 
pagas , harpagavi , havpagatum. ) afr. ace. Plant, 

[ Tetme populaite ] 

N'AGl;ÉRE , [ // n'y a pas long-tems. ] Non ita ptidem , 
adv. Cic. 

[ Cette P.niicuie vieillit. ] 

AGUERRI, m. Aguerrie , f. part. pa/T. du verbe 
Aguerribl , [ Fait aux îra-j.zux de la guerre , rompu 
dans le métier de la guerre. ] In te militari & loiigo 
bellorum ufu excrcïïus , a , um. In armis excrcitus , 
a , um. Cice.r. Cercaminum e^pertus. Liv. ^ le cen- 



A G U 
traire rjl Belli incxpcrtus , ou lîcllum insôlens , géiiir. 
infolcncis , m. 2acit. Bclli ludis ,sénit. rudis. m. Hor. 
Iiicxercitatiis miles j m. C/r. 
[On du au Coinpai..iit tA«ar-.-(iof è- hoc exercitatius , & au Su- 
peil.itif. Extriiiit:pmus , a, um , Cuer. ] . 
Des rroujies bien aguerries. Copi.v exercitati/Iima-. Cic. 
Il tfi agiitrri & f(»'v»"t tttt metur de l.i guerre. Bclli ac 
rci niilitaris cil peritus , (' qui fuir au comparatif Pcn- 
tior &: hoc pcritiiis , & au fuperlatif T'emitVimu'i , a , 
um. ) Cic. * Elt inftrudus belliu\iuiu lUtium dilcipli- 
nis. ciccr. 

AguerR I dans quelque prùfejjlon , [ êlui y efi exercé O* in- 
firiiit. ] Excrcitatus ad artem ali<]uam. In arec ali<jua 
excrcitus Se cxcrckatiis , a , um. C:c. 

AGUERRIR, V. ad.[ F.iire qntlqsi't'ii aux fatigues delà 
g:icrrey l'y exercer. ] Aliquem armis ereicere. BcUi la- 
boribusaliquem cxercere , ( excrcco , ces, cui , cftum.) 
eu alTuefceie , ( airuefco, alIUefcis , alfuevi , alluëtiim.) 
act. * Bcllicis labcribiis aliquem 'erudire , ( crudio , 
erûdis , crudii , eriiditum. ) aift. ace. Cic. Bellicis ar- 
tibus aliquem inllruete , ( inftruo , inftniis , inftruxi , 
inllruCium , ; ad:. Cic. 
Nos foui f.rs s' aguerifft):t tous les jrnrs. Nortri milites quo- 
tidic armis cxcrecntur. Cit.- 

Aguerrir au figuré , [ Faire quelqu'un à une profeffion , 
l'y rotKpre , & l'y accoufiumer. ] Aliquem in arte ali- 
qu'à exerccie. Cic. 

AGUETS , fubll. m. comme Zflre aux aguets , [guetter 
C épiir quelqu'un ou quelque chofe. ] In ialidiis elle. 
Ter. Speculari & oblèrvare aliquem ou aliquid , ( Ipe- 
cùlor , ipecularis , fpcculatus (iim. } dtp. Obicrvare , 
( obfervo, as , obfervavi , obfervatum. } ad. ace. Cic. 

[Expieii.on populaire, | 

AH ! InterjeBion qui fe dit pour ad??>ircr £5* pourfe plain- 
dre. ] Ah ; Heu I Vah ! prô ! Voyei^ Ha, 
Ah que je fuis niiferahlc 1 Heu n-.e infeliccni ! Cic. 
Ah Dieux I Pio Bii immortalcs '. Cic- 

AHEURTÉ , m. Aheurtef. , f. part. paiT. [ Attaché opi- 
niaflrétnent à une cboff. ] Obfirmatus , a , um. in rc 
aliquâ. Cif. Animo pertendens aliquid. Vrop, 
Il ejl aheurté au Jeu. Eudere pertïnax Hor. 
Aheurté à fon jugement Ten^x propofiti. Hor. 
[ en bonne part. ] 

JïHEURTEMENT , fubil. m. [ Opiniafirrté d'efprit à 
foutenir C « vouloir une chofe fans en démordre. ] Gb- 
ftinatio , génit. obihnationis , f. Pertinacia ou pcivi 
cia , gén'it. X. f. Cic. 
il a rejette tout cela, ncn pi-is par un efprit d.' ingratitude , 
mais par aheurtcment k fon opinion. Harc omnia non 
ingrato animo , fed obftinatione quadam fententix re- 
pudiavit. Cic. 

S'AHEURTER , V. ncut. [ S'attacher a-jec opiniafireté 
à une chofe , ne s'en valoir point départir , n'en vou- 
loir point démordre. ] Se in re aliquà obfirmare , ( ob- 
fitmo , obiîrmas , obfirmavi , obhrmatum. ) ad. Cic. 
Ttr. Perftare in aliquà rc , ( perfto , perllas, perrtïti , 
petftïtum t? perftatum.) n. Aliquid pertenderc navïter, 
( pertendo , pertendis, pertendi , pertentum. } ad. Ter. 
Ne vous aheurtez. point tant. Ne tam obhrma. Ter. 
ils s'étoient aheurtez, à vaincre ou à mourir. Animis ob- 
ftinaverant vincere aut mori. Liv. 

■AIA , [ Fleuve d'Italie qui fe décharge d.ins le Tibre pro- 
che d'un chafleau nommé Monte Rotundo , ce'ébre pe.r 
la défaite de diux cens Fabiins. ] Allia , génit. Allia.- , 
f. Luc. 

Et damnata d'm Romanis Allia faflis. 

f Vod'ius croit que ceXeroit un rolécifme de di.'c dumumus. Alla. ] 
AJAMBÉE , Voyez. Enjemefe. 



AID ^y 

AJAZ20 , Ott AjACcio , [ V'ille de Corfe , avie Un fort 
fur /a mer miditerannéc , 0" un lEvéché fuffragant 
de Pije. ] Ad|aciuni & UrsTnum , génit. i. n. 

'Elle appartient à la république de Gennes. ] 

Ajazzo , tu l'Aj.wAo , i l-ille maritime Je Cilicie , au- 
jourd'hui dans la Katolie fur le bord de la mer. ] lilus , 
génit. un , f. Cic. 
Ti'Ajazz.0 , Ifskus , a , um. 
le Golphe d'Aj.zzz.o. Sinus lificus , génit. Siniis IfUci, m. 

AIDANT , m. Aidants , f. part. ad. du. verbe Aider , 
Juvans Adjtivans , génit. antis , omn. gcn. Cic. 
Dieu aidant , avec l'aide de Dieu. Deu'juvante ou ad- 
juvante , Dei auxilio. abl. Cic. Liv. 

AIDE , fubit. f. [ Secours , njftflance qu'on donne h cruel- 
qu'un. ] Auxilium. Adjutoriuni. Adjumentum. Subiî- 
dium , génit. i. n. * Ops inufité au nominatif , qui fait 
au génitif oins , ( le d.ittfy^i inufité.) à l'accufaiif 
opcm, fy à l'ablatif, ope. Cic. 

[ Ho.MCc employé l'acculkif pluriel. O^es en cettr lignification. ] 
Avoir befoin d'aide. Adjutorio ou auxilio egcre. Quint. 

Ovid. 
Crier à l'aide. Implorare ou peterc auxilium. Cic. Voca- 
re aliquem auxilio. l'irg. 
■ On dit par forme d'imprécation contre foy-niêmc. fî^/ff 
Dieu ne me fait jamais en flide , ou que Dieu me puriiffe 
fi fay ?nis d'aujcurd'huy une goutte de vtn dans ma 
bouche. Deus me infclicïtet , fi ego in os hodie vint, 
guttam indïdi. rl.fi:t. 

AIOE , comme un fubftantif. mafc. & f . [ êjuiaide. ] Ad- 
jûtor. Auxiliator , génit. auxiliatoris , m. C'V. */î l'on 
p.irle d'une femme , i>n dira Adj^itrix. Auxiliatrix , gen, 
icis , f. Cic. 

Aide en guerre , [ qui fert aupris d'un autre. ] Optio ,■ 
génit. optionis , m. Céif. 

[ Dans Varron , dans Feftus & dans Végcce O/t/o fignifie le Mi- 
nijirc d'un Centiirioft ou <iun Dtcurio'i pour exécuter leurs or- 
dres ; & Plaute l'employé pour un Aide en g,;neral ,.c'tl>-à-dirc 
^QMX U'! hwitnt qui aide im .rutre : Au rel^c ce mot n'eî^ point- 
du féminin' genre , comm' Monet & Potrey l'on crû. ] 

Aide r/f can:p. Prartcdi caftrorum Vicarius , gé>iit. Vi- 
carii , m. 

Aide , fubri:. f. \_F.gl'ife fubfidia'ire pour la commodité des 
P'iroijfens , à caufe de l'éloignement de la FM'oiJfe. ]■ 
iEdcs fubiidiaria , gé:'it. xdis fubfidiaviœ , fein. 

aides au pluriel , [ To::te impoftion de deniers qu'on levé 
extraordinairement fur les peuples dans quelques pref- 
fans befoins. ] Auxilia tributaria , ^(^f'.fjf. auxiliorum trt- 
butariorum. Subhdia , génit. fublidiorum , n. pi. Vec- 
tigaiia ., génit. vcdigalium C? vedigaliotum dans Sué- 
tone , n. pi. 
, La Cour des Aides , [ JurifiiSfion fouveraine qui juge 
les dijfe.-inds qui arrivent pour la levée des Aides. ] 
Tribuc^ria Curia , .géa'it. Tributaria: Curiaê , f. vedi- 
galium iïiprën-.um 'Tribunal , génit. vedil^alium fu- 
prêmi tribunalis. ncut. 
Confeiller de la Cour des Aides. Rci tributariï scnJtor , 
génit. Senatoris , m. 

Fréfidtnt de la Ccsir des Aides. Rei tributarix Prxfcs > 
génit. Pr.-ïs'/dis , m. 

AIDÉ , m. AiDF.F. f. part. pa/T. Voyez. Aider. Adjûtus ' 
adjura , adjurum. Cicer. 

AIDER quelqu'un. V. ad. [ Luy domur fecours. ] Juvare. 
Adjuvarc , ( jtivo , jûvas , iûvi , jûtum. ) ad. ace. de 
la'iperfo>:ne , Çf' l'ablatif de la chofe en laquelle on l'ai- 
de. * Aliciii in re aliqu.à auxiliari ou opitulari , ( or > 
aris , stus fum. ) dcp. * Alicui adeik- , ( adfum, ades , 
alfui. ) Alicui auxilio efle. * Opcm eu auxilium ali- 
cui .^erre , ( fero , fers , tuli , latum. ) ad, Cic. Alicui' 
fublîdiari , ( lubfidior , fubfidiaris , fulfidiatus fum. ) 
dcfon, Sfift, Opitiilatuni ire jikwi. i ia:.t. Adjiri'Arf 

H 



58 AID 

aliqucm auxilk). ptittt. Suppetias alicai feri'c. * Sub- 
veiiii-e alicui , ( fubyenio , fubvcnis , fi.b cni , 
fubvcntum. ) neur. PUitt. Hor. '*■ Alicpem aJ]uincr,to 
juvare. Cic. Adjutirs aliquem. Ter. 
Aider à quelqu'un a porter des hiirdes. AlicuL^onera ad- 
jucare. Ter. 
Il m'u aidé de fi baurfe ou de fes biens. Me fuis fuflen- 
tavic opibus. Suis facuUacibus me fublcTavit. Cic. Ope 
&• re me adjuvit. Ter. 

A quoi bon nie fjiire tous ces beaux difcotirs ,Jî lors qu'il 
en f.iM venir aux ejf^ts , vous ne pouziez, m'jidtr non . 
plus que fi vous étiez, mort ? Numquid te igitur retîilit 
beiicfïcum cile oracione , fi i'd rem auxilium di: emcr. 
tuum; riant. 
Les fcicnccs aident iin bon n.ittirel , C li's foins que l'on 
en. prcr.d le fortifient , mais fi-iot que l'éducation vient a 
manquer , les vices le corrompent. Dodiiiia promovet 
vim mlitam, & redi cultus toboiant pcttcra, icd ut de- , 
feccre mores , culpx benè nata dcdccôiar.t. Hor. 
Venir pour nider à quelqu'un Acjiirorem alicui vcuire. 

( Adjutor , ons , m. ) Venirc alicui fublîJio. C/V. 
Xll'ii Aidé en ccLi. Ineam rem adjutoriuni ci fecit. Suet. 
S'aider l'un l'autre , s'cntr'aider. Tradcrc iibi nnituas 
opéras. Terent. Se niutuo javaie. Muiuam (ibi opc- 
ram pr^flare. Cic. 
Aider , [ Servir à tme ehofe , y contribuer. ] Adjuvave. 
. Ufui eile. OV. 
Aider lu digefiion , ou /? Iti digifiion. Conccdionem ad- 
.uvare. rlin. A gttguer la victoire. Adjuracnto cife ad 
'viiitonani. Cic. 
C^tte ficcejfioii aidera h tr.aritr cjtte filU. Ifta hereditas 
erir adjumeuto huic virgini ad conrrahendas nuptias. 
Suider B.'tme pièce df-ns un procès , s'aftrvir, l'errtplo)ir, 
e.i tirer des i/iductions. Uci aliquo iniiruinento iu Ucc. 
Les machines aident à remuer les fardi.tux. Machina- liib- 
levandis oncribus ufiii fiiat. Wultum juvanc machiua: 
ad fubievanda oiiera eu in lliblcvaudis oueiibus. 
Si v::!s m'aviez, rendu mon argent je ra en ferais aidé. 
Si reddiûiiTes pecuniam , câ utercr, ( utor, utcris , ul'us' 
fu;n , uti. ) dcp. 
S' aidir de fin pouvoir à fin profit. Poteflate uti ad quj;- 
ihim. Cictr. 
jS'AiDïR , [ e.iire quclaue ejjort ou quelque avance. ] Al- 
laborarc , ou elaborare , ( allabôro , ailabôias , "aiia- 
boiavi j allaboratum. ) n. Eulti, ( emtor|, euiteris, eni- 
xus fum. ) dep. Cic. 
Aidez-vous le plus que vous pourrez. , C? ne vous lai/fez. 
point nbbatre au »>al. Suftenta te ut potes , ncque 
niorbo intabefcas. Cic. 
si vous vouliez, un peu vous aider , ou f.iirs quelque tf- 
fort de vôtre côté , en vous aideroit d:i rifie. Si quid de 
tuo praitares , ca:tera tibi aliundc fuppcditarentur. 
r Cela le dit d'une perlim e i i;ui l'on àiir.jfide une grande 
ibiEine d'.r-;eiu , & a qiu on dit de s'aider , icft-a-due , de 
fou.nir tjuclqje fomine du i>n. J 
Cn dit -proverbialcmeiit Aider a la lettre , [_fuppléer a 
ce qui ritanque à un n:ot. ] Prjcfcare vitium alicujiis 
vcrbi. 
£)n dit encore en un autre fens, Aider à la lettre. [Ajou- 
ter quelque chef dit fien à quelque hiftoire. J Addere ou 
attexere aiiquid de liio rei geilï. 
élui ?ie s'aide pomr , ou p.ui ne fie ficrt peint destnem- 
i/res , qui en .1 perdu l'ufage. Membris captus , capta , 
captum. Cic. Membris incrSj^f'w. incrtis, om.gcn.i'//'». 
AIGLE , fubft. feui. [ Le plus grand , le plus fort iT le 
plus vifie des oifiexux qui vivent de proye. J Aquila , 
géiiit. aquilx , f. Cictr. 
Vaîglf. , i trififignc des Légions IkormAncs. ] Aquila , gén. 
Aquila: , i. Cie, 



■M G 

[ LesPerfes font les premiers qui ont porté l'Aigle dans icur: tr.- 
feignes , félon le témoignage de Xenophon. Les Romains 
aptes avoir porti divers animaux dans leurs Enfcignes , prireut 
l'Aiijle pjur 11 prinàpale Enfeigr.e des Légions , h ictondc an- 
née du Conlubt de Marius. 1 
Celuy qui portait i' Aigle dans chaque Légion. Aquiiifer ,° 

génit. aquilifëii , m. Cxf. 
D'Aigle. Aquilïnus , aquilïna , aquinnum. Vlatit. 
pierre d'Aigle ,[_ certèfine pierre crenfie Q" fonante qu'09 
trouve dxns le nid des Aigles. ] actices , génit. Actita: , 
riiafc. Pi'(«. 
AIGLON (fubft. m. [ Le petit d'une Aigle. ] Aquila pul- 

lus , génit. aquiia; puUi , m. Flin. 
AIGRE , adj. m. f. [ Acide , qui a une (,uaUté picquan- 
te cy défcgréahle , tant f.ii goût , qu'à i'ouye 0° à l'e- 
dcr.tt. ] Ac-et, acris , acre. Acidus , acida , acidum. 
Aceibiis , aceiba , acerbum. 
r On dit au ccmpaiatif ./.cnor cS^ hec Merlus.: .Acnbior^ hoe 
«fHna/ , p!usaigr.£, ./^eetiimm , Awiijf-titui , a , uin , av 
(uptrlatii Cic. ] 

Un goût aljre. Guflus acris ; gc;:it. goftùs .çcris , m^.fc. 
Pii;.'. *■ U.-i eflomnc qui rend des rapports aigres. S. omn,- 
chus acer , gsnit. ftomachi acris , m. Vlin. '^ Ves fruits 
aigres. Ecma aceiba , gé/.it. pomotiuîi accrborum , n. 
pi. Ovid. ^ Le rry d'une fieie qui i/r aigre. Hoiror ferra: 
acerbus , ^wîif. honoris ferra- accibi , r.-\. Lucr. 
Un peu aigre. Acidùlus. Siibacidiis. Subacidulus , a , ura, 

Vlin. Cau'.l. 

Efrre aigre. Accrc, ( aceo, aces, zcui,fiansfupin. ) n. Ca', 

Devenir aigre. Acefccre, Exacefcere , ( acefco , acefcis , 

ncaiyfvisfupin.) Hor. Coliun. U'p. Acorera contiahere. 

Aigre au figure , [ Parlant de l'cfprit t>' dis humeurs. ] 

Acerbus , a , urn. Afper , afpëra , afpërum. Anid- 

rus , .amara , amarum. Acer , acris , acre. C&f. Sec. 

C'efl fin homme aigre. Eft iiçmo acerbus. Cicer. îàomp 

acer. Ver. 
il avclt coutume de fie mocquer de Tibère par des r.itlle- 
ries aigres. Acerbis tacctiis Tibcnum irridére folitus 
erat. Tacir. 

il a i'efiprit l'.igre , ou il a bien de i'.iigreur dans l'efiprit. 
Magna clt in illo ingenii accrbitas. Cic. 
il lu-/ a dit des paroles aigres (r picquantcs Afpera Se 

accrba il!i Iccurus eft Cicer. 
Une fiemn.e aigre Vf fiacheufi. Amara niuUer. Ter. 
La vieilic£e /:ous rend ph,^ .ligres isplus fiÀc'oeux. Aaij- 
riorci nos facit fenechis. Cic. 
Aigre. fe dit au.Ti du nierai , [ Qui efl- cajjant , (s' ,qu,:nd 
il vient de la fente. ] Afper , afpera , alperiim. Fragïlis 
& hoc fragile, adjciLt. 
.MCKZ-ïyovx , \_ S:ui i^n goût aigre (y doux. ] Acido & 
dulci mifcus , a , um. Et dans le figuré on dira. Acerbi- 
. tare & luavitate mirtus , a , urn. 

AicRE-r;» , fubll. m. [ Poifi'cn de mer , qui efl une efipec^ 

de gros merlan. ] Jecorarius , génit. jecorarii , m. Plin. 

AIGREMENT , adv. [ F.uc!ement , d'une manière aigre. J 

Afperè, acerbe, aniarè. adv. Cic. Aficon-Pel. 
[On dit au conipaiatif, ..^jperrm , .Acerbms , ^fUriùi^ plus 
aigrement ; t: au Superlatif .^ificuimè , .Jcsrl.^nu plus ai- 
grement En noire langue ce mot i.e 'e dit qu'an hguré. I 
AIGRIMCilKE , fubd. m. [ Lfipece déplante Medecinale. ] 

Eupatoria , génit. eupatcria: , f. Plin. 
! Quel ]ue5-uns dilent Eii/aiorit/nj , comme les Auteurs' de l'Hi- 

ffoiic f,i:.i-ra!e des rlanrcs , (rirs autorité des Ancier.s j 

.^IGREJ" , m. Aigrette, f. adjecL. , Un peu aigre.) 

Acidùlus. Subacidulus. Subacïduî , a , um. Plin. Catnl. 

AIGRETTE , fubll. fem. [ Olfeau qui porte fur la tcfle 

une plume fiort blanche ; c'efl une efipece de Héron blanc , 

ai>,fi nommé de l'aigreur de fin cri. Alper crodius, génit. 

afpëri erodii , mafc. Ardscla, ^cwif. ardeola: , f. _Ciris, 

genit. ciris. . f . 

AicKhTTl , iLa plûms de cet oifeau qu'on porte fur U 



A I G 
fcfleen forme â' un bouquet de pl-Jnics.J Aideol.r ciris 
ciilVa , rénh. crillr , f. 

A7GREIIR , fuhft. f. [ Slu.tlhé de ce qui efl aigre. ] Acor, 
genit. acôiis , ni. Colum. Acrïtas , génit. afiitat's , I. 
At:l-Gcl. Acrimonia , génit. acrimcniia; , f". Vlm. Acri- 
tûiio , génit. acritudinis , f. Virr. 

AiGRvuR, au figure, [_ParUn: de; rfirin (r des difcotirs. ] 

AIjKritas , accibuas , génit. acis f. C'tc. 
Il >i'ii.uicune aigreur dans l'cfprk. Nulium accibitatis vi- 
rus habet in animo. 
Il ne lui témoig-t:a aucune aigreur de l'affront qu'il hiy 
0voit fait. Non acerbe tuUjrc vifus dl hanc contu- 
- meliam. 

S .t jette toute l'aigreur qu'il z-jc:t dnr.s le cœur. Virus 
acorbitatis fu.c cvoniuir. Cic. 

porter les chofes davs l'aigreur , ou d^ns l'extrémité. Ad 
extreina res dcJucere. Rcs exaccrbarc. Ad cxt^eina 5: 
inimiciliima juradecurrere. Liv. 

Varier avec aigreur. Acerbe & inciernenter dicere , ou 
loqui Vhut. Cic: 

On dit , Aigreur , d'une peine , d'un ptpplice. Sapplicio- 

rum accrbitates , génit. acorbitanini. f. pi. 
AIGRI , m. AIGRIE , f. parc. pall. ( Ticve.trt aigre. ] Acï- 
dus , acida , acidum. Acefcens, génit. acefcentis, omn. 
gen. Cic. 
Aigri , au figuré , [ Irrité- ] Esacerbatus. Eïafperatus , 
a , um. Liv. Exulceratus , a , um. Cir. Ainarulentus , 
a , um. Aul-Gel. 

Je luy ay trouvé l'efprit fort aij^ri contre -vcus. Is mihi 
vifus eft valdè in te exafper.itus. Liu. 

Appaiferles efprits aigri s. Seà Aie cxalperatos animos. Liz\ 

AIGRIR , V. ail. [ Donner ou ciufer de l'aigreur. ] Aco- 

rcm facere , ( facio , facis , feci , fadum. ) aÛ. Col 

Le levain aigrit l.i pafle. Fcrmenrum totam farina; niaf 
fam corrumpit, Fcrmento farina: mafra a-côrcm con- 
trahit. 
s'Aigrir , [ Devenir aigre. ] Acefcerc. Coacefcerc, ( accf- 
co , accfcis , acui , fans ftifin. ) neur. Cic. 

Le fruit que l'on mtnge au dejjért s'aigrit d^ns un efiomac 
</tWi;. Si-'cunda menfa in inibecilia f^orvicho coacef- 
cit. Celf^. 
Aigrir dans le figuré, [^Irriter, p-q.icr.'] Alicujlis ani- 
mum exafpcrare , ( exafpëro , exalpëras , exafperavi , 
exafperacum. ) acl. Celf. Aliquem exaccrbare , { exa- 
cerbe , exacerbas , cxacerbavi , exacerbatum. ) aft. 
Suct. Iram alicujus afperare , ( afpcro , alpfta* , afpe- 
ravi , afperatuni.-) aét. Tant, animum cxulcerare , 
( exulcêro , exulcêras^, esulceravi , exulccratum. ) aft. 
Cic. Aliquem ad iram irritarc , (iirîco , irritas , irrica- 
vi , irritatum. ) atft. Ovid. 

Ce qui m'aigrit davaMiige , ejî de voir qr^on fe joKe de 
moy à mon âge. Hec cit viiod p'.'iacercit , me hoc x'ta- 
tis ludificari. Ter. 
Aigrir , [ ii.:npirer , Irriter un nird , l'augmenter- ] Exaf- 
perare malum. Celf. Augete mal-um. 

Les remèdes ne font qu'aigrir le mal. Remcdiis moibus 
exafperatur. dlf. Remcdiis cx-udefcit morbus. l'irgil. 

Aigrir une playe. Vulnus acerbarc ctt agijravare , ( o , 
as , avi , arum. ) Claud. Celf. 

Le mal s'aigrit tous les jours. Ingravcfcit ou rfcrudcfcit 
in dies malum , ( ingravcfco , "ingravefcis , fans prété- 
rit ni fupin , ingravcfcere : rccrudefco , rccrudcfcis , 
recrudui , fans fupin , recrudefcerc. ) neut. Cieer. 
AIGU , m. AiGuë ; f. adject. [ Vomtit , qui fe termine 
en peinte. ] Aciîcus , acuta , acutum , ( qui f.tit au 
co?nparatif acutior & hoc acutius , (y oh Superlatif, 
acuti/rimus , a > um. cic. Acuminatus , acuminata , 
acuminatum , Cicer. 

îfc CQiuean aigu.. Acutus culccr. tlaut, ^ Un argle 



A I G j^ 

Aigu. Anguîus acutus , m. PUn. 

Aigu au figuré , Vn rfprit air* , (ubttl fénétrant. Acu- 
tum ingcnium, n. Cic. Acics acris ingenii , génit. aciëi 
acris ingenii, f. cic. hcK ou pcracreingcnium, n.Cic. 

Aigu , [ Se dit aujft de la voix ty des donhurs. ] Acutus , 
a , um. * Une voix aiguë. Acuta vos , génit. acvita: 
vocis , f- . * Une fièvre aiguë. Fcbris acuta , fem. Celf. 

* M.rtadie aiguë. Morbus acutus , m. Horat. 

En Grammairt. on dit V,i accent aigu ,1 Celuy qui 

m nqne que la fll.zhe fe doit prononcer d'un ton élevé. ] 

Accentus acutus , génit, acccn'tûs acuti , m. 
AIGUADE , fubfl:. f. [ Re>iOUVLllement de provifion d'eau 

douce. ] Aqu-vrio , génit. aquationis , f. CaÇ. 
f VieuxTeiir.e de Maiine J 
Faire aiguadc ou faire provifon d'eau douce. Aqua- 

tum ire. Sdufl. Aquari , ( aquor , aquaris , aquacus 

fum. dcp.) Cif. 
Il refolut d' empêcher les vaiffeaux de faire aigiiade , ou 

de f.iire prcvifion d'tau douce. Naves prohibera aquâ 

inllittiit. Céif. 
AIGUË , fubft. f. [ vieux fnot qui fignifioit de /'Eau qui 

fe dit encore dans fcs cempofez , comme ] 
AIGUES-MORTES,[ ville du bas Languedoc prés la Mer.'\ 

Aqiia' t^oïiznX , génit. aquatum Morianarum , f. pi. 
AIGUE-PERSE , [ ville du D'uhé de M.mt-penfer.'] Aq'ix 

Calïda' génit Aquarum Calidarum , (. pi. 
AIGUIERE , fubii. i". il,: prononce Eguiere. [ Vaijfeau 

rond à mettre de l'e.iu. J Aquâlis , génit. aqualis ;■ m. 

Pli'i. 
AIGUILLE , fub.l. fem. oa prononce Eguillb. [ petit fer 

pohttu, (y délié 'qui fert à coudre. '\.Acus génit. acîis-, 

f. Acicîila , génit. acicul.£ , f. Cicer. 
On dit qu'une fille ne ffait pas ficher an point d'aiguille , 

pour dire qu'elle efi tout à f.iit ignor.znte , er qu'elle 

ne (fait rien f tire. Inertiffima &: defidiofuiima virgtx 

Cicer. 
Aiguille , [ Se dit de petits infirumcm pointus. "^ com- 
. me Une aiguille de tefte, celle qui fort à cocffcr les fem- 
■ mes. Acus , génit. acils, f. Juv. Acus crinalis , f. Apul, 

* Aiguille à broder , ou à travailler en tapifevie. Acus 
ailyria , génit. acûs allyria: , f. Claud. Acus Semiramia 
génit. acûs Serairamix , Mort. ^ 

Taire de la brodtrie , ou de la tap'.ff^vie a l'éguille. koJs 

pingere , ( pingo , pingis , pinx-i , piclum. ) kSi. 
Aiguille d'un cadran qui fett à marquer les heures. Sty- 

his , gén. ftyli , m Plin. Gnomon, gé». gnomônis, m. 

Vitr. Horarum index- , génit. horarum indïcis. m. 
Aiguille fe dit proverbialement, // efi venu de fil en 

aiguille , poiîr dire d'un propos à l'autre. Ex aliquo 

fcrmbnc in aliuni incïdit. Ter: 
Fai) e u/e procis f-r la pointe d'une aiguille, oour dire j, 

Ccntcfter fans fujet , (y pour une affiùre de rien. D^ rc 

niimm.i litigare , n. Plaut. 
Aicuiilb , [ Poijfon de mer long 0' aigu par fa partis 

antérieure , ff qui rejfemble à une aiguille. [ Acus , 

géùit. aci , nialc. Plin. 
Aiguiilk dé Clocher, [ Piramide on Obélifque. ] O'K- 

lifci-.s , génit. obelifci , m. Plin. 
AIGL'ILLÉE , fubd. f. Acia , génit. .ici.-e, f. Cornet. Celf 

Linum quod acu trajicitur. 
AîGOlLLETTE/iib.f. [Cordon on tiffu ferré pur les deu.v 

boutSiquifert à attacher. ] Ligânien , génit. ligaminis -, 

n. Colum. Ligïila , gértit. liga!:E d-tns Char: fus. 
NoucR l'aigi:illeite[ fe dit d'un prétendu m.%lefirc qui e;v- 

pcfche qu'on ne puiffeconfonimer un tnariage. ] Lingiili 

malà fafcinarefponluni. Caliil. 
Une femme qui court l'aiguillette , [ qui va chercher les 

hommes , O" qui fe profrituë o« premier venu. ] SccijCi<~ 

leia mulier. Tftr, 

II- .j 



go AI<i 

Com-ir l'vgudlette. Sedari viros. dep. 
Laschcr l'aiguilletce,[_ Aller etux grands hcfo'wsâe la vie.l 

Exonerarc alvum. act. 
AIGUILLETER , [ Attuchcr avec des aiguillettes. ] Li- 
gamentis aftringere , ( aftringo , aftriiigis , aftrinxi , 
aftridum. ) 3.&. ace. 
AIGUILLETIER , fubrt. m. [ SK'/i fait &■ -vend des ai- 
guillettes, Sec. Acuum opïtex & propola , iînit. acuum 
opLficis & propôlï , m. Ligularius , génit ligularii. m. 
[ On dit communcir.ciit E'pii:gUer. ] 

AIGUILLON , lublt. m. [ Ce qui pique. ] Aculeu'; , gén. 

aculci , m. Spicùlum , genit. fpiciili. 11. l'ii'i. Virg. 

Nous ne pouvons fjttjfrir i'aiptillon d'une mouche à miel 

/mi crier de douleur. Apis Aculeum fine clamorc ferre 

non poiTumus. Cic. 

Lai/fer l'aijuillon dans la pl.tj'e. Dimittcre aculeum in 

val nus. Cic. 
Aigtiiilon de Bouvier four piquer les l ce ifs. Stimulus , 
genit. ftimuli , m. Haut. 
Aiguillon j au figuré, [ Ce qui excite & poiijfe à une 
chofe. ] Aculeus. Stimulus , genit. i , n. Incltamentuin, 
ginit. incitïmenti , n. Incitamen , génit incitaminis , 
neut. Cic. 
Cela fcrt d'af%uillon k l'efprit. Hoc maximum eft animi 

incitamemum. Ciccr. 
Tous les aiguillons du courage & de U incloire font pour 
nous. Omnia ridorix incicatnenta pro ncbis lunt. 
TMit. 
Il Uijfe un aiguillon dans l'efprit de ceux qui i' écoutent. 
Rclinquit aculeos in ani-nis audientium. Cic, 
il y a dans le coeur des gens de bien r"i cert.i'n aiguil- 
lon qui les pique jour (3" nuit pour la gloire. InsïJcr 
qux.lam in optimo quoquc virtus , qua: nodes ac dics 
animum gloria; ftimulis concïtat. cic. 
AIGUILLONNER , V. ad. Ifxcitty , pouffer k une ch- 
fe. ] Atiquem ou alicujus aniinum ftimulare, ( llimiilo, 
ftimùLis , iHmulavi, ftimulatum. ) ad. T^?-. Liv. Ali- 
quem incitare ou cxcitaïc ad aliquid , ( cïto, citas, ci- 
tavi j citatum. ) ad. 
f Ce verbe ne fe dit guéres qu'au figuré ] 
AIGUISÉ , m. AIGUISÉE , t. part paiT. du verLc aigui 

sE«i. AciTcus Exaciirus , a , um. PH'i. 
AIGUISEMENT , fublt. mafcul. [ Valion d'aiguifr. ] 

Eracutio , gé?iit. exacutionis , f. Flin. 
AIGUISER , V. ad. [ Rendre aigu & ira-ichmt. ] Acuc 
re , cxacuere , [acuo , acuis , acui , acûtum. ] ad ace " 
Cic. Vlin. Acutum rcddcrc , ( Acutus , a , uni. ) Ha, 
Aciem ( fcrri ) excîtare. Viin. Cote acuere. ad. accul. - 
Hor. 
Aiguifer un poi''na:d fur un caillou pourrenire fa pcin'c 
plus affiléf. Pugioncm faxo exafperare ut lu mucrôncm 
ardcfcat. Tiicf. 
Aiguise» , au figuré, [ Parlant de l'efprit C des pajfons.] 
Acuere ou exacuere ad. ace. comme, acuere ou c:;acucc 
ingoaium.CjV. Aiguifer l'efprit. * Aciem ocu'orum exa- 
cuere. C ic. Aiguifer la 11/ië. 
J'iufieurs Jus c;u'im cuifnicr mêle enfcmhls aigiiifen. 
l'appétit. Multa jura (\\\x coc]uus conîundit , reficium 
in morfus ianguentCin ftoniVlinm. Hcr. ou exacuun^ 
palatum. Ouid on aviditatem ad cibos excitant , 01, 
incitant. Cic ou eb.bôvant faporeni. Horat. 
On dit proverbialement Aiguifer fes couteaux , pour di- 
re , fe préparer au combat. Accingete fe pugnx ou ad 
pugnam. Liv. Virg. 
AIL , au fingulier , & aux attphtrier, fubfl. m. [ forte d'oi 
gncn d'une odeur tr}s forte. Allium. génit. allii, n. Hor. 
Une tefle tî'/î.;7. Allii caput , neaz. Colum. '^ Une goufp- 
d'ail. AlUi ftica , gé>2it. ftica: f. Colum. Allii nucleiis , 
ge;:it. allii nuclei , m. f/i». 



AIL 

Trotté d'ail AUiams , a , um. Tlaut. 

Sentir l'ail. Olere ou obolete allium. Tlitt. Plaut. 

AILE , fubrt. f. [ Partie du corps des oifeaux avec laquelle 
ils s'éle'Vent CS" fe foùtiennent en l'air. ] Ala , génie. 
alx , S. Penna , génit. penna: , f. Cic. 

Les ailes des mouches à miel. Apum alx ou pinnx , ou 
penna;, génit. alarum ou pinnarum f. pi. Col. Virg. 

Petites ailes des oifeaux (S' des mouches. Pinnùlx ou pen- 
nula; , génit. pinnularum 9« pcnnularum f. pi. Cic. 

'Battre des ailes. Quatere alas. Plaudere alis .''irj-. Cou- 
cutere alas. Claud. 

tftcndre les ailes au foleil Pandete àlas ad folem. Virg. 
Voler k tire-d'ailes. Pernicïter volare. Plin. 

Ailes d'un Baftiment. ALx .ïdificii , f. pi. vitr. 

Ailes d' un Tetnple on d'une BafiUque , [ les deux voûtes 
qui font les plus baffes tT à côté de la grande. ] Als 
Templi , on Bafilicx , fcm. pi. Vi^r. Columoata Tem- 
pli latëra , génit. columnatorum Templi latërum , a. 
pi. Vitr. 

Aij.ES de Moulin. Moletrîna; alae , f. pi. 

Ailes ou les ntgeoires des poijfons.Pinax , génit. pinnarua* 
f. pi. Plin. 

Ailes que les Poètes, rnettent aux pieds de Mercure. Tala- 
ria , génit. talarium , n. pi. Cicer. Plantâtes als Mercu- 
rii , f. pi. Stat. 

Ailes d'une armée. Ala , génit. alx , f. Cicer. Cornu , n, 
tS" indéclinable au ftugulier . 
L'aile droite. Dcxtra ala. Dextrum cornu Ci/. L'aile gau- 
che. Siniftra ala. Siniftrum cornu, df. 
Ceux qui font fur les ailes d'une armée.kXïtes , gén. Ala» 
rium , mafc. pi. Liv. Alaiii. génit. alarioruni , mafc. 
pi. Cif. Alares copix, f. pi. 
D'abord l'aile gauche des ennemis fut romptu. Primo 

concurfu à finiftro cornu hoftes pelluntur. cic 
L'aile droite plia d'abord. Dextrum cornu primo verfujji 
eft in fugam. 

Aile , [ Se dit en chofes morales (3" fpiritudles , & jîgnifie 
protection & tutelle. ] comme Cette fille a toujours éri 
fous l'aile de f.i mère. Hxc virgo perpétua matris difci- 
plîna fuit exercitata ou eduda. Cicer. Ta-if^. 
Lorfque les enfans font fortis de dejfous l'aile de leur mè- 
re. Ubi xtas libcris exceilit è matrum difciplinà. Ubi 
exceilît liberorum cura à matribus. 

■"".NI Dir poctic^uement. 7/ fera porté fur les ailes de la Re- 
no/im^e. lUum aget famapcnni }!cr. Famà diffcrctur. 

Aile fe dit proverbialement des exprcilîcns fjivantes , il 
en a daits i'a'ie , il en tient d.vns i'aile , pour dire , 
il !uy efl arrivé .quelque m.dheur. Habet , eu pcriic 
Tereiit. 
Il ne bat plus que d'une ail-e , [ parlant à'i-.rs perfonne 
dont le crédit efi fort diminué , CT qui n'eji plus .'.ins la 
même fortune. ] Ur.ic.î plaudit ala. Gratia 5c .^br':^nà 
imininutus c.'l arque atcenuatus. Languet , 0:1 diP.iiuit 
illius gJT.itia. 
Rigner les ailes k quelqu'un, [ Le réduire comme l'on 
d't , au petit pied , diminuer fon crédit (S" fes biens. J 
Pennas ahcui incidcte. Ciccr. Decifis pennis aliquem 
humi'.em rcddere. Ilor. 
Il VI ut voler devant que d'avoir des ailes, [^ parlant 
d'un homme qui veut s'élever fais mérite Sf fvis biens. J 
Voht fine pennis. l'inut 
Il luy a .ir/aché ou. tiré quelque plume de l'aile , pour di- 
re , // hty a tiré quelque fomme d'argent. Corraiît ajb 
ipfo aliquid pecunix. Ter. 

il en tirera pied ou aile. Prxdam qualemcunquera.lu- 
crum qualecunque faciet. Plaut. 

La teur luy a donné , ou luy a mis des ailes aux t.tlons, 
Timor addïdit alas. Virg. 

AILK , m. ailÉe , f. adjed. [ Sut a des ailes. J Alâtus, 



AIL 

*Uta , (ilatum. Alrgcr , aUgi?i-.i , allgjfnm. Peniuni'î , 
pcnnata , pennatiim. Pcnuiijcr , pcnnigè'ra , pennigè- 
riim. Ciccr. l'irg. Pliii. 
AILt'RON , fubft. m. [ Le bout dt'}'mît. ] Eïtrcma ala , 

génit. cxtrcma: alx , t. 
Aileron de foiJfon.Yinm C pinnûla , génit. x , f. FUn. 
Aileron [ dans les roues à faire monter l'eau , &:c. ] Pin- 

nx y génit. pinnarum , f. pi. Vitr. 
AILLEURS, l Eli itn sutre endroit . '} AUo. Alium in lo- 
cum. ( £» fig>iijicat!cn de tnon-jemettt. ) * Alibi, adv. 
Cic. Aliubi.adv. Vlin. Alio in loco , ou alio loco. abl. 
(en fi'^nipCitticn de npos. ) 
d'An. LEUR S , [ D'it» autre lieu , avec les Verbes "venir , 

retourner. ] AliuuJè. adv. Cic. Alio ex loco. 
^AR AILLEURS , C ^'"' "" autre endroit. ] Alia via. Pcr 

aliain riam. Pcr alium locum. 
D'Ailleurs. [ Déplus, outre cela. ] Pra:tercà adv. 
Cet hortnve qui avcit d'ailleurs de belles qualirei. , régna 
/nrec la même ambition qu'il avoit fait paroi tre en dc- 
murdant le Royauté. Virum cxtera egrcgiian , fcciîta 
qua.Ti inpetendo h.ibucrac , eciaJn regnaiitem/iiribitio 
eft. Li-j. 
On ne fçauroit faire faroltrc fon efprit dt^a: ces fortes de 
livres , C d'ailleurs le mien était très médiocre. Hi- 
Libclli non ingcnii funt capacet , quod alioquin nobis 
pcri]iiam médiocre crat. Tlin. 
.AIMABLE , adjcd. m. & f. [ Slui a des qualitez qui at- 
tirent l'.-.mour (S' i'arriiié de chacun. ] Amab'îlis& hoc 
aiTiabilc , genit. am.'.bilis pour tous les genres. { il fait 
iiu Comparatif Amzh'ilioi: & hoc amabilius , plus aima- 
ble ; t? au S«/>fWa/i/"amabili/llnius , a, um. Très aima- 
ble, Cic.) * le contraire eft Inamabilis &iloc iaamabilc. 
Cic. qui n'cjl point aimable, 
•il a quelque cLof- d'aimable deiKS la converfatirn , St 
ccnverfation a quelque cl'ofe d'aimable. Nefcio <|uod 
amabilitatis inelr in ejus congrcflu Vlaut. 
Il a des mœurs aimables , ou Ses inceuri font aimables. 

Ipd fuiit mores aniabilcs. 
// eferefe rendre aimable auprès de vous. Amabilem fpc- 

rat fc tibi {btc. Hor. 
D'une manière aimable. Amabilitcr adverb. Ciccr. 
( Amabilius au Comparatif , tr AmabilifTimc au Su- 
perlatif. ) 
AIMABLEMENT , adr. Le même moins ufitê. 
AIMAKT , m. aimante , f. part. act. du verbe jv^her. 
Amans , génit. amanris. omn. gen. avec le génitif . Cic. 
Voyez AIMER. 
[On dit au Com^rtM'iî .Aminiior é hoc aunmiu' , ?■: au Siipcr- 
laii', .A^yi.mtijjmu), a , uv ; ii. l'on di^nne le génitif .\ l'un & a 
l'autre. ] 
AIMANT , fiibll. m. £ Vierre minérale noi'-f , qui a de 
mcrvidleufes 'propriétés, , entr' autres d.' attirer le fer. ] 
Magnes , ^eait. m.it;nctis , m. Trop. 
[ C:cei>jn iS: VWne i'ikm Mig'"' Lifn . ^.cnit. magxetii Itpidh , 
m Cette Hcrrc fe tro'ivo-t auprès <*c Magnefie Ville du Rcyau- 
me de L;.die : on l'apfflla en Crée. ,uuyj>!X»s Àiêas , & eu 
Latin IvSi^piei Ufis , comme <]ui diroit Vinre de M^grUfîe , fé- 
lon le feuiiment de Liurcce Niiander en attribue la décou- 
verte à un certain Bener nomnc Magnes , c|ui dôiouv.it le 
premier l'Aimantavcc le fer de a iiouleue iur le Mont, da On 
dit encore A.'«' If j /^fA-cZ/nj te Sideiius , qui !ont dans Hine. 
On peut joinJrc Lffh Her^dius , J.^pn Stderhes. ] 
Vaim.-vit attire le fer. Magnes lapis ferrum ad fe allï- 
cit ft trahit. Cic. Magnes ferrum ducit. Vrop^ou ferrum 
rapit. Solin. 
r.'AiM ANT, ou qui concerne l'aimant. Magneticus, a , um 
J Claudicn a dit A//!g«trî..t jw» 7« pour l.i f.ictrc' d'aimant ) 
AIMANTE , m. aimantée , f. [ Trotti d'Aimant. ] 

Magnerc pcrfridus ou afFriûus , a , um. 
AIMANTER, V. ad. [ Frottir qtulrue cbofe d'aimart peur 
Ja faire tourner au Nord. ] Magpîte aiiquid pcifricare , 



A I M gi 

( pcrfrTt» , pcrfricaî , pcrfricui , pcrfrittuni. ) .ad. 

AIMER > V. ad. [ Sll/i fe dit en général des chofes CT des 
perfoiines pour iefqtiellcs ou a de l'amour , de la ten- 
dreffe , de i'amit'ié, ou quelque forte inclination. J Ama- 
rc , ( amo , amas , aniavi , amatiim. ) act. acc. Cicer. 
'^ Le verbe Dihgere aimer avec choix & difcernemcnt 
entre plitfieurs cjofes cr pliifîeurs pcrfonnes. * [ O» peut 
fe fervir quelquefois de ces fafcns de parler : Amôre ali- 
cjuem amplcdi eu compledi , ( plcdtor , plederis , ple- 
xus fum. ] ou prosêqui , ( prosêquor , pcrrecjucris , pro« 
fequutus fiim. ) dep. •* Propcmlcre in aliquem , ou 
propcadere inclinatione voluntatis in aliciucm , ( pro- 
pcndeo , propcndcs , propend i , propenluni. ) neut. * 
Charum aliqucm habcrc, ( habco , habcs , habui , ha- 
bïtum. ) ad. ace. Cicer. 

Aimer fort q'telqu'un , avoir bien de l'affeciioa pour luv , 
avoir bctucoup de l'amitié pour l;iy. Aliqucm 
deamare. In primis amare & chanira habcre. zSi. 
ace. Singuiari amore aliqucm amare. Amare unïci-. 
Unicc diligere. Summà bencvolentiâ aliquem com^i' 
p!cdi. Cicer. 

Ainur finccrcmmt , véritablement , de cc.ur & d'afec- 
tion. Aliqucm amare toto pcdore. Verè ex anime ama- 
re. Toto pedore ou ex animo air.arc. OV. Amare cor- 
de Si animo. Ptaut 

Efrefort aimé de quelqu'un. ElTe alicui in deliciis & fn 
amore. EiTc ilicui cariiTimum , ( fum , es , fui', caril- 
Cmiij . a. , um. ) Cic 

S'aimer l'un l'aKtre , s'entr'aimer. Amare inccr Ce' Cic, 
Amare fe mutuis animis. Cat. 

Je trouve que d'aimer les gens qui nous haiffenî , c'eH 
faire une double faute , car c'efl prendre une pein-e inu- 
tile , ^ leur être à charge. Qui amat illum cum oui» 
iplius eit , bis facere ftulcc duco , labôrem inînem iple 
capit , & illi molclnam affeit. Térent. 

Ai,ner ceux q:ii ncus aiment. Alios rcdamare. Aliis ia 
amore refpondere. OV. 

Vlût à Dieu que vous m'aimajjicz, autant que je voue 
aime ! Utïnam mihi elTet pars xqua amoris tecum 1 
Ter. Vellem ex a:quo me amares ? Utinam mihi ia 
amore rclpondcres I Cic. 

[On trouve une infinité d'exprcflîons Latines comme fynonjr. 
mes , pour rendre ce Verbe ^''rmrr en Latin dans les Diâion- 
nares. Ce ne font n..ar.inoins que des tours particuliers , qui 
ont i la vérité leurs beauJ^cr, C: leurs gtaccs dans les en- 
droits ou les Auteurs de h Lingue Lariue les ont employez ; 
mais qui éiant détache/. & entallc/. confusément , font qu'an 
les place ordinairement mal , S: fans en concevoir ni U for- ■ 
ce , ni l'endroit du dilcours oh ils peuvent être placez avec 
juftefTe i< avec gr^'.ce. Ainfi j'ai cru devoir éviter cet incon- 
vénient , & diflingucr pat articles toute l'ctenduë delà lijjùi- 
fication de ce mot. ] 

AiMTR , [ Avoir /me incli::.ation forte , Sf tr.: p-and pen- 
chant pour quelqu'un. ] Aliqucm amare ou deamare^ 
ad. accuf. Amore alicujus tcncri , ( teneor , teneris 5 
tentus film. ) pair. Amare amore llugulari. ad. accuf. 
Cic. Confcrre amorem in aliqucm , ( confère , ccn- 
fcrs , contiili , collâtum. J ad. Plaut. Ampledti ali- 
qucm. depon. S.ilufi. Amore amplcdi ou coniplecti. 
depon. ace. Cic. Inclinatione voluntatis propcndere ia 
aliquem. neut. Cic. 
Apres mon frère il n'y » perfonne que j'aime plus qui 
vous. Cùm à fratcrno amore difce/Ii , amoris crga te 
mei tibi primas defêro. Cic. 

Aimer quelqu'un, [ L'aimer d'un amour déréglé , en. 
eflre éperdutnent amoureux , l'aimer jufques à la, 
folie. ] Amare on deamare perdïtè f? efflidim i? mi- 
ferè. Cicer. Terent. Platit. Deperire aliquem , ( dcpe- 
reo , dcpcris , dcpcrii , dcperïtum. ) ncut. Plaut. De- 
perire amore alicujus, Uv, Aiicujos amore ardcre , 

H iij ; 



ii 



A î M 



ou S-.^rarc , ( ardeo , ardcs > arfî , arfum : /lagro , 
flagras , flagrayi , flagratum. ) ncut. Cic. ArdcK ali- 
(juem 0« in a!ic|uem, l'irg. Cicer. Alicujus amorc in- 
ec-ndi au inccnfum elle , ( incendor , incenderis , in- 
cenfiis fum. ^aj^. Incenfus , a , um. ) Iiiflammari c:t 
inflamir.atum etfe alicujus amorc , ( infiammor , iu- 
flammaris , in'iamniatus fum. palf. Iril'.ammatus , a , 
mm.Cicer. A'.tqiiem demori , ( demorior , demori.-ri'î ; 
demortims f«ni. depon. TU:it. EfFiisc alic]i!em dilis^c- 
re, ( dilïgo , dilïgis , dilexi , dileûiim. Cad. Pliii-f;:». 
iffliftim aliquem penre , neut. PLx;it. Inlàiiire amorc 
alicujus , ( iiifanio , insânis , infanivi , infanicuin. ) 
neut. Hor. 

AlMER tend'/ement quelqu'un , [ comme une mère (o7i cn- 

fiiftl , &c. ] Aliquem amarc, acl. ace. Aliqucisi ara- 

plefti OH complecti. Amorc compltcti. dep. ace. In de- 

liciis hafcsre aliquem , & in oculis fcire. ail. ace. C:c. 

■ Aliquem meduliïtùs ou oculïtùs amare. ad. Plant. 

Aliquem gcftare in £nu , ( gc.to , gtflas ; gtftavi , 

geftatum. ) ad. Ter. 

^Aimer quelqu'un jufques à ne rien épargner pour luy , ni 

foins , ni peines , ni fa propre l'ie. Omnibus (ludiis , 

iaboribu* , yitx periculis compledi aliquem. Cic. 

Ai.MER trop tme chi'te , [ avoir bien de l' (itî.zche O" une 
grande palfton pour e-lle. ] Aliquid amare ou ada- 
jmare, ad. Rem aliquam nimiùm ou plus arquo con- 
fcdari , ( confcdor , confedaris , coirfedatus fum. ) 
dep. cic. 

Aimer , [ Se plaire à une chofe. ] Aliquid amare. Re 

aliquà delcdari , ( delcdor , deledaris , deledatus 

fum. ) pa([. Rem in delicii? haberc , ( habeo , habts , 

habui , habitum. ) atl. Cic. 

J'aime cette maifon. Arrîdent mini ïdes. Vlittit. 

Il aime le jeu , A» chiijfe t~ la mufique. Ludo , venatio- 

ne , muficis ddeftacur. Cic. 
31 s'aime bien à la Cour , il s'y plxitf^^rt. Aulam in 
deliciis habct. Delcdatur Aula plurimùm. Vohipta- 
ti & deledationi eft ipiî Aula. Cic. 
'Les Elcphans ne s'aiment que diins les pais clxvi^s. Ele- 
phanti amant regiones calîda'j.i'/i». 
n aime à eftre lotie. Amat laudari. Hor. 

Aimer , [ RefpeBer , honcrer quelqu'un qui cfl nud:0:ts de 
foy. ] Amare. Colère , ( colo , colis , colsi , culcum. } 
ad. ace. Veneiari , ( vencror , ycncraris , vciieraciib 
fiim. ) depon. ace. Obfcrvare , ( obl'ervo , obfcr va;. , 
obfervavi , obfcrvatum. } ad. ace. Cic. 

Se ïaire aimer , [ Attirer à foy l'affcéiicn de tout L 
monde , gagner les cœurs. ] Omnes fibi demereri , [ de- 
mereor , demcreris , demcritus fum. ] depon. *'Amo- 
rem fibi ab omnibus , o:t omnium fibi amorem £?' bc- 
nevolentiam conciliare , ( concilio-, concilias , co'ici- 
liavi , conciliatum. ) Rapere ad fe omnium amcr-ni , 
( rapio , rapis , rapui , rsptum.. ) Gratiam ab omnibus 
inire , ( ineo , inis , iuivi on inii , inïtuni. ) Gratiam 
ùbi apud omnes parère , ( pario , paris-, pcpèri, p.it- 
tum. ) Cicer. Omnes homincs fibi adjungcre , ( adjun- 
go , adjungis , adjunxi , adjundmn. ) a-d. Ter. 
Se faire aimer de bien di gins. Amicuiâ niuitos com- 

prehendere. Cic. 
J'uy fait aimer l'ancien Go:n>trnement à des Veuphs , qui 
n' attendaient que l'occafion dé hrcuilUr. Populorum aîii- 
mos rerum novarum expedarione fifpcnlos ad reteris 
Imperrli benevolentiam traduxi Cic. 

Aimer , [ Sça-voir bon gré à quelqu'un d'une chfe , l:iy en 
eftre obligé. ) ^Amare aliquem de re aliq-j.i , ùu ob 
rem. Cic. 
Jelvous aime, on' Je -vous ffny bo:i gré d'a-joir iiififi ré- 
pondu à Oi'iavius. Multum te amo , quod i;a relpon- 
^ii Odavio. Ci(. 



A I N 

Aimer Mliur , [ Avoir un amorti- de préfcrence pour les 

chofes ou pour les perfonncs. ] Habere aliquid potius 

[ potior & hoc potius , génit. potioris. } ad. ace. Mal- 
le , ( malo , mavis , malui , fans fupin. ) ncut. arjec urf- 

Accnfatif o\x u» Infiniiif. 
J'etiffe mieux aimé mourir mille fois , que defouffrir ce; 

chofes. Mori millies milii praiftinifet , quàm haec pi- 

ti. Cic. 
J'.iime mieux eftre 'v.tincu avec Pompée , que de 'vaincre 

avec ces gens-là. Malo me cum Porapeio vinci , quàm 

cum illis vincere. Cic. 
Celui qui-aime mieux fes tréfors que fes amis , rriérite 

de n'cfrc .limé de perfonnc. Qiii argcnro omniu ponit , 

Hieretur ut nem.o ipfi pra;Rcc amorem. Horat. 
AiMF.R , proverbialement. Siui bien aime, bien chr.tie. 

Qiii bcnè amat , benè caftigat. 
On dit burlefquement , // l'aime comtne fes petits boy.iux 

ou comme fis yeux. Illum meJullitus ou oculiais amat. 

rUut. 
il n'.ttmer que luy-m'cme , (T perfonne ne l'aime. Sibi ca- 

rus eft feque diligit , & nemo i'Ium , ( ou fous-entend- 

diligit. ) Se amat fine rivali. Cic. 
AINE , fubft. f. [ Partie du corps où fe fait lajonBion wV ' 

lacuijfi (y du vetisre. ] Inguen , génit. inguïnis , ncut-. 

Plagie. Liv. 
AlNÉ , Voyez, Aisne. 
AINS , on Ens , [ Rivière qui aft foiirce an Val de Mieçf 

dans le Comté de Bourgogne , er fe jette dans le Rhofne j 

vers le Ptrt d'Anton. ] Indus, g/»!f. îridi , m. Indânus , 

gfmt. Indani , m, 
AINS , adv. Ains au contraire , [ mais au conf/aire , mais 

phftoft. ] Imo. Imô vero. adv. Cic. 
[ Cet Adverbe François , aulli bien t^ixe Ainçch , eft- hors d'ufa- 

<agc ; ils lignifioient autict'ois Mais. On ne le Icrt que dans le 

burierque de ~4in! au co'itrj'ire. j 
AINS A , ou AiNZA , [ ville d'Aragon , capitale du petit 

fuis ds Sobrarbc , qui a eu autrefois Titre de Royaume , 

fur la rivière de Cinga. ] Ainfa , génit. Aiufs' , f. 
■'MKSI , adverbe. [ De la forte , de cette forte. ] Sic. Ira. 

a !v. Cic. Hoc modo , abl. Ad hune ou ad cum modum. 

Cicer. Plaut. Hoc pado. Eo pado , ablat. Plaut. Ter. 
A-iNsi QUE , [ Comme. J Sic. adv. // eft ainft -, cela eft 

atnfi. Sic eft. Sic eft res. Ter. Sic tes lé habet. Cicer^ 

Ira Cil. Ira res eft. Ter. 
Il eft awfi que je vous le dis. Res (îc eft ut nario tibL 

plant. 
' Je fuis aiifl fait , c'eft mon humeur. Sic fum. Sic eft in- 

gcnium meuin. Ter. 
Il eft «îV/^/iir. Ira homo eft. Ttr. Ita ingenio eft. Ita'. 

ingeniuin ejiis eft. Plaur. 
C'eft aiiift'qu'il faitt faire. Ita op'.is eft fAdo. Ter. 
On le dit ainft. Ita aiunt. Ita pr.rdïcant. Ter. 
C'eft ainfi que fefpere. Ita fpero quidcm. Ter. 
tft-ce ainfi que tume méprifes ? Ita-neconteninor abs te .> 

Ttrtnt. • 

J'.-îy efté njfiigé de cela ah'fi que je le devais. Sanè quàm - 

pro eo ac dcbiû , graviter , moleftéquc tuli. Ssdp. (ui- 

Cicer: 
Cela étant ainfi.. Qiiod cura ita fit. Qiuc cùmita fint. . 

Cùm hoc ita lit. Cic. 
Qu'ai-nsi ne soit , [ pour preuve de cela. ] J'étais dans 

ce jardin , & qa'ai-.ifi ne foie voilà une fleur que jy 

ay cueillie , c'cîl comme fi je difois O* pour preuve de. 

cela voilà une fte.'tr que j'y ay cueillie. Eram in hor- 

to , atque ut rem ita clTe intelligas , hune ibi de- 

ccrpli flbreni. 
{ Cette m.iniere de pîrler fe prend en un fens tout contraitî a 

ccluy qu'elle lemble avoir : Câi elie e!i atlinr.siive , noiiob- 

flant la négation qui y e(}. J 

i. hi^ii soiï-it 1 Uf'Wfii' ^u'onfait. ] Uf iiiam là ne. Jcr^ 



A I R 

Utinam it?. Dcus faxic. Tercnt. \Jth\AOX , feul Qiiod 
ucinara. Cic. 

A.] OINT , AJOURNER , AJOUTER , chenhex. ces 
mots avec loi D. Adjoint , Adjournlb. , CSTc. 

AIR , fubft. m. [ Elewtnt liquide O' léger qui enviromye 
te Globe tirreftre , ou la mer y Iff terre. ] Acr , genif. 
acris, m. Cic. iEthcr, génit. xthëiis , m. rirg.Cœlum, 
eu C.-elum ygénit.i , n. Aura, génit. aur« f. î'irg. 
Sinritus , génit. fpiritûs , m. Cir. Animjibilis fpirabiiif- 
que lUtûta £■£•»//■. animabilis fpirabililqiie natuix , f. 
Vicalis &:per orania meabiiis Ipintuc , m. Colum. 

f l.e mot ^îr a un Piuiicr , est on tioiive dans Vitmve .'frVfj /o- 
icruri , Se dans Lucrèce .,ic;:bui brun ; néanmoins il ne Te trou 
,ye qu'au Siii^iiliet dans les bons Auteurs. Ceux qui font ve- 
nus dans le déclin de la Langue & de l'Empire , s'en font. fer- 
■ vis .-rutiement , le fai'ant Neutre au fluriel , auilî bien que 
t-^i/.w : ce qu'Us ont pris lans doute de ce que voyant .ACrr. 
Se •^■.hcra à l'Accufaùi-'lir.guU-'r , qui eft la tetmtn.Mfon Grec- 
que , ils ont cri'i que c'eto.it un Çlurier Neutre : ainli qu'il fe 
pcjî voir d.-.ns l'Hymne de la Vierge , attribuée à Fortunat ou 
a S Gic^jire le Gtard , ^tim tara , fcwus , xthera colwit , &c. 
oii l'on a nji^s Je^uis 5i/r,.«, an h;u d'^j&tr.i. Robert Efticnne 
alfure dans l.iii yind Diiïionîinir': n'avoir jamais trouve dius 
les bonnes Eiitions CmUim , mais bien Ctlum , quoiqiie ce r.ict 
ionble venir de )i;<,,\,j lowj-WJr Voillus eft d'ua /entiuicm 
^contraire dans (es Ecymologies qu'on pourra voir ] 

Air h:aii CT agréable. JucunJum &: amoeniim crioin , 
n. Cic. 

A-.r clair is" ferai». Xudus & apcrtus aer , m. Stat. Se- 
rcnus acr , m. Lucr. * ( Le ro,t:r.tire'_ eft Ncbulofus ou 
nubtlus & aullrïnus aër , m. P.':;:. paliginoriim ca'lum , 
n. Cic Air fiinb^e , cou-vert , plein de hro:iilliT-s. ) 

Air libre er owvert. Apcjtiis al-r , m. Stiit. Apeituni cœ- 
li Ipatium , n. ï^itr. 
• Air pur. Purum cœlum , n. Cic Pumi liqviïdufque acr , 
malc. ?lin. « 

Air ful:il. Tenue ca;lum , n. Aër tenuis & extenuatus , 
m. Cic. Subtile c.-slum , n. StibriliS acr , ni. Scn. * ( le 
cc'.tr.iire ef , Cial'liis aër , m. Concr-tiis ou denfùs acr, 
m. Cic. Hor.C^.MÎiim cslum , n. f^irg. Air épais CT 
grojfer. ■) 
, Ceux qi:i hr.b!ts:it eu des-faïs oit l'Air eft plus pur 5?' 
flits fubtil , û;:i aujfi i\fprlt plus fubtil , que ceux 
qui reffirent un Air épais (sr greffier. Licet videre 
.«.cutiora ingénia & ad intelligcndum aptiora eonim 
qui terras incôlunt eas in quibus acr fit purus ac te- 
nuis , quàm illorani qui utmiciir cralTo caelo atqiie 
concrcto. Cic. 

Air tanperé. Aër temperatiis , m. Cic. 
- Jicn air , air fain. Bonura calum , n. Car. Sainbre cx- 
him , ^ n. Cic. * ( le conuaire eft , cxiuni nialigniim ou 

..n-.alctïcum , n. Cicer. Ca*lum infalubre , n. Morbïdus 
acr , mafc. Plin. Un .lir i,jal fain. ) 

Air ma»-j.'.!s cr mefchayit , Air pcftilcntiil. Cidum nia- 
lignum , n. 4;r pertïlens , re. l'itr. Ca-ium cujus afpi- 
ra:io gravis cSc peftilcnç , n. Fiin. 

Air ét^ujfé. Graviiis cx-liun , n. Cocli gravitas , génie. 
gravitatis ,f. Cic * ( l'e Ccniraire eft,-Lcms3.uza, génit. 
Icnis aur« , f. Air doux.) 
Air nutcl. Natale cœlum , n.Cic. 

Bonté de l Air. Aëris ou cœli falubrïtas , j-*»;V. . falubri- 
tatis. f. Hin. ><■ ( le contraire eft , Malignïtas ca;li , f. 
P.'w. La rralignité de l'Air. ) 

changement d'air. Aëris ou cxli comrr.utatio , génit. 

c«mmutationis , f. cic. 
Changement de tair , lorfqu'il fe change. Cxli ou a^ris 
converfo , génit. converfionis , f. cic. 

Corruption de l'air. Aëris vinum , génit. acris vitii , on 

Moibus cxW, génit. morbi cxli , m. yirg. 
intempérie de l'air. Csli uiKm^incs, génit. iiiccmperiêi, 
i. Coliip». 



AIR 6i. 

Les diverfcs fttuations de la terre contribuent b:a:nùup i 
la température de l'air. Terre: polîtioiics hue atquc 
illuc vcr.'a: magna ad acris tempcticm momenta • 
funt. Scn. 
Vef-ynteur de l'air. Cxii gravitas , génit. cxli gravita- 
tis , f. Cic. 
Crojjîereté de l'air. Cœii cralTitûdo , génit. crafTitudinis » 

f. Cicer. 
Sérosité de l'air. Sercnitas cœli , génit. fcrcnitatis cïli , 
f. ( Le contraire eft Pcrturbacio cocli , génit. perturlm- 
tionis , caîli , f. Cic Le trouble de l'air. ) 
A l'air , [ à découvert. ] Sub dio. Acre aperto. Sub 

Jovc frigido. Hor. 
Eftre à ï'air , on eftre exposé à l'air. Acri ou in acre cx- 
pôai , ( expônor , exponeris , expofitus fum. j pafT. 
Colum. 
Le J,ipin a beaucoup d'air & de feu. Aoies habet piuri- 
mum acris & ignis. i-'itr. 
Les animaux tcrnftres ont de l'air médiocrement & de 
la chiileuy. Tcrreftria animalia acre , caloreque funt 

tcûoerata. Vitr. 
L'air commence à s'échxuffcr. Cxliini tepefcit ou czUf- 

cir. flin. * ( le contraire eft , Aër frigefcit. Cat. l'Air 

commence à Ce refroidir. ) 
L'air eftunt preffé par de fréquentes impulfions entre par 

les ouvertures des robinets y emplit les canaux. Spirï- 

tus frequens con:prciTus epiftomiorum apertûris influit 

& replet anima canales. Vitr. 
Les poumons font d'une nature fpongieffe propre et rece-r 

■i/f.T /'/îî;-. In pulmonibus incÂ: rarïtas ad hauricndum 

fpiritum aptiliinia. Cic. 
Gii donne de l'air aux carjes par le moyen des fctifi- 

r.-aex. Rclaxatis fpiramcntis acr in caveas infunditur 

eu immirtitur 0.7 introducitur. Vitr. 
L'air étant ren}ty//.é (S-' ne pou-cant fe nil.tter , s'échauffe 

en s'agitant Aër conclafus ncqne habcns yagandi po- 

tcl«atem , verfando confcrvefcit. Vitr. 
Le mefme air fait les diverfitez. du froid 0" de la cka- 

Lhr qui arrivent chaqne année , (y étant attiré par 

h. refpiration , il rlcurrit les animaux. Idem aër an- 

nuas friTOrum & calorum facit Tarietates , & fpiritu 

dudius alit (s" fiibftentat animantes. Cicer. 
Les conduits du corps cfturtt dilatez, reçoivent aifément 

toutes les imprejjlons de l'air. In corpora , quae habsnt 

patentes venas , insïdimt auraruni flatas. Vitr. 
Nous fournies envirq^.nés d'air. Offundimr nobis aër. 

Cirer. 
Changer d'air , ï aller demeurer ailleurs pour y ^ef 

pirerun autre air.') Cilum ou acrcm mutare , ( to , 

as , avi , atuni. ) att. Hrr. Celf. 
Frer/drc l'air à la campagne. Libcrius o:4 purius cxlurw 

r.iri captarc ou fpirarc , ! o , as , avi , atum. 1 aC\. 

Libcrius ca;lum duccre , (duco , ducis , duxi , duc- 

tum. ) aft. O 

Reprendre fon air natal. h\ natale folum immigrare , 

( migre , migras , migravi, migratuin. ) n. Aërem na- 

tivum fpirare. aci. Percgrînum cs:Itim cum patrio com- 

mutare. ad. Cic. 
Donner de l'air à un lieu. Acrem in aliqucm locur» 

immittere , ( immitto , immittis , immifi , immif- 

iuni. ; act. 
Donner de l'air aux 'arbres en les déchaujjant pur U 

pied. Arbores ablaquearc , { queo , as , avi , atum. J 

iSi. Coin;». 
Dcnr.cr de l'air aux arbres en les élaguant ty coupant les 

branches qui font trop touffues. Apcrire csslum arbori- 

bus , ( aperio , apcris , aperui , apercum. ) aif^» Ftin. Ar- 
bores coUucarc , (liïco , as , avi , utum.) a:>. Colum. 
i\iR , l Soufje , vent , h^Uir/e . } HilÏMS , gé>dt . bali- 



tus , mafc. Spintus , ^émt. fpiricds , m. Aura , ^l'nif. 
aurse , f. C^V- 

X)o:i!icr de l'.tir'à une perfcnne qui s'é-ouncriit. Alicui 
aurani prxbere acï. Vcncûlum alicui facae. PUut. 

Donner ds i'air on du vent k Uiitomteiiii.. Spirameiituni 

doliodare. aft. 
On dit en ce fens par jnaniere de proverbe , Do.i 
noz.--jo!is ds l'air, Donnez-iious fHiicHce.Qmz'xi pau- 
lùlùm. Expecla dum. Pas Vli!,:it. 
■ Air ft dit iigurcjnent des chofes qui n'ont point de 'vé- 
rité & de fondement folids. Ainli on dit 

J)as fromiifts (S" des deffeins e:z l'.iir. Vana promilTa. Ir- 
rita conhlia , lérnt. vanorum promillorum , irncDrum 
coniilioruni ; n. pi. Cicer. * Uii r.ilfuimet/^f/it en l'air , 
qui efi pK:s foi: dite. Inaiiis ratiocinatio , ^tW/. inauis 
raciocinationis , f. Cic. ^ Des conjeciures en l'^ir , ■vai- 
nes & fins raifon. Inïnes & futiles conjeclûrx , gé/tit. 
inauium & futiliun conjeûuïacuni , f. pi. Cie. 

Tout cela s'en ira en l'Mr , ou populairement en eau de 
boudin. Vanefccut ha;c omnia , (' vancico , vanefcis , 
■vanui , f^is fipiu , vanelccre. ) neut.- Hxc onnia 
irrita cadeiit ost in irritum cadent , ( cado , caJis , ce- 
cïdi , cafum , cadere. ) n. Tacit. 

Faire cent difcoiirs en i'.iir. Quidlibet garrire ,C garrio , 
garris , garrivi , garritum. ) aJt. Hor. 
©N DIT encore proverbialement tirtr en l'uir , [ K«- 
bler , ou populairement , Cnuqucr. ] Vana & falfa ja- 
ûare , ( fto, as , avi , atuni. ) aèl. Magniticè mentiri 
multa , ( mentior , mentiris , mentïtus ium. ) dep. 

^Mtre l'air , tra-vniller inHtilentcnt . Acrcm vcrberare , 
( bëro , as , avi , atum. ) ad. Operam ludere , ( lu- 
do , ludis , luli , lufum. ) adt. Tei-. Oleum Se operam 
perdere , (perdo, perdis , pcrdïdi , pcrdïtum. jad. 
Plant. 
On dit âulll en manière de proverbe , Se donner de l'air, 
fe divertir comme il faut (S" avec une pleine liberté. 
Genio indulgere , ( inJulgeo , indulgcs , indulfi ,, in- 
dultuni. ) neut. Ter. Animo fuo obfequi , ( obscquot , 
obfequeris , obfecutus fum. ) dep. Animo fuo obfe- 
quium fumere , ( fumo , fuinis , fumfi , fumtum. ).ad;. 
Sibi benèfacere. Facere animo fuo volùpe, ( facio^ fa- 
cis , feci , faCtum. ) ad. Pluut. Terent. 
Oa dit encore il a toujours un pied en l'air , pour 
dite qu7/ efi fort agiff.mt tr remuant. Mobilibus cft 
pcdibus. Eft pcde mobili. 
/^iK fe dit auili en Mutîque , de la conduite de lavci 
(S" des autres fons , [yarce qu'ils proviennent des diverjt. 
impidfons de l'air. [ Modus , Modùlus , .gét:it. i , m. 
Modulatio , génit. moJulationis , f. Cic. Horar. 

je ffay l'air de cette chanfoa , mais je ne me foitvic-ns 
pas des paroles , Numéros illius cantilênx memïni , 
rerba non teneo; Virg. 

Accorder des airs fur le luth. ïidibns modos aptare. 
ad. Horat. • 

Donner un air à une chanfon .,la natter. Cantïca roo- 
dis musïcis exprlmere , ( expiîmo , exprïmis , expref- 
fi , c.xprelTum. } ad. Hiiint. 

Jouer un anr ch.%rtnant. Dicere modos quibus aures ap- 
plicentur , ( dico , dicis , dixi , didum. ) ad. Horat. 

Jouer des airs fur la flutte. Modulationes tibiis canc- 
re , ( cano , canis , cecïni, cantum. ) Modulâtè canere 
tibiis. Cic. Ad certes modos , canere tibiis. Ovid. Ad 
tibiam canere cantilënani. Gif .Carmina tibiis cantarCj 
( to , as , avi , atum. ad. Cornel-tic^. 

§^ii dmme un air à une chanfon. Modûlator , ^£»»>. mo- 

/iulatoris , m. Hor. 
KXK , [ manière d'agir , de parler fy de vivre fiit m bon- 
ne ou mauvaife part. ] ainfi l'on dit Se dornur des 
airs, affesier certainn mmitres fngulicris de farler , 



AIR 

de marcher O* de s'aj^ifter. Fiugeré fe ad putïdam &r 
alTcdatam clcganciam , ( fingo , lingisj fin.Yi , ndum ) 
ad. Modos quofdam in ornatu , in geftu , in voce pu- 
tride confcdari , ( confcdor confcC^ans , confed.itus 
fum. ) dep. Exquisîtis quibufdam modis coipus ad af- 
fjdatam elegautiam componcre , ( compoao , coin- 
pôuis , compofui , composïtum. } ad. 

Se donner des airs de vifigs en faifant des minauderies. 
Os cxquiiitis roodis ducere , ( duco , ducis , duxi , du- 
dum. ) ad. Siuitit. 
Air, \_ Mine façon, l'extérieur d'une ycrfonne. ] Faciès. 
Spccies , génit. , ti , f. Vultus. Gris habicus , génit. ùs, 
m. Forma , génit. torma; , f. Cicer. Ter. Figura totius 
oris &c corporis , génit. iigurx , f. Cic. 

Il a l'air drax ou l'air du vifage doux : il a beaucoup 
de dauccur dans l'.iir du vifage. Elt ipù fuavillîma oris 
fpecies. Cornel-Nep. 

Vn jeune homme qui a l'air bon ou qui a bon air. Ado- 
Icfcens honcftà & liberali facie. Adolcfccns bon.i for- 
ma. Terer.t. Probo ore. Honorem eximis frontis pra:- 
fërer.s. Plin. Adolefceus^in quo cltforma& fpecies li- 
beralis. Cic. 

Elis avoit l'air plus honnefie que les autres. Erat forma 
pra;ter ceteras honcilâ' & liberali , Terence parle d'mts 
Jille. 

Ne montrez jamais un air chagrin. Deme fupcrcilio nu- 
bcra. Hor-: 

Avoir méchant air. Ma'.am faciem hâbere. Quint, 

Je n'.ty point vti de femme de plus méchant ou qui 
eut plus méchant air que celle-là. Improbiorem neii 
vidi faciem mulieris. Plaut. 

Il a un air ci'inpidence (3" d.' effronterie ou la mine im-^ 
pudcntc. Eft illi os impùdens & inverecundum. Térent. 
Eli perfrida & inverccAdà ou expudoratà fronte. • 
Plaut. 

il a l'air honteux C embarraffé. Timidior eft: , & ruftïcè 
verecundus. Cic. 

il a l'air étranger ou d'un étranger. EU ipfi pcregrina 
faciès. Plaut. 

A fon air , à fa mine , k le voir il paroiji un homme 
de conféquence. Cùm faciem videas , videtur elfe quan-- 
tivis pretii. Ter. 
■ Apres qu'elle eut effayé dans fin miroir tous les airs ,. 
que l'on perd bien-tôt , quand on folâtre avec un amant. 
Pollquam tcntaviE omnes vultus , quos folet inter 
amantes rifus ftangere. Hor. 

il a l' air grand (s" la phyfionomie noble. Spirat in cjus 
vultu magnvis & no'ii'is animus. Eft quiddam jn cjus 
vultu plénum dignitatis & honcftatis. Eiiiinet in vultu ■ 
ac toto corpore animi pra;ilantia. 

Prendre un air fcvire (ST rcn^rejné. Vultus fevëios in- 
ducrc, ( induo , induis, indui , indiitum. ) ad. Mart. 
Caperare frontem , ( capëro , capèras , caperavi , ca- ■ 
peratum. ) ad. C.u. Frontem ou vultum contrahcre , 
( coatraho', conttahis , contraxi , conrradum. ) 
ad. Cic. 
Air , [ Rejfmbl.ince dans le vifïge tî" dans les maniè- 
res d'agir. ] Similitûdo , génit. fîmilitudinis , f. Cicer. 

Il a bien de fr.i air , il a beaucoup de fon air , il lui ref- ■ 
femble bij;i. Ad illiiis lîmilitudincm' multùm accédit.- 
Cic. Ore & habitu multùm eft iplî fimilis, Illum cre 
rcfert , ( refëro , refers , recùli , relâtum , refcrre. ) 
ad. Virg. 
Air , [ T.ifon , manière. ] Ratio , génit. rationis, fem.- 
Modus , génit. modi , m. Cic. 

il va du gr.ind air , il vit en grand Seigeur. Bafilïcè- 
& opiparè vivit. Plaut. Omnia huta f.mt & magnifî- 
ca apud illum. L^utmn yidum & cisgantcm magni- 
, iicc coiit. Cic,, 

CeU 



A I R. 

CtU va du bel ah. Belle id procëiiit. Tiitn. 
CcKtrrf.Tire l'homme du id air. Politùlmn & bcl!iJhim 

k ficcie cti icJdere. Cis. Fini. 
Il pMrlc d'un air à fmrs croire <^n'il efl en colère. Ita lo- 

cîuinir , illum ut iri:i;ni îile ncmo non feutiat. 
Il lu-/ j p.^rlé du bel air , de /.i belle }r.^riire. Loqilutus 
cuti» co VL'hemcntcr. Cic. Afpërc eum ha'ouic. l'd^.-tt. 
Traiter quelqu'un du bel air , de la belle /n.'.niere. Ver- 
(arc aliqucm probe, aci. rlniit. Acfibiùs ac duuùs a!i- 
cjuem tradare. f.â. Plin-Ja». 
Rerez'oir queliju'u» d'un air doux VS" obligeant. Comi- 
ter & bénigne alicjucm p.cciperc ou excipere. aft. 
* D'mi air dédaignessx C arrognar .ïakidiosè &arrogan- 

tcr aliqucm excipere. atl. Cic. 
Txrler d'un air >»enaf.it!!. Loqui minacitcr. dep. Cicer. 
Railler quelqu'un d'uii air er.jciié. Facêtè irridcrc ali- 
qucm. ail. cic. 
Air , [ Grâce , cjr.u'iere , jtiU'iiere. ] Ratio , génit. m- 
tionis , f. Color , g:nit. coloris , m. charailcr > génit. 
charaftjtis , m. Cic. Phxd. 
L'air d'u;3 difcoxrs. Ratio dicendi j^i'.î. rarionis dicen- 
di , f. Faciès Jcrmonis gér>. facici formonis , f. Cir. 
Il y a un air ou un c.ïn^bicre de vanité dans tout ce qu'il 
écrit , c'c:l:-à-dire , Sej érrits /entent l'hor»me v.iid. II- 
liu; (ciipta fpirant on redoient lioniincm f^loriofum 
& vaniflimuni , f redoleo , rsdôles , rcdolui , rcdolï. 
tum , rodolsre. ) ncut. 
Ch.icun a fo,i air fT f» n:.%niere de sixfrimer. Suus 
cuiquc color proprius , faa cogitatiq. Thid. 
il a un air de protreté en toutes chofes , qui enchanti'. 
£rt in illo mirificus quidam munditix Icpos , quo ho- 
mincs capiuntur , ( Icpos , ^e'.'jif.lepôns , m. ) 
On "joit fur le "vifigc CT diMs le fort de certaines per- 
fonr.cs un air agréable , qui leur efl tout particulier . 
Ineil: proprius quibuldam décor in Labuu atquc vi;l- 

tU. Sihii.t. 
Il regr,7 UjfXcrtain r.h de pditeffe dans tous fes owvra- 
ges. Ij^mnibus ejas op:ribu3 politior qui'dam ele- 
gantia elucct on enirefcit , C cluceo , cliîccs , eluxi , 
fans f.tpin , eluccre : enitdco , enitelcis , enitui , fA-:7s 
fin , cnitcfcere. ) ncut. 
Il i un air naturel d.^r.s tout ce qu'il dit. In cmni fcr- 

mone eft ipfî non Ricarus nitor. 
0« iioit en h:y tin certain air de trcbiré 's de franchife 
dans les af aires. In traclandis negotiis pras fe fcrt 
probitatem cjuandam & ingciiuiratjm. Cic. 
Ce fécond écrti efl d'un air tout di^é.ent du premier. 
Altcrum hoc fcriprum à primo multùm difcrepat. Hoc 
fcriprum dijrimili oraùonc ab a'tcro eft factum , ac 
ibfXofar i,nit.ition de Tércnce. 

Air ,[ Tour y-r/iwicre. Jcom.T.e Âùttre les chofes à nô- 
tre air , les tournera notre manière. Ad noftrani nor- 
mam ou rationcm res exigers , ( cxïgo , esïgis , c.vc- 
gi , cxadlum. ) ail. 
Cajltr L's ch fes par le mauvais air ou le mauvais tour 
qu'on leur dcnne. Modis inciilris res dcpravare ou vi- 
tiare , ( o , as , avi , atum. ) ail. 

On dit en l'einture , Il y a de l'Air dans ce T^hh.%:i , 
[l» couleur de tous hs Cerf: y cft diminuée [don les 
dijférens dcgrez d'iloignement. ] Oniiies colores in hac 
Tabcilâ funt inter fe'bsnè coïKpcf.ii. 

D-'AiR , [ Slui efl d'air ou tpii affartunt à lair. ] Aërcus 
ou aëiius , a , um. Cic. 

AIRAIN , fubft. mafc. [ Metil rouge , qu'on nnle qud- 
quefois avec de la cal.tnii.je four la rendre jaune.-'} 
JEi , génit. a:ris , n. Cic. 

d'airain , ou Sui eft d'.ûr/iin. .^reus , xrea , arrcum , 



A I A 



«•f 



.^neus , inca , acneutn. Viin. ^ ^:i 



concerne l aira>». 



COMVtrt d'airain. Mvmus , a:rata , airatum. C^f. 
Mêlé d'airain. A^.roùis , xrofa , trofum. l'Un. 
Mine d'.tirain d'où l'en tire l'a-.rain. /Eraria , géait. 
xvmx y f. (on fous-intend f odina qui fe peut expri- 
mer. ] yEris metalla , génit. acris mctallorum , neur. 
plur. rlin. 
Vtenflles d'airain , ou Batterie de cuifine d'air.tin. JErx- 
ir.cnti , gcàit. iTamentoruin , ncut. plur. Plin. Vara- 
^rea , génit. orum , m. plur. 
Sllii truv.tille en airain , ouvrier en airain. iErarius- 

faber , géait. xrarii fobri , m. Plin. 
Lieu ou l'en travaille en airain. ..îiraria ofHcTna , rénit 

a-raris cfncina; , f. ?lin. 
L'.irt de tr.vvailler en eir.ùn. Kïi^ fabrïca , génit. x:is 

fabricï f. .lîraria fabrica , f. Vlin. 
Rouilla d'airain. ^£râgo , génit. iruginis , f. Cic. 
O.N DIT Sgurtment Unjîécle d'air.iin. pour dire Unfé- 
cle dur (s" fdcheux. Secùlum xreum , génit. fccuii. 
xrei , n. iEtas x:ez , gétdt. sratis .xrea; , £ 
Un Ciel d'.zirain , lors qu'il ns plettt point far l.i terre, 
Ca;lum .Treum , n. 
On dit au.Ti qu'/;;î homme te un front d'airain pour 
dire qu'/;' ne rotrit fcirt de fes cr'tmes , qu'il e.f 
effronté. Homo perfï'icl:* frontis 5: cxpudoracr. Pl.tut, 
Cui frons eft inverecunda. èinint. Cui ftons pcriit. 
Verf 

AIP..E /âr l'Adour , { Ville Lpifccp.ile de G.tfccgne. ] Aty- 
rus c Atùrus , génit. Atyri & Aturi , f. Aturcnfiuni 
civitas , génit. civitatis , f. 
Slt'i eft d'Aire. Aturenfis Se Atyrcnîis Se hoc Aturcnfc , 
adjecl:. 
Airs fitr la Lys ,- [ Ville des Pays-B.ts d.ins l'Ariois , fir 
lesfroiithres de Flandre. J Heria , gé.ii: Herix , f. 
Aeria , gémt. Ai-àx , f. ^ria , génit^. JUdx , f. Aria ,. 
génir. ArisE , f, 
^<i eft d'Aire en Artois. Aricnfis & hoc Aricnle ,, 
adjcit. 
AIRE , f.ibiT. f. [ Place da;:: l.t grange oh l'on bat le bled.J 

Arca ; génit. areas , f. Cic. 
Aire , en Aftrologie , [ C'efl- l.t Cmro-rne de hirnicrc qui 
faruifl autour du Soleil CT des autres Aftres. ] Corô- 
na , ot! Area , génit. zrax , f. S'n. 
Aire , en termes de i\tarine , [ C'efl l'oppcftt'ion d'un 
vent à l'autre , comme de l'Eft k l'Ouefr. '] On dit Ai- 
re de vent , un vent qui fotiffle fur uas ligne ou divi- 
fion du compas de mer. Adverfus TentoxulTi pofitus , 
genit. aivcriî ventorum pcfitiis, mafc. Cicer. (On l'ap- 
pelle aulTi Tra'it de vent , Pj{7i:b de vent , Lit de vtnt. 
êluart de vent. ) 
Aise dans la Fauconnerie , f C'efl le nid de lui f au. J 
Nidus , génit. nidi , m. Cic. 
Tcirc fin aire , faire fin nid. Niiificave , { nidifïco ,■ 
nidihcas , nidilîcavi , nidificaru-ii. ) neut. Niduni fa- 
cerc ou conilruese. ait. Colum. Phid. 
AIRER V. ncut. [F.iire fon f.ire ou fon nid. ] Nidum fa- 
ccrc ou conftrucre , ( facio , facis , fcti , faitum :■ 
confiruo , conftruis , conûruxi , conilractum. ) ait. 
Ihg.d. Coluf). 
AiRIÎi , mafc. AiriÉe , f. part. palT. du verbe Airier , 
[ Parlant d'un lieu où l'.iir efl libre , C oii il y a bien 
de l'air. ] Parens & apenus , génit. patentis & aper- 
ti , mafc. {' Patens , génit. patentis , omn. gen. Apcr- 
tus , a , um. } 
Une chambre bien éclairée., qui efl bien ^ /'<ï<î'.CubicuIum 

quod iiberiùs pcrfiatus capete potclt. Cclum. 
T>n:::rer dan! une rnt'^o.ibiot éclairée fj)' bien airiée. 
Hibitarc a;dificio lucïdo & perfiâto. ( On fous-entcnd 
in ) Colum. 
A!RItR«iî liiu infeâé. 'V. aii. Aërem purgarc nu le- 

I 



S^ Aïs 

purgate , ( put<»o , purgas , pargavi , purgatum. ) 

ait. Aéia wbtfïcum tefolvere , ( refolvo , refolvis , 

lefolvi , relblûcum. ) aft. hucxn. 
AIS , fubft. mafc. [ Viece de hois de fciage. ] Affis , génit. 

Allis , m. Axis , génit. axis m. l'itr. Alfer , génit, 

afsëris , m. Plant, 
petit ais. Alllcûlus , génit. alFiculi , m. aiiculus , i , 

m. Colum. Tabella , génit. x. f. 
Joindre des ni s enfemble. Coaflare , ( coaffo , coaiTas , 

coaflavi , coaflacum. ) a<fl. Vlin. 
Jtiire un fUnchcr d'nis , flanckéer d'ais. adare , ( af- 

fo , alVas j affavi , atratum. ) ad. accuf. vitr. Axibus 

conipingeie , ( compingo , compingis , coinpëgi , 

compadum. ) ad. ace. Colum. 
Aïs , nom de Ville. Voyez Aix. 

AISANCE , fubft. f. [ Tacilité à fiire une chofe. } Facili- 
tas , génit. facilitatis , f. 
[ Ce mot eft vieux en cette fignificKion. ] 
Aisance , [ Commodité. ] Commoditas , génit. comnjo- 

ditatis , f". Cit. 
[ En ce feus il ne le dit qu'en pratique , Il a acheté cette maifon 

aieç tsuùei fes aif:KCci ^ Je^ ap^'attenan^s.^ 

AwANCîs au plutisr , fe prend abufivcmenc pour Le re- 
trait & au lieu de commodi-tc oit l'on -ja a fes grnnds 
hefoins. Latiïna, gcn. larrini, f. Tlaut. * Aller aux ai- 
fances. Ire ad latrinas & ad requiiita natura'. Sdujl. 

AISCEAU , fubft. m. [ Outil en façon de petite hache re- 
courbée avec quoy les Tonneliers ébauchent les pièces de 
bois crcufes ty courbes. ] Afcia , génir. afcix , f. Cic. 

AISE , fubft. & adjed. [ Joye , contcntcwcm. ] Lzcitia , 
génit lititix , f. Voluptas , gé-nit. voliiptans , f. Cic. 

[ Le genre de ce mot Frjn^ois eft incertain , parce qu'on rem- 
ployé le plus Ibuvent verbinkment j 

Je fuis ravis d'aifc , je ne me fins pas d'aifi. Incrcdibih 

larciti.! afficior , ( Afficëiis , affedus fum , alfïci. ) 

pair. Triumpho gaudio , ( triuniphas , triumphavi , 

triumphatum , triuniphare. } neut. l'iaut. Multùm 

gaudeo , ( gaudcs , gravifus fura , gaudere.) n. Cicer. 

Lx'titià vix fum apud me. Lxtitiâ cfFeror , ( ef?erris , 

clatus fum , cfFcrri , ) paif. Cic. Vehemenrer la'tari , 

( lïtor , Ixtaris , l.x'tatus fum. ) dep. Cic. 
Je vous fais bien aifi. Bfo te , ( béas , bcivi , beatum , 

bcare. ) ad. Ter. 
Vous ferez bien aifc d'avoir fait cela. Gaudebis fafto. 

Terent. 
Je fuis bien aifi que vous foyiex. en bonne fiante. Te redé 

valere gaudeo & Istor. 
Je fuis bien aife que vous fiyics de bonne humeur. Te 

elle animo hilari valdè me juvat , ( juvo , juvas^, 

juvi , )utu.m , juvare. ) ad. Cic. 
Aise , [ Commodité , richtfjls. ] commôda , génit. com- 

moctorum , n, pi. Commoditates , génit. coirunodica- 

tum , f. pi. Cic. 
Chercher fies aifics (S" fes commodité!.. Sua venari com- 

jnoda , ( venor , v.enaris , venatus fum. ) Aeç. Suis 

iiifervire commodis ., ( infcivio , infervis , infervii , 

infervîtum. ) n. Cic. 
Prendre fis. tifics. Sih'ihQnchccxe-, Se molliter curare. 

ad. TLiut. Ter. Voluptati indulgere , ( indulgco , in- 
• dulges , indulfî , indukum. ) i;. emine. Genio , indul- 

geie. Perfi.fi.mmo obsccjui , ( obiëquor , obfequeris , 

obfcciîtus fum. ) dep. T:r. 
Il efl couché afion aifie ou commodément . Accubat mol- 

Iker ac délicate. Cic. 
Il aime fies aifies , il c/t né pour avoir fies aifies. Natus 

.eft fuis commodis. Cic. 
Il n'a, pas toutes fies aifies. Dure vidïcat. Durem & acer- 

bam vitam agit. Ter. 
iflre b:sn à fion aifie , { Parlant d'ane perfionne qui 



Aïs 

*/î riche. ] Faclllimè agere , ( ago , agis , egi , ai- 
tum. ) Ter. Bcnè & fortijnatè vivere , C vivo , vivis , 
vixi , vidiim. ) neut. Plaut. 
A l'aise", par manière d'adverbe. [ Facilement , commo- 
dément. ] Facile. Commode, adv. ( au Comparatif. 
Faciliùs, Commodiùsi au Superlatif. Facillimè , Com- 
mpdiffimè. adv. Cic. ) 
l'eus ferez, cela tout à vôtre aifie. Id per otium faciès. 
Id faciès , cùm erit tibi comjncdum , ou tuo commo- 
do, Id otius faciès. Cic. 
Je vis plus à mon aifie par leur moyen. Illorum opetà 

aut propter illos , vivo faciliùs , ou meliùs mihi eft. 

Plaut. 
On dit proverbialement , Vous en parlez, bien à vôtre 

aifie , £ cela vous efl lien aifié à dire , & à faire. ] 

Nihil didu faciliùs aut fadu. Ter. 
AISÉ , mafc. Aisf.e fem. adjed. [ facile. ] Fac'ilis & hoc 

facile, adjed. Expeditus , expedita , expsditum. 
[ On dit au Comparatif Fanhor (f hoc j'teil'ms , & Expedilier 
& bec e.\pedii:us, Plus aile ; & FJciUiraus, Et:fednl£ît!iui , ", un. 
Très aife. ] 
Il eft aifié de le chagriner. Illi facile fît quod doleat. 

Terent. 
Il eft aifié d'ajouter aux actions des autres. Facile eft in- 
vcncis addcre. Hor. 
Cela eft aifié ùfiaire. Id in expcdito pofîtum. ^int. Id 

fidu facile. Cic. 
Aise , [Commode. ] Gomir.ôdus , commoda , commo- 

dnm , ( qui fiait au Compuratifi. Commodiot & hoc 

commodius ; er au Superlatif Commodilfimus , a , 

um. ) Facllis & hoc facile, ad). Cic. 
Un efprit aifé a je faficher Cr à s'appaifier , qui fie fafiche , 

& s'appaifie aifiemer.t. Facilis & mollis animus aj 

accipiendam &. ad dcponeiidam injuriam ou ofFenfîo- 

nem. Cic. 
Il a l' efprit ou un efiprit aifié , qui conçoit aifémcnt les 

fhofies. Habet inganium in numerato. Cic. Eft ipli in- 

geniura iu cxcogitando facile. Siiiint. 
Il n une anverfition aifiée. Facilis eft ncc morofa cum 

illo confabiUatio. 
7/ a une m.xniere aifée C" naturelle a dire les chofies. Va- 
let ingenitâ quâdam ad agcndum five ad ioquendum 

facultate & gratià. Eft ipli nativa dicendi facultas &: 

copia. Cic^ 
Vnftile aifié fr coulant. Facilis & fluens oratio. Cic. 
Un homme aifi avec lequel on peut vivre aifiement , qui 

a des mœurs .liférs. Fiomo commodus & facilis. Plaut. 

Homo commodis moribus. Cic. 
AisÉ , [ qui eft àficn aifie du côté des biens de la fortune.'] 

Beuè conftitutiis de rébus domefticis. Qi'i facillimè 

agit. Ter. Foituiiatus or^ Beatus , a , um , ( au Compa. 

î-rffï/Beacior & hoc bcatius : Fortunatior & hoc fortu- 

natius : (y an Superlatif BeiLÙSimas , ©' Fortunatiflî- 

miis , a , um. ) Cic. 
AISÉMENT , adverbe. [ Facilement. ] Facile. Faciliùs. 

FaciiJimè. adv. Haud difficulter, adv. Expeditè. Ex- 

peditjùs. Expeditifllmè. adv. Cic. 
Concevoir aifé.-nent les chofies. Ccleriter & expeditè rcs 

percipeie ou Comprchendere. Cic. 
Il parle aifiement. Promtus eft linguâ. Ziv. Promtus eft ad. 

dicendum. Sll'int. Ipli eft facilis & promta otnïo.Cic. 
AISÉMENT iiibft. m. Vous ferez, cel.i à vos bons points 

Gf aifémem , c'cft -à-dite , h voftre commodité , lorfique 

vous en aurez la commodité. Dum tibi cât conimo- 

dum. Dum prr otium tibi licebit. 
[ Cette exprcûion elt populaire. ] 
Aisément , [ Privé où l'on va fie décharger le ventre. ] 

Latrina , génit. latriiiï , f. Plmt. Pofla excremcnii- 

tia , œ , fem. 



A I S 
l'AISNE , fôyez Aine. 

AISNE , [ Ri-jiere qiii a deux fourres qui fe joigritnt à 
Mouron , qui f:if]e à Retel (sr h Soijfons , (y fi joint à 
VOife un peu au dc-l.l de Compif^nc. ] Axôna , ^é»it. 
Axona; , m. Aufin. 
AISXÉ , m. AisNEE , f. 3.i.\]oA. [ qi/i efi né devant un 
Kurre. ] Major & hoc majus , genit. majoris pour tous 
les genres. Natu major. C/Vfr. Primarvus , prima;va , 
priini-vum Cutul. Vtrg. Primo-gcniius , pnmo-geni- 
ta , primo-gcnicum. Flin. Pnmigcnius , primigenia , 
primigenium. Viir. 
L'aifiU de deux. Natu major , génit. natu majoris , 

corn. gen. 
Vaifné de plitfieurs. Natu maximus , a , uin. 
ïi rfi mon. itifné , H efi plus âgé que moy. Frater meus 
cft major ou natu major. Me a:tatc antccêdit. Cic. * 
Il f/î nojhe frcrt aifné , à l'égzrd de pliifeurs. Natu 
maxiaius , a , uni. 
AISNESSE , fubft. f. [ l'Avantage qu'on a, à' être né le 
premier. ] Mrijor ou grancHor xtas , génit. majoris eu 
j;randioris a;tatis , F. 
l'être aifii^lfe -ucw donne- ce droit. Hoc jus ad te pertï- 
net , (]!iod natu ina"ximus es. 
AISSELLE , lubll. f. [ Concavité qr.i ejl au dejfous de la 
jointure du brus avec Vép.iide. ] Ala , génit. alx , f, 
Fltn. Vallis alarum , génit. vallis a'arum , f. Catul. 
[ .4xuU que les Diilionnaiies mettent & qu'ils citent de 
Ciceron , ne s'y trouve pas en cette lignifiiaiion J 
Ceiuy qui arraelie le poil qui vient fo;<s les aijfelles. Ali- 
pilus , gérait, alipili , m. Hor. 
AISSIEUX, fubiî.m. [ iis»f ou pi. ce de hais ou de fer q:ii 
traverfe un globe far Jon centre. J Axis , genit. axis , 
m. voyez. Essieu. 
A JUGÉ , AJUGER , AJUDICATION , cherchez, ces 

mots par un D , Adjuger , CTV.. 
AJUSTÉ , m. AjutÉe , f. part. paif. dtt verbe Ajuster, 
t rendre jufie (sr propre à une chofe. ] Aptus , apta , 
aptum. ( qui fait au Cor.par^if Aptior & hoc ap- 
tius , Fins aJ!i(té ; an Superlatif. A'ptiliimus , a , um. 
Tort ajufié, ) Cic. 
Il y en a qui s-'i^rxaginenf d'être parvenus au femme t 
du Farnaffe , dés lors qu'ils crit ajufié la cadence des 
pieds , e? n;;feri?.'é tme jolie pe^njee dans un certain 
tour de paroles. Sunt qui putant in Hclicônem venil- 
fe , ubi vcrfum pedibus infeuxerunt lénfumque tcne- 
riorcm verbonun ambïtu intexucrunt. Fetr. 
"Ajuste , agencé >. paré > orné. ] Comtus. Ornatus. Com- 

poiitus. Cultus , a , um. ^/r. 
[ On dit ûii Coinpjratif Co-i^ti r c- hcc ctntius. Orvit'icr c> 
b^c mr.atius ;"Co'mifitnr à- hoc Oinfofitiu! } C^thm (^ lac 
cuhius , rius aiule : & auSaperla ii Omtiifmus , OratiiJJtiuu; , 
Cnmj-r.O'.ilf.m-s , ?f C'-liijlimus , a , an:. Fort ajnfté. ] 
AJUSTEMENT , fubll. m. [ Orntmerf , p.jrure. ] Orna- 
tu3 , génit. ornatiis , m. Cultus , génit. ailcûs , m. Or- 
namenmm-, ^fK/>. ornamenti , n. Cic. 
/ijufiemir.t des femmes. Mundus mulicbris , génit. mun- 
di muliebris , n^. Fhs.â. 
AjusTENfENT , [ agencement. ] Compofitto , génit. com- 
poiitionis , f. Cic. 
L'ajuflemcKt des cheveux. Capiilorum corrpofitio- ou 

comtio , f. 
AJUSTER , V. au. [Accommoder uns chofe , /" rendre 
propre tT jjifie. ] Aptare , ( apto ^ aptas ,. aptavi , apta- 
tum. ) aSc. ace. Cclum. 
Lcrfque v.ris aurez airfi ajufié cette pUnche. Cùm il- 

lam -abu'-ni fie aptaveris. Coluai. 
On dit au âguréen c; fcns , C'eft le propre d'un Lir:i- 
mefin d'.vufier ;ciit à fes interefis. Efl aftiiti hoininis 
ad furra utilit.itcm onuiia icfcrre. Cic. 
^jufier fo,t vifage fur alny d'un autre. Componerc 



A J U 67 

viilras i'uos ad aliud. Ovid. 

Ajufier jes ajfaires. Coniponcrc r«s fuas. Sahifi. 
Ajufter des paroles fur le luth. Fidibus aptare modoS-H»-. 
Ajuster , [ agencer , orner , parer. ] Componerc , ( com- 

pono , compônis , compofui , compolitum.) Ornare ott 

exornare> ( orno , ornas, ornavi , ornatum. ) Comsrc, 

( como , comis , comii , comtum. ) ad. ace. Ter. 
Il ajufie, il agence fa te fie ou fis cheveux au miroir ou 

devant un miroir, iniplicat ad ipeciilum caput. Plant. 

Ad (pecalum componit capilluni. Cicer. 
Les femmes font Icng-ttwps k s'.tjiifter. Dam comim- 

tur mulieres , annus cft. Ter. 
il efi trop long-temps k s'aiufier. In cuto ciirandà , ou in 

exornando corpore , plus a'quo operatar. Hor. 
S'ajufier. Comere fb. Tibul. * Ajufier fa. robe. To"T?ni 

cojr.poncre. Hor. 
On dit ironiquement Ajufier quelqu'un comme il faut,. 

l'acommodev de toutes pièces. Exornatum date aliquem. 

TerenS. 
Je t'.tjufierois comme H faut. Ornatus cflcs ex tuis Tir- 

tutibus. Ter. 
Je luy ay ajufié le vifage comme il faut , ou comnia 

parle le vulgaire, Je le luy ay mis à la compote. Nimis 

autem benè ora comtavi. Plant. 
Ajuster , [ Accommoder , mettre bien enfemlle des per- 

fonnes qui ont quelque differint. ] Componcre. Conci- 

liare y ( lio ,- as , avi ,, atum. ), ad. ace Cic. 
Ajufier des amis qui font mal erfemhle. Averfos amicos^ 

coir.ponere. Uor. 
ON' dit par un proverbe populaire , Ajufiez vos fûtes , 

C0i:ve;i:iZ de vos fûts , \_parlajit à des gens y qui ont 

quelque coKtcfiation. ] Componitc litcs intsr vos. Vi'g. 
s'.tJUSter. , [ Convenir , s' acommodey avec. ] Conveni- 

te , ( convcnio-, convënis , convêni , conventum. ) 

Gor.grucrc , ( congrue , congiuis , congrui , fansfn- 

pin. j nciit. cic. Ter. 
U:2c fem:ne s'ajudera r/ùeux avec une femme. Mulict 

mi;li;ri ma-gis coiigruet. Ter. 

S'.ijffier y. s'accommoder au temps. Tcmpori fcrvirc. Gr. 

AIX LA CHAPELLE , [ fille célèbre d'Allem.tgne fur les 

fr-nàeres de Jnliers iy dt Limdiourg. ] Aquis-grânun> , 

génit. Aquis-grani , n. Aqua: grani , génit. Aquarum 

graiu J f. pi. 
[ Elle s'appelle Aq<it à eau'e de 'es eaux Minérales , quly 

font trcs-bontes. j 

Qui efi d''Aix-la-chapelle. Aquifgrancnfîs & hoc Aquif- 

granenfe. adjcd. 
AIX , [ Ville cupu.iU de Provence ave-c Archevêché , P.tr- 

lement C'Univerfité. ] Aqui Scxtùi: : génit. Aquan:m 

Sextiar.:;ii , f. pi. Aqueniîs Civitas , génit. Civitasis 

Aqaenlis , f. 
Slrti tfi d'Aix en Provence. Aqucnfîs S: hoc Aqucnle. 

adj. Aquifcxtar.us , Aqiiilcxtana , Aquirextanum. 
ALABANDE , [ l'ilie ancienne de Carie. ] Alabarida.^f'';. 

Alabandarum, n. pi. Xi-u.Aiabanda , génit. Alabaudj-^. 

f. Vlin.. 
D'Ahb.iiide , [__pxrlant des ptrfonnes. ], Alabandcu; , m, 

Alabandea , i. Cicer. =f ïn parlant des chofes iy des ier- 

fohnes. Alabandc-nfis & hoc AlabanJenfe. Cic. Aiaban- 

dênus , t?' Alabandicus >-a , um. Liv. 
ALAIGRE, adj. ii>. & f. prononcez Alégre. [ Agile , dif- 

pos à fauter tT à courir. ]' Alâcer , Alacris , alicre , 

Agïlis & hoc agile; 
. On dit au Coirparatif Alacrior ^ hcc /tUcrUa ; Aliiior ô"» 
feu; ^^Uiks ,. t< AiM'nnus ,• a , um , au Siîi^crlaiif. Ck. ) 

Il a l'efprit alalgre t? difpos-. Eft animo alaccr. Cic 

ALAIGREMENT , adv. on pron.jnce Alcgrcmrnt. [ Djunit 

m:>niere gaillarde (S" joyeufe. J Alacri &: piomto anin^o. 

abl. Cif. Alacnter. adv.(-i« Ccmparatif. Alacriiis. adv.) 

Pli:}, ' 'i 



Si A L A 

ALAINS , [ nr.cUm "Peuples de la S/tfmatie d'Stircff. ] 
AUni , géiiit. Almorum , m. pi. 

ALAIS fur le Gardon , [ Ville de Vv.'ince dans le Bas 
L.tngtiedoc frés les Cévoinss. ] Alelia , génit. Alclia: , 
fem. 
Qji! cjl d'JlLiis. Alcfieniis & hoc Alcfienfe. aQJeifl. 

ALAITÉ , m. AlaitÉe , f. parc. palF. Voyez. Alaiter. 

ALAITER. U7i enfant , V. act. on prononce. Alérer. [ Le 
nourrir du l.*it de la r^zmellc. ] Ladarc puerum , 
( lado , ladas , laûavi , laûatum. ) Mammam puc- 
ro darc ou prsbere , ( do , das , dedi , datum : pix- 
beo , prx'bes , pra-bui , pixbimm. ) aft. Cic Phs.d. 
Ubiîra pucro admovere , ( admovco , admôves , admô- 
vi , admôtum. ) ad:. nV^. 

ALAMBIC , fuhft. m. [ iiaijfeciu ou chapelle de verre «, 
diftiller. ] Clibânus , génit. dibani , m. Bnd. Vas dif- 
tillandis fuccis herbarum , génit. vaiis , n. Vas excra- 
hcndis fuccis per diftillatioiicm , n. Vapoiariuia , gén. 
vaporarii , n. Ferncl. 
Sucs d'herbe tirez à l'alemlic. Vi ignis cxtradi ou cx- 
prelli liicci. Per diftil'acioncm clïcici fucci herba- 
rum. Succi ftillatitii , génil. fuccoium iHUatitlorum , 
m. pi. 

[Ces mots font deFline , & il ics dit de tout ce qui fe dlfiille 
naturel Icrr.cv!! & crf.ficielleineiit J 

AL.'.MBIQUER, V. att. ne le du point dans fa fignifiation 
propre ^: naturelle , car on ne dit point ^^Umbi^uer des herhei : 
mais bi;n dans une llgnihcation figurée ; cai on dit fort 
bien, 

Alam.biq:-'ER fort efprit , ou s'Alambiqjjer l'efprit , 
[ rienrefon iffrit à Ix g'fne.'] Torqyere ipirituin.Pf'^.V. 
Se torqucre , ( torquco , torqvies , torli , tortum. ) Cir. 
Verfare fuuin animum , ( veiTo , vcrfas , vcrfavi , vef- 
fatum. ) aft.C/V. Ingcnio plus îatis laborare, ( labôro, 
laboras , laboravi, laboratum. ) n. Mart. 
Un difcours alambiqué , plein de fubtilitez. affeBécs. 

Atfcdati fub'.ilitatis pleiia oratio. 
ALAN , fubft. m. en vcncrie. [ gra Chien , efpeee de 
Cogne. ] Canis EpirotlcaSj^J.î. Canis Epirocici, rnafc. 
[H elt ainù cppeile en Latin , parce qu'il eft venu originaire- 
ment d'Epire. j 
ALAKGOl'RI , m. Alangouriî , f. [ ^jfflik'/. ] r^jri. 

Langoureux'. 
[ Ce mot ell hor^ d'afagc , quoique fort fignificatif. ] 
ALARME, fubft. f. \_'Sign-zl qu'ar, donne pour fp.ire pren- 
dre les .%r!Kes ài'arri'vée imprévue des ennemis, j A.d ar- 
w.s. concla'.natio , génit. conclamationis , f. Scn. 
DoMur ou Sr.mcr l' alarme. Ad arma conclairarc , ( cla- 
me , clamas , clamavi , clamatiim. ) n. Liv. Bellicum 
cancre ^ ( cano , caais , cccïni , cantum. ad. Liv. 
Alarme, figurémcnt , f toutes fortes d'époHv^:.tes bien ou 
mal fondées. ] Pavor. Terror , génit. Gris, m. Trcpida- 
tio , gérr.t. trepidationis , f. Cic. 
Tionr.er i'!ilarr?te à quelqu'un , l'époHvunter. Terrorem oh 
frcpidaticncm alicui injiccre , o:t incurere , ( injicio , 
jnjïcis , injêci , injedum : incutio , incùtis , incullî , 
incuiïïim. ) ad.C/f. Liv. Terrorem alicui ofFerrc, ( of- 
fcro , ofR'rs , ob:û!i , oblîtum. ) ad. 
V.i .iccidcnt ji f<bit jett.-i ou œit l'aUrme pur tout. Ncc 

inopinâra res rrcpidaliones ubique feclt. Liv. 
Jl ifi ou il vit d.ins de continuelles alarmes de fon procès. 
Trcpidus cft litis fur. { Virgile a dit Trcpidus rerani 
fi'.arum. ) 
J'os lettres r?i ont donné l'alarme. Littcris tuis valdc fain 
eommôcu.". C/'. 

Sljii efl en alanr.e ou daps l'épouvante. TrcpMus. Tcr- 

rirtis. Conftcrnatus , a , um. Cic. S.ilufi. 

V.tlarme fe mit d.tns i'!irmée.\nc\.l':t terror excrcltui.C^/ 

^h^KtA-LK quelqu'un , V. ad. [ l/ty donner l'ai fme , 

l'épouvanter. ] Terrere aiiquem , ( terrso , rcrres , 



A L B 

terrai , terr'tum. } Liv. Terrorem alîcuî injiccre , )'in- 

jicio , injïcis , injcci , ir.icdi;m. ) ad. Cic. Commo- 

vcre S: perturbarc, ( commovco , commôycs , commo- 

vi , coinmôtum ; perturbo , perturbas , perturbavi , 

perturbatum. ) ad. ace. Cie. Ter. 
s'Alarmer, \_ s' épouvanter ; prendre l'épouvante. ITti' 

pidarc , ( trcpido , ttep'idas, trepidari , crepidatum. \ 

n. Ter. Csf. Confternari , ( conltcrnor , confternaris 

confternatus fum. J paff. Liv. 
Ne vû:is allarmez point. Ne trépides. Ne commoveari?, 

Cic. 
Cette nouvelle m'a, fort alurmi pour vius. Hoc nuntio 

valdè de te timui , ( tiœeo , times , nmui, fans fitpiny 

timcrc. ) ad. 
La ville ejioit alxrmée d^ns lu crainte d'un fiége. Ur- 

bera ipfam terrcbat obfidio. Fier. Rom. 
ALATRI ou Alatrio , [ ville d'Italie dans la CampU' 

nie, qui eft tin £vcfché fuffragaM de Rome. ] Alatrium 

ou Alatrlnum , génit. Alacrini , n. Liv. 
§il/i eft d'Alatri. Alatrlnas , génit. Alatrinatis. com. 

gen. Liv. 
ALBANIE , [ Province de la Turquie en E:iropi fur le 

Golth de Venife. ] Albania , génit. Albani.t , f. 
^ii eft d'Albanie. Abânus , Albâna , Aibâaum. 
ALBANO , [ Lac fcr Montage dam la Campante de Ro- 

me , proche des ruines d'Albe la Longue. ] Albânuin > 

génit. Albani , n. 
ALBARA2IN ,,[ P'ille d'Efpagne dans le Roy.iume d'Arr»- 

gon , fc~ Evefché fiijfragant de SarragoJJe , fkr la riviè- 
re Gi/adalaviar. ] Lobctum , génit. Lobeti , n. Albara- 

c'inum , génit. Albaracini , n. 
ALBASTRE , en prononce. ALsaTRï , fubft. m. [ Lfpece 

de Marbre fort W»»;2r-. ] Alabaftrîtes , ^twf. alabaftri- 

tx , m. Flin. 
Vafe d'Albâtre. Alabafter , génit. alabaftri , m. Alabaf- 

trum , génit. i. n. Cic. Mart. 
ALBE , [ ville ZpifcoPale dans h Montferrat , ftffragan- 

te de Milan. ] Àlba Pompeia , génit. Albx-Pom- 

peix , f. 
Alee-la-lo\cue , [ ville plus ancienne que Rome. ] Al- 
ba Longa , génit. Albx Lorgx , f. Ltv. 
Albe fur la rivière de Tormes , [ Ville d'Efpagne , en Ef- 

pagnol. Alva de Tormes. ] Alba ad Tormum , x , h 
Albe-royale , [ Ville de la baffe iîongric.'\ Alba Regalis, 

i^énit. Adbx Regalis , f. 
ALBEPvGE , fubft.'" f. [ Efpcce de Pefch; précoce jaune 

(S' ferme. ] Persïcum duracïnum , j-/»i/". Perlîci duraci- 

ni , nciit. 
ALBIGEOIS , m. Albigecicî , f. [ SlSf' eft d'Alby. ] Al- 

bigeniis &: hoc Albiger.fe. Adjed. 
ALBINS, m. [ H.ibicans d'Albe-l.l-langue. ] Albâiii , gén. 

Albanorum , m. pi. 
ALBONA , [ Rivière d'Italie dans le Duché de Mi- 
lan , qui fe jette dans le Pà. ] Albonea fc" Albunca, 

génit. X , f . 
ALBRAN ou Alebr AN , fubft. mafc. [ Jettnc Canari fax- 

vage. ] Anaticûla , génit. ar.aticulx , f. Cic. 
f D'â'jtreb ecr/vent .Allrsit, J 
ALBRET , [ Petite Ville de Cafcogne , c.ipit.ile du Duché 

de ce nom. ] Lebrctum , génit. Lebreci , n. 
d'Albret. Lcbretenfis & hos LebretenL-. aijed. 
Duché à'Albret. Ducitus Lcbretius , génit. Ducatûs Le- 

brctii , m. 
ALBY , [ Ville Archiepifcopale du haut La^-'U 'doc , C 

capitale des Albigeois fur le Tarn. ] Albïga , génit. 

Albigi , f. Albia , génit. Albix , f. 
d'Albit , Vaycz Albigeois. 
ALCALA DE HENAREZ , [ ï'ille de la n^mvclh 

Caftille ) où il y a u.'H Uniwrfité. ] Coroflucum , 



A L C 

_fc'»i.'. Coirplutl , n. 
Si»: ej} d'Alc»in. Complutcnfis & hoc Complutenfc aJ>. 

ALCALA REAL , [ Ville li^ns le Roj/iame de Grenade. ] 
AlcJla Rc!;alis , c<'"'f- Alcâl-c Rcgalis , L 

ALCANTARA , [ vUle de l'Efiramadoure. ] Norba C.v- 
farca , ''(ait. N'oi'oa- C.vfarcjE , i. Alcantara , gi».\x, t. 

r Tr.-,fan yliiUor.rttuire u:i Fj.u d« i-jj. pici» de iju^Lcur.LOr- 
dte des Chevaliers d'Alcantaca porte ui:e Cioix vecic] 

ALCHYMIF. , Vcye^ Chimie. 

ALCORAN , fubft. «1- [ t't^''' q'<i conf.cnt la I,oy du 
f.Mix Prothite Mshcn.it, l.t,j:ie!!c cfl uns prétendue con- 
férence du Di-ù'le tr de lny. ] Alcorânus , gênit. Alco- 
rani , mafc. 

ALCOVE , fubfl. mafc. parmi les .Arcbitccîe! , & f. dan: 
l'ufrge. Alc5t>a & Akôva , génit. s f. 

[ Ce mot ïieut de rETpagno! .4l;o'..a , qui tire fon origine du mot 
Arabe £.'I;ju'". C'ed un r^Jui: dans une ciijiiibie prjpte a j'ia 
cet un lit : crdinîiraincnt il y a une Efi.ade avec des Pilalire' 
ou des Chambranles qui forment un arc lonsbaiiTc. ] 

ALCYON , fubll. maie. [ Petit oifeau q!-if.iit fin v.i.i fur 
mer parmi les r:>fe.'Hix ] Alcyon 6~ Kakyon , gé,iit. 
/ilcyonis , f. Virg. AlcêJo , génit. Akcdônis , ou Alcc- 
diiùs , f. V.ir. 

I On doute d; ccginltif & des autres ca« obliques de ce mot 
Setïius veut qu'^.'i_r'« loit uulculin &féuiinin, tro'.np.- en 
ce que c; Hom eftant commun dan; fi iignitîcstjjii , il l'a crû 
aiilli coir.tnun en fa confttuftion , qui lont deux chioies bien 
diiïeicn.es ) 

t Les jours de bonace durant lefqtiels l'Alcyon fait fon nii, 
fort appeliez en Latin Mtinii 8c .Alcyouci dia dans Varron 6c 
OjluineUe ; plauie l'a dit 'en ur.e lignification fi^;ure'e , ./ticc- 
dcHu puis iiifoiD, c'e.1-3-d:te , Le cilme cjl dvs U ylacc du 
Cl:»n^c. Ce Poifte veut marquer im lems auquel les Créanciers 
ne prelVoient point leurs Débiteurs. ] 

ALÉGRIL , adj.ra. &: f. l'oyez, Alaicf.k cy-dejfus, comme 
s'il y a-joit.un E , c.irji alegRE. 

ALÉGREMINT , adv. [ Gayement. ] Alicritcr. adv. * 
.Mira alaci'itatc. Alacri animo. abL Cic. l'Un. Voyez. 

ALAIGRF.ME.NT. 

ALÉGRE5SE , fubft. f. [ Joye écUtante (r e.x.-r.tordinxire, 
qui vient de quelque nouvelle extraordinmre. ] Ala- 
crïtas , génit. alacricatis , fcm. Exultatio , génit. exul- 
tatioais , f. Cir. 
~i,'alégr(ffe fVc?;/- rf'îvV.i/f , Erant omnia plena gratula- 
tion-: °: lartitià. df. 
Troubler l'alégrejfe d'unfejrl/i. Alacritatem convivii tur- 

bate. Ovid. 
ALEMAGNE , Vcyc:; allfmagne. 
ALLM3ÎC , Voyez, alambic. 

"ALEN'ÇON , on prononce Alanfon , [ ville f?" 'Duché fur 
y. Scrthe en Normandie. ] Alencoriimn,^i?,'ïif. Alenco- 
nii , ncut. 
§lui eji d'Aleaçon. Aienconlus , Alenconia , Alcnco- 
nii;m. 
AL'ENCONTRE, adv. [ Sjti fe dit de ce q;;i efi con- 
tr.ùrc.'j Contra. Advcrsus j qui font des fréfofniir.s qui 
veulent l'.z:ci!fa!if. 
Il a dit lien des chefes faitffes à l'encontre de liiy. Multa 

de illo meiwitus cil. Ph^d. 
T.irlcr à l'encontre de quclqu'i,-,:. De aliquo , at adver- 

sj.m aliquem lcK]ui. Ter. 
liUntir a i' encontre de foy-mtfme . Adverfum le mentiri. 
PUm. 
ALLX'E , Voyez. Alesne. 

ALEXOIS, eu Cresson alenois , ftibil:. mafc. [ Kcrhe 
potagère qui fe m.mge enfaUde. ] Naitiirtium , gé.iit. 
iiafturtii , n. Pii?f. 
ALENTI , m. alentie , f. part. palf. Voyez Alintir. 
ALENTIR un mouvement , V. act. [ Le rendre pins lent. ] 
Motuni temperare , ( tcmpèro , temperas , tenipcravi, 
tempcratum.jaa.^e.v.RcmiiTiorem & lentiorcm inocum 



A L E «■* 

efficerc, f efficîo, efFïcis , cfféci , cfFcilum. ) aft. gémt. 
^'ALiK-Yi&[p%r!.mt d'un mouvement.] RcmUtcrc,{remu- 

to , rcmittis , remifi , reiniflum. ) t;cut. Lciuiori mocu 

*S' > ( ^SM , a^cris , adus fura. ) paii". de 
s'Ale.ntîr , au figuré , pour dire Se rclafchcr , pcidrt 

de fmfm es- de fon .x-ciivité. Elangucfccre , ( d^'»- 

gucfco , cLaiiguefcis , elangui , fans fupin. ) RcJiUttc- 

re. ncut. Liv. 
Aujft-is: fon ardeur O* celle de fcn nrméc s'alcntit. Mi?* 

& ipfc 5: cïcrcitùs ardor elanguit. T'or. Koiv. 
[ On dit mieux en Piançois Se r.-rletiir ] 
ALENTOUR , [ Autour. ] Circum ou Circa , prépcfition 

S»i gokverne l'arcnfifif. ■ \ 

[ Me.lieurs Anaud d'Andjlly & Voi:ure difmt >/f l'emoui-iU 

<'_4'£fcp, failant ce mot une prépofition Mais M. d'Abian- 

court & Vsujelas vealeut que te ijit un adverbe, j 

Voyez. AuTorR 
D'alentour, autour, [qui eft proche.'] Vicmus, a.um. Cic. 
^LEV^, [Vtlle C.-.pit,ile de la Sourie daTis la Turquie ci» 

Afie. ] Alcpum , génit. A!epi , n. 
.-\LERiON, Voyez, allerigh. 
.'VLERTE , adv. [ Qui Je du en parlant des gens qui font 

to::jct:rs éveillez. (S" fur leurs gardes. ] U efi alerte.Sem- 

per cl> animo vigiU & attento. Scniper vigilans Se 

attenrus cft. Cic. 
ALESAN , fubft. m. [ Chev.il Ahfm. ] Equus fuKtis , 

i , m. Equus fiilvi colons. * 'ch:val 'alefajt brille*. 

Equus talvi coloris & fatùri. 
f C"eit uu Chcv.-.l qui a le poil d'une couleur rouffatrc , &; qui 

a le coû loux Si blanc. J 

ALESNE , fubfl. f. { Peinte d'acier emmanché qui fert 

aux Cordonniers. ] Subiila , génit. fubula: 1'. Cel. 
ALETH , [ rille Epifccpale du bas Lcniuedcc. 1 Aledi « 

genit. Alerta: , f. ' ^ J • 

ALEU , fubft. mafc. [ Ponds ceafuel obligé à des redcvan* 

ces. ] Alodium , génit. alodri , n. 
Une terre qui efi en franc ahu , qui n'efl chargée d'au- 
cune redevance. Optimo jure- pri-diu.-n , génit. opti.i;» 

jure pr.rdii , «eut. Cicer. Agcr immûius , génit. affri 

immunis , m. Cic. 
^"n'cftp.-.; de franc alen. Veûigâîis , & hoc vicuçalc, 

adjcA. Cic. 
[ Termes conlacrei dans le fly!e du Palais. ] 
ALEVIN , fubft. m. [ Menu poiffon c^ui fert À peupler un 

^fi-^^S- ] Pilcium fctus , géntt. fœtus , lu. Col. 
ALEVINER , V. adt. [ Zmpo,jfonner un efrang. ] Vccx'^i 

pUciura in flagnum immittere, ( i.-amitto , imauttis , 

imniifi , nnmiîrum. ) 
ALEXANDRETTE , [ }-;ile & port de mer de Syrie.} 

Alex-andria , gé^ic. Alc.iandrix , f. 
ALEXANI>RIE, [ ville d'Egypte fur la mer méditerr.foée, 

célèbre par fon port , £?- par le phare qu'on allume an 

haut de la tour pour guider les vaifftaux fur l.t tner, 

Alejrandria. génit. Alcxandria:. 
[ On la nomme aujourd'iiuy Sca-.i.rU. ] 
D'ALEXANDRiE.Alcxai;drinus,Alexandrina,.^leïandrinunî 
ALGALIE/ubft. f.[ So!:de co:'.fbe,poiir aider à faire uriner 

ceux qui cm une rétention d'urine. Fiftiila incurva , f. 

génit. fîftula: , f. Celf 
ALGARADE , fubfl.fcm. [ Infulte qu'oufaità qucl^u'unl 

Infultatio, ^f ;;;'/■. infulationis , £ a^uint. 
[ Ce iiiot figniiic piOi-rtment en nollte L.-J-.cuc Ceiirfe mprtvtkê- 
jar l'enKcn.i. ] ^ " 

Jr.iire des alg.'.radcs à quelqu'un A'.icul ou aliquem en 
in aliqucm infultare , ( infulto , infultas, infîiltavi , 
infult.itum. ) n. Cic. S.^liifi. 
ALGARBE , ou Alcarve, 'Royaume d'Efpagne , uni 
au Portugal par Alphonfe III.] Alrarbiï. > génit., 
Alsrarbix , f. 

li^j 



»ro A L G 

^LGAHîC , fuhft. m. Voyez, algame. 

ALGÈBRE , iiibil. f. [ p'/ïme (ie l'Arithmétique qui truite 

des nombre;. ] Nuineronim fcieiuia , quam algebraiTi 

Moc-xvit , génu. fciciitiï , t. 
ALG ER , [ Ville (sr n^'pMiquc' d'Jfrlque fur les coftes 

de S.ïrbarit , famerfe pur Us pirateries que les Corfai- 

res y exercent. ] Aigcria S: Algaria j génit. algariae , i. 

Algenum , génit. algerii , n. 
l Antônin , Pline , Se Viitor d'Urique la nomment Rufcurium > 

ou Rujiiccu mm , gcnit. i. n. 

ALGUE , fabft. f. [ Herbe qui croit au bord de la Mer. } 
Alga , génit. alga: , f. Virg. 

/LI3I , fubft. m. [ Lieu éloigné de celui oh l'on prétend 
qu'un homme ejici: en quelque occafion particulière. ] 
Criminis purgatio ob abfcntiam, génit. purgationis, f. 
Trouver la faujfeté d'un crime par un alibi , ou prou-ver 
un alibi , [ faire loir qu'on n'a point fait une chofe 
dent on eft accufé , p.trce qu'on eftoit ailleurs dans le 
tems qu'on dit quelle a efie faite ] A fc; crimcii ratio- 
Bc abicncia: , ou ob abfcntiam amoliri , ( amolior , 
amoliris , araolitiis fuiu. ) dcp. ou remoYere, ( remo- 
■veo , removes , rcmôvi , remôtum. ) ou avertere , 
( averto , avertis , averti , avcrl'um. ) au. ^iat. Liv. 

Alibi-torain , [ Fuite y échafatoire d.ms un procès. ] 
Tergiverfario , génit. tergiverfationis. f. 
Chercher des alibi-forains. Tergiverfari , ( tergiverfor , 
tcrgivciTiiis , tergiverfatus fiim. ) dep. 

^ Ce mot qui eli d'ufagc dans le Palais ell rendu François quoi- 
que Latin ; 5c il ne piciid jamais d'j au pluriel , cai on ne dit 
point chircher de! alitii, mais bien des fiibi làos s. ) 

'ALICANTE , [ Ville & Port d"Efp.igne dms le Rcyau- 
me de Valence , où fe fait t.: trafic des vins &' des fri,its 
du Vais. ] Alône , génit. Alôncs , f. Vonp Mcl. 

/LltNABLE , adj. m. & f . [ qu'on peut aliéner. ] Quod 
alienari poteft. 

ALIÉNATION, flibft. f. [ Vente ds la propriété d'une cho- 
fe. ] Alienatio , abilienatio , gétiit. cuis., f. Cic. 

Aliénation , au figuré , \_ Eloignement qu'on a d'une 
ferfnne. ] Alienatio. Disjundio , génit. onis. Ctc. 
Catul. 

«On dit aulîi Aliénation d'efprit , [ Egarement , lors 
qtc'ttn hoiirmi n'ejl paint en fin bonfens. ] Mentis alie- 
natio , f. ?iin. 

ALIÉNÉ , marc, aliénée , fem. [ Dent on a vendu & 
tranfporté la propriété. ] Alicnatus.. Abalienatus , a , 
. um. Cic. 

Aliéné de quclipt'un , [ Qui a de l' éloignement pour lay.'] 
Ab aliquo alienatus , oh abalienatus , ou aliéiius , a , 
um. cic. 

'Aliéné d'efprit , [ £if/i eft^ torûhé en démence. ] Ab fcn- 
fu animus alicnatus. Senllbus alicnatus. Liv. Alie- 
natus mcHte. Vlin. 

ALIÉNER, , V. aâ:. [ Vendre &■ transporter la propriété 

de quelque hcrkage à un autre. \ Alicnare, abalicnare , 

( alieno , aliénas , alicnavi , alitnaruni. ) act. Acc.Cic. 

Il a aliéné les terres qui cf oient tributaires de l'Empire 

. Rimain, Agros veCtigales Populr Komani abaliena- 

vit. Cic. 

Aliéner quelqu'un de foy , [_fe le rcrtdre indifpofé pour 
foy. ] Aliquem à fe alienurc , ou abalieirarc , ou avcr- 
cere. Cic. 
uiUener de foy les efprits desfiens. A fe alienare ou aver 
terc omnium fuorum voluntates. df. 
Ils vous ont aliéné de. moy , O* m'ont aujfî fait changer 
à voflre cfgard. Et te à me allcnarunt. , Si me aiiquan- 
do immutaverunt tibi. Cic. 
Aliéner l'efprit d'une pcrfomie , [ le faire dtve:^lr feu. ] 
Aliquem de mente deturbare,( deturbo, as, avi, atum.) 
.'Cic. losîni^ le.d'k.ie arit^uemj.;;jJÂuiis,a, ^a\ ail. ^lin. 



ALI 

ALÎER , VoyetL l'Allîer. 

ALIGNEMENT , fubft. mafc. [ Action par laq:{elle in 

met les chojcs en ligne droite avec la régie ou le cordcm] 

Norma: 0« linca; direûio , génit. dircctionis , f. Dirc- 

dûra , ff-ew/r. diredurx , f. Vitr. 
ALIGNER , V. ad. £ Tirer un bâfir/ient en ligne droite."} 

Ad lineam xdificium dirigere , ( diiïgo , dirïgis , di- 

rex! , direftum, ) ace. ad. Cic. 
Aligner , en termes de Vénerie. Le Icup aligne la louve, 

pour dire , Saillit ou couvre la lou-^je. Lupus falit lu- 

pam. Ovid. 
ALIMENT , fubft. m. on prononce Aiimant. [ Kcurritu- 

re. ] Alimentum. Nutrimentuni, alimoiiium , génit. i. 

n. Cic. V.ir. Alitura , gémt. pjiturx , f. Aul-Gel. Na- 

tritus , génit. nutriiùs , m. iHin. Nutricîtus , génit. 

nutrkatûs , malc. Plaut. Nutrîmen , génit. nuctimi- 

nis , ncut. Uvid^ 
Donner ou fournir des alimens. Alimenta prxlîare , ou 

llippeditare , ou fubminiftrare alicui. Celf. 
ALIMENTAIRE , ou prononce Alimantaire , adjeft. m. 

& f. [■ Slui concerne les aliir.ens. \ Aliraentarlus , ali- 

mentaria , alimentariirm. Cic. 
ALIMENTER.,, on fr«»«;;f£. alimanter ,.V.. ad. [Wwi- 

rir quelqu'un , luj fournir le vivre. ] Alimenta ali- 
cui lubminiftrare , ou fuppçditarc , ( o, as , avi atum.) 

ad. Celf. Prxberc ou darc-alimcnta alicui , ( praebeo ,. 

probes, pribui, pra;bitum : do, das,dcdi, datum.) ad. 
ALISE 0« Alïxie ,[ f'';i/e de Bourgc-gne dans l' Auxots. 

près de Flavigny. ] Alexia , génit. alexia: , f. C&f. 
[ Cette Ville a v-îé famcule pour Ton ficge&poiit fa ptife avec 

Vcrcingetoiix.Clief des Gaulo;s , par l'Atiiiee Komair.c. ] 

ALISIER , fubft. m. [ Arbre qui vient fort haut , e^ pro- 
duit un fruit puis gros que le poivre , délicieux à man- 
ger (f bon à l'efomac. ) Lotus , génit. loti , f. ?lin. 

[Les Modernes font mention d'un autre Aiillct qui porte un 
finit rouge comme des ciiiles, & qui vient en France , & 
qu'on nomme AiijlnU , ^cnk.alij'î.irix ,f. J 

ALITÉ , m. AlitÉe , £. part palf.&adjed. [ Sltii garie 
le Lir par indifpofttion. ] Lcdo retentus ^a , um. Cic. 
In laio cubans , ou jacais , génit. cubantis , ou jacen- 
tis , omn. gen. Vlaut. Qui cft in lcdo. Cic. 
Il efl alité. In lcdo jacct , (, jaceo , jaccs , jacui , fins 
fupin , jaccrc. ) n. In lcdo dccumbit, ( decumbo , de- 
cunibis , decubui , decubuum , deciunbere. ) n. 

S'ALITER. , V. n. [ Garder le lit par irJtfpofitio,;. ] Lcdo 
tencri , ou detLneri , ( dctincor , detineris , dctcnt'is 
fum. ) pair. Cic. 
Cette blejfure l'a alité. Hoc vulncrc ledo fuit detcft.- 
tus , ou ledo decubuit. 

ALLAITER , V. ad. Voyez. Alaiter. 

ALLANT , m. Allante , f. part-ad,. du verbe Allé*. 
iens , génit. euntis , omn. gen. Ctc. 
Cette hofleUerie efi ouverte à tous allant £3* venant. Di- 
verforium illud gervium eft ou patct viatoribus. 

On dit proverbialement, C'^-f un Allant, pour dire , 
C' efi un homme Alerte , un ardent d'aller, { quj.ne 
laijfc pas perdre fcs afaires par parcfie y (Sf faute d'aller 
er de venir.'] StreBuus homo & acM fuis in rébus. In- 
tentus nec indilïgens ad rcs fuas. 

ALLÉCHÉ , m. ALtECHÉE, f. part. palT. duverle Allé- 
cher. [ Attiré par careffe OM par fromcjfis er par des 
préfens. ] Alledus , illcdus , a , um. Cicer.. 

( Ce mot a vjei.li daus noibc Langue , aullî .bien que fcs Di.ti- 
vez , cuinpe 

ALLECHEMENT , fubft. m. [ Amor^ , apafl. ]Tllece- 
bra , génit. illeccbrï ,. f. Hlccebr» ,,^Jmt. illeccbri- 
rum , f. pL Cic. lUedus, génit. iliedûs , m. Cic. Dcii- 
nimentum , ^c'î?/V. dclinimenti , neut-Tirr. AiledatiOj, 
^t»i-.,AH.cdai!ionis , {.Sluint. Lenccinium, génit. Icacv- 



A L L 
-fuil , neut. C(V. ^ Voluptatis illcccbrs , hsnlUche- 
t»nis de la ■volupté. 

[ Le mot Litiii lUccdn le trouve toutefois au (ingulicr dans 
Pljute , & même dar.s Ciceion, Jw.cMutit l.Uiehit ; daus ks 
Ciuhnaites, Je dans l'Oiailbn four Milon .- ncanmoins il eli 
plus ulit^ au piutK-r. Le ii-.ot à' .ilUchoat,:! ne le dit qu'au 
iguie dans iicihe Langue , & mieux auUi au pluner , qu'au 
Hngulict. ] 

ALLECHER , V. aft. [ attirer far earejfes , par fri-fim 
tS- far promef es.'] Allkcie. Illiccre c« Inlicere. Pclli- 
«■crc. Piolicérc , ( licio , lïcis , lexi , Icâum. ) Alec- 
tare. Prok^are , ( le^:© , Icflas , ledavi , leftatum. ) 
Dclinire , ( dclinio , delïiùs , dclinîvi , dclinitum. ) 
C;V. Plant. Incicare , { luefco , iueicas , incfcavi , 
inclcatum. ) act. TiT. 

f On donne à tous ces Veibet l'acciiraiif de la ptrlonne , Se l'a- 

b'atif rie la manière. ] 

ALLÉE , l'ublL t'. [ L'aîiwn d'aller.] Ido , génit. itionis , 
f. Irus , génit. itûs , m. Cicer. Ter. ^ , 

Allie ET i.'»Kue. Itas & rc'ditus , génit. icûs , & rcJitûs , 
mafc. Suct. 
At'rés phi/îàiirs allées & venues. Poft crcbras itiones , 
ou poft multos iriis &: rcditus. Cir. 

AiLEE dç jirdi)! , [ poi-.i-fe promener. ] Ambulacio. Inam- 
bulitio , gérit. onis , f. Cie. Flin. Ambulacruiii , 
génit. air.bulacri , n. Fl.xut. Plin. 
Petite allée. Air.h'dl3.nuncïi\j.,gén. anibulatiuncùlr,f.Cic. 

Allée eou-verte. Tccta ambulatio , Cie. Inimbulatio utn- 
broiîs operculis opacata. Plin. 

Allée découverte. Anibul?.tio apcrta ou fubdiâlis. Soli & 
aeri expofita ambulatio. Pli». Hypxthra ou hypîEthros 
ambulatio. Vi:r. 

[ J'iine ajYcUe ces Allies découvertes S:ildiî.'U Pivimenti , »■ fl. 
parce qu'on les pavoir ordinaireaicnt chez les Anciens, fc dans 
Witas t X}Jium , génit. xjfii , ». eft proprement une Allée 
decouvene oii les Luteutb s'exerçoient , quand il faifoit beau 
tems; comme Xyfius fignifîe au contraire une Galerie couverte 
où lis s'cxerçoient durant le mauvais teiiis.J 

Une allée ^ [ cemme celles de Verfiilles ] entre deux mii- 
r.-iilles fert hautes , plantées de charmille. Ambulatio 
tunlis 'viridibus inclufà , f. Pli)}. 

Après avoir fait deux ou trois tours d'allée. Poftijuam 

duo aut tria fpatia deambulando coiifêci. 
Drejfer une allée dicowvirte. Hypxthram , ou hypi'tron 
anibulationem fternere. Vitr. 

On dit populairement , // luy a donné Vallée (y le ve- 
nir , f il luy a donné un fouffltt fur les deux joués. ] Im- 
pcgit , ou inflixir, ou inculfic , ott duxit ipli coUphum 
( conversa & aversà manu. ) Ter. Pliv. Juv. ginint. 

Allée , [ P.ilfage qui dégage les appartemens d'une mai- 
fin , (S" qui communique aflujieurs chambres. ] Melau- 
la , génit. mefauLc , f. Iter , génit. itineris , n. Vitr. 

ALLEGATION , fubd. f. [ Citation de quelque Auteur.] 
Scriptoris alicujus prolano ,gé/iit. prolatlonis, f. Tel- 
timonium , génit. tellimouii , ncut. ( Ciceron dit , 
Exemplorum prolatio. ) 

( On ne trouve jioint dans les Auteurs Latins Lmditio ni C!i.tuo 
■en cefens. ] 

ALLÉGÉ , m. allÉgÉe , fem. part. palT. [ SotiUgé. ] 
Lcvaci'.s , allcvatus ,a , um. Voyez, alléger. 

ALLEGEANCE , fubft. £. vieux mot , ©' le n.efme ^u'al- 

LFGEMEKT. 

ALLEGEMENT, fubft. mafc. on prononce. 3.\\égi:mti.nl. 

[ L'action de diminuer quelque ch.irge ou fardeau. ] 

Dcdudio , génit. deduatonis , f. Sen. 
Do-.iner allégement à un vaijfeau qui efi trop chargé. 

Navem nimis onuftam levare eu allcvareX lêvo,lcvas, 

levavi , levatum. ) 
AxlÉgehent dans le figuré , [_ Soulagement , adoucijfe- 

men: de la douleur ou de quelque afficfion. ] Lcvatio , 

allcvatio , génit. onis , fcm. Levâmen , génit kvi^mi- 



A L L , . . ^ï 

nis , n. Lcjramentum , allcvamentum , gé/.'it. i , iieur. 

Mitigatio , génit. micigationis , f. Cic. 
Donner allégement. Pra'ltare levimentujn , ( avec un 

datif. ) Piin. 
Ce remède luy a donné beaucoup d'allégement. Hoc re- 

medio levatum crt illius corpus. Cir. 
Cela me fera d'un grand allégement. Magno id mifit 

crit allevamcnto. Magna- id raihi erit levationi. I J 

me niultiim Icvabit ou allevabit. 

[ Ce mot a vieilli dans notre Langue , Se on dit mieux SouU- 
gemeni. J 

ALLÉGER, V. aift. [ Rendre un fardeau moins pefant. ] 
Levare , ote allevarc onus dcttahcndo aliquid de pon- 
dère , ( l^vo , levas , levavi , levatum. ) 3.Ù.. ^ Sou- ' 
lagcr quelqu'un de quelque fardeau. Detratere alicut 
onus. De onere aliquid detrahere alicui , ( detraho , 
detrahis , dctraxi , detraftum. ) aft. 
La nature fe foy-ant allégée de ce far de an d'humeurs qui 
la furchurgeoit , digère comme il faut , iS" rejette ce 
qui luy nuit. Nature eo onere levata , quo tanquam 
farcin.î quidam premebatur , coquenda coquit , &: 
expuenia e.vpuit. Fernel. 

Alléger , au figuré [ Soulager les chagrins £7" les affiic- 
tions de l'efprit. ] Levare , allevare , ail. ace. Cic. 
il a hejiucoup allégé mes chagrins , il m'a beaucoup allé- 
gé dans mes chagrins, .fligritudines meas multùm 
levavit. jÇgritudines meas valdé levavit. Me Icvavic 
a-'gritudinc. Extenuavit mihi mokftias. Dolorem mi- 
tigavit. '.C'c. 

ALLEGORIE , fubft. f. [ Métaphore continuée , quand on 
fe fert d'un difcours qui efl propre à une chofe , pour eih 
faire entendre une autre. ] Allegoria , génit. allegoris, 
«>.A»V«fi'« f. â^»nt. \Coi.\nn\.\a. tranflatio , génit. tranf- 
lationis , f. Cic. 
Si je fuis obligé de vous écrire davantage , je me fervi., 
ray d'allégories. Si eruut mihi plura ad te fcribeada ^. 
ù^.Miyofixç obfcurabo. Cic. 

ALLÉGORIQUE , adjed. m. £^ f. AUegoriis oh tranfli- 
tionibus refertus , a , um. Ex allegoriis & concinuis 
tranflationibus conftans ,£e'»;>. conllantis^omn. gen. 

r On ne trouve dans aucun bon Aufeur AîU^oricits & Tim^x- 
titiiis n'a pas cetre lignification.] 

ALLÉGORKiUEMENT , adv. [ Par allégorie. ] Pe: al-^ 

Coriam. à'Xr,~/oiiKiis Cic. 
ALLEGORISER , V. nciit. [ Si' fervir d'.jllégories en par^ 

lant , ufer d'allégories. ] Uji allegoriis. Adhibete ttaui- 

lationcs commuas. 
ALLÉGORISTE , fubft. m. [ Qui fe fert d'allégories , qui 

p.zrle d'allégories. ] Qiii loquitut «Msi'OçiKivj- ou pcc 

alkgoriam. 
ALLÈGRE , ALLEGREMENT , Voyez alaigre , Sec. 
ALLÉGUÉ , m. allÉguÉe , f. part. palT. [ Cri/ en par ^ 

lant de quelque pajfige d'Auteur. ] Prolitus.Allâtus , 

a , um. * P.irLviit de l'Auteur même , on dira mieux 

Laudatus , citatus . a , um. Cic. 
ALLÉGUER V. ad:. [ Citer quelque Auteur , ou fjn té- 

m&ig-nage. ] Citare , Laudaie ( o , as , avi , atum. ) 

aft. ace. Cic. Liv. Proferre , ( profcro , profers , 

protîili , prolâtum. ) Cic Alkgare , ( allëgo , allé- 

gas , allegavi , alkgatum. ) au. ace. Sluint. Vlin. 
ALLEGUER , [ Apporter , dire four excufe , pour ra;fon. | 

Alkgare. Dicere , ( dico , dicis , dixi, didum. ) At- 

ferre. Proferre, adl. ace. Caufari , ( caufor , caufaris , 

caufatus fum. ) dcp. ait. Cic. 
Il allègue pour excufe la mort de fin frère. Mortem fra- 

tris caufatur. 
C'efi d'un petit génie d'alléguer la calamité du tems. 
ou la ferme , ou les difficultex. de h vente foi-.r s'tvu- 



7-1 A L t 

^tfchcr de fxysf. J,k'Jiucris dl aHnni inopia:n îxcuia- 
le , & calr.mitatcm temporum aac proptiiin iuam 
<pxn , & diflicucatera actionaucli proponere, df. 
Je n'ay fà lny répondre le i/jolndre mot , ni lui alléguer 
fjiulquc r^i-fon hcnne on ma:i-.:i:fe. Ullum vsrtiuîi non 
potui proloqui , aut ullam caulam fakem mepcam. 

ALLEL'JYA , fubll. ir.alc. [ Tetite fiante qui fe mnnge 
en Ç.il.-iie er nu potuge , ty qui ejl cordiale. Oxys , 
gtrùt. oxeos , m. Tlin. 
ALLEL'JYA , Mot Hébreu qi:i figni£e L<M!\lx Se-gn^vr , terme 
ii'aiiion.le giaceSc de joje. C'cft à pe:ipresl7- Pxiti lics 
Latins. C'ctoit auticfois un cri milîuue , corume nous l'aj- 
pienoiis d'Adon de Vienne 
ALLLiMAGNE , on frononce Alemagnc , anciennement 
nom-n.ie Gesmanie , [ Païsjîtué au milieu de l'Euro- 
pe avec titre d'Empire , dont Vienne en Autriche eft la 
capitale cy la réftiience ordinaire de l'Empereur. ] Ger- 
jiûaia , gcr.it. Gcrmanix , f. Csf. Q" cammimément 
Alemaiiiiia ,gé»i:. Alcmaiiaix , t. 
Uni co:-icirn2 les AlUrmins ou l'Allemagne. GermanïcuSj 

Germanïca , Gcrinanicum. 
ALLEMAND , m. on prononce Alniand. [ Cdui q.-n eft 
d'Allemagne. ] Gemânus , génit. Gcrmani malc. Ale- 
maniuis , gin::. Alemniiani , in. 
Allemande , i. on prononce Aleiiiands , [ Celle qui efi 

d'Allemagne. ] Geiman.i, génir. Gcrmar.ia.' , f. 
£ U eil venu en uiage dans noflie Langue en ces façons de patlei 
proveibiales. J 

Voii! me prenez, bien four un Allem.ind , c'eft-à-dire, pour 
ur:e dupe , peur un hoimr.e qui ne conçoit pas le prix des 
chofes. Me barJam & ftoUdum exiflïmans ou habes. 
Cn eit aufii Une querelle d'Aliema::d , c'ell-à-dire , Une 
q:ierelle faite [.ms fujst , (S" de g.'-.yeté de cœur , com- 
me Taire une querelle à'Allem.r,:d à quelcfu'an. Jurg'.i 
rauiam débita operâ alicui iafïtre , ( iiif î^ro , inters , 
intùli , illatam. ) ad. Fl7.d. 
Cn dit encore , Je n'entends non plus cela que le h^ut 
Allemand , c'efl-à-diie , que c'efi une chofe qui n'ift 
■point intdligt'i^h. li lub intelligentiani iricain non ca- 
dit. Illud eh ab inteLligcntià meâ longirtlmè disjunc- 
tum. citer. 
ï Parce que l'Allemand eft une Langue difficile à entsndre & à 

prononcer. J 
ALLER , V. neut. & irrcgulicr. [ Se tr/mfpiri-er d'un lieu 
en un .tutre. ] Aliq'JO ou in Aliciucm locum ire , ( eo , 
is , ivi , icum. ) o.'< vadcre , ( vado , vadis , vafi , va- 
fum , ce p> était i? ee j'upin ne font gv.éres en ufage. ) 
neat. ou l'roficilli , ( proficiicor , proiicilcens , prolec- 
tus fum. ) d.'p. ou Pergere , ( pergis , perrexi , perrcc- 
tum. ) n. * Locum aliquem petcrc , ( peto, petis, pe- 
tii , pctitum. ) * Iter faccre ou h.ibere aliqr.ô ou in 
aliqueni locum. aft. de. Lii'. 
S'en aller à S.,:me. Romam fe conffrre. Cic. * Chez 
quelqu'un. Ducere fc ad aliquem. fiant. D.ms les Fais 
. étrangers. Abire pcregrè. Flir^. 

'A-voir di(f.'in d'aller k Paris. Lutetiam pergere ou cogi- 
tar- eu ire. Cicer. * { on fou:-c;'.tr.i.i élégamment le 
Tjerle ire. fcr l'on dit Lutetiam cogito, C?" vo!o Lute- 
tiam. cic. 
'.Aller cn cl.i.fe , X Vefcole. Li luduin ire ,. itare , fcholam 

frcqueutare. Suet. 
' uiller fouiart in un lieu. Aliq'Jo itare. neuî. Swt. Ali- 
ouem in locum ventitare. ncut. Locum ftequenrare. 
aft. Cicer. 
Vous allafics (S" retourn.ifles bien vifte. Ccleritïr ifti & 
ïedilti , ( pour ivifti. £5" rcdiifti. ) Cir. 
f Contne ces verbes iigniticnt mouver.icrt d'un lieu en un a"'- 
tre, o;i leur donne or, iinairement l'accuratifavec lap.fjtfi- 
fion in & quelquefois fans pr .'paAtion ; on av«C U pié^'fi- 

pi)a.»àf.<im\i- on sa y«5 quelqu'un. J 






A L L 

Sur ■.c'a les Grammaitiens difiinijuent deux iortcs de Nor.i!; 
qu'ils appellent des Noms di Pctir-Lieu , oj pcop.c;. ds 
Ville , S:" des Wo;us de Grand- Lieu , & ij-ii ne One pas pro- 
pres de Ville Ils ne donnent point de prépoiition aux pic- 
jnicrs , mais feulemtnt :u;! féconds , qui ne ibni pas propres 
de Ville , & qu'on apptlie Noars de Grap.d-Lieu. Neaniiuiiii 
c'ift de quoi les S^a.ans ne de.iicuiem pas d'accji.l , co;:inio 
SanJiius , Scioppius ic Voflius ; pa.ce que , di.eiit ils , 1^ An- 
ciens n'ont point obictve cette diitinction De lotte que no r 
feulement il eft certain que la prepolîtion eil lou.eni ex. 
pri.njc avec les Noms de Ville, comme au contrai. e elle e.1 
quelquefois fous-enteiidiiij avec les Noir,j tie Pt:>vince ; ce 
qu'on peut aifement jufiilier pas une infinitc d'exemples ti- 
rez de Ciceron , de Cefar , ic de Tetence. Tout ce cu'on 
peut dire des Noms de Ville & de Province, c'cil apparem- 
ment que cens qui i'étudioient â la plas e.vacle pureté de la 
Langue Latine, lo. s qu'elle ttoit encote vivauie , ont voulj 
faire pafl'er potu' une règle. D'où vient qu'Atticus ayant 
repris Ciceron d'avoir dît i'^t Pyr^utn y Ciccion s'en e.^culè 
fur ce qu'il cn avoit parle /mu ut de Opjuio, fd de loco. l. y. 
£. î. Pat où il paroit que cette raa.\imc conimencoit déjà à 
s'établir , &: qu'il y déferoit lai-mime , commj a une 
chofe qui pouvoir apporter quelque necteié c'ans la Langue , 
par celte difiiniiion des Noms de Ville 6: de Province , en- 
core qu'il ne laye pas toiijouts fuivie Et nous voyons qui Ique 
chûfe de f.-mblable en nette Langue , oir la p.!rii:ule .-< 
iiKirquc les Petits Lieux, & et les Provinces . di:ant .A Kt- 
me c> c» Italie , é c Ainiî c'eft toujours mieux fut de s'en t;. 
nir à cette règle , quoiqu'on ne puilTe pas reprendre de faute 
une peilonne qui cn ulcroit auttemcjit ,. ^c que la cenfurc de 
Quintilien qui condamne de folecilme yeait deSufis >» Mexin- 
àjia-n , foit avec trop peu de fondement. 
Allïr , [ Af.ircher.] Ire. Prodire , ( prodeo , prodis ,. 
prcdii , prodîmm. ) Licedere , ( inctdo , incëdis , in- 
ceiîi , inceflu.Ti. ) neut. Ingrëdi , ( ingredior , iiuj;ie- 
deris , ingrclfus fum. ) depon. Ambulare , ( ambirlo , 
ambulas , ambulavi , ambularum. ) n. Gradi , ( gra- 
dior , gradcris ,. grclFus fum. ) dcp. Cat. F'a.'it.. 
Aller à grands pas, o\.\ aller grand pas o\x bon pas. Ire 
grandibus gradtbus. neur. Vlaut. '^ A grandes journées.. 
Ire raagnis itineribus. neut. Caf. * Au petit pas ,. k pe- 
tit pas , ou lentement. Scnlim inccdere. Cic. Lento paC- 
ira inccdere., aeuî. Leiitis paiTibus itex pcragcre. ait, 
Oiid. * A pas de larron , tout doucement , fur lu, pointe 
du pied. Sufpcnfa gradi ire.. Ter. Quicto ac placi- 
do gradu ire , n.. Thud.- 
AlUr en diligence en quelque lieu. Aliquo advolare ott 
accclerare ou appropcrare ou féilinare ou propcrare , 
( o , as , avi , atum. ) n. Cie. 
Aller , à pied. Pedibus- ire. neut. Flaut. Ingredi ou 
conficere irer pedibus. depon. ?.&. Cicer. Inccdere 
pecitcm , accufttif de pedes , génit pedïtis , omn. 
gcn. ncut. Liv. * A che-j.tl. Equitaie-, ( eqmto , 
equïtas , equitavi , equitatum. ) neut. Horat. Ingre- 
di , itcr equo. depon. Cicer. Iiï equo f« equo vchi , 
( vchor , veheris , vcctus fum. ) part. * En C.irrclfe ,- 
en Litière , dcins un Braiteard. Rhedà , Curru , LCclF- 
ca vchi ou geftari. pall. Cicer. Icer faccre veliicûlis.. 
aft. Plin-Jun. ^*' En chaife , fe faire porter en chaife,. 
Gcilatoriâ.fclla defcrri. palT. Suet. 
Aller par un chemin où 'tl fait bien chaud y (S' oh il y n 
bien de la poujfiere. Itei conftccrc jcftuosâ & pulveru- 
lentà via. aft. Cic. 
Aller- par eau ou f» bateau. Ire navigio. Navigare y 
( navïgo , navigas , navigavi , navîgatum. ) ncut. 
cic. * Par nier. Mare navigare. Cic. Ire curfu pelagio.. 
n. Pbdd. * Par terre. Terra i::r facere. Pctere iter 
terra, aft. Cic aller fur mer. Confcendere navem ou in 
navem. ait. * h iioiles iS' à rames. Veiis remifquc 
navigare. n. Cic. 
Aller à reciLns ou en arricrre , [ ccmme vont les être- 
vices. ] Rétro inccdere. Retrocederc , ( retrocêdo ,. 
rctrocêdis , rctroccffi , rctroccillira. ) Retro-gradi. Re- 
trù-ke, R^tiù- Awbuiaie» Cif, flin. 



À L L 

ON" DIT en Cî fens au figuré , Mes njfairts 'vont à recu- 
lons , n'avancent foint. Rcs mca: ictro fublapllv rctc- 
runtur. l'irg. ou rctro isbuntur. 
On dit en la nicmc (igiiilicAtitm en proverbe , Aller 
à reculons comme les écrcvices , [ Reculer au lieu d'a- 
iiMictr , fois dans les études , ou dans (quelque cntre- 
frife. ] Ex tranlVcrfo ccdcre quali cancer Tokc. Flaut. 
T\'ihil promovere ou proficcrc. Ter. Cic. 
AlLiB. à taftor.s , [ Txjtcr en marchunt le Heu où l'on 
vu , aiec les pieds ou lestnains , de crainte de fe blcf- 
fir , £7" de faire quelque faux />.•».<. ] Iter manibus , ou 
pcdibus pr.crentarc. P/«?;. Pcdibus explorare iter. 
Tibnl. 
On dit en ce icns figurément , Aller a tafions dans les 
a^'.-iires [ N'y -voir CS" n'y connoiftre rien. J In rébus 
ca-cutire, ( c.ecutio , ca'cûtis , ca:cutivi , f*ns fupiu. ) 
ucut. Ad res caligare , ( calîgo , calîgas , caligavi , 
caligatum. ) neut. Plin. 
AlLER de'jant ou marcher devant. Aliquem ante- 
ire. Antecedere. Priccederc. PrKue. Ire pws. neut. 
Cic. Ter. ' 

Allez, dcvtnc , je vous fuis. I praT , fequar. Ter. 
AtT-tR au-devant de quelqu'un. Ire ou exire , ou pro- 
dire , eu progredi , ou proricifci , on proccdere aliciir 
obviam. Ciccr. * Alicui le fe obviaiii terre , { fero , 
fers , tu!i latum. ) ail. Cicer. * Ire advetsùm ali- 
cni. Ter. Alicui obviam obliftere , ( oblillo , oblîftis , 
obftïci , obftnum. ) neut. Vlaut. Adverfum alicui ire , 
»a venire , C advetlus , a, um. ) Plant. Occuncre 
alicui ,( occtirro , occurris , occurn , occurl'um. ) 
neut. Cic. 
On dit figurément en cette (îgnitication , Aller .tu-de- 
vant , prévenir quelqu'un. Anicvcnire , ou antevcrte- 
re , ou pra;verterc , ou privenire aliquem , alicujus 
canlilia , ( venio ,.V'2nis , vêni ,^ ventuiTt. neut. verto, 
Tcrtis , veiti , vcrfurii. )att. Alicujus conliliis occut- 
rere. neut. Cic. Cf.f. 
Aller au-devant de; dangers , les prévenir. OBviam ire 
pericnlis.' Salufi. Occurrcre pericuiis. Plit-Jun. * Des 
efforts des enK.:mis. Ire obviam conatibus hoftium. 
Cicer. '^ D'une m.iladie. Venienti morbo occurreic. 
Ptrf 
Céfar crut cu'il f.illoit aller />.H-'i'cvai:t , C" prévenir 
ces chofes. Huic rei Cxûi prarvertendum exrftimavit. 
Cdf 
ÀLtEf. à l'entour oMMitour d'un lieu. Ambire , C am- 
bio , ambis , anibivi , ambïtuiii. ) neur. ace. Obire 
ou circuire tr circumlre locuni aliqucm , ( co , is , 
ivi , ïtum. ) neut. Cic. 
On d-it en ce fens au figuré , // va itu'oiir du pot , 
pourdire qu'i/ biaife , qu'i/ ne parle' pas franchement . 
Circiiitionc utitur. T-er. 
AiDLf. félon ie cjurs de i'eiu, oa félon le courani. Secim- 
do flumine vehi. palf. Tiwir. i'rorio aitine vclâ. Virg . 
*', le contraire eft; Aller contre le cours de l'eau , ou 
contre le courant. Aqi'.a adrersà péri riumen advehi. 
ylaut. Adverlb fiuri:ine velii. Pli.i. ) 
Aller contre vent £r marée , i^yant le vent tS" l-t m.Tret 
contraire:. Infello mari ac ventis injuricrils terri , 
( feror ,, terris , latus ium. ) paii". Hor. 
OiN DIT tigurément en cette fig.ai!i;atlon , Aller contre 
vent C murée , c'cft-.à-dirc , Entreprendre une affaire 
avant tout contraire. Doo adverfo aiiquid movere. 
luit. ovid. Dii? & hon.inibasirâtis & adverfii aliquid 
aggtëdi ou jTioliri. depcn. Cic. 
AtLiR- ou M.ircher fur l.s pas de quelqu'un, le ftii- 
vre de pris. Ire eu inftare ou infîftere veftigiis ali- 
cujus , ( inllo , inllas , G' infifto , inliftis ,' font au 
trétarit inltïti , C?" f^K fufin inllïtum. ) neut. Liv 



Icqucris 



lecûtuy 



On dit en ce fens au hcuxi aii r i 

^u'un, ^.(i^i&cXivrfjtet r ^"^ ^ ^'"^~ 
n.eres de faire , l',m,ter. Ire itincribuVàli^-"'" '"'^' 
Infiftere vcftigiis alicujus. Siiunt. AUqucm kom'l:. 

imitari. Cic. ^ 

Aller joint avec des infinitifs. Aller voir quelqu'u. 

Ire vifere ahquem. Ter. Convcnire o« invilcre ali- 

quem. Adirc aliquem ou ad aliquem. Cic. 
[Quand Al/crcû joint a un inhnitif, on met Couvent cet infi-- 

iiititauiujin en un, : comme ::l.-er jouer , ne iu,-j-y. ii alUr 

peut le tourner par lim-trfi , on l'tiprime pat «« , h.i; 

}'">i,jam . & linfiniiifluivantfe met a l'indicatif, ouau 1 i. 

tut en rus : comme /c xms -vouspaUer , ou/e tjou, parhr-^y (,•„_ 

tiyi. MoxteMloqhi,- , oa Mox -.e fu?,T nlLcuturiis ] 
Aller dormir. Ad fomnum profrcifci. Cic'. Ire do;;r.:% 

tum. Plaut. Soniiuim pctcre. èiutnt. 
Aller demeurer ailleurs. Alla- migrare c« immigr.i;.' j 

( migro , migras , migravi , migratum. ) n. ci:. • 
Aller aider à. quelqu'un. Ire dacum aperam alicui. Opi- 

tulMura ire aiicui. Piiut. 
Aller fcupcr pour quelqu'un , m à fi plue . kà cranam 

pro aliquo ire. Plaut. 
Je ne feray qu'.'.lUrfy venir ,je neferity que le chemin ,-■ 

je feray ici d.n:s :m mome;u. Mo.v re':^ibo , jam jffln 

adcro. Ter. Jam cgomet bîc ero. Pla:-t. 
S'EN .iiLER ,fe rcùrlr. Abire , ( abco , abis , abil , abï- 

tuni. y neur. Difccdere > ( difcedo , difcêdis , diiccirr> 

ditcellum. )■ neut. Ss au&rre , ( aufcro , aufers , 

abltùli , sblatum. ) ad. Cic. 
S'en aller du logis. Ducerc lé ab idibus , i duco , dâ- 

cis , duxi , dutlum.. ) aci. Plaut. f De chez. quelqt:'un.- 

Abire ab aliquo. Fla.it. 
Apres.qu'il s'et fut allé. Pofl: ejus abïtum. Toft cjus d'e- 

celïiim. Ciccr. Poftquam difcelilt. (^ic. 
S'en aller fouî.ain , tr' corr^Kic à la. dérobée. Ptoripcre ou- 

corri^;-e fc, f ripio , rïpis , ripui , rcptuin. ) ad". 

Ter. Corripere fe 8: tïbire. Phmt. 
•On dit en ce fens au figuré , i'en aller 

Abire. Cic. 
La fièvre , ou l'accès de fièvre s'en eft allé. Dcilir fciîris. 

Finita-eft fcbris. Evanuit. eu reccflit febriî. Cic. Celf. 

"*■ ( le contr.-.ire eft £um febris non dimiiit. (^'elf. "f- S.i- 

fièvre ne s'en va point. ) " 
j'en ALLER , fe pajf"' , s'écoidn. AÎMre. Pra-rcrircr. 

Eifiuere , ( eîïluo , elHuis , effiuxi , eliluxiini. ) neuc- 

elabi , ( clâbor , clabcns , clapfus fum. ) dcp. Cic. 
Tandis que noi's nous amufons à caujir le hur s'en va. 

Dam verba. facimus , où dum ferinoricin" cxdimus ', 

it dles. 
S'EN ALLïR , Se tKtuvoir , [^parlant des corps fubh:n.ii- 

res , (S' des mcichi.ies. J Aîovcri , ( movet.u- , moveris , 

morus fum. ) Agi , (agor ysgcris , airi:s Ium. ) Agi- 

tari , ( agi'tor , agitaiis , agititus ;ii;ii. ) paiT. Vitr. 

Cieri & agi , ( cieor , ciêris , citus fum. ) paif. Cic. 
Ma rnoMi-e v.'i bien , (S" fuit le foleil. Rcrte movetur 

hoiologiim'i , S: ibiis curfimi a;quat /iio airfu. 
AiLEX , [ P.!(/;?»f d'un mouvement infenfible, oà d'une 

c'iofi q:d cfi. tMr lu fin. '\ comme cet hcrm-rne s'en vvi 

mourant , on tout mourant pcnr dire-c^iie fa fanté eji 

fore mauvaifl, hûquà valerndine confiiétatur. Plin- 

Jun. Gravefcic iilitis valecudo in lîics. T:icit. Eludiuc 

periculosâ valctiidine. Vul-Maxim. 
Ce mzlade s'en va tant qu'il peut , [ Il >'in va le gramt 

galop, comme l'on parle trivialement , il fe meurt , 

;/ lire à fa fin. ] ^Eger ille elHat , oh agit animaip, 

Cic. Habet moitem in procinC^u. Qui'-t. îmnuiK't , 

ou imptndet ipfi mors. Cic. In niedià morre jam re- 
nCtur. l'irg.. 



-fipaf,. 



74 



A L L 



il i\n vi pUuvoir. Imber immTnct ou inflat. Horat. 
Fhnt. 

le Schil VA fe cotf cher. Sol. ^--^^litf- Précipitât in 
o:c3fum dies. Xir'' ^^^ rapïcur la occafur.i. ¥lin. 
g^rjjj^^^-^ifîfat. Cïc. Sol occïiit. Ci:. 

^^■^rbonmuY VA être puhlk. Piopè ad^il , probrum 
ut fut palim. fUut. 

l,o,}(fix,-ii!ci encore achever une pcnfie , le vers s'en vji 
finir. S:nite inc fententiam explere > laborat carmen 
in fine. Pctr. 

Il s'en vx finir , il efi fiur le point de fiinr , il eft fur la 
fim de fiùn difcoitrs. B:evi diccndi' fincm faciet. Jam 
fermoni fînem faciet. Vlsut. 
S'SN ALLER par terre , [ s'^n aller tomber , parlât d'un 
édifice. ] RuciC , ( riio , ruis , rui , mïtum. ) n. Rui- 
nofum elfe. Labare. u. Hor. 
On dit encore n;t'«» enfant t'en va ^rand , pour dire , 
ou'it croifi; benucoup. Puer crefcit e» adoiefcit. Cic. fit 

,adultior. Flm. la corons it. iiidnt, 
Allcr. a/i Confe'd , c'eft-à-dire , Aller cenfidt.'r uns af- 
faire. Ire in coniiiium de re aiiquâ. Aliqucni co:ilu- 
kr.; , ( consiilo , consulis , confului , conf.ikum. ) 
_ad:. Inire conlilim-n alicajus de aiiquâ re. Cic. PLiut. 
* Aller an D.vi;2.*Co:ijectorcm o:i Hariolos confo- 
Jers Cl! confuliarç. Vlaïu. Vh&d. ■» Aux avis , aux 
cpi-iions , aller prendre Us voix. Ire in conlîlium o:i 
in fu.ffiiagiiim. Cic. 

A.ller a'i ftn:i;neiu de quelqu'un , ,f S'y rat?ger , y entrer, 
donmr d"as fcn ftntiment. ] Jre pedibus in fenrenti^.ra 
alicujiis. Cic. Scntentiam alicujus fcqui. Cic. 

Les opinions allaient là. Inclinabanr c6 fciitenti.ç. Liv. 
Ai-i-ER mieux , [ réiiijfir , tjtre en meilleur cftxt. ] Ire nie- 
liùs. Siiccedere , ( fuccédo , /ucccdis , fuccëfll , fuc- 
ceiîiim. ) * Benè cadere , ( cado , cadis , cecïdi , ca- 
fam. ) ou. Evenire , ( evemo , evcnis , evëni , even- 
tum. ) neut. Cic. 

ïlfeifoit courir le Irait q:(e h- fanté du Prince rJloit de 
fnii-ux en mieux. Vulgîbat ire in melius valetudinein 
Principis. Tftcit. 

Sjian.i les affaires alloient toilt-a-f.^.it mal , vous timoi- 
gniez. t.mt de force-d'efprit, prenez, ccttrage mainn-- 
ii.Mt , E? réjo}iijfez.-vous , p.'tifq/i elles vent mieux. Si 
turbidiilima lapicnter fcrebas , i"ac aniino migno, for- 
tique fis , 6c îraquilliota Ls:tc feras. CsV. 

Xeijt va h fctihai: , ou co;mne ncus le fmhaitons. Om- 
niacadunt a« faccëdunt cxfentcr.tià. Cic. Ad nucuni 
& voiuntarem noibam res fiuunt. CâJ. Succedunt res 
f.ib manus. Plant. 

Les com;nenceiruns vont hier, pour vous? Bcnc habent 
tibi principia. Ter. 

'Dieu vi-ùilie que tout aille hiin. Faxir Dctis ut omnia 
profperè cadant ou evcniant ou cédant. Dcus omnia 
bcnc verrat, lier. Pla^t. 
S'en allïr , [ Se dérober , s'enfuir par-dc/pts , parhr.s 
d'un fleuve , d'une rivière. ] Exundare ou redundare , 
( uado , undas , undavi , undatum. ) n. Col. 

S'er> aJUr par-diffus , [ y*.î^>>jf d'u7!e liqueur qui bout 
fur le feu. -jibuUive, ( ebuilio , ebullis , ebiiiiii foi 
>./>/«. ) ELeîvcfccrc, (cftcrvcico, e&rveicis , circr- 
bui , faKs fu'i/i. ) ncut. Cat. 

i'en aller , [ f.i,-ui:it d'un vaijjlau qui efi parce. ] Effluc- 
re , eu perHuere , ( fiuo , fluis , fluxi , fiuxum. ) neut. 
Ter.ne. ' 

y^lLER , [ Arlr , fe co;npcrter de telle £?■ telle iKaniere. ] 
Agcrc , ( ago , agi'; , cgi , aûum. ) neut. Se gcrerc , 
( gero , gens , gelFi , gclliim. ) aft. cic. 
Cet homme va droit , l H ne biaife point, il fuit l'é- 
quité & la raifm en tcta , il va ronderr>ent ', il agit 
n-vecfiMeiité. J S.nccrè , fine f^co , & failaciis agit. 



A L L 

Cic. Reiliis fcnfibus it vir ille. Cic. Animi reiSum Jer- 

vat in omnibus. Hor. 
Aller jdoii droit ly raifon. .Squuni & bonum colère , 

( colo , coiis , colui , cukum. ) au. Plaut. 
Air,fi va le monde. Ita fjiit moics. His vivitur mori- 

bus. Cic. Sic vira honiinum eft. Cic. 
Il y va de l.i vie ©" de la réputation , [ // s'agit de la 

vte esr dj la réputation. ] Agitur de capitc & famâ , 

( adum eft' , agi. ) imperf. "*■ De U gloire du Peuple 

Kotnain. Agitur gloria Pcf^îili Romaiii , ( agor , age- 

ris , aâus fu;n. ) pafl". Cic. 
Aller , [ Atteindre , arriver à ] Attingere., ( attineo , 

attingis, attïgi , attadum. ) act. ace. * Procedele , 

( procedo , procedis piocefli , proccflam. ) ou Pcr- 

veniie , ( pcuvenlo , pervènis , pcrvcni , perventum. ) 

neut. avec ad. '* Afsèqui , ( airequor , aftequeris , ailc- 

cûtus fum. ,) dep. ace. Cicer. 
^ n'y a qu'une grande pénétration qui puijfe aller là ou 

qui y puijje atteindre. Nsnio nili acutiflimus id po- 

teit attingere & alfequi. Cic. 
Je ne pjtis aikr là , [ ala furpaff^ mes forces , ou les For- 
ces de >^o/> efprie. ] Id ingeiiii mei vires ê.xupèrat. Id 

fupra ingenijm iv.euni. 
Aller au-iielà de fes forces^ faire plus qu'on ne peut. 

E>.tendere le fupra vires , ( extcndo , extendis , ex- 

tendi , extentum ou extenfum. ) act. Liv. 
Cet homme ira loin , pcujfira loin fa fortune. Res 

fuas proniovebit vir ille. Pervigebic opibus arque 

lionoiibus. T.ictr. Audus erit lionoribus. Bcrat. 

Res luas anipiiiicabit. Anipliiicabitur hocoribus. 

Cicer. 
ha chofe n'ira pas loin , on l'étot,ffera bifn vifie. Id 

non longiùs procéder. lUud lilentio prenictur , ou 

obruerur. 
Aller , [ aboutir , finir , fe terminer. ] Dc.^inere , ( de- 

sïno , dcsïnis , deCvi ca dcfii , deskum. ) ncut. Piin. 
Aller en pointe. Deiînerc in cacun-.inis hntm. * J» 

arnenuifvnt . In tenuiratcin. Plin. * En rond. la orbcm. 

Ptm. 
Aller , f Tindre à ] Tendcre , ( tendo , tendis , tcten- 

di , tenfum er tenrum. ) ncut. Spcctate , ( fpetlo , 

/pedas _, fpedavi , Ipec^atun;. ) ncut. Ur' ad. Cic. 
Les avis vont là. Là ïpecTtar.î fcntentia:. Cic. 
Siuelques avis allèrent à aba;M<iner le bag.'.jre , ET" à 

faire un dernier effort pour fe retirer. Nonnulia: dice- 

banturfententix , ut impedimcntis reliclis ad faiuteni 

contendfient. df. 
Ces chofes ne vont pas là , elles marcfuent fulcment 

de la légèreté er de l'extravagance. E-E res cô non 

l'pcdtant , arguunt foiùm aiiinû levitatem oc ftulti- 

t-'am. 
Cette raifon v.^ à prouver que. Ex liac rations convln- 

citur. ( in.pcf. ) Cir. 
Cel.i va au file. Id in turpitudincm delabitux. ( dcp. ) 

Cic.-r. 
Aller , [ Regarder ^toucher. ] Spcdarc. Attinere , ( at- 

tinco , accines j atiinui , fans fupia. ] r.cat. cic. 
[ Le verbe .^.'.;i/;iis n'eli en u:a^e en le icns qu'aux ïroifiêraes 
perlonncs f'cukiner.t , ^vec la prépolition ad avec l'accu'a- 

Je n'ay rien dit qui aille è vous , ou qui vous regarde , 

qui vous touche. Nihil dixi quod ad te attmeat. T(r. 

Aller bien , [ Efire propre , eflre féant , convenir. ] Ca- 

■ dete , ( cado , cadis , cecïdi , cafam. ) Convcnire , 

C ccnvcnio, convënis , convëni , conver.tu.Ti. ) Dccc- 

re , ( deceo jdeces , decui , fans fupin. ) neut. Cic. 

[ On n'employé c:s verbes qu'aux troifîémes perfonncs , !c on 

leur donne le aatit". Néaninùins Cccet veut plùcot un accu- 

latit" ] 

Cesfonliers vont bien à mon pied , câ / font propres. 



A L L 
frtl calcci apti fuiic & habiles aJ peJem. ICil calcci 
conveniiHit optimc aJ pcJcm. Cic. 
Cet hMt luy 'va Lien , luy Jicd bien. Decct illum lia;c 
vcftis. rljiit. 
Aller , [ Rcxenir , ji moKUr k. ] Comme" cette dépcnfe 
ira. à cent écus. Hi (umptuf , nummorùm cciitum 
fuinmara poiliinc couliccre. Sumptas centum nummo- 
rùm Hct. 
Xirj; jnfqnes 'i dix éefts. Decem numrnos daho. 
Aller afoiui ou au fond , [ àefcetidrc en bas , comme 
font les chofes pefances. ] Sideic , ( fido , fulis , fidi ou 
ledi lefrerhint deitàeo. ) n. Pcrsùm ire oh abire. P/iw. 
CoLim. Fluiit. 
L^i lie V* nu fond du rj-iiffeau. Pïccs lîdunt ad imum 
vads. 
De peur que Us ancres n'aillejif à^fond ou au fond. Ne 

ancôrs: lidant, P/w. 
0N DIT en cecte (ignification au figuré , ^//tf au fond 
d'une affaire , l'aprofondir. In rem penïtùs ingrëdi , 
(' ingredior , ùigreJeris , ingrtflus ium. ) Rem peni- 
tùs pcrfcrutari , ( fctûtor , icrutaris , fcrutatus fum. ) 
Rem fubtiiiter & à radicJbus limari, ( rimor , rimaiis, 
rimarus ilirr:. ) dcp. Cic. Phid. în nva penims intiare, 
( intro , i::!:ras , intravi , intratum. ) n.Cic. 
Aller à i/au-deroure ou à xatu-l'eau. rcfsùm ire ou abi- 
re. Cif.Sufq^ae dcque terri , ( fcioï , ferris, latus lum.} 
pa;! VUnt. 
Gn dit fig.:rémenc en un fêns , Tout cs'.i s'en ira à 
■v.tn-1'eiiu ou en fumée. Hxc omnia irrita cadent , ou 
in irritum cadent ,-OU ad nihïlum reculent. Cir. 
Aller de k7aI en pis ,■ empirer , [ parlant de ej'.clque w.i- 
ladic. "] Êravelcere ofi ingravefccre , (_/i'"?s préfcrit >ii 
ft'.pin. ) Augefcere , ( de mefmc. ) neut. Tncit. Cic. 
.*.LLER. A; rri'.l enpis , dans le fiaurc , \_parl.'.nt des af- 
faires. ] In pejus irî ou ruere , ( ruo , ruis , rui , ru?- 
tum. ) n. Retrô referri. Kirg-. Cic. 
Les malheurs publias allant toujours de pis en pis , Gra- 
vefcer.tibus in dies n.alis publias. r.3(-îV. 
-Aller à to»t , [ rré'uoir is' prévenir toutes les dijjîr.'i'.- 
tez d'itm alf:tire. ] Omnibns occurrere , ( occuiro , 
occurrls , occuvri , ccciirf.:iT!. ) jicut. Anime omnia 
profpicere , ( profpicio , proipïcis , profpe.xi , prof- 
pcûum. ) aft. Ci.-. 
AiLEP. à fts a^'xires , [les foig.nr , en prendre fiiiT. J 
Rcs fus curare eu procurare, ( cûio , cûrr.s , curavi , 
curaritm. } ait. 1rs in fua negotia. Ire curatum fuas 
res. Cic. 
On dit valgiireinent & abuiîvcmerit , Aller k fes af- 
faires ou aux gr.inds befoirts de la fis , Aller à jes 
necejfuez, corporelles , Al'ur à lit felU , a l^ g'^r^.c- 
rcbe. IreCacatum. Cicsr. Ire vsntrem cxoneraium. 
Vo^ez. Selle , &c. 
ALiiTi fxr Jinut is" par h>-is , [^psrl.r/ir d'tin tnalads qui 
icmit fs revd les excremens par le bas. ] Vomcre 
firaut , & alvum redJd;re c;: exoncrare , ( vc.tio , ve- 
rnis , Tfomui , vomîtum. ) :^.-Ci:. Cerf. 
T.iire aller à- la fcile , lufch^r le 'jintn. Aivum ciére , 
( cieo , cies , civi, cirura. ) Alvum ou veutrcm move- 
re , ( moveo, move», inovi , rr.otiim. ) Vcntrcm ciice- 
re , f elicio , cl'ci-. , elicui, elic'ùum. ) Alvum fclverc, 
( fiilvo , folvis , folvi , (blûrum. ) Plii7. Subduccrc al- 
vtim , ( fubcSco , fufcdûcis , fubnuxi , fubduftum. ) 
Celf. VeptTcm refoli-cre , o:'. iiquarc , ( liquo , liquas , 
liquavi , liquatum. ) Cclf. Dejicere alvum , ( ccjiciiJ , 
dejTcis , dtjcci , dc;cftum. } Cat. 'Sbibtrahcre on tra- 
here alvum , ( traîiO , trahis, traxi , tradum. ) acl. 
P/w. Ci[f. 
Il ij» affe:^ k hi fille tous h: jours. ReàJit ei aivus fatis 
«juotidiè. Ctlf, 



A L L ^. 

si l'on m peut aller à la felle , oafi l'on ne v.t point 
àlafelle. Si nihil cxcernit venter , ( exceino , exccr- 
nis , excrevi , excrctum, cxccrnerc. ) act. Ctlf. 
Ce >//a!ade l.xijp tout aller fous luy. Incoaîincnter fertuc 
on fluit ou diffiuit alvus huic xgro. Celf. 
Faire bn aller, [ étcr, ch.ijfcr, guérir. ] Abigere, ( ab'"- 
go , is , abcgi , abaclum. ( Expclkre , ( expcUo , is » 
cxpùli , e-xpullum. ) Cic. ToUcrc , ( tollo , is , fuiiuli , 
fublatum. , Difcutere , ( difcucio , difcùtis , difcu.Ti , 
dircuifum. ) act. ace. Cic. 
La diette fût en aller la fièvre. Cibi abftinentià , c 
corpore deducitur febris. Hor. ou abigicur ou fubmove- 
tur ou tollirur cit depellirur febris. Ctlf. 
Le Jus de cette hirbe bit a-xjec du ^/» fuît en .'ûlcr l.t 
janniffs Regium morbum in vino pota c.iitcrminac 
ha:c hcrba. P/i». 
Faire en. aller les tafches du vifage. Fugare maculps ore , 
( fugo , fugas , fugavi , fugatum. } acl. Ovid. ToUeic 
omncs molertias- in facie enalcentcs. P/j.t. 
riiire ai aller le frijfon , Ufi.éire, l.t md.>die^ ludJ^Mts. 
Difcutere horrorem, febriai, morbmn, failidium. Cclf. 
Plin. 
.KiLEK . toùjotirs fo.i tr.'Àn Q" fcn chrmi.^, , [ S.-iiire u::e 
tnéwe jvxni.rs de rjiijre tr d'agir. J.IZundem vitr: cur- 
fiini tenere. C&f tandem agendi viveiidique rationtm 
fequi. C«V. 
L'.t^iîire i-n fin frai)!. Rcs ciï in curfii. cic. 
Aller. Z'tte dans les a^'tires , [ les expédier promptemerti-.'X 
Res ou negotia expcdire, ( cxpedio, expëdis , expcdivi, 
e::p.'dTtum. ) Celcriter negotia coiificeie , ( conficlo, 
confïcis , confêci , confedum. ) aft. Plaut. Cictr. 
C.f 
On dit auiïï Aller -vite dans les a^atres , pour dire les 
faire incoifdérément E? trop précipit.^inm^n! . Properr.n- 
ter & inconûderatc res agere. Properare ai priciDitar!; 
ou fei1:inaie negotia , ( o , as , avi atum. } ace. Citer. . 
I' ■va -..ite dans tout ce qu'il fait. Qiiidquid agit, pro- 

pc-at omuia. Plaut. 
Va h^zme e>ui -va •vite dans les affaires. Coniîli:s om- 
nibus prxceps ac devins. Cic. 
!AlUr lentement dans les affaires. Lcn;è cumft.interque 
rratcare negotia. Liv. 
Aller en terme de jeu lignifie Metire au jeu fp- prsva- 
quer L's entres jcueurs à y mettre £? h cou^hir tn.-e 
pareille fomme , comxwc fy 'vais ou j'y -vas de dix 
écus. Depôno decem nummos , ( depônis , depof.ii , 
dcposïtam , dcpo.-.ere.J ad. Hin. 
Je ii'ofcrois y aller 'avec 'vous d'une plus gnnde fvr/ime. 
Grandiorem pccaniam non aufim tecum dcporiCre , 
( p.ïr imi.'.-tion de Virgile , q::i dit De grege non au- 
fim ouidquam dcponere tecimi. ) 
Va , Impératif d' khl.Z'B., [fe dit ahfobtmcnt pour un com- 
ni.T^^demcnt que l'on fait h une perj:->.->'e de fe retirer , 
parce qu'' on efi irrité contre elle..'] Abi. Abcas. Abrcc- 
de hinc. Lx; foras. Cirer. Terent. ( lors qu'on paris à 
une feule pcrfoKne. ) * Ailesc-ions en d'icy , p.irlant h 
plufairs. ) Abjte. Abfcedïtc hinc. 
î'.î , ou Allez, fe dit encore en bonne part. Allez, oà 
•vôtre courage -vous appelle. I que tim te v'.nus vccat. 
* I faurto ptde. Hcrat. Aliez.-icui-rn À Li ba.ne 
hi.'ire. 
Va t'eh à hi Txalheure , par manière d'imprécation, 
Va t'en au diable , 'va te J aire pendre. Abi in malam 
rem. A.bi in malam rem maximam. A.bl in cruccui. 
FLitit. Ter. Vapiila. 
[ Ce dcniicr irot dans les Comiques ctt mis pour Pf>! ; rac 
dsrs Plsr.rr dià:.ns Terence ic» ET^Iavcs cuist r.pLêii^i pat 
k-i:rj Maures irroniient , lors cjuMs lom .'"âch.cz entre e:::c ^ 
f'q.ula parlai) moî de mépris , ccnims s'ils vouloicrit dire , 
ys dniittit.U , C'itlsKt ff.vî (a i^cHtlr-s. ] 

K li 



•-Laiî^sR ALtïR u»t peyfonne. Ahquem dimittere ou mit- 
terc ou omitteie , { mitto , mittis , miii , milTuni. ) 
aft. Ter. Cic. 
Se laijfer aller à [es pafions déréglée! , les fuivrc , 
leur obéir. Iiidoinïtis atque efhcnacis aninii cupidita- 
tibus parère , ( parco , pares, parui , fims fnfin. ) neuc. 
eu obcdirc , ( obedio , obëdis , obedivi , .obccituiTi. ) 
/)» chcemperarc, ( obtempcio, obtempéras, obtcmpera- 
vi , obremperatum. ) n. ou morem gcrcrc , ( gcro, ge- 
Vis , gelFi , geftum. ) aft. Cic. * Cupiditanbus fincrc 
t? abrïpi , ( fino , finis , fivi , (itmn. ) att. Ckcr. 
Tercnt. 

Se laiTer aller à ijuelque -viee. In aliquod vkium deLâbi, 
( dc!«bor , delaberis , delapfus fum. ) dep. Cic. 
On dit en termes de Vencric , Aller fur foy , Se fur-al- 
ler , Se fi<r-m.ircher , [ retourner fur fts p.is. ] Per ean- 
dem femïtam rcgrcJi. Suis itcrùm veftigiis inliicere. 
Reiegcre itcr. Cic. Stat. 
AtLïR, proverbialement, Aller f on gr And chemin^ Aller 
honvdrjerit , pour dire N'entendre point de f.nejfe en 
eiuelque chofc. Boni ou (înccrâ fide agere. Liu. Sincère 
agerc. Gif .Sirapliciter non fucatè, r.on fianilarc agerc. 
Sf.ivoir , aller fcr p.'rrtcr , pour dire E/?Tf éclairé £?" cti- 
p.i.b'e des affaires , fça-jcir s'en dcmefler. Doctinn & in- 
tclligegtem elle in traftandis negotiis -, C doftus , a , 
um , intelligens , gé.iit. intelligcntis , omn. gcn. ) 
yfUcz. luy dire cela, ts" puis votts calez, rh.-.njfcr à fin feu, 
pour dire Allez, luy reprocher cela en face. Id ip(i co- 
ràm objïce & cxpr:bra , & ad fccum antde. 
Tout fon lien s'en tfl allé à rien , ou pour parler avec le 
peuple , en eifu de houdin £5* i« broitet d'andouille ou à 
■ 'vaK-l'eau. Omnibus fe elavit bonis , ( de elevare. ) 
Tlaat. Prx'claram rem ingiuvie llrin/it. Bor. Dilapfa 
xcs illius omnis. Cic. 
, .Ce qui vient de Ir fute s'en -v-t far le tumhour'm. Ma- 
lè parta , malc dilabantur. Cic. 
Cet homme va ccnime en le mène. C'cfc-à-dirf , C'ift un 
homme fo'ihle , Jf qui ne fait rien de luy-méme. Ut vis 
efle , fie eft hic homo. Ad imtum fingis ou flcctis ho- ' 
minem. 
Cela ne va. pas comme vôtre tire ou comme vous perifr. -, 

Non ita fit , ut cogitas. 
[ Le verbe .,'lller a encore d'autres applications , que vous 
trouverez p r l's niotj ault^uels il clt joiiii , comuie V..i.;tr 
d'.il!cr fcMn H VSTER , c^r. 
ALLERION, fiibft. m. [ Aiglon fins bec & fi^'s ongle. ] 
Minor aquïla rodro Se unguibus mutïia , ^énit. jninc- 
ris aquilx mutila- , e^r. f. ' ■ 

[ C'ett un tcrinc de Blalon. ] 
'ALLEU , J'oye^ Al eu. 

ALLEl^KE , ou Alluri comme il fe prononce , fubft. f. 
[ La m.inierc de marcher , ou le inarchtr de quelqu'un.^ 
Incelfus , géiiit. incefsûs , m. Cic. 
Une ."Mûre ejfemi-iée. Fraâus incellus. Slninl. 
Contrefaire 1',-Jlùrc ou le marcher de qticlqu'i'.n. Tingcre 
eu exprimerc ii.ccffum alicujus. Cic. Ovid. 
Allure , au figure , [ Les manières de faire d'une per- 
fonne. ] ,Coninie je cor:nois fes allures , fis manières 
d'agir. Illius agendi rationes probe eu fliiè callco ou 
novi. 
ALLIAGE , fubrt. tr.xfc. [ Meflange des métaux qu'on 
met en œuvr.'. ]Pcrniiit'io 5« permixtio , gér.it. onii , 
f. Tcrapcratio , génit. tiinpcrationis , f. 
,On dit au figure , Ils trouvcni^t le moyen de faire un al- 
liage de l'induflrie des Macédoniens , avec les forces des 
Thrace: lu'XnAùiiw Macedôimm viribus Thracum tcm- 
peraverunt. Fi or -Rom. 
yAlilAKCE , fubft. f. f Liaifon qui fe fait entre deuxper- 
J^nnef 0)J! deux familles par m mariage ^ &c, ] Afiini- 



A L L 

tas , génit. affinitatis , f. Eoedus , génit. fcri'eris, nçut. 
Afiinitatis conjunClio , génit. conjundU mis , t". Ctc. 
Alliance, [ Parenté. ] NecelTitûdo, gé?iif . n;ceiritudinis, 
f. Aitinitas ou ptopincjuitas , génit. atis , i.Cic 
f.î:r« allifsce, ou des alliances. .Aff.nitatcs jungcrc , 
( jungo , jungis , junxi , junihim. ) adl. LJx'. Ailïnita- 
-K le dcvincire cuni aliquo , ( vincio , vincis , vinxi , 
vinilum. ) Cic. * l Le ccr.traire. Dirimeie affinitates , 
( dirïnio , duïmis; diremi , dircmtom. ail, Tacit.Rom, 
pre des alliantes. ] 
Je veux qu-e cette ailiance dicre toujours entre nous. Per- 

petuam hanc efTe intcr nos affiniratcm volo. Terent. 
J'ay autant de fiijet d'i.fpet:r que cette alliance notis 
donnera du contentement , comme j'en ay d.e le fiuhai- 
ter. Spero & opto nobis hanc conjunÛionem voluptati 
fore.' Cic. 
A:.LiANCi i Confédération entre deux peuples ou deux 
Rots. ] Fccdus , génit. fœdëris , ncut. Padlio', génit. 
paitionis , f. Fœdcre fanclta îbciètas , génit. fœdcre 
iancitï focictatis , f. Cic. Amiciria , génit. amicitia; , 
f. Cic^r. 
L'.e alli.wce fainte £5" .iityioUble. ,:Sacrofandl'.im fucdus 

& invioiabile. C'c. 
l'aire alliance avec quelqu'un. Cum aliquo fffJus facere, 
( fecio , l-acis , feci , fadum. ou inire , ( iueo , inis, 
inivi O" inii , inïtum^ ) ou ferire , ( ferio. ) ou icerc , 
( ico , icis , ici , iûum. ) ou fancire , ( fancio , iàncis, 
iancivi ,rancîtum. ) aft. Cicer. Liv. ' .Fadcrc alicui 
jungi, ( jungor, juiigcris , junitus fiim. ) palT.* ^œdus 
componere cum aliquo , ( compôno , .componis, com- 
pofui , composkum. } v'irg. ou percutere , ) percutio , 
perciitis , percufll , percuitum. )s.Q..Hirt. * Socictatis 
iirdus lanclre. aft. îjv. 
[ Le veibe /«.o lelon Diomede & Piifcien n'a .point de Pré- 
térit, & Vairon mel'n'e ne lui donne que ic.^ujii; rean- 
moins :u titre ds di^cfiiSis , où il conjugue le Ve4be tout 
au !oi^g , il lui donne Kfii , jericmm, & fernjjio: : ce qui a 
fait que' plulieurs S^avans n'ont fas fait ditiicilie de s'en 
fervii en ces demie. s temps, ;Le Supin Fe.itKw et\ e icore 
moins ulitc , ouoique Ch.itilius mette à l'ijir.niiil .1 cJUi.» 
ire ; jnais au paiî.f il ne liii donne cfi'Iâlui jum piii d'/io. C'eft 
pour.,uoi_?iircr :;ue eft repris d'avoir dit , 

P.t.v prf.iitts dAcnu^qî'^ placée , j'œdujûug fcr'nuni. 
Kous trouvons loutclois Fuiturum dans Servius , & dans 
le déclin de la Lsngue on a été jul-.jues à 'lire Fci'm , 
g-nit. (f/ifj:, pour P/4^.» , comme fait rai:le Di., ci;ê , dont 
les l:al ens ont encore leienu w-risF. Wr.i . ui: Coup. ] 
Rompre , violer une alliance. Fccdus fraiigere ou viola- 
re ou uimperc , ( frango , fiaugis , fregi , fraftuni : 
violo , violas , violavi , -violatum , rumpo , rumpis , 
rupi , ruptum', ! ait. Cic. 
litre compris dans une alliance. Afcribi facderi , ( afcrl- 

bor , afcriberis , afcnptus fiun. ) palf. L'iv."' 
§lui rompt l'.tlliance. Fadihagus , génit. fccdifragi , ni. 
cicer. 
Arckî! p'alliance , [ chei. Us Juifs efivit le Coffre où 
efio'tent enfermées les Tables de la Loy y L-i M.inne er la 
Vtrge de Aioyfe. ] Fredcris arca , genit. arcx , f. 
ALLIE , [ Rivitre d'Italie , famcufe dais l'hijt. ire par la 
défaite des Romains. ] Allia , géty.t. Allia; , (n. mieux 
que t. Luc. 
La bataille ou la journée d'Allié. Pugna Allienili , gén 
pugno; Allienns , f. 
ALLIÉ , m. Alliée , f. part. pafT.f/» xicrli Allier. [ Lié 
de parenté. ] Cognatione on afiiaitatc janAjs , a , um. 
Liv. Affïais & hoc affine. adjcA. Cic. 
Allie , [ Co-/ifédéré. ] Fœdcre juuâus. Socius, focia, fo- 

ciuni. Focdcratus , îœderata , ficderatum. Cic. Cs.f. 
L'ALLIER , fijbli. mafc. [ Rivière qui prend fa four- 
ce dans le Diocéfe de Mande en Languedoc , ET ayti~it 
traversé l'Auvergne c le Bo^rhonnois , fi vi<i'f 



A L L . I 

jffrer â,%ns U U'ire ar4 dtjfcns t!e Kevers. } Elaver 

itKit. LlavJfris , n. C^f. 
ALLIER des métaux , V. ad. [ en faire lyHiage , Us 

fj;tdre cnfemhle. ] Metalla inter Ce conimiliere ou pei- 

mifccrc , ( inifcco , mifccs , niilcui , miltum &~ mix- 

tum. ) ad. 
Allicr , [johidrt , unir pur mariage , Sec. ] Jungete ou 

conjuiigcic , ( juiigo , jungis , junxi , jundum. ) ou 

îociare , ( focio , fcfiss , ("ocbYi , Ibciatum. ) ail.acc. 

de la pcrjonne y es /'^t/.îr/faffinicate , ou matrimonio 

ou connubio. * AiSnitaxts jungcic ciim aliquo. ad. 
Cicer. 
S'allier dans une familU. Ciim alicjiii familià fc fc affi- 

nitatedevincire , { dcviacio , d^vincis , dcviiixi , de- 

vindum. ) a£l. ^ 

On s'allie aujoiird'huy p.-vcc toute forte de réputation , 

f pourveii qu'il y ait de l'argent on s'apprii^oife mê- 
me ^vec te liée. Cujulvis niodi cum taniâ hic facile 

nubitiir j dum dos ik , nullur.i vitiuai vitio vcrtitiu". 

rlaut. 
: On DlT.au figuré , Allier une griH.de hrnxté ai-ec une 

grande probité. Forma;n inligiuir. jurgerc cum inrcgra 

probitatc. 
■Aiii ER , [ Elire «tliance , parlant des peuples £?' des Rois."] 

Foedus ferire ou iccrc eu (àucire ctt ju'.igcre. ad. Ciccr. 

Voyez Faire Alliance. 
ALLIGNLR , V. ad. yeyex. Aligner , &:c. 
ALLITE , l'oyez. Alite, 
ALLOBROGES , [ Peuples qui habitent la S.t-vcye er h 

Vcittphir.é. ] Allcbroges, ténit. Allcbiôgum , m. plur. 

lIo:-.{ on dtt .Ju JitijHlier , hiïohxox , génit . AUôfai'ogis, 

m. Un Allcbroge , «»2 Savoyard. ) 
.ALLONGE , fudft. f. [ ce qu'on ,t joute à une étojfe ,ou à 

autre cheife pour, la tendre plus longue. '\ AdditamentLim, 

génit. addicamenti , iieut. 
/ALLOlS'GÉ , ni. Allongée , f. part. palT. [ Rendu plus 

lo!7g. 1 Piovcdus. Extentiis , a , iim l-'ojez. Allonger. 
ALLÔKGE^.'IENT , (ubfl. m. [ V.iaion d'allonger qud- 

que cpjofe. ] Produdio , génit. produdionis , f. Cir. 
AlloNC'Ei.itt^r ,[ Ext tn/îon , l'action d'efandre le br^s 

£?■ la main , Sec. ] Porrcdio , génit. porredionis , t. 

Cie. Exterido , génit. extenlîonis. i". Serz/ 
-ALLONGER , V. ad. [ Rendre plus long. ] Extcndcre oti 

protcndctc ( tendo , tendis, rcndi, rentum.)Porrigcre, 

( porrïgo, porrïgis, porrexi, poncduni. ) ad. ace. Cic. 
Allonger les peaux aiiec les dents. Dentibus pelles pro- 

duccre , ( prodûco , prodCicis , produ.vi , produdiun. , 

ad. Mort. 
Allonger le iras. Extendcrc ou procendci^ brachiam.Cc// 
. Catiil. * La main. Porrigcrc mauum. Cic. Tlaut. 
Allonger les bras l'un après l'autre. Alterna braclùa pro- 

teiiuere. J'irg. 
s'ALLONcrn en hauteur , [Croître enhauteur , s'éteiidr-e.] 

Se extendcre in proceritatem. Colum. 
S:illo>:ger en longueur. \\\ longitudineiu crcfcere , ( cref- 

co , crefcis , crcvi , cretiim. ) neut. Liv. Ikirrigcre fe , 

ou Porrigi in longitudinem. l'Un. 
s'Allonger , [ S'étendre , convie il arrive nux pe-ifonnes 

faxiguécs qui ont en-vie d.e dormir. "l Pandiculari , f pan- 

dicùlor , pandicuUris , pandiciilarus fum. ) dcp. Viattt. 
Allonger , au figuré , Prolonger les affaires - y apporter 

des longuetirs (sr des retardemens. ] Extendere. Proten- 

dete. Proferre, ( profiro, profers, protùli , proLîtum. ) 

Procraftiiiare , ( craftïno , craftïnas , craiHnavi, crafti- 

mtum. ) Protrahere ou extrahei-c , ( ttaho , trahis , 

traxi , traduni. ) ad. ace. Cic. &c. 
Il allonge les procès Lires cxtrahit ou ducit. Cic. Tcrcnt. 
Allonger la guerre. BcUum alerc , ( alo , alis , aiui , 

î.l:tum ou alcuni. ] Bellum prorogare , ( rogo , rosas , 



A L L 7r 

rogavi , rogatum. ) Bellum producere. aél. Cie. Voyex. 

Prolonger , qui [e dit mieux. 
ALLOLIE , ni. Allouée , f. part. paff. Voyex. Allouer. 
.ALLOUER ,' V. ad. [ Apprcicver quelque article d'un 

compte. ] Allaadare , ( aliaudo , allaudas', allaudavi . 

allaudatum. ) Plaut. Coinprobarc , ( comprobo, com- 

probâs , c«mprobavi jcomprebatuni. ) ad. ace. Cicer. 
Allouer la dépenfe. Expcnfuni ferre , ( fcro , fers , tuli , 

latuin. ) ad. Cic. 
ALLOUVI , m. Allouvie , f Is^ii a une grande faim , 

comme celle d':m loup. ] Incxplcbiii famé labwians.-c;;. 

laborantis , omn. gen. Cic. Famclicus , a , uni. PLtut. 
[ Mo; popu'aire , & en ufage parmi les Nourrie-s , quani elles 

pa.knt a'un enfant qui teue beaucoup , & qu'un ne Itautou: 

lallalncr ] 

ALLOY , fubft.mafc. [ Titre légitime des monnoyes Cr des 
outrages d'or & d'argent. ] royex. Aloy. 

ALLUME , m. Allumée, f. part. paiT. Accenius, accai- 
ia , accenfran. Voyez, allumer. 

ALLUMELLE , fub'ft. f. [ f < ^ délié tST plat qui fait h traiy. 
cb-mtdcs cfiuteaux. ] Lame!Ia,^c»i/. lamclli , f. lami- 
na , génit. lamia-E , f. Min. 

/^iLLUMER, V. ad. [ Produire de la lumière en arrachant 
du feu à quelque »,.".tiere combuftble. ] Acecndcrc. la- 
ce: idere, ( cendo., cendis , cendi , ccnfuni. ) ad. ace. 
i^tcer. 

Allumer du feu , faire du feu. Ignem faeere oh fufcitaïc 

ou acccndcrc. Gif. ytrg. 
Allumer h fut en foulant avec fa bouche. Foculum buc- 

ca c.xcitare , ( excito , excitas , ex-itavi , eicitatuni ) 

ad. ].iv. 

On auuma ifsen des lumières. Fiuniru lamina pofita funt 
Vitr. 

Allumer , au figuré , [ Exciter les pxftons du corps (y de 
l'ame ] Accendere. Ineenderc. Inflammare. (mo , mas, 
mavi , matum. ) ad. accuf. Ctc. 
Allumer la fièvre. Febrem accendere. Celf. 
Allumer la cupidité de quelqu'un. Ineenderc alicuius cu- 

piditatoni. Cic. 
Il dit des chofes , qui ne fervent qu'à allumer davanta- 
ge fa pajjion. Ea proloquitur , que ma^is lubido fua in- 
ccndatur. Ter. 
Allumer dans le cœur le drfîr des loimngts. Infiainmarc 

animum îaudis aiiiore. Cic. 

Le deflr qu'on .zvoit de me voir, avoitia.lluinc contre Is'v 

L'. haine de rs.ts les citoyens. Omuium m illum odii ci- 

vium ardcbant defidcrio mei. cic. 

s'Allu.mer. Acccndi , ( accendor , accendcris , accenfus 

fum. ) paiL Infiammari , ( flammor , aris , atus fum.) 

pair. Ardere , { ardeo , ardes,3rh, arfum. ) neut. E.xar- 

dcfcere f ardefco , ardcfcis , ^^Çi, fans fupin. ) ncut.C/V. 

La pefte (y la guerre font allumées dans ce pats. Belle Se 

perte flagrat hxc régie. Cic. 
Sa colère s'eft allumée. lia cxardefcit. Cic. 
Le guerre éfi allumée par tout. Cunda belle ardent.r.i-j 
Allumer les i«/»;;V;Vz,.Offenfiones accendere.rfl.-i.'-.^L'/jc 
guerre civile. Bellum civile accendere ou conimoverc , 
C commoveo , commoves , eommôvi , commOtum. ) 
ou concitarc. Cic. Cdf* La huine de tout le jvonde con- 
tre foy. Incendere in fc omnium odia. Cic. 
ALLUMETTE , fublLf [ Petic brin de bots fec ou de re- 
fan trempé dans le fouffre. ] Sulphuratum , ou falfura 
tuin , génit. fulfurati , neut. Sulfuratum ramcntum 
génit. i , n. Marc. 
Vendeur d'allurneti es. Salfiirarius , génit. fulfurarii , m, 
In.'lïtor mercis fuiphurata: > génit. inûitoris. m. Mart. 
ALLURE, Voyez. AlïURE comme on le doit écrire, tr pro- 
noncer AliÛRI- 

'UiliSION > fubil. f. rsimc de Rhétorique. [ C'eji nnc 

'K il] 



78 ^ A L O 

figure q:<i fc f. lit '^nr im petit jeu de mots qtii font frf/- 

ç««yf»;i/(ïWf/.]Annominatio, ^e'»/f. annomiiiacionis , 

. i. êijtint. Lulîis in verbis , génit. Iu;ùs , m. * ( Allulio 

i.'ejl pas r.Jez. La;in. ) 
r.î;Ve aliufion à une chofe. Veibo quo aliquid cxprimi- 
xnus aliui notare on dcaotare. Liidere in vcrbis, * ( Xf 
"Verbe Alludeie n':i pus cette pgnificxtion. ) 

ALLUVION ) l'ubft. f. Voyez. ACCRuë des Rivières. 

ALMANACH , fubft. mafc. [ Dénombrement des jours de 
l'année.'] Ephemcris, ginit. ephemerïdis , f. Cic.Calen- 
darium ,. ginit, calendarii , n. Ulp. 

£ Ce mot cft cntiéiemeiit Arabe , comme nous l'apprend Voflîus 
fiij le niùt ^.la.iaciti dans Tes Etyn.ologies ] 

On dit ironiquement , llfc.it des Aimanachs , ou C'efl 
un faifetir d'Almcnachs. ïiitiîra comniinifcitur,' coin- 
minifcor, coniminifceriS) commcntus fum,comniinif- 
ci. ) dep. Liv. 

[ Cela l'e dit par raiUeric de ceux qui fe mêlent de prédire l'a- 
venir lans connoi'rance ] 

On dit oiovcibialement , Je ne preadray pas à l'avenir 
de vos AlmAn.-ichs , pour dire Je ne prazdr.ty plus vitre 
confil fur l'Avenir. Non te ampliûs audiam. Non am- 
pliùs credani uns conliiiis. Non te adhibebo in con- 
hlium. Cic. 

ALMLRIE, [ Ville Epifcopale du Royaume de Grenade, €r 
Fort de mer. ] Almeria , génit. Âlmerix , f. 

ALOES , fabft. mafc. [ Arbre des Ir.des dont le bois ef fort 
. amtr G" purgatif. ] Aloë , génit. alocs , f. T-li-.. 

( Tl y a un ûLes aiomauque qu'on pi-iura appeller Aloi odoret.i , 
ti l'autre purgatif ^Loî faig'>idi i^im h^bem ) 

ALONGER. , Voyez, allonger , &c 

ALOPECIE ,' fublE f. [ Sorte de muLldie qui fait tomber 
les chtve.'tx de la tefie. ] Alopcclx , génit. alopcciarum, 
f. pl;ir. à. a-n-iK-x rlin. profluvium capii'orum , génit. 
proiiaVii cap!lloru3Ti , n. Arca ,gé,iit. a.Kx , f. Celf. 

ALORS , àdv. [ En ce temps là. ] Tum. Cic. Tune. adv. 

Hor. PLtut. Per id tCinpôris. Cic. 
Je- trouvny a la fort boa alors oupour.lcrs. Placuic rum 
id mihi. Ter. 

Alors , [ I/j ce cas. ] Tarn. 
Si l'on rr.i f.-tit cette objection, je répoadray alors. Si quis 
mihi id objccerit , tum refpondebo. 
J-ifjues alors, jufques a ce temps-là Ad i!!ui t:mpUS.C/V. 

ALOSE , fubft. f. [ Sorte de poiffon de mer , afcz.frr.bla- 
hle à lafardine , mais bien plus gros,ojii monte .inprin- 
tems par les rivières. ] Alôfa , génit. aîofx , f. Mart. 
Clupea , génit. clupeï , f. Vlin. . 

ALOST , [ ville de VUndrcsfur larlviere de Dender en- 
tre Gind tr Ertixclles. ] Aloftum , gérAt. Aloiti, ncut. 

ALOUETTE, fubft. f. [ Fetit oijeau ts" fort conr.v.. ] Alau- 
da , génit. alauds , f. Galerîta cii CafsTta, ^f'nir.a;., f. 
Vlin. Gaicrïtus , ghit. gaîcriti , m. Var. 

Cm sit proycrbir.Ienienc , [parlant des gens teîijours di^- 

, ficultiuiix ] 5« le ciel tombât il y aurott bien des .ilouet- 

tes prifes. Qnoi u cœlum ruerct , mu!t.e capcrencur 

alaudar. {Ja première partis de ce proverbe cfl de Teren- 

le. Qjod fi cœlaai rtjat. ) 

ALOY , fubil. mafc. [ Le jitfe tempérament que doivent 
avoir Us métaux d'or & d'argent pour efre e?nployez.. ] 
Le^^ïrima nummariae confla:ûra , gériit. iegicim.-r con- 
flatura; , f. . 
Monrxye de bon dloy. Boni nummi, j-e«if.bonorum num- 
î^ioram , m. pi. Flaut.* ( le contraire efi Nummi. adul- 
terlni. Cic. Mo.-moye de mauvais aloy. 

ALOYAU , fubil:. m. [ Pièce de bxtif qui fe coupe le long 

. d-s vtrscbres. ] Bubiila cofl..-; , génit. biibuia co/te , f. 

ALPES , [ Montagnes fort hautes C d'une grande 

cfieriduë. qui féparent l'Italie de la France çy de 

r Allemagne , (s' qui s'étendent depuis la Mer de 

, Qénes , jttfqHSs à /* Msr Adrlttlfie dms U'Irioul. ] 



A LP 
Alpes , génit. Alpium, fem. plur. Ciccr: 

l Les poètes 8c les Anciens Itinéraires diient ./llp-.s au finmliei-»-^ 
on trouve .^ilfcm dons Ovide & dans Juvenaî ; Aljiis eft dans 
Tite-Live, & Alpc dans Clauditn- ] 

On dit LES Alpes Gauloises , [ Celles qui féparent l'I- 
talie des Gaules. ] Alpes G.ilUcx. 
Alpes Allemandes, [qui feparer:t la France de l'Alle- 

mugne. ] Alpes Germanics. 
Alpes mariti.mes, ( qui s'étendent depuis Savone jufques 

en Provence. ] Alpes maritimre & Ligiifticï. 
Alpes C'jtiennes,[ qui vont depuis Ambrum jufques aux' 
Efctlles vers le Piémont. ] Alpes Cottics ou Cottiansc. 
Alpes Pennines , [ depuis Lyon jiffques à la Jource du 

Rbcfite. j Pennin.-e alpes.. 
Alpes Lepontines, [ au dcjfus des Pennines vers la four- 
ce du Rhin. ] Alpes Leponti.^. 
Alpes DU païs des Grisons. Alpes Rha:tix on Julij?. 
Alpes Noriqjjes , [ trj-i la £.;;•;;;(>«.] Alpes Noricï, 
Alpes vers l'Autriche. Alpes Pannonia;. 
Des Alpes , Alplnus , Alpina , AlpTnum. Liv. 
Peuples qui h.ibitent les Alpes. Alpina; genres. PopuîL 
Alpmi. * Ceux qui habitent au milieu des Alpes.. 
Inalpmi. , ^(?«j>. Inalpinoruin , m. pi. P/r,». 
Fleuves qui ont leur fource dans les Alpes. Alpina fiumi-- 

na , génit. Alpinorum fluminum , neut. pi. Plin. 
Sli^.'i cfl au-dilà des Alp^s. Tranfalpinus , a, um. * S«i 
i-l au deçà des Alpes. Cifiilpinus , a , um. Cic. * §lui- 
efi eu dejfoHs ou au pied des Alpes. Subalpùnis , a , . 
uni. Plin. 
ALPHABET , fubft. m. [ Difpofition par ordre des lettres - 
d'une langue. ] Abeccdarium , génit. abecedarii , ncut. ■ 
Cd. B.h.-'d. Littcrarum elementaj génit. lii:tciarum ele-- 
mentorum , n. pi. Hor. Cic. 
Cet enfant efi encore à l'alphabet , il apprend encore à 
connoitre fes lettres. Puer ifte difcit adhuc prima littera- 
rum elementa. Hirat. Puer eft elementari'JS. Son. 
ALPHABÉTÎQTJE , adjcd. m. & f. [ Hiftofé filon l'ordre 
des lettres de l'alpLibet. ] Secundùm littcrarum feriem 
djfpoStus eu ordinatus , a , um. - 
Une t.'.blt Alphabétique. Index clemcntarius ou alphabc- 
tïcus , génit. indïçis elcmentarii ou alphabctici , mafc. . 
ALPKÉE , [ Fleuve du péloponmfe , appelle afjm-d'huy 
Orfea par les peuples de la Moréc , & Carbon par les 
matelots Italien;. ] Alpheus , génit. Alphei , m. Virg. . 
ALPON VECCHI0,[ Rivière d'Italie d.iM le véronnois'.'} - 

Aipînus , génit. Alpini. m. 
ALPUTARES , [ Montagnes d'ifpagne d.trs le royaume de 
Grenade entre la ville de Crcrade (S" Almérie. ] Aîpu- 
xarx- , génit. Aipuxararum , f. pi. 
ALSACE , [ Province d'Allemagne fi:r le Rhin. Strafi-Cf.yg 
fur m , pr.jj'e pour la capitale. ] Elfas , génit. Elsâtis , f, 
Aliatia , géMt. Aifatise , (. " 
Cfuxd'Alface. Alsâra:,fe3if.'Aîfatarum, m. pi. Tnboc. 
ci , génit. Triboccorum , m. pi. CâJ. 
ALSE , [ Rivière des Païs-k-is dans le Duché de Luxem- 

feiVTO^. ] Aliûintia ,^«'w«V. Alifunrix, f. ' 
ALTE, fubft. f. 'l Arrefi ou p.'îiife que font les gens de 
guerre en m.irchant, (y Icr; qu'il f.rut pajfr des défilez.'] . 
Paufa jff'ïiîV. paiifà: ,£. Plaut. 
L'armée fit alte pour un peu de temps. Paulifper sgtnen i 
conuïtir. Salafi. 
Al 1 E , Arnfiez . Sca. Confiue. SiibSfte. Ter. : ( parl.tnt à 
une ptrfoanc.) * State. ConiiiHte. Subfiftire. ) parhnt à ■ 
pli: feu/;.) 
îi fit faire alte aux troupes. Siftit milites. Liv. Juifit mi-- 

lites fulere. df. 
Ils font des altes à toute heure pour s'entre-ficourir. Cre-- 
brô , ut fuit auxilio fuis , fubfîftunt. Csf. 
On dit au figiué AUe là ie,;«i , pour' dire Ix'cnparloiu: 



ALT 

■plus, hrifom là-d^Jfns. Mittamus oH omittamus ifta.Tf r. 

ALTtRATiF, m. AltÉrative , f. [ Si'iti'-cre fS" qui 

c»ufc qtidque chja;emc>i.'. j;Aic«rans. Deprâvans , ^f». 

ant:s . om. gen. C.-lf Corrumpcndi ac dcpir.vandi vim 

hsbe.is , ft'^Jî.-. habcntis, om. gen. 

ALTJiRATION , fubft. f. [ Mcior. quicorrumpt er change 

1.1 nature d'u/u chofi. ] Mutatio , gé»i:. mutationis , 

f. Cictr. 

AitÉration , [ Ck.injement a-vsc corruption.'] Depiava- 

tio. Correptio , ghiit. onis , f. Cic. 
Altération , [ Soîfextréir.e qu'on rcjfcnt canfêe par la 
fichi rcjft du gojîer Cr' de la bouche , faute de fali-ve pour 
l'huaieiler. ] AriJa (îtis , génit. fitis aridx , f. tuer. 
J'ay une grande (iltir.^'ion, je fcus ime grande altercation. 
Aricià (Iri îabôto. Clc. Siti ardeo. tht.d. 
Altération fimifie au (l'Eure , Em-tion d'eTprit qui le 
ch.ï;}gc. Mutatio. Imniutatio , gcy.it. onis , r, Cic. 
Cette har.-ingue cnr.fa beaucoup d'altératicn dans les cf- 
prits. Hic concicne immutaci fucrunt & alicnari vehe- 
mentcr aninii. Cic. 
ALTERCATION , fubri. f. [ DJw.ïf, coKtef.îtiin. ] Altcr- 

catio , ginit. altercatioiiis , f. Cir. 
.ALTÉRÉ, m. Altérée, f. parc. paif. [ Cha:-!gé. ] Mut?,- 

tus. îmrautitus , a , iim. Cic. 
.ALTKnE,[ Corrompu.'] Adulteratus. Corrupcus. Depra- 

vatus. Vitiacus , a , um. Cic. , 

Altéré , [ «/:i /ifiif. ] Siticns , génit. fltientls , oni. 

gen. Siticulôfus , fiticu!o;a , fiiiculofum. Pliir. 
■On dit au figuré , Altéré du f.ing. Sitiens fanguincm. 

Cic. * Altéré de gloire. Glcrix avïdus, Cic. 
■Ovi dit abfolument comme un fuuftantif. C'eft un alté- 
ré , pour dire C'efi un homnio âpre un gain. Ad rem eft 
avidiflimus. * ( Terence a dit ad rem avidior. ) 
ALTÉRER , V. ait. [ Ctiufer quelque chungemnit dans les 
djofes. ] MutarCj immutarc ( o , as, avi , atum. } acl. 
ace. Cie. 
.Altérer . [ Corro:npre , ch:inger a-jec corruption!. ] A'itc- 
rarc. Viciare. Depravare , (o , as , avi , atum.laiLacc. 
Corrumpere , ( corrumpo , corrumnis , corrCîpi, corru- 
pum. ) r.a. ace. 
Zet l'cnnss couflumes s'altèrent piir l.i corrupt-ian du fécle. 
Boni mores fccuU vitiis depravantur ou coriunipiincur 
S; in pejus ruunr eu abcunt. Cic. 
Iji fii.té s'altère par des exercices trop 'violents. Nimia 

exercitationc vaIctûJo corriimpirur. 

At.-crer l'efprit & let msoitrs d'une perfonns. Ar.imum f-; 

mores alicujas corrumpcre. Cic. 

Altérer. , [ Caufcr de lafiif. ] Faccrc ou addueere ou af- 

fcrre fitim allcui, ( facio, facis, feci, taftum : addtîco , 

.addûcis , adduxi , adduftum : afFcro , affers , attùli,3l- 

lîtum. ) aft. Hor. l'Un. Sitim alicajus accendere, ( ac- 

cendo, accendis , acceiidi, accenfum.)3<3:. Cclf. Gignerc 

OH llimulare fitim alicui, ( gigno, gigiiis, ger.ui, geiiï- 

tum:flimûlo, fi:imiilas,'l:ii-iHilavi,ftimi!laLam.Cac\.p/!>;. 

Le temps d'ejié altère , f.ïit avoir fotf. iEiiivum addC^it 

fitim. Hor. 
Vn s'altère à force de chanter. Coiligiîur on concipicu: 

fitis cantando. Firg. 
^fire fort aitcré . Ai^crc fit; , ( ardeo , ardes , arû , ar- 
fiim. ) neiit. Fh/td. 
On dit en ce fcns figurément , JEfire .altéré d'hon-.tur. 
Sitire honores, ( fino , ficis , fuivi , fitîcum. ) aiV. Ci:. 
* Defuig. Sitire fanguinem. Cic. 
ALTERNATIF , m. Alternative , f. [ qui fe fait l'un 
f.pres l'autre. ] Alternus, akerna , alteriiiim. Cir.Qiiod 
fit altetpis vicibus.Alternatus,alternata,alccrr.atimi.Se». 
ALTERNATIVE, comme fubitantif. Prendre Valtcrnsti- 
l'e de dccix propcfitions. Duarum piopoîltior.um altciu- 
tram fumerc. 



A L U ^ 79 

ll'.n'y a rien de plus liiz'trtijfant que la di-jr'fité des temps 
(sr les alternatives de l» fortune. Nilui cft aptius ad dc- 
Icdationcm leftoris qaàm tcaipcrum ravictatcs \ foi:- 
tun.rqac viciiiîcudines. Cic. 
ALTERNATIVE.MENT , adv. [ Vun après l'.vttre , ci/a. 
c::n à fin to;-:r.] Aiteraâ vice, ablr.t. Colum. * Aketnis. 
yirg. ( o:t fous-entcnd viciLu* , (fu'on peut exprimef. ) * 
Ter akernas vices. Scn. Alterné, adr. Flin. Akcinatim. 
adv. Cla^Uil. Sluadrig. '■■■■,... 

Les arbres portent d^s fruits nhen.ativeméaf. . Akernaut 
friiûus atbtires. î'iin^ . . ■ ' 

Vous parierez, alternativement ou l'un après l'autre , car, 
Us Mufes fi phiifint à cette forte à'a'texnati've. Akeruis 
dicecls , amant eiiim akerna Canicena:. Virg. ^ 

.\LTESSE , fabft. f. [ Titre d'honneur qi-ian donne « quel- 
ques Princes.] Cclljtîïdo, ^(,'»ii". celflcttdiuis, f. ( on dir» 
mieux Celfillime Piinccps , en luy parlant. Voitre Al- 
telFe. ) 

Ils -veulent qu'on leur donne de l'Alteffe , ils 'veulent 
qu'en leur parlant , on les traitte d'AlteJfe. Dum eos 
appellas , honos praefandas eil , Cclfilîîme Erinceps ., 
on. tua Celikudo. 
-ALTIER , m. Altiere , f. [ H.'.utain, fier, crgueille.ux.. 1 
Fc-rox 5: prxfërox , ^fV^i/-. ferôcis, orna. gen. Arrôgans, 
génit. arrogantis , omn. gen. Supcrbus , a , um. 
On di: au Comparatif Fetocn.r (^ ' o: fernciu! , ./irragsrr.Ur é" 
hoc ntï.g^*uius.,'îu^tybior iy- hoc j'upe>biuii^ au Superlatif Fcorijw 
(ÎHJ <( , -Inogamijj.mjs , Superb:Jfi//i:is , e , uvi. 
g>ui a un effrit altier. Animi ou mentis ferox. Tacit. 

Un ho>n„ie naturellement altitr. Homo naturâ Kcax.Cic. 
ALTIEREMENT, adv. [ D'une façon altiére. ] Ferocker. 

F.-rociùs. Ferocifumè. adv. Cic. 
ALVÉOLE, fubft. m. C quife dit des trous qui fi font, dam 
les frafieaux de mid far les abeilles. ] Alveoius , génit, 

a'iveoti , m. Viir. . ■ 

.ALllMELLE , ■voye^ Allumelle. 
■^LUiMER , -voyez, allumer , &:c. 
ALUMiNEUX , m. alu.mineuse , f. [ Qk il y a deta- 

lun. ] Aiuminofiis , aluminofa , aiumiuofum. Alami» 

nacus , aluir.inata , a'.uminatum. Tli-j. 
Une eau alumineufe , qui pajfi par des -veines de terre ou 

il V a de l'alun. .Ac]ua aiuminata , x ,£. .rlin. 
ALUN, fubft. m. [ 'Efpece de fil fojfile. (S", blanc qui fi trout- 

■ve dans la, terre. ] Alûmen, génit. aluminis, nexT^Plii). 

Enduit ou frotté d'alun. Akuniuacus , a ,. um. Plin. ■ '. 

ALUNER ,"V. att. [ Tremper oa frotter d'alun. ] Alufiii- 

nare dont en, trouve, fiahusent le Participe. AlunVina.tus 

dans Pline.- -, ^ 

AMABILITÉ , fubft. f. [ Sualité dans l'efprit (ï dans 

l'humeur , qui rend un: pcrfonne aimable.] Amabiiitasi 

génit. amahilitatis , f. Pimt. 
\ Ce nio: a ricilli dar.s noftie Lang'ie. ] 
AMADOUÉ , m. A.MADOUÉE , f. part. paiF. DeiinTtus , 

delinka ,delinitum. KoyC=. AHADOuèR. ... , 

.VMADOUER , Y. a£t. [ Piat-jr quelqu'un enlfcarefanf, 

cr luy dzfiint des douceurs.] Bk.udiri alic'ai, ( blan.iior, 

blandiris , blaiidkiis fum. ) Palpati eu Subpaîpari 
* aiicui , ( palpor , palparis , paipatus (am. ) Lenoeman 

alicui, ( Ienocincr,'Ienocinaris, knocinatus ium.) ctep. 

Cic. Plxut. AUouem dclinite , ( delir.io , delinis, deli- 

nivi er delinii.'delinkum.) Cicsr. AniiP-um alicuius 

blariditiis dcliiiire. aft. C:c. 
r Ce mot eil vieux dar.s nette L'.ngue. ] ^ 
~ Amadouer les peuples. Blandimenta plebi date. Liv. _ 

Qiii f.T::adoue. Dc!inî:or , génit. dslmitoris , mafc. Cic. 
AMAIGia , m. AMAIGRIE , f. patt.palî". l3.endHm.iigre.1 

Emaciatus , emaciata , emaciatum. Pi-in. 
AMAIGRIR , V. âtt.[ R=:idre maigre. ] Eraaciarc,( cma- 

cio , emacias, e.iiaciavi, e:r.aciatu:n. ,' aft. zcc.C/lur.h. 



Ï3 _ AU A 

Macie tenuare ou cxtenuare , C tenuo, tenuas , tcmiavi, 

temiatum. ) aft. ace. Cic. Macrum oit macilentum 

reddcre ou cfHcere. Ad macicm corpus adducere on 

reducere. PHn, 
Amaicrir , [ Faire en angle aigu. ] Aciitum redderc. 

( acQtus ,a , um. ) 
£ Terme de Maçpnneiie & de Charpenterie , qui fe dit de la 
coupe du bois ou d; la pierre qu'on fait en angle aigu : les 
Sculpteurs difaiu aulTi en parlant d'ur.e figure de lene , qui 

étant nouvellement faite vient à fechci. ] 
l'ette figure i'ttm.tigrit. Hxz figura cxtenuatut on gtaci- 

lefcit.- 
s'Amaigrir , V. ncut. [ Devenir maigre. ] Macère , 

( maceo j inaces , macui ,fins fupin. ) Macrefcerc on 

macefcere , ( fco , fcis . macui. ) n. Celf. Emaciari , 

[ emacior , aris , atus funi. ) palT. Colum. 
AMAIGRISSEMENT , fublt. maii. Corporis e.xtcnuatio, 

gènit. excennationis , f. 
AMALPHI , [ Ville maritime du Royaume de Nafiles. ] 

Amalphis , génit. Amalphis , f. Cic. 
Siui eft d'Amulùhi. Amalphitânus , Atnalphitana , 

Amalphitanum. 
AMAN 3 [ F:lle- de Syrie , autrefois jifeimée ] Apamëa , 

génit. X , F. 
AMAND¥^ , fubil. f. [ Tmit de l'ama/idier. ] Aiiiygd.ïla , 

génit. amygdale, t. Piir.. Amygdâlum, ^«'«if.amygda- 

li , ncut. O-vid. 
Amande , [ Se-rnen^e de tous tes arbres h noyaux , (S' de 

queltiHcs léguims.'] Nucleus,^f'w. nuclci , mafc, Ttin. 
d'Amande. Amygdalïnus , amygdalma , amygdalinum. 

Tlin. 
Amande, [ Scrte de peine qu'on impofi.^Voyez Amende. 
Un AMENDÉ , ou un Liit d'umundes , fait avec des 

amandes pilécs & du fucre. L^c amygdalinum , génit. 

iaiflis amygdaliiii , r>cur. Jus amygdalinum confec- 

tum ex amygdalis contrîtis & facciiiro , génit. juris 

amygdalini confctbi , ncut. 
AMANDEMENT , AMANDER , &c. Voye^ Amende- 
ment , Amendkr. 
AMANDIER , fubll. mafc. [ Arbre qui porte des aman- 
des. ] Amygdala , génit. amygdala; , f. Plin. aniygdà- 

la , génit. amygdalorum , n. pliir. Coluin. airiyg<iilus , 

génit. amygdali . f. l'uliad. 
d'Amandier. Amygdalaccus, a, um. Hin. Amygdaleus, 

a , um. Tdl.'id. 
AÎ,1ANT , fubll. mafc. [ Celui qui aime , Amoureux. ] 

Amans , génit. amantis , m. Ter. Amaîius , génit. 

amafii , m. Ainâtor , génit. ainatoris. Ter. Cic. 
A.MANTE -, fiibil. fcm. [ Celle qiii aime. ] Aanatrix , gén. 

amatricis -, £ Ftaut. 
AMANTIA ou AMANTHEA , [ Ville de CaUhre fur U 

Méditemtnée, O" Evêché /''.ffragant de Reggio.'} Amaii- 

tia , ou Adamaiitia , génit. x , f. 
AMARANTE , [ Ville de Portugal. ] Amarauta , génit. 

Amarante , f. 
AMARANTE , fubft.. f. ] Tlcur appelle Vaffe-velours ou 

Tleiir d'amour. ] Amarantus , ( ■£?" non pas Amaran- 

tlius , ) ^énit. amaranti , m. l'Un. 
.AMARRAGE fubft. malc. [ Appareil de cordages pour 

les navires. ] Nauticorum funiuai apparâtus , génit. 

apparacûs , m. Nautïci funes , génit. nauticorum iu- 

nium , mafc. plur. 
[ Tel me de Maiii.e. 1 

AMARRER , V. aft. [ Lier les v.tiffeâux avec des corda- 
ges. ] Navcs rudtnte ou fune nautïco religare , ( relï- 

gas j religavi , religatum. ) au. - 
[ Terme de Marine. ] 
AMARRES , fubft. mafc. [ Les cordages avec efquels 

mi att.iche un vaiffeau à quelque piiu. ] Ftin S r.au- 

ûc'i, génit: fuiiijm nau.ticoium , mafc. plur. Rudcn- 



A M'A 
tes, génit. rudentum , mafc. & fcm. Virg. 
[ AMARRES font aulli deux morceaux de bois, qui ont une ou- 
verture dans le milieu pour y faire palier k bout d'un Mou- 
linet , on les appelle H,ches ou Boêtei , &c les Charpentiers les 
nomment /oriacj , Se en Latin- ChelotM, gcntt. Chelonimum n. 
phir. ricr. 

AMAS', fubfi;. iitafc. \_ Monceau de quelque chofe."] Acer-' 
vus , génit. acervi , m. Cumiilus , génit. cumuli , m. ■ 
Congeftus , génit. congeftûs , mafc; Congeries , génit, 
congeriéi , f. Cic. Vlm. 
Amas d'humeurs. Humorum collcftio , génit. collec- 
tionis. f. Phn. '*■ D'ordures. Colluvies , génit. collu- 
vici , fem. Cicer. 
Amas de deniers. Argentatia oh pCcuniariatoadlio ,gé» 

coaftiouis , f. Suet. 
Amas de foldats. Militum coHe&io ou coaftio , feiru 
Liv. Cif- ■ 
Taire un atnas de gens de guerre. Maiïum facere. Mili- 
tes cogère eu colligere. atl. Cic. 
Faire grand amas de chariots iS" de bêtes de voiture. Ju- 
mencorum & carrorun\ quàm-ma.ximum numerurn 
coëmcre. df. 
Faire un amas de^ bled. Cogère frumentum. Cdf. 
Amas de monde , [ Multitude. ) Magna liominum mut-' 

tiiiTdo ,genit. magn.c multitudinis , f. 
AMASÉE , [ i''ll( de Cappadoce. ] Amasca & Amdsia , - 

génit. a! , f. 
AMASSÉ , m. Amassée , f. part. paiT Acervatus. Coa- 
cervatus. Collcdus , a , um. Cic. Voyez Amasser. 
AMASSER , V. ad. [ Faire un amas de plitfteurs chofes. ] ■ 
Acervare. Coacecvare , ( acervo , acervas , acervavi ,. 
acervatum.) Congcrcre (congSro, congëris , congclîî , 
congçftuiii. ) Cogère , ( cogo , cogis , coëgi , coac- 
tum. ) Exaggetare , ( exaggcro , exaggcras , cxa^ge- 
ravi , exaggcratum. ) Cic. Contrahote , ( contraho , ■• 
contrahis , contraxi , ctîutraûum'. ) au. ace. df 
Amaffer des foldats. Cogère ou colligere m\Mx.e%.* Amaf- 
fer des troupes , une armée. Contrahcre ou Confiaic' 
cxercitum , copias^ Cicer, * Des humeurs. Colligere 
humores. 
A/naffr du bien , de l'nrgent , des riche fes , Opes , on 
nummorum accrvos ftruere , ou conftruere , ( ibuo , ■ 
ftruis , ftruxi , ilrudum. ) Coacervare pecuniam. Cic. 
Divitias coiigercre. Pecuniam accutnulare. Pecunix 
accrvos accumulare. . Cic^. - 
// amaffe bien du bien à fes enfans. Eacit qu-im pluri- 
TOum gnatis. Ter. Peculium grande eu grandem pecu- 
niam gnatis ccnfîcit. Cic. 
Il a am.iffé bien de l'argent en gueuÇant &■ pur des r.ipi- 

nes. Corrot^avit & corrâfit pecuniam. Ter- 
Ce qu'un pauvre efclave aura eu bien de la peine a 
amxffcr foû à fort en l'épargnant fur fa bouche, il l'enlè- 
vera toiu d'un coup , fms' confiderer ccmhn-n cet argent' 
aura coûté a amaffer. (^lod lêrvns uncianm vix dc- 
menfode fuo comparût miftr , id ilie univerfiim abii.- 
pict , haud txiftïmans quanto laborc partuni. Ter. 
chercher à. amajfer- des richèfj'es par fes profiiturion-' 

Conquirere opes merctricio quaîftu. Plin.. 
Je ne cherche point à amaffer- des tréfors pour les enter- 
rer comme un avare , ou pour les difipc-r comme un dé- 
bauché. Haud pavavero -, quod aut avarus terri prc- 
niam , aut pcrdam iic nepps difcinftus. Hor. 
Il cherche a amaffer des richcffes par des veilles conti - 
nuelles. Q^xûl magnas opes exajsT^j-^f,, omni vioi" 
I..i. Phéid. 
il s'emprejfe d'ainaffer du bien pour un indigne héritier. 

Propcrac indigno hirédi pecuniam. Hor. 
s'Amasser , [ S'a-rtrouper. ] Cuire , (coco, co'i's , coi- 
vi , coi'tum. ) Convejiire, ( conveiiio , convëiiis, cen- 

vSiii , 



A M A 
cbnvëni , conventum. ) Confluete , ( confluo , con- 
fluis , confluxi , conriiixum. ) neut. C»V. 
t On met avec tous ces Vcibes ]c nom de lieu à l'accufatif avec 
in , 5c l'on oblervc la nu-me choie qu'a la Quelhon juo qui 
marque le mouvement , /'jif^/ùr ALLES,. J 
Am Assra , [ Rtmajftr. ] Légère , Colligere , C collïgo , 
collïgi'î , collêgi , colk-ilum. ) aft. ace. Ctc.^ 
Lors qu'ils font a la camp.tgnc , i/s s'amufent à am.ipr 
des coquillages , (ST il n'y a point de badcneries , ni de 
jeux , qu'ils ti infcntent fourfe divertir. Cùm rufti- 
cantur , conchas a.l fliinicn légère confuevcrunt , & 
ad oniiiem animi rcmillionem ludumque dcJcenderc. 
Cieer. 
AMASSETTE" , fubft. f. [ Moneatt de corne mec quoy les 
Pciurrcs r.tmuffent les couleurs qu'ils ont broyées fur le 
warbrc.] Cornu coUigcndis coloiibub aptum ,gén. cor- 
nu apti , arc. n. (cornu cfi inàéclinuble aufîngulier. ] 
AMATEUR, fubll. m. [Qui aime. ] Aniâtor , génit.a.m3.- 
toris, m. Cic. amans, ?t'». amantis, omn. ^ei\.*Amit- 
teur de la ■vertn , [ ccliti-qui a accoàttimé de l'aimer.'] 
Anuns virtutis. Cic. ( M.^is Amans virtutem marque 
celuy qiti aime aCiue'iUment la vertu. Cic. ) 
Il eft grand amateur de /.i 'veri:é. Magnus cft yeritatis 
amator. * Amateur dts-nouveautex.. Siudiolus novita- 
tis. Citer 
AMATIR , V. ad. [ Rendre mat tS" ôtcr le poli à l'cr CT' 
à l'argent. ] ( Auro aut argcnto ) fplcndorem aufcrre , 
( aufêro , aufers , au/liiU , ablârum. ) aft. ( Auri j 
fulgorem oblcurare , ( obicûro , as , avi , atum. ) ad. 
tTerme d'Orievrene. ] 

AMATO , [ Riuierc d'jt:tlie dans la Calabre , qui fort de 

l' Appenriin , (S" fe jette dam la Méditcrrannèe prés du 

Goiphe de fainte Euphemie. ] Amatiui , génil. An;ani , 

m. Lametrus , génit. Lametti , m. 

AMATHONTE , [ Ancienne Ville de Vlfle de Chypre. ] 

Amatkus , génit. Anicthuncis , £'. Virg. 
AMAZONES , [ Femmes guerrières, ] Amazones , gé??it. 
Amazônum , f. pi. ( on dit an fingulier AHiâzon , gén. 
Amazônis , f. ) 
J Les Amazones 1er firent un pcnpie'fana Iioinmes dans h S.-rma- 
tie A(iatique ; cUfs s'abanioiine. ent auv ctraij^e/s , & lors 
«qu'elles avoier.c cwiccu , elles raifo.ent ptur tous les cr.fana 
malles & rere!voien:;lcs tilies , qui naïU'oicrt : elles le biù 
loient auiTî la mamelle droite pour mieux tirfr de l'.-rc. T 
Amazone fe dit aufil D'.vnfjf.'.'c ou ftmme courage iife , 
capable de ij:ielqiie entrcprife hardie. Amâion Bcllatriï, 
génit. bellatricis , f. Virg. 
l>is AMAZONES , [ Appartenant aux Amazones. } Aiiia- 

zonins , a , um. Kor. 
t'AMAZONE , eu la Rivière des Amazones , ou t'oRElL- 
tANE dans l'Amérique méridionale , [ l'une des plus 
■ grandes Ri-vieres du monde. ] Amazônum fluvius , 
génit. Amazônum fluvii , m. OrcilUâna , gé>:it. Oreil- 
lianz , f. 
AMBAGES , fubft. f; [ Obfrisritex. dans les paroles. ] Am- 
bages , f". plur. 
[ On r.a trouv: de ce nom dans les Auteurs que l'Ablatif lî'i- 
gulier jimhngt dans Tacite & dans Sencqre , le Nominatif 
pljtier ^«6/ï|f! , avec l'Ablatif .''v,!ij^it/.i. Htr. Ce mot eli 
d'un très rsteufage dans la Langue , quoique M. d'Ablancourc 
s'en loit lervi . ] 

AM3ASSADE , fûbft. f. [ 'Envoy d'une perfonne vers les 
Vrinces tF les Rois pour traiter des ajfaires, fc~ des inté- 
rêts de leurs Etats. ] Legatio , gén. legationis f. Cic. 

Aller en ambajfade. LcgAtioncm obire , ( obco , obis-, 
obii , obïtum. ) ad. Cic. Legationem agcre , ( ago , 
agis, egi, atfham.j aâ-. Afeon-'ped. * Legationcm gfic- 
rc , ( gero , getis, gclli , geaun^. ) ait. L-cgr/Jone îan- 
gi 5 ( fungor , fungeris , fundus fum. )" dcp. e^ii-.:t. 
Zrrjoyer quelqu'un en niTib^jTade. Lcgare alitpeni , [ Ic- 
^o i kgas , itgrtvi , icgamaa. ) adt. Cic. 



A M B «I 

Envoyer une ambajfade vers quelqu'un. Lcgation;m 
niittcre ad alicjuem , C niitto , mittis , raifi , mit 
fum. ) ad. Sl'int. Ad aliquem legare. Cic. 

Hui a été en ambaffade. Periundus legatione C'''. 
AMBASSADEUR , fubil. nialc. Lcgatus , gémt. legati , 

mafc. Ciccr. 
Ambassadeur pour la paix. Oïmox , génit. oracoris , 

m. Ctc. Pacis Icgatus , m. Caduceâtor , génit caJu- 

ceatoris , mafc. Cicer. Liv. 
[ Comme le Caducée ou la Baguette de Mercure fervoit pour 

appaifer les diicotdcs , l'on a donne aulli le nom de CadiKcu: 

à la îa^uetie d'un .ivmbalTadeut ou d'un Hcrauti Se à l'Ambaf- 

ladeur ccluy de C-iduce^mr. ] 

// a été ambaffadeur en-Egypte C en Syrie. Obiic legï- 

tus .Ç,gyptum & Svriam'. Cic, 
Envoyer des ambafjadeurs avec plein pouvoir. Mitrcre 

Icgatos cum lummâ autoritatc. Cic. 
Efirc ambajfadeur. Gcrcre legationcm. Eife in legatio- 
ne. Siujnt. 
AMBASSADRICE, fuLft.f. {Temm: d'un Ambafadeurl 

Legati uxor , génit. uxoris , f. 
AMBERG , [ l-ille capitale du hattt Palatinat de Baviè- 
re en Allemagne. ^ Anibctga , génit. Amberga; , f. 
AMBIDEXTRE , m."& £ [ '^n fe frt également de U 
main droite cy rie la gauche. ] Ambidcxrer , tri , m. 
Ambidexîra , a- , f. * Slniiha-pL'rinde utcns ac dcx- 
trà- , ^f'»if..utentis , omn. gen. 

AMBIGU , m. ambiguc, "f. adjcd. f Quife peut en- 
tenire en deux fens , qui a double fens. ] Air.biguus ,. 
ambigiia , ambiguum. Cic. 

Un mut ambigu. Verbiun ambiguum ou ez ambiguo 
didam. Cic. Sermo pcrpk-.xiis , trénit. fcrmonis per- 
pkxi , m. Liv. Vc;bum perpjexabile , géni: vcrbi pcr- 
plexabilis, neat. PU;<t. 
Eclairetr les chofcs ansbigu'es. Ambiguis cxplanationena 
ou iuccm adinbere. Ci.cr. Vcrba arabigaa diRinguere. 
C:c. 
. Des oradss Mwigus cr cLfurs. Oiaciila fiexilôqua ô£ 

obic.iia , neut. plur.-Cîrtr. 
On dit un .a.meigu comme fubftantifj pour cî^ir; UV;ê 
collation lardée , oii l'on fert la viande avec le fr.'iin. 
Cœnùk anibigùa , gé::it. coenuîa; ambigus?, f . * f Te- 
ren.e a dit CJocna dubia , V,: repas cà il y a tant de mets 
delica:s , qu'on ne fçmt que chuijir. ) 
AMBIGUÏTÉ , ftibit.' km. [ ùbfcurité de p.r.-jUs qui fait 
qu'o-z leur peut donner double fens. ] Anibiguir<is ,. 
£■<■«!.'. an-.biguiti-.tis , f. Amphiboli*, o' Ampi'.ibolo- 
gia , gén. X , f. C;.-. êiuint. 
U fi fert toujours d'amhiguitez. en p.irlant , il pa4e foâ- 
jou'rs avec .ïn:b:gi:ité. Ainbiguis verbis l'cmpcr ntitur. 
An'ibigna £.« ambiguë ou pcrpi^-xc lemptr lo-iumir-T;/. 
Lever une anAnguiié. Ambiguuatcm explicarc on fol- 
vcre. ^<;;.i.'. 
AMBIGUMENT , a^lv. [ D'une /n.wiere ambiguë & obf- 
cute. ] Ambigu.;. Pcrplexim. Pcrpiexabiiiter. Pec»- 
piexc. adv. Haut. Tir. 
Il pnrle- aK^bigument. A-mbâges agit. Ambiguë loqui- 
tur Plaut. * Refpundre ambigH-aent. Perplexe rifpon- 
derc. Liv. 
AMBITIEUSEMENT , adv. [ Avec ambition. ] Ambi- 

riosè. C;V. Ambitiofitis. Ambitiofilllmè. adv. 
AMBITIEUX, m. AMBITIEUSE, f. \_RtmbH d'un défir dé- 
réglé de gUire & de fortune.'] Ambitiofns , ambit'ofa , 
am'uittolum. Honoris o« lior.ôrum cupfdus ca avïdns. 
a, um.'*' [un dit au Comparatif Ambitiofïor & hoc am- 
bitiol'.us ; cupidior &: hoc cnpi<iuis : avidior & boc avi- 
diiis . t-'^ au 'n'//-. i7.jr;/~ Airi itioûiîimuç. Ciipidillimus. 
AvidiiHmus. ) ' Appcfens giorin.' &: honoruni , génit, 
appeteiiiii, cr.ni. gcn. ^qifif.-iit Appcteniioi i: hoc ip- 



,8î A M B 

petcnfiuî au Comp.ir.itif, t? Appcrentiffimus , a. um. 

au Superlatif.) Cic. Scc. 
il li'itûit point iimhiticHX & ne n 'gligeoit point aitjft fa 

réputation. Honorum non appërene , famx ncc iucu- 

riofus. Tncir. 
AMBITION , fiibft. fcm. [ Fafio'i dérc^lée qu'on a peur 

la gloire (S" pour hs honneurs. "] AniLiitio , ^l'.iiV. am- 

bitionis , f. glcxia; & honôrum ciipiditas , gétttt. cu- 

piditacis , i'. Cic. 
L'.vfibitio» de l'homme qui efl aufi ancimve que le mon- 
de s'eft accrue avec l'E'npire. l<a<\tx mortalibus potcn- 

tia: cupTiio , ciim Impciii maijnitudinc adolcvit. Tacit. 
fJ;imhi:ion efi mMnten.^nt fanclifiée p.ir l'ttftge , tS" dif- 

pciiféc de toutes fortes de loix. Ainbitio jam more fanc- 

ta cft: & libcra à lc2;lbus. Vlitut. 
Kcs mœurs fc portent à lu trop grande douceur tJ" à l'am- 

bi'ion. A'i lenitatem nimiam ambitioncmquc inciiiiv 

bunt mores noftri. Cic. 
Il n'a point d'.imhition , il efi ou il -vit fans ambition. 

PeAuç cjus caret ambitioue. Hor. EU: minime ambitio- 

fis. Cic. 
■Il efi fn: ambition d'efiendre [m empire, riofcrcncii im- 

pcnl incm'iofus. T>vcit. 
On n'élit ."MJourc'.'huy que par ambition (S" pa' diftmu- 

lation. Mores jam noilri ail ambitionem & dilTimula- 

tioiicm incubuerunc. Cic. 
<ftMBITIONNÉ, m. ameitionnÉe , f. part. pall". Voyei^ 

AMBITIONNFR. 

AMBITIONNER. , V. aft. [Rechercher avec une forte 
amhicion les honneurs , les granies charges O' In gloire.'] 
Ambirc , ( ambio , ambis , amblv i , ambftum. ) zt\. 
ace. Ambitionc aliquid pcrsëqui , ( persfqiior , persc- 
cpirU , pctfeciînis fiim. ) tiep. AniLitione aliquid 
confcdlari , ( conicclor , confedaris, confedatus fiim.) 
depon. ou Concupifcerc , ( concupifco , concupilcis , 
conciipivi , conciipînim. ) adt. a.cc.,C!cer. iyc 

Je n'ambitionne poini les richeffes des Rois , CT je me con- 
tente de mi fortune prefnte. Rer^ales ou rcgias opes 
non concupifco , forre contaitus vivo , ou hi propria 
pelle quiefco. Phiid. 

îl n'ambitionna point les richejfes j ot.i;j feulement l'an:- ■ 
tié de fes citov^'ns. Non pccaniam , led civium chari- 
taccm concupivir. Cic. 

Ambitionner une haute ■vsrtu. Confectari eminentem 

c(IÎ2;icm virtiitis. Cir. 

AMBLE , llibil. m. [ Train ou certaine ally.re de chenal.'} 

Mollis cruram e.vplicâni glomeratio.^f;^;.'. Mollis p;lo- 

meracionis , f. l'Un. ( D'isne B-'.quenéc. ) Ailurconi';. } 

cheval qui -va l'amble. Gradarias su tolutarius equas , 
gradani ou colurarii , m. 

Aller l'amble. Aitt-rno crurum e:^licatu moUem p;rcr- 
fum glometarc , ( glomëro , as , avi , arum ) ad. To- 
Jijtim graJi , f grailior , graderis , grelVus fum. ) dcp. 
(Les Latins i-nt .ippcllé un Ch:?vil d'amble ou Hatju-n-ie , .A.r. 
biiUt^r equ:-s : Senci]nc, T,l.ii.irisis r0"us : rime, Jfturco , 
génie. y!fl.:f:anls , îi d'autres Gr.tdj/iis c^vvj Ménage déiivi 
ce mn A'.inb.ta c, qu'on irjuve cliez Ica ^.tueurs Ljuds en 
la même lignilicîtioii J 

;LMBLKE , royîî. EmblÉk. 

AM30I.>.^ , lî'ille de Te y.r aine fur l.i Loire. ] Ambacla , 
génit. Ambacia: , f. Amboiia , géiyit. x , f. 
i?^/! efi d'Amboife. Anibolius , ii , m. Amboiia , a: > f . 
/.MBOUllG , Voyez. Hamrourg. 
AMBOUTIR, Voyez Embouti:?. 
AMBilACIE , [ Fille il'Epire. ] Ambracia , génit. Am- 

bracix , f. Cir. 
d'Ambraciv. Ambracius , a , um. Ambracicn/îs & hoc 

Ainbracienfe. adjed. Li-c. Sta.-. 
/iN^RACIEN , maie. [ Celuy ^ui efi d'Jmbra.'ie. ] Am- 



A M B 

braciôta , génit. Ambraciotx , com. gen. 
Ambracienne , f. [ Celle qui efi d' Ambracie . ] Ambci- 

ciûta mulicr. 
Le Golphe d' Ambracie on de Larta. Ambracius finus, 

gé/iit. Ambracii fuiûs , m. 
Vin d' Ambracie. Vinum Ambraciôtes , gènit. -vini 

Ambraciota: , n. [ vinum de neutre genre , er Ambra- 
ciôtes iic w»/''"'''^ ?'*'■ ^ppofition. 
AMBRE , fubll. m. [ Gomme ou réflne d'un arbre félon 

Pline. ] Succ'înum , génit. fuccini , n. Elctlrum > gé- 
nit. electri , neut. Plin. 
[ 11 y a de l'Ambre blanc , Ju jaune , du roux & de couleur de 

citron. & quelques Auteurs dilent que c'ell une congeLitiop 
qui le trouve dans la mer Baltique , fie dans quelques foniai- 

nes ou il nage coinme le B [unie. 
d'Ambre. Succincus , luccinca , fuçcincum. Flin. Elec- 

trïnus , a , um. Xeratius. 
Ambre gris , [ Gomme qui jette une odeur tres-doucc , 

qui fe trouve fur les bords de la mer.] Ambar. génit. 

amjjiris , neut. Aetius. Ambarum , génit. ambari , 

neut. Ruel. * On dit auffi Ambra , gé7iit. ambia; , fcm. 
AMBRER , V. ad. [ Parfumer avec de l'ambre gris. ] 

Ambaro confpergerc. Anibaro odorarc aliquid. 'f Co- 

lumelle dit Odorare mcUa , ( parfumer le miel. ) 
AMBRETTE , fiibft. f. [ Fruit qui a l'odeur de L'ambre 

gris. ] Ambrera , génit. ambrera: , f. 
AMBROSIE , fubft. f. [ Viande cxqnife dont les Ancient 

fiignoient que leurs Dieux fe murrijjoient. ] Ambrolia , 

génit. ambrofisc , f. Cic. 
On appelle figurément Ambrofie , quelque manger 

exquis. Ambroiii dapes i génit. ambtoiiarum dapum, 

f. plur. Mart. 
Plus doux que l'ambrofte. Ambrofià duîci calcius. Stat. 
[ Les (Jrees diloicnc que 1 Aml'rolie etoit aulli la boiûbn dcé 

Dieux ] 
d'Ambrosîe. Ambrofais , ambrofia , ambrofium. Sik 

Ital. 
Am BROSIE , [ Herbe odoriférjtnte qui a l'odeur du vin , 

tr dont les Fayens fe couronnoient dans leurs feflir.s. ] 

Ambrofia Artemifia , génit. x , f. Plin. 
AMBRUN , [ ville Archiepifcopale , trés-aneienne , en 

Dauphiné ] Ebrodi"iaum-Caturïgum , génit. Ebroduni 

Caturigum , n. ELiredûnum , i , n, 
d'Amb:î.l'.n; Ebroduncnfis , & hoc Ebrodunenfc , adjed. 
Le Pais d'AMSRUN. Ambtônes, gen. Ambronum, m. pJ. 
AMBULANTS , fubd. m. [ Certains Commis de la Mal- 

tofie , qui fe promènent par la ville O" par la campagne ^ 

pji'.r découvrir fi l'on ne fraude point la Maltofie.J 

MufcK , génit. mufcarum , f. plur. Plant. 
AMBULATOIRE , adj. m. & f. [Qui iicft point fixe , 

qu! va (sr vient. ] Aniulatorius , Ambulatoria , am- 

biilatorium. Plin. 
AME 3 fub!!;. f. [ forme fubfiantieU.e félon les Philofophes 

qui anime le corps. ] Aiiïma , génit. anima; , f . animus, 

génit. animi , m. Ipirïtus , génit. fpintus , mafc. Cic. 

* ( Anima /iî« au datif pluriel aniniâbi's -tr animis. ) 
L'av.e raisonnable. Animus £>« anima conlilii, ratio- 

nifque partic'.-ps. Cic. 
L'ame VEGETATIVE , ( qui efi dans tes plantes er dans les 

arbres , qui les fait vivre is" croître. ] Vittus qu.i vi- 

gent planta'. Anima vfgërans , génit. anim.T vcgetan-- 

tis , fem. * ( les Philofophe! difnt anima vegctativa. ) 

Animus qui vigct. Cic. animus vitalis. 
l'Ame sinsitive , [ qui efi d.tns les animaux. ] Anima 

fentiens , génit. anima fentieati.s ., t. animus qui Icn- 

tit. Cicer. 
Les Auis des bêtes font privées de raifon. Animi belHa- 

rum funr ratronis expertes. Cic. 
Les troubles (y les agitations de i'amè. Animi perturba- 

tioncs , génit. animi pcrturbationum , fem, plur.G«c, 



AME 

J)îeu a lionne l'une au corps coir.m: [on fe:^neur Cf fo» 

ri.tirrc,ponrqu'il lui obitt. Dcus aniiniim ut (lominuin 

ati]iio inipcratorem obccticiiti pr.vtccit coipori. Cicer. 

AMli le prend pour Lafie * qui n'a p^ittt d\zme. Ina- 

iiïinus , inaiiima , inanimum. Inani'mis & hoc inani- 

nic , adj. Inaniinitus , a , uni. Cic. 

V>: corps jk:is /une. Corpii? inïne.O-jiil. Sanguinis atque 

aninix inane corpus. U'vid. 
Rciiiire l'ame ou U l'ie , mourir. Rcddere on cdere ou 
cfflare ou cxhalare aniniam. Aiiimam aqsre. Singulta- 
re animam. Cir. Stat. 
il a iatKe fur le bord des lèvres. £dit animain. lîxt.ë- 
mum fpiritum edic on trahit. Cicer. Thid. Ebuilit 
animam. Setr. 
Il railloit ayant l'ame fur U bord des lézres. Extremo 

fpititu ludcbat. Cic. 
Vous rrif-x-CT. rendu l'ame , -vous m'avez, redonnis la -vie. 
Reddidilti .XJiimum. Ter. 
Amïs des morts , [ les Mann.-s. ] Mânes , génit. maniuni, 
ma^. phir. Mânes mortuorum , mafc. plur. Cic. Mor- 
niorum animi , f. plur. Corporis vincùlis cxfolûta; 
animxf. piur. * ( Uinbra: , genit. unibrarum , t". p!. 
fe dit dis Qarmiez.. ) 
Hieu veuille avoir firr ame. Ofla illi benè quiefcant. 
Sit iplî terra levis , dans les ancic>:r.es Epitaphes. 
Ame iè prend aufîî pour Une perfonne particulière , com- 
me C'eji une bdie ame ou me grr.nde ame. Eil iili 
eredus & fublîmis animus. Q^iint. Magnus cil illi 
& cxcelfus anuiius. Cicer. Sublimis & erccli anim' 
vir. Hiiint. 
Il a l'ame "rande e" hardie f.ins nrroza7ice. Macrno cft 

animo nec utïque arroj/,ann. ; ■;.*.■■. 
Vue a:ne bafj'e. Abjcftus & depreifus animus. Cicer. 
Une ame noire , «« méchant ej'prit. Mahi mens. Malus 

animus Ter. 
Vue ame de boue. Stercorcus homo. Tlaut. Cccnum. Lu- 
tum. Stcrquilinium , génit. ii , neur. Tercnt. Plaut. 
Il a confervé [on ame droite (y fans gauchir jufques k la 
mort. Rectum animi fervavit ad morreni. Horat. 
©N DIT ironiquement, O -la bonne a.ns ! [parlant d'un 
méchjiiit homme qui veut contrefaire l'Lornef.e hom- 
me. ] Ehodum bone vit ! Terent. Probum fciiicet ho- 
minem ! Terent. 
H y a plus de dix mille âmes ou dix mille perfomies dans 
cette ville. Hac in urbe capitum ou hominum decem 
miUia & ampliùs numcrantur ou vivunt. Liv. 
Je rt'ay veu ame vivante , ou je rîay veu psifonne. Ho- 

minem vidi neminem. 
Je ne le diray a ame qui vive. I>icam nemini. 
JiÎA CHERE AME , [ Mot de tcndrtfe. ] Mea anima. Cic. 

Meum corciilum. Tlaut. 
Amf. fe dit en morale , comme Cet homme efi i'ame 
d'une telle afflitre , d'une telle entreprife , pour dire 
que c'efi lui qui en fait le fecret , tr qui en conduit les 
rejfjtts. Rei capar cit & actor. 
Lajoye efi l'ame des fifiins, tn efi i' afj.ifonnement . Nulla 
fur.t convivia , nid hilaritate condiantur , eu nid hi- 
lantatc & rifu confperganrur ou mifceantiK. 
0N DIT L'ame d'un fagot , le menu lois qui efi dans le 

milieu a'un fagot. Anima fafciculi , i , f. 
Ame , [ Devife. ] Lemn-.a , gévit. lemmatis , n. 
Ame , [ d'un noyau ou des figures de terre (y de plâtre , 
qui fervent de moules à ailes qtt'oy) jette en bronze. ] 
Nucleus' , génit. nuclei , m. Vitr. 
[ Tcraïc des Stiilpteuts & des Fondeu:s.] 
AMÉ, m. AMEE, f. A nos ame X. orfe-^uy, &c. c'cft-.i-dirc, 
« nos .-unis 6~ fidèles fujets. Air.icis noftris & fidclibuv 
[ Tertre de; Lcttns de Cliauccilcrie, 1 
AMELETTE ou AumiuttE , fuljft. m. [ Geufs battus 



AME 8} 

^, /'■"■•>/'■' dam II fcele. ] Ova trita ^'t in farta^ïnc 
fr!.va j genit. ovorum tritorum & in fartagiiic fri.vo- 
rum , ncut. plur. 
AMELIA , [ lille du Duché de Spolette. ] Ameiia , genit. 

Ameriï , f". cic. 
d'Amflia. Amerînus , AmcrTna , AmcrTnum. 
AMELIORATION ïiibft. f. [ L'.xclionde rendre une cbo- 
fe meilleure. ] Optimïtas , géuit. opcimitatis , f: Cic. 
AMELIORER , V. act. [Rendre m:tllcur. ] Melioiarc , 
( mc'iioio , meliôras , melioravi , melioratum. ) ad. 
ace. Uip. Melius aliquid tacere , ( facio , facis , leci , 
. faduni : melior & hoc mclius. ) Cic. 
AMEME , voyez. fur Même. 
AMENAGE , fubit. m. [ Voiture. ] Vccliïta , génit. vcc- 

tura: , f. Vli-n. 
[ Mats des Vaturicrs par terre Se par eau. ] 
AMENDE ("ublL f. on prononce amande. [ Veine pécuniai- 
re importe par un Juge pour quelque déUct. ] Mulïa ou 
mulda , genit. x , f. Cic. 
Condamner ou mettre quelqu'un à l'amende.' Multam 
alieui dicere ou indicere ou imponcre oit irrogare. 
Multà multarc aliqucm. Cic. Liv. Plaut. 
Pay.r l'amen Je. Mah^m ou muldam folverc ou dilT&Ivere. 
Cic. Pcndëre multam. ( Ciccruii a dit Pendcrc pœnas.) 
Efirc co/idamné À l'amende & aux dépens. Mults Util-- 

que ajuimationis damnari. ( paiT. ) 
Re nettre l'amende. Mukam remictere. 
Faire une acHo.i qui mérite d.'étre à l'amende. Commit- 

tcre multam. Cic. 
L'argent des amendes. Pccunia multatitia , génit. pecu- 
nix multatitia; , f, Argcntum multatitium, i , n. Liv. 
Receveur des amehdes , Amendier. Multarum coacloi: , 
gh-.it. coadovis, m. 
Amende honorable , [ Peine ajpiclive qui emporte 
note d'infamie. ] îgnominiofa tracudio , génit. igno- 
miniofx tradudionis , f . 
Il a fait amende honorable. Pcr ora vulgi rradudus eft. 
Faire f^ire ai!:e:?de hcncrahle à quelqu'un. Ignominiosi 
tradudioi-ie aliquem infamare. Bud. 
AMENDEMENT , fi:bft. m. on prcncucc amandemant. 
[ Engrais qu'on met fur les terres , corume de la ma'-ncy 
du jinr/ier. ] Stercoratio , génit. ftcrcoiationis , fem. 
Cl lum. 
i" Mo! d'u .ige p^rmi les Laboiircurs. ] 

Amendement , [ Correction des mœurs ychar.çement de 
vie. ] Emcndatio , génit. cmcndationis , t'. Corredioj 
genit. corredionis , f. Cic. 
Amendement dc:n; une maladie , [lorfaue la maladie 
diminue. ] Morbi rcmiffio 0« rela.\-itiO ou diminutio, 
génit. onis , f. Cic. 
Il n'y a aucun amtndement à fcn mal , Son mal efi tou- 
jours en mé-me état. Nihil rcmi/it vis' ipiius morbi. 
Huic morbo nulla lemifllo fada d\. Cic. 
AMENDER , V. ad. on prononce amander. [ Condamner 
quelqu'un à l'amende. ] Multam ou muldam alieui 
diccrc , f dico , dicis , dixi , didum. ) ad. Oc. 
r II ne e dit point , fi te n'cft au Priais. ] 
Amender, [ Rendre meilleur ts' flusfirtile , f.vlant 
des terres qu'enfume. ] Stercorarione {' terr.'înî } refo- 
vcre , ( rcfovco , refôvcs , rcfôvi , refûtum. ) ad. 
accuf. C)lum. Pinguefacere , ( lacio , f'icis , Tëci , fac- 
tum. ) ad. ace. Pli». 
Amindfr , [S'amender , fe corriger , devenir mcHhur. ) 
Eir.endati , ( emendor , cmendaris , emendatus funi. ) 
Conïgi , ( eorr:gor , corrigeris , corredus fum. ' pall. 
■* Scemcdarc à contagione vitionim , (jcrneiido , as ,• 
avi , atiîm. 1 Rcprimere ac rcvocsre fe , ( leprïmo , 
rcprïmis , rcpreiîî , reprefiiim : rcvccc , rcvoca'; , rc- 
vocavi , icïocatum. ) Ad frugcm meliorcin fc reeipe- 

' L ij 



84 AME 

re , ( recipio , recïpis , recëpl , rcccptum. ) aft. Cic. 
In retlam lemïtani redire , ( redeo, redis , rediii redï- 
tuni. ) neut. ?h,!it. Refipifcerc , ( refipifco , rcfipifcis , 
rcfipui ,J»ns ptpin. ) neut. Ter. 
Les jeune: hommes n amendent feint four aller à Rome. 
Roins quiJem ineliotcm gcniuni non faciunt adolef- 
ccntcs. plant. 
Amf-Nder fr vie. Emendare vltam. Faccre .vitam melio- 
•reiru Ctc. 

Ce rr.alude n'ejipoint amendé , ou // n'amende point. Non 
nicliùs fe lifibct hic x'ger. 
AmlnpïPv , Profiter , tirer quelcjue n.'vant.z^e d'une cho- 
fe. ] comme Je n'ay rien amendé de fojhe liber.ilit^, je 
ne rt'enfiiS! feint jhrti. Liberalicatc ti:à iipn funi.fac- • 
tus auitior. 
[ Terme de Palais ] 
Cet héritier n'.t rien amendé àe cette fuccefp.on. Ifti nc- 
rcdi mhii profuit iUa fuccelUo. Non melius fadum cfl 
hercdi tiac hereditate. Cic. 
Amender ou Rakender , comme te l'ied amende tous 
lesjouri, ourtmcnde. Lnminuicur c« levatur quotid.c 
annôr.a. Tcrent. 
r On dit micoi; RAMENDER. 1 

On dit provtrblaler.iciit , Tu n^amendes f.u ton marché. 
Conditionem taam deteriorem facis.MîIiorem^ion fa- 
cis conditioncm tuim. 
AiVAENDIER , fubft. a\. Voyez, fur Ajaande. 
AMENÉ > maf:. Awe,nÉe, f. part. pa!l". Adduiflus.Deduc- 

tus , a , uni. Cicer. Voyci. Amener. 
AMENER , V. au. [ H.ner , conduire en quelcfite lieu O', 
vers quclq:'un. ] AlicjuïiTi aliquô on .ad alicjucm du 
cerc eu aaJucerc ex deduccrc , { dilco , ducis , duxi 
duftum. ) aft. 
amener autlati'un difhcr eu priir difncr. Adducere ali- 
qucm aï prandium. Cic. 
Ar/icnir fiir bateau y far charrcy , fur dcsbefia de fom- 
rr.e. Lintrc , plaullro , jumencis aliquid VL-here ou aJ- 
.vcherc ou devehere, ( vtho, vchis , ve.xi , veûum. ) on 
Exporcarc , ( e.tporto ,-crportas , exportavi , exporta- 
tum. ) aft. Cic. Ttcit. 
Ai.iENER , [ Entraifner far force ."] Traliere , f traho, tra 
liis , traxi , traftum. ) Rapere , ( rapio , rapis , rapui, 
raptum. } aft. ace. Ciccr. Ter. 
Amener , fi^urémcnt , pour Introduire [ quelque coûtu 
>nfy&ic. ] Iiiducere^« introducere , ( dûco, ducis , du- 
xi, duclum. ) aft. ace. ( morem aliqucm. ) Cicer. 
il a amcrti ou introduit i' ambition d.ms le Sénat. Am- 
bitionem in Curiam induxit ou introduxit. Cicer.* De 
noui-dles coutumes. Novos mores induxit. Stat. 
Amener fe Hit encore figurémcvt , ^oar ïerfuader quel- 
j^u'u.i d'une c'jùfe , U co::d!:!re k ce que l'on -veut. 
Adilaccre ou dcducere ou perducere aliquem ad ali- 
quid. Cicer. 
Il l'a amené à fan avis , afin fcntiment. la affenfum fui 
.conûlii illum traduxir. Cic. In fuam fcntcntiam illum 
deduxit ou adduxit. P//«. Li-j. 
Je l'ameneray à la raifon j je luy feray entendre raifon. 

Ad rationcm hune addûcam. Cic. 
Jay amené l'afair^e oit je iioulois , au foint que je vou- 
Icis. Qiio volcbam eô rem deduxi. Cic. 
Aj^enîr, \_fe dit encore dans les jeux de h-tfard."] com- 
me // a amené fa carte , il l'a tirée la première. Char- 
ta luforia prima fub manum vecit. 
// a amené toujours raffe de quatre. Quatuor volturios 
femp;r jacit Flaut. 
^MEKif.. , Ife dit aujf des chofes qui fe fuivent les unes 
les autres , ou rr.efme des caufes naturelles. ] comme 
Ce "vent nous amener» de la fluye. Hic ventus plu- 
viam coUïgct. l'irg. 



AME 
La'prife de cette t-ille nous amènera la faix. Hac ur- 

be capta pax conficiêtur. 
Un malheur en amené un autre. Aliud ex a'io ma- 

lum. Tir. ( (!»yô«j-f»fcn:^fequitur. ) 
Une fourberie en amen<! une autre. Fallacia alia aliain 
trudit. Ter. 
.'AMENER les "voiles., [ les baifftr.'] Vêla fubmittere., 
( iubmitto , fubraittis , fubnud , lubmillum. ) ou con- 
trahcre , ( contraho, contrahis, contraxi, contraftumj) 
aft. cic. 
[ Terne de Mî.ine liu l'Océan : on dit .Amner ïm ^li Médi- 
terranée. 1 

AMENUISÉ, itia.*c. AmekuisÉe, f, part. palf. [ Rendu- 
plus menu. ] Tcnuatus , tenuata , tcnuatum. l'oye::. 
Amenuiser. 
AMENUISER , V. aft. [ V.xire ou rendre fins menu. ] 
Tcauare. Attenuare. Extciuiarc , ( tcnuo , tenuas , te- 
nuavi , tcnuatum. ) ail. ace. Quint, flin. 
AMER, mafe. Amers , f. [ S.ui a une faveur fort déf.%- 
grcahlc à la laii^ne CJ* au goi)t. ] Amârus.araara, ama- ■ 
rum. ( quifai: ait comfar.'^.tif Am3.noi: & hoc amarius, 
t^ au SuferUttf Amariffimus , a , um. * Amarulen- 
tui , amaruler.ta , amarulentum. '^ Acerbus , accrba , 
acerbum. ( qui fait au ccmf.iratif Aceibiot Se hoc acer- 
bius , cs" <iu Suferl.ieif Acer'oiffimus, a , um. ,) * Infua- 
vis-& boc infuave, 5»n!V. inf.iavis ^a.Yr tous les genres^ 
( qui fait au Comfaratif Infuavior & hoc infuavius , 
£5 Infuavi.liHius , a , um. au Sufcrl.-,tif. ) 
Un f est amer. Subaniarus , fubamara , lùbamarum. Cic. 
Vn: bouche atnire . Os aniarum. Cf//. 
Devenir amer. Amaritudinem contraherc. A.niarefcerç. 

neut. Parllad. 
-mer pris Égunément , [ fartant de la douleur , du cha-- 

grii:. ] Amarus. Acerbus , a , um. Cic. 
Une douleur amere. Amarus ou acerbus dolor , m. Cic. 
Ovid. 

* Des faroles amcres. Didla aaiara , neut. pliir. 
Ofier ce qu'il y a de plus amer er de plus fâcheux dans 

le chagrin. Amara curarum eluere. Hor. 
Amer mis comme un iubllantif. L'Amer (ff le Doux font 
deux chofes contraires . Aniarum & dulce funt dus res 
contraria: , ou lunt duo contraria. 
l'Amer ou le fit l des animaux cy des poijfons. Fel , génit. 

fcllis , n. Bilis ,^.v;;f. bilis., f. Cic. 
AMEREMENT, adv. [ En un fins figuré. ] C«m acetbo 
doloris fenfu. * Acerbe , accrbiùs , acerbiÉbiè. adv. 
( Amitè n'efi foint L.itin. ) 
AMÉRICAIN , m. [ Celuy qui efi de l'Amérique."} Ame- 

ricâuus , génit. i , m. 
Américaine, [ Celle qui eft.de l'Amérique."] Americanaj 

gén-it. a: , f. 
AMKRiQUE , [ L'une des quatre parties du Globe terref. 

trc. ] Amerïca , gé'utt. Americï , f. 
( On appelle ce pais-là iexonw.i» t.Undc , on lei I„da Occiden- 
taies II fut découvert d'ab .rd par ChriHofle Colomb ; & de- 
puis par Ameiic Vefpiice , qui lui a donné Ion coni. J 

AMERTUME, fubft.f. [ Qualité picqtiante oui rend amer 

parfis fucs. ] Amanties , génit. amaritici , f. Catul. 

Amâror , génit. amaroris , m. Litrr. Amaritûdo, 2f»iV> 

amarirudinis , f. Plin. 
Ceux qui mangent de l'abjînthe dans une fgue, n'enfen- 

tent feint l'.imcrtjane. î-allunt aitiaritucinern edenccs 

abfinthium in lîco. Piin. 
Amertume pris figurément pour Douleur, déflaifir , 

chagrin. Acerbitas , gé>>it, acerbitatis , f. animi co;or, 

génit. doloris animi. Cic. 
Adoucir les amertumes de la vie far la joye, AmâravitîC 

rifu tempetare. Hor. 
A MESME , -jfyex, fur Mss ,%u. 



AME 
.A^CTKYSTE , fubft. fcm. [ Fi-^rr: prcàeufe , de cou- 
leur liolettc. [ Aiv.cthyitus,, i^ii-ica , gc- amcthylb, 

ni. Flin. , . _ 

( Moulieur Ménage veut qu'on dife ^limxiUfie à b Cour, ) 

D'AMETHYSTE. Amethyftinus , a , um. P/.v.'. 
at'i » un habit ,ie couleur d'Ame.'bïfic. Anicthyftïnafjs, 

a , um. M.irt. 
AMEUBLEMENT jflib^ï. m. [ Les wet'llcs dont i,nc 

m.tifen cfi g.nnic ] SuppcUcx , génit. fi;pelkftï!is , f. 

Iiiftrumentuin , gîr.it. in.lcumeiiti , n. Cir. 
n tuy faut un petit ameublement. Plufcùlà fufelkâile 

iph opus cft. Ter. 
Il a enlevé tout i' ameuhlcf? ent , e?" emmené les efe!/tves. 

Oir.nc inftrunicncum di;ipuic , foniiliam abdiixit. 
Il s'eji donné un bel tvn^twlement. EgiCgiam lîbi com- 

para.vit , ou coiifccit fupclleilLlem. J'o^^x. Emmec- 

BLEMENT. 

AMEUBLER , V. aft. l'eye-. Meubler cjui cji *•> ufigc. 
AMEUTER, les chiens , V. aft. [ Les efr.ihUr pour cour- 
re /.» bcjle. ] Canes confociaie , ou congregare , 
( con-TCgo , as , avi , acu^îi. ) '_a.&. { ad infequendam 
ferani. ) * Agtie , ou iremittere canes , ( ago , agis , 
c<ri , aiVum : immicto immictis , iiirmif:, inimillum.] 
act, ( in firam ) 
Ameuter , fe die fijurément des perfonncs^ qu'on affem- 
ble four fxire du ynal à quelqu'un. ] Incitare ou iuftiga- 
,te ou agere in aliquem. aft. accuf. Cic.Ter. 
-AMI , m. Amie , f. adjed. {_ Bon, fropre , favorable. 1 
.Amïcus , arnica , amicum , ( qui fait au Comparatif , 
Amicior Je hoc amicius , îj" aufuperlatifhraicixXimxx--, 
a , uni. ) Cic. 
J.efrtfne efl ami de l'exu , oa fi plaifi dans l'eau. Ami 

.cior undis fraxuius. î'irg. 
Xe 'jin L'ft fort ami de l'cjioraac. VinumJlomacho ami- 

cum. , 

il efi ami de la bonne chère, il aime la bonne chère. Amat ' 
lauta & opip!ira convivia. L&utis conviviis deleflatur. ■ 
At^ii comme un fubftantif mafc. [ Slui a de l'aff'eliion. ] 

Amicus , génit. amici , m. Cic. 
.Am e , f . [ -Celle qui a de l'affeciion. ] AmTca , génit. 
aniica; , f. 
i.4v:iintim:-. Inrimus , o« fummus arnicas. * Ami fa- 
niii^: Familiaris. Amicus familiaris. Cicer. * Mon 
meilleur ami. Meus fummus amicus. Ter. 
.Ami du cœur , W) -véritable ami. Vctus amicus Fh^d. 

Amicus ex ar.imo Cic. 
Il efl mon grand ami. E'I homo mihi amicîiTimue. Fa- 

miliarillimus mens. CîV. Valdè mihi eft amicus. 
Z! efl de mes intimes , qu de mes intimes amis. Ex mt;is 

intimis familiaribus cft. Cic. 
Il efl de mes anciens amis. Vetercs mihi cum co 

neceiTitudines intcrccdunt.- Cic. 
Il y ji, des amis qui promettent beaucoup , mais qui fer- 
i/ent peu. Sunt multi amici linguà taâiofi , inertes 
opcr.î. VLiut. 
Je ffay que -vous n'a-vex, pas encore éprouvé quel ami je 
fuis. Scio ce non ufum ance hac amicitià meâ. 
Sef.tire des amis. Sibi amicos parare ou faccre ou conci- 

liate. Homities fibi ad amicina.m adjungcre. Cic. 
Moi»! une ferfonns fe •voir appuyée , plus dcfirc-t-elle 
fi faire des amis. Ut quifc^ue minimum hrmitatis 
habet , ira amicitias appétit maxime. Cic. 
La complaifance fe fait des amis , la -vérité des ennemis. 
Obfequium amicos , veritas odium parit. Tereni. 
Q» connoit les amis au befcin. Amicus certus :n re in- 

ccrt.i ccrnitur. 
Lers que nous fommes bien dans nos affaires , ntus tron- 
■rjons des amis fidelles , mais ils nous abandonnent 
lors que la fortune nous quitte. Ciim rr.an?: fottuna 



A M t «f 

fervant amici vulrum , cùm autem ccclJit , turpi Hi- 
gi ora vcitunt.-ZVfr. Diini fumus fclices mulroj ami- 
cos numcr.'.mus , fed ii tempora ftierint nubïla , {o\ï- 
fjmus. Ut cuiquc homuii ics pirata cft , fîrmi (îc 
amici ; (i iabat , itidcm amici coUabifcant. Res ami^ 
cos iuvcr.it , ubi femcl mclinata tes eft , amici de 
medi'). Pl.xut. Pctr. 
On apriUc amis ceux qui aident leurs amis dans le te- 
foin e^ d^ns leur malheur. Is eft amicus , qui amicum 
in rc dubià )uvat , ubi te opus cft. Plaut. 
Il a comr-ierice à devenir fin ami à caufe de fit bonre 
fortune. For.u'-'.à & fcJicitate illius conimotus , illt 
amicus elfe cœpit. Cic. 
J'ay toujours fiuhaité que uoies fujp.ez, de mes amis , p* 
j'ai tr.i-v.iillé à vous faire eonnoiflre que j'eftois extré- 
msr/unt di's "vofires. Ego te mihi fenipcr amicum eflc 
volui , me ut tibi amiciflîmum efic inceliigeres la- 
bor.'.vi. cic. , 

Vous ne trourjerez. point d'homme plus agréable , ni qui 
fait Kjetîleur ami que lui. Non invenics altemm iepi- 
di Item ad ics omnes , ncc qui amico amicus fit ina- 
gis. Flaut. 
S'-îhidiir à faire de nowveaux amis. Ncvis amicitii» 
indulgere. Cic. 
On dit proverbialement , J'aimerois mieux -voir tousl-ji 
nmis corrrme toy en terre qu'en pré. Malim iftiufmodf 
amicos turno racrlos quàm foro. ( dans le four que 
A.ir.s il place, c'cft-.à-dirc, qiCil les aimerait mieux voit 
morts que -vi-uans. ) 
Ex AMI. Amicé Amicïter , adv. Amico modo. abl. Cic- 
Plaut. Hiir. 
Ser-jtr quelqu'un en ami. Amîcè ac bencvôlè prxfco efle 

alicui. Cic. 
C'efl un tour d'ami. Tlhid officîofi cft & peramantis.C/V, 
TfMter quelqu'un en ami , luy donner à manger fins 
façon C fiïns cérémonie. F.imiliati cœnà , ou viftu quo- 
tidiano ahquem excipere. 
Service d'ami. Opéra amicabilis. Plaut. 
Petit ami. Amicûlus , génit. amiculi , mafc. C:c. 
Ami , mafc. Amie , fem. [ C'efl- quelquefois un terme de 
galanterie. ] comme c'efl fon ami , pour dire , c'efl fin 
Amant. Amafius illius cil. Ctc. * C'efl fon amie , pour 
dire , c'efl fa maiflrefle. Arnica illius. Ter. 
.\ui , [.C'efl quelquefois un terme de familiarité ou de 
h.-mteur [ comme dites moy mon ami. Die fodcs , peuf 
(i audes. Ter. 
M.^mie , pour mon amie , comme Nourrice ma mie. Mea 
Nutrix. Ter. 
On dit dans l'Efcole , Ami de Socrates , ami de Platon , 
m.^.is encore plus de la vérité. Amicus Socrates , ami- 
cus Plâto , fed magis arnica veritas. 
AMIABLE , ad,'ci3:. malc. & fem. [ quife dit de celuy qui 
fait l'office d'f.mi , ] comme Un amiable compofteur ^ 
celuy qui accommode un procès en ami. Amicus compo» 
sïcoi , génit. amici compofitoris , mafc, Amicus coa- 
ciliator , génit. conciliitoris , m. 
A l'amiable , adv. Amîcè. Bencvôlè. adr. Animis lî> 
bentibus & a?quis. Cic. Cum bonâ gratià. Ter. Placi- 
de. Sedâtc. adv. Cic. 
il vaut mieux trxi'er ces rhofes à l'aminhle , que de les 
porter ainfi dans l'aigreur. H.rc potiùs cum bonâ gra- 
tià componi debent , quàm cum malâ. Terent. 
AMIABLEMENT , adv. Voye:. k I'Ami able. 
A.MICT , ftibft. mafc. [ Linge que le preflre met fur fit 
tefle dans les divins Myfléres. J Amiâus , génit. amic- 
tûs , mafc. Amicûlus , génit. amiculi , m. Ptin. 
AMIDON , fubft. m. [ Pafie qui fe fait avec du froment .^ 
Amylum , génit. amyli , neut. Plin. 

1AM1D0NNIER , fublE .lî.îfc. [ Ouvrier qui fait l'ami. 
L iij 



Sf AMI 

don , AniylrcoiuKÛor , génir. coiifciSorîs , m.- 

AMIE , f. Voyez, fur ami. 

AMIENS , [ Ville EpifcolmU de Vicardie fur la Somme , 
85* capitale de cette Pro-jince, ] Amhiànnm , gJnir. 
Am'oiâni, ncut. Saniarobnva Ambiânorum , géuit. Sa- 
marobrivx , f. df. 

d'Amiens , [ De'ln Ville d'Amiin!. ] Ambiânus , Am- 
biaiia , Anibianum. 

i'Amienois, ou le Vais d'Amiens. Ainbiani, ^e'»;>. Am- 
biânorum , m^îc. pi. C*/. 
Tie l'Awicncis oa du Diocéfe d'Amitns. Ambianeniis , 
& hoc .Ambianenfe , atljcA. 

AMIGDALES , fubll. fcm. [ Tetites ghmdss qui font nu 
cùiïé de U gorge , de la figure d'une amande. ] Tou- 
illa.' , géiiit. tonlUlariun , tcni. pi. Cic. 

ÀMIGNAK.DER , V. ad. [ C-trepr avec tendrejfe une 
ferfo/ine [qu'on aime. ] Palparc , ( palpo, palpas , pal- 
pavi , palpatum. ) ad. ace. l'I.nit. Palpad , ( palpor , 
; aris , atrs furn. ) dep. dat. Jwj. 

ÀMIpNOTER , V. aft. le mefme ^«"amign arder. 

[ >lotb.is des Nourrices à l'eg.ml des cntaus qu'elles amignot- 
teiit eu les flatunt Se les doilotam. ] 

AMINER les voiles V. aft. [ Ne les pas étendre tout-h- 
fair. ] Carbafa fubflriiigerc , ( fubftiingo , lùblhinr;iç, 
fiibllrinxi , llibitritlum. ) ad. Virg. Contrahcrc vcia , 
( coatraho , contraliis-, contra.xi , contraCtum. ) ad. 
Hcrat. 
[ Terme de Matlne ] 

AMIRAL , Ibblt. mafc, [ Grand Officier de la couronne , 
. qui commmiJe en chef les armées de mer. '\ Sammus ma- 
lis Pr.-efcdus , mafc. Dux & claliîs prarfedus , génit. 
ducis & clalTîs prxfedi , mafc. Cicer. Thalalfiatches , 
génit. Thalairvarcha; , mafc. ( Mot grec. ) 
Vice-Amiral , fublt. mafc. Maris prasfcdi Legatus , 
génit. Icgati. 
L'Amiral , on le -vailfeau qui monte l'Amiral. Navis 
pr.Ttoria , géi:it. navij pra;toris , i. Liv. 
AMIRAUTÉ , fubft. {. [ Lu. charge d'Amiral. ] Maris 
prxfcdura , gir.it. maris pra;tcdur«e , f. 
Jionner l'Amirauté , ou la charge d'Amiral à quel- 
qu'un. ] Aliqucm mari pra:fîcere. Cic. Dare alicui claf- 
llum prajicduias. Cic. 
Amirauté [ Jujiice qui s'exerce feus le nom C l'auto- 
rité de l' Amir.il. ] Jurifdidio rerum mauitimarum , 
gén. Jiirifdidionisrcrum maritimarum , i. Jurildidio 
maritima , gén. JutUdidionis m.^ritimï , fem. 
'A^iITERNE, [ ville des Anciens Satins dans le Latium.'] 
Amitcrnum , gétnt. Amitcrni , ncut. Fl'tn. 
giui eft d'Amiterne. Amitetnus , Amiterna , Amitcr- 
num. ?lin. 
'AMITIÉ , fubrt. fcm..[ Affection , inclination tj;n.irc 
qAon a pour quelqu'un. ] Àniicitia. Bcnevolentia, gén. 
X , f. AiTior , génit. amoris , m. Cicer. 
accordez, à nofire amitié un peu plus que ne permet la 
■vérité. Amori noflio plufctilum quàm conccdic vcri- 
tas largiare. Cic. 
Qn ne difcerne pas aifément la véritable nmitie d'avec 
la faufj'e , s'il n'arrive quelque occafto» dangereufe qui 
fnffe convc'ifre la fidélité d'un ami comme le feu éprou- 
ve l'or. Non facile dijudicatvir amor verus & fidus , 
nilî aliquod incïdat bujufmodi teropus , ut quall au- 
riim igné , fie benevolentia fidêiis pericùlo aliquo 
pcrfpïci polfit. Cic. 
.^'amitié dts perfonnes change avec la fortune. Amici- 

tias mutât tbttuna. Cic. 
Avoir amitié avec quelqu'un. Habe;e an ic'.tiam cum 

aliquo. Cic. 
J'hy amitié avec luy. Aniicitia mihi cft cam ill? , ou 
aiihi cum illo incercêdic. Cic, 



AMI 

Avoir amitié ou avcir de l'amitié pour quelqu'un. Vro- 
psudêre in aliquem inclinationc voluntatis , ( propcu- 
dco , piopcndes , propendi , propcnliim. ) ncut. Cit. 
Voyez. Aimer. 

Cimenter une -amitié. Conglutinare , ou coac;mcntare 
amicitiam , ( o , ?.s , avi , atum. ) ad. Kcdcre oit 
connedcre amicitiam ou amicitias. ( nedo , nedis , 
nexui , ncxum. ) .ad. Cic. 

Cultiver une amitié , l'entretenir. Colcre amicitiam , 
( co!o, colis, colui, cultum. ) Amicitiam tueri, ( tueor, 
tiicris, tuitus fum. ) depon. Cic. 

Vojire Jfiil mérite m'engage dans vofire amitié . Tibi me 
virtus tua amicum facit. Hor. 

Eng.igir quelqu'un dans fon am'itié en luy rendant fer- 
vice. Ofiiciis aliquem per fe coniprehendere ( comprc- 
hendo , dis , comprehendi , comprcheufum. ) ad. Cic. 

piire amitié avec quelqu'un , fis lier d'amitié avec luy. 
f accrc , ou jungerc amicitiam cum aliquo , ( flicio , 
facis , fcci , faitum : j'-mgo , jungis , junxi , junc- 
tum. 3 ad. ■•" Nedere ou conncderc ou inftituere 
amicitiam ou amicitias ou confuctudincm cum aliquo, 
( inftituo , is , inilitui , inrtitutum. ) ad. ♦ Se ad ali- 
cujus familiaritatem applicare , { applïco , as , avi , 
atum. ) ad. * Ad amicitiam alicujus fc conferre , 
( confcro , confers , contiili , coUatum. ) * Cum ali- 
quo iicceiritudincm -con jungerc. ad. Cic. Vfc. 

'parce une etrcite .imitié avec quelqu'un , fe lier étroite- 
ment , ou d'une amitié étroite avec luy. Penitùs in ali- 
cujus familfaritatem fêle date ou fc immcigïre ou fe 
infinu-irc, ( do , das, dedi , datum : inxmcrgo , is , im- 
mcrli , immcrfum : infinuo , as , avi, atum. ) acl.Cic- 
Liv. Penitiis in alicujus familiaiitatem intrarc, (o,as,- 
avi , atum. ( ad. Cic. 

Gagner L'amitié d'une perfonne , fe faire ds fes amis.. 
Amicitiam alicujus obtmere ou coUigere , ( obtineo , 
obtïues , obtiiiui , obtentom : collïgo , coliïgis , col- 
lêgi , coUedum ) ad. Cic. 

Se firvir d'adreffe pour gagner 'l'ami'.ii d'une perfonne. 
Ad amicitiam alicujus adrepere , ( adrcpo , is , repli , 
rcptum. ) iieut. In amicitiam alicujus cal'idc le iali-^ 
nuare. act. Cic. 

Retirer fon amitié d'une perfonne , ne la plifs aimer. Ab- 
jicerc amorem ab alicjiig , ( abjïcio , abjkis , abjëci , 
abjcdum. ) ad. Cic. Exuere amicitiam alicujus, (exuo, 
is , exui , exûtum. ) ad. Tacit. Removcre fe ab ami- 
c:tiâ_alicujus , (' removeo , removes , remôvi , remd- 
tum. ) ad. Renuntiare amicitiam alicui , ( rcnutitio , 
as , avi, atum.) ad. Suet. Ah amicitià alicujus le aver- 
tere , ( avtrto , is , averti , averfum. ) ad. d-f. 

Rechercher 'l'amitié de quelqu'un. Alicujus amicitiam 
quxrerc , ( quaro , is , quxfivi , quisîîum. ) ou pe- 
tere , ( peto , petis , petii ,petîtimi. ) ad. Cic. 

Rompre l'amitié. Dilîucre amicitiam , ( dilluo , is , -dif- 
fui , difsûtura. ) ad. Diftumpcrc ou dilFolvere ou dif-- 
cindere amicitiam , ( difrumpo , is , rûpi , rupnim :■ 
diUolvo , vis , folvi , lolStuiTi : dilcindo , is , Icïdi , ■ 
fcillum. ) ad. Cic. 
AmitiÉ , Grâce , plaijtr , faveur , fcrvice , bontoffices. ]■ 
Gratia , génit. gratia: , f. Oificium. Beuelicium ,^i'»»V.- 
officii , beneficii , tieut. Cic. 

Je luy ay fait toutes les amit'iex, poffikles. Omnia officia' 
à me i.i eum profeda lunt. Multa & magna bénéficia- 
\i\ cura contîili. <£ic. 

Taitîs-moi l'amiiié , oa cette amitié, tla.nc mCcLS a me 
gratiam. Cic. Da mihi hanc opcram. (amaboj Plant. - 
AmitiÉs au pi. [ SéUces."] Amôtcs ; génit. amorurajOiaf. 
pi. Dciicix eu deliciï , génit. arum , f. pi. Cir. 

Tnlliola qui eft toute mon amitié, Tullio!a.delkiS' mcsey 
ou aii.ores aiei, Cic, 



A M N 

Amitié & amitiiï au plur. [ dve/fci qu'en fait '> tjneU 
qit'un. ] comme Cet homna tn'^ fuit bien de l'amitié, 
ou des amitici. en arri-jant. Me hunianidimè & ,imi- 
ciiHiric .\dvcnicntein cxccpit. Me bUinditiis & officio- 
(îs vcrbis nacl.wic ou habuir. 

Amitiez , {Comflimcns que l'on fait à quelqu'un.'] 
comme Eiirti-tuy mes amitiez , je tous en prie , cm 
linipiemcnt , Mes amitiez. , je -vous en prie. Pluriniam 
lalutein à me illi dk'iio ou. dict:%, Ainicè illum à nie 
(ilvcbiî. Cic. Ter. 

AMMONIAC, Cuba. malc. [ Gemme qui fe fait du jus 
d'uw efpice défende , qui efl une herbe qui croit à (-")•- 
réi>c de B iri.tr ie , auprès du Temple de Jupiter Ani- 
mon.] Ammoiiiacum , gén. ammoniaci , ncut. Celiim. 

AMNISTIE , liibll. f. f Pardon génér.xl qu'on accorde ,'i 
des fujets rebelles.] i'CiJuclli-ôiiis obiivio , génir. obli- 
riouis , f. Abolitio , gin. abolitLa-.ns ; f. Cic. Lcx 
oblivionis , giuit lci;is oblivioiiis , f. Cornel-Sep. 
^mncrtia , ^,«;»;f5';«, aninciliï , f. 

[Ce mot ell de Fil uns Vopilcas qui vivoit fous l'Hmpcrcur 
Conlla.itin le Giand On le irouve dans la pre uicre Fnilip,! 
<]uedc CicTon , mais écrit en Giec , fc cet Auteui avoue 
qu'il l'a pris dfS virées , Gr.tci-m ctt.tix verlitn nfw f.dii ] 

'JCiv/ efté d'a-vis que fur i<j;t amniflie génér,rle en étouf- 
fât peur j.im.iis nos dijfnjlcns. Omncm menioriar,) 
dftcorJiarum oblivionc lempiternâ dcleudam ccnlui. 
Cicer. 
D^t>ner une amniflie de tmit le p-rffc. Lcgem oblivionis 

ferre de aiiteàÂis rcbus. Cornel-Nep. 
■Chacun s'appercevant de quels malheurs la République 
./floit menacée , en jugea qu'il valoit mieux laijfer le 
trime impuni , (y p.^r l'azis de Ciceron on pajfa un :iife 
ji'.imnijfie de tout le piijfe. Cùm apparêret qux (liages 
Rcipublicx immirxret , dirplicuit ultio , & confiiio 
Ciccroniî abolitio Jccrëta. Ylor. P.om. 

AMOBILE , l'oyez Amovible. 

AMODlAJLUK,fubl}. malc. ISiui prend une terre i 
jVrCTf . J Redcmpror , ^t/?if. redemtoris , m. Cov.duc- 
tor , genit. condiiiloris , m. Cic. 

^AMODIATION , fubll. f. [ L'action de donner une terre 
àferm?. ] Loçatio , génit. locationis , f. Cic. 

Amodiation , [ Prife d'un: terre à ferme.] P.edcmtio, 
Condinilio , génit. onis , f. Cic. 

AMODIER , V. aft. [ Donner une terre k ferme , l'.ijfer- 
mer. ] Locare , ( loco , locas , loçavi , iocatum. ) Lo- 
citare , ( locîto , locïtas , locitavi , locitatum. j aft. 
alicui agrum. Cic. Ter. 

Amodier [ Prendre à ferme quelque terre. ] Redimcre , 
( rcdïnio , redïmis , redêmi , redemtuni. I Conduce- 
re , ( conduco , coniucis , conduïi , condutlum. ) aiS. 
.agru.Ti ab aliquo. Cic. 

AMOINDRI , m. amoindrie , f. part pafT. du -jerbe 
AMOINDRIR. Minûtiis Diminutus , a , um. Cic. 

AMOINDRIPv , V. ait. [ Diminuer de la bonté ou de U 
quantité] Minucre. Diminuerc. Immiiiuere , ( mi- 
-nuo , miniiis , minui , minûtuin. ) Eïtcnuare , ( exte- 
f.uo , exténuas , e;;ctnuavi , extenu.ituni. ) acl. ace. 
■Cic. Ter. 

.amoindrir les hicfis d'une perfonne. De bonis alicujus 
ciiminiierc. Extcnuarc cenfus alicujus. Cic. 

Amoindrir fe dit lîgurément pour Diminuer , rendre 
tnoindre qntlquc aiiion. Minus faccrc aliouid. Minue- 
K. Diminucre. Imminuerc. Extcnuarc. Elevarc. acl. 
ace. Cic. tyc. comme Diminner un crime. Extcnuarc 
crimen. Cic. * Le faire moindre qu'il n'efl. Elevare 
crimen. Tac. L'atténuer , ( comme on parle au Bar- 
reau. ) Le rendre plus léger. 

[Ceiie ilerriere expredion Latine eft nne métaphore prife d'une 
balance , dont 1 im des jlais s'elevc à icclutc qu'on en dimi- 
nue le poids, j 



A iU 9y 

Anxindrir les ch.igrins. Elevarc ïgrituJincn\ Winucii 
cur.is. Horat. * La douleur (f les peines. Dolorchi &; 
laborcm. Terent. * Amoindrir l'autorité. Elevare auto- 
ritatem. Ltv. ou minuerc. Cic. * Amoindrir la fureur, 
la coUre. Furorem , iram minticrc. Hcr. Cic. ^ 

AMOINDRIS.SEMENT , fubft. mafc [ Diminution. J 
Minutio. Diminurio. Iinniinutio. Extenuatio , génit. 
onis , f. èil''»t. Curt. pour le fins propre (S" figuré ; ciff 
on dtf Imminutio dignitatis , AmoindrijJ'ttiiint ou t» 
dimi?:Htion de la dii^nité. 
A MOINS QUE , adv' Nifî. NI Vorez. Moins. 
AMOLLI , m. amollie , f. part. p.^lT. iRenJre mou. ] 
Mollltus. Emollitus , a , um. Li'v. ^ 

AMOLLIR , V. art. [ Rendre moà Ci' moins dur. ] Mol- 
lire. nor. En:^ollirc. Liv. Rcmollire. Colum. ( mollii), 
mollis , mollivi , mollîtum. ) art. ace. * Hor.ice a die 
Mollire ferruna , Amollir le fer ; (r Pline a dit Emol- 
hre vcntrcm ou alvum , Amollir le lentre. 
S'Amollir , [De'venir mort. ] Molliri. Emolliri. Rcmol- 
liri , ( moUior , molliris , moilitus fum. ) pafl". Cic. 
Ter. Mollcfcere. Remolleicere , ( inolieliro , moUcfr 
cis. ) ncut. Catul. Ovid. 
Amollis, fe dit ^gmémeat ^oxv: Attendrir , adoucir, 
MoUirc. Emollite. Cic. Ter. Fïangcre , ( frango , 
Frangis , fregi , frartmn. ) art. ace. Stat. 
Amollir un homme qui eft en coltre. Iratum aliqucia 

mollire. Liv. Ter. ou franecrc. C'-sid. 
Il l'amollit par un humble gimiffement. Gemïtu fup* 
plïce hune fregit. Stat. 

Avex.-xious le coeur fi dur , qu'il m puijfi eflre amolli par 
la compafion ? Adeône ingcnio es tam duro > ut mi- 
fericotdiâ molliri non queas? Terent. 
Amollir une perfonne, [_ l'ajfoiblir , le rendre languif- 
fant. ] Mollire. EmoUire. art. accuf. Cic. Terent. Ani- 
mos enervare alicujus. OxiiJ. 
Il apprc'iendoit que cette ville fi pleine de délices n'a., 
mollit le courage de fes foldats , comme elle avoit fait 
celt'.y des foldats d'Annibal. Mctucbat ne fuum quo- 
que exercituni lîcut Annibalis nimia uibis aiTioenitas 
emolliret. L'v. 
S'amollir par les délices. MoUefccrc , ou liquçfccre , ou 

dirtîtierc voluptatibus ou dcliciis. Cic. 

Ils crcyent que le itin amollit les hommes a l'égard du 

tra'vatl , gr qu'ils deviennent cffeminez,. Ad laborcm 

ferendum r:.TiolIefcerc homincs atque cfi«jaioari vi- 

no arbitrantur. df. 

AMOLLISSEMENT fubll. mafc. [ L'aélion par laquelle 

l'on rend une chofe mille. ] Moliitiïdo , génit. molli-. 

tfJinis, f. Cir.MoUimentum, »(•'». moUim.'nti. n. Se». 

On dit au figuré Amollijfement de coeur. Auimi moiii- 

tia , génit. x. , f. Cic. 
AMOME , fubfl. mafc. [ Drogue médécinale o* odorifè-^ 
rmte qui "u-ient à un arbre du même nom dans les In- 
des. ] Aniônium , génit. amomi , neut. Firg. 
AMONCELÉ , niafc. Amoncelée , fem. pjrt. paf, 

l'oyez. Amonceler. 
AMONCELER , V. art. [ Mettre en taonceau , en un. 
t.is. ] Acervare. CoacerTare. Accumularc , ( o , as , 
avi , atum. ) urt. ace. Cic. 
[ Ce verbe a vieilli dans noltic Langue, ] 
AMONT , adv. [ Contre le jU de l'eau. ] Averfo flum:^' 

ne. ablat. 
Ox DIT le vent d'Amont, le vent d'Orient ou d"Ef-. Corus 
CT' Caurus > i , mafc. Virg. Solînus , i , m. Vitr. 
Subfolanus , i , m. Colum. Ventus qui flat ab Oriente^ 
AMORCE , fiibft. f. [ Appaft dont onfefertpour attra- 
per les piijfons is' autres animaux. ] Efca , gén. efcx , 
f. lUicium , génit. illicii , nsut. Ciccr. Var. 
Amorcï d'une arme à feu. l Poudre à Canen fine au'ea 



S8 A M O 

met dans le bafflnet d'une arme ^/<'K.]Ignis ilIiciuiTijCii, 
n.lUex ignis,5t'».illj'cis ignis, m. Ignis efca, x-, f. Liv. 
J On t.ouve l.c mot lUex joint i (fes fubftantifimafciiUns 6< fé- 
minins ; mais il ell tr>-.s m-il-iifi de dire s'il ell |oin: con.me 
' ajjciiif ou lonimc fublîaniif. 1 

Amorce au figuré , [ Attr.tir dont on furprcnd les per- 

■ fonnes. ] lUeftas. génit. illeilus , m. Illecebra , genit. 
illccebra; , f. Vlant. (,ic. Efca , génit. efca: , f. 

jlnten n dit d'fvmemint que la •volupté efioit l amorce de 
tous les maux , parce que les hommes s'y laijfent pren- 
dre , comme les poijfons àl'humeçon. Divine Plato efcam 

. malorum omnium voluptatem appellat , quod eâ 
victelicct hojnines capiantur , ut hamo pifces. Csc. 

AMOP.CK , m. AMORCÉE , f. paît. pail'. Voyez, amorcer. 

AMORCIR , V. ad. [ Jetter ou mettre de l'amorce pour 

■ prendre du poijfon. ] Imponere hamis cfcam. Fetr. 
Inefcare pifces. ( On ne trouve ce dernier mot qu'au 
figuré d.tns Térence.) 

'Amorcer ime arme U feu , [ X mettre de l'amcrce dans le 

hajfmet- ] piilTercm tornieiuarium alveolo immittere. 

Puiv-iem ignis iUicein aiveôlo immittere. ail. gen. 

'Amorcer fc dit figarémcnt pour Anirer quelqu'un p-ir 

tidreffe. luefcare , ( inefco , inefcas , incfcavi , mefca- 

■' tum. ) lUicere £? Iiiliccre , ( licio , .lïcis , lexi, kx- 

tam. ) acl. ace. Ter. Cic. 
\ Mot populaire •& du dilcours familier. ] 
Amorti , m. Amortie , f. part pafT To/cz. amortir. 
AMORTIR , V. aft. [ Rendre comme mort 0^ flétrir les 
herbes CT chofes femblahles. ] Maccrare , ( maccro , 
macéras , inaceravi , maceratum. ) au. ace. Cat. 
'21 faut amortir ces herbes dans- le -vinAigre. Accto ma- 

ceranda: funt ifta: herbs, 

'Amortir , lEjleindrc. ] Exftinguere ou extinguere, Re- 

Ainguere , ( ilinguo , ftinguis , ftinxi , ftinftum. ) 

Sedare , ( fedo , fedas , fedavi fedatum. ) aft. ace. Crr. 

Cftte herbe amortit le feu des pl.iyes. Vulnerum inflam- 

• Biationes haec herba fcdat ou reprimit ou. tollit. Celf. 

X'inflamrrMtion s'amortit. Remittit fc inflammaiio. Sc- 

datur inflammatio, Celf. 
*U ardeur de h fié-vre s'^iirtortit par lit faignée. Sangni- 
n-is detraûione refrigeratur febris ardor. ( Le ■verbe ejî 
de Plaute. ) * Mollitur ou remittitur. Celf. ou ff&isi- 
guitur febns. Cic. 
Amortir en-une fîgnification ûgaiécE/ieindre le feu des 
fafji$ns(S'des defirs déréglez, du cœur. Ammi motus fèda- 
rc 0« exff ingucre ou reftinguere. Cic. c« fuppriir.ere.iix'. 
Le feu des p.ijjlons ffinnt amorti. Omnium Cttpiditatiim 
ardore reftnûo. Cic. 
jAmortir une penfion, [ l'éteindre en-fay.int le fends, la 
■ racheter. ] Se ab annuâ penfione eximere , ( exi'mo exi- 
' mis , exëmi , exemtum. J Annua penfîonc fc exfolvere, 
(exolvo , VIS, vi, lutiim. ) aCt. Ctc. au fe rcdimere.Tfr. 
jfrMoRTiR un fief , l'ccnfentir que des gens de main-mor- 
te pofjedent des fiefs , moyennant le dédommagement des 
aijantages qu'on en tireroit , s'il àemcuroit dans le com- 
merce. ] Humano conimercio eximere prardia. Eraor- 
tua: manus jus concedere. 
Héritage amorti ^ix^vxin quod jure rnorticinii polîldetur. 
Ai'tORTISSEMENT , fubft. mafc. [ Adoucijfemnt d'u- 
ne douleur , d'une inflamm.iticn. ] Exftinilio ou ex- 
tin£lio. Rcftriftio. Sedatio , génit. onis. f. C:c. 
^Cts msts^e à-.hnt de l'.Ar!tcrtiffi'>c':t des pttjjio^is au a^ui'i , car 
Ciceron dit Periuri.uioiium feditia. ) 

Amortissement , [ Extinction , rachat d'une peiiflon. } 
Annux penfionis redcmtio, génit. redemtionis, f, Cic. 

A.mcjrtissement , {Cancefjion que fait le Prince aux 
gens de main^morte de tenir des fiefs ES' héritages à per- 
fetuité moyennant unefomim. ] EniOîtui Ciaiicifii jus, 
tin'it. juiis , neuti 



A M O 

Lettres d'amortijfement. Manus emorcuxcodicilUi^/wA. 
codicillorum , mafc. pi. chez, les Jarifconfùtes. 

Amortissement eu Aichiccclurc , [ Ce qui finit tr ter- 
mine quelque oui-rage. ] Complemencum , i , n. 
f Les Arcliiteites appellent ./imor^ijjemem généralenieut tout ce 
qui f it f..illie ou ornement au liant d"un Ballimcnt, d'une 
Menuilctie ou d'une COtmche, comme quelque vafe ou qucU 
que figure. ) 
AMOVIBLE , ou amobile , [ Quipeiit efire re-voqué &" 
defiifué. ] Qiii amovcri potcft ad nuttjm. * De quel- 
que ch.irge. Ab aliquo munere. 
AMOUR , fubft. mafc. [ Le fau-: Dieu de l'amour , Cu- 
pidon.] Capïdo , géfiit. Cupidinis , mafc. Ainor. , gé- 
nit. Amoris , m. Cicer. 
Amour , fubft. m. & f. [ P.tjfion de l'ame qui nous fait ai- 
mer quelque perfonne ou une chofe. ] Ainor , j^c'». amo-> 
ris , m. Beiievolcntia , gén. benevolentiï , f. Studium, 
génit. ftudii , ncut. Cic ( Avec m Çy tm accufatrf. ) 
{ Ce nom eft ijialculin pour le Dieu de i'Amo-.ii Cu;)idjn : il elt 
malculin mieux que féminin au ilngiilict, quand il llguitîe 
une Pajjicn , ajfeàion ; mais il cU otditui:enient féminin mi» 
au phiticl pour ^mowettei. ) 

Amour pour la patrie. Ainor in patriam. Amor patria;,. 
carïcas p.itria: , génit. caritî.tis , f. Citer. 

Amour dûs enfans pour leurs partns. Caritas ou pictas 

fîliorum crga parentes. Cic. 
Amour des parem pour leurs enfans. Païcncum caiïcas ■ 

ou amor ou benevolentia erga filios. 
Amour propre , ou l'amour de foy-méme. Amor fui , ou 
fui ipfius. Cicer. Amor piopiius. Lucr. 

Amour que j'ay pour -vous. Amor in te meus. * (, Le rt~ 
ciproq:tc. Tuas in me amor. L'amour que vous avez, ■ 
four moy. 

Amour qu'il «pc/ic -vowj. Ejus e« illius in te amor. ** 
( Le réciproque. -Tuus in illiun amor. V amour que vous 
avez, pour luy. 

L'amour réciproque e^ue nous avons l'un pour l'autre ovk 
dont nous nous aimons réciproquement vous (S" moy. 
Tua voluritas crga me , meaque erga te. Par atqne 
niutua benevolentia , génit. paris atque mutax be- 
nevolentia,, f. Cic, 

t! amour mutuel que ceux d'un même fxis ont les uns- 
pour les Ai'tres. Mutuus popularium amor intcr le. Mu^ 
tua popularium benevolentia ou caritas. Cic. 
Pour l'Amour de moy. Meâ gratiâ. Mc.t causa, l'iaut^ 
cic. ^ Four l'amour de vous. Tua iplliis causa. Cic. 

L'amour cru il a pour vous n'eft nullement refroidi. EjilS 
in te amor non ullo modo refrixit. Cic. 
Amour violente , [ paffion que la nature infpire aux ani- 
m.tu.\- , qui va à vouloir mul'ipHer fon ejpece. Amor , 
Ignis ygénit. ignis , m. Cic. Virg. Libido , génit. libi- 
dinis , f. Cic. . 

L'ameur fait fantir des aiguillons , qui percent l'ame, tST- 
qui blejjent là réputation. Amor animum fodïcat , &c 
famam fauciar. Fiant. 

êlui n'a point d'amour, n'a point de beaux jours. Certè 
is nihil eft , qui nihil ainat. Flaut. Sine, amore jocif- 
que nihil jucundum, Hor. 

Sans le vin iS" la bonne chère , l'amour e(f- froid & lan- 

guiffant. Sine Ccrcre & Baccbo languct Venus. Terent. 

( Cette rxp-e(lion latine eft figuiée , & veut dire que p-c Ceres , 

qui eft fa Declïe des bleds , e?/ajj Bnihus , qui eft le Dieu, 
dû vin , l'amour figure paf f £«•'<! , qui en eft la Déelie , de- 
vient fans force Si eft languilTam ) 

L' amour qu'an a pour les femmes. Mulicmn ou mulie- 
bris amor. Mulierofiras , génit. atis , f. Cit. 

Far tout où cette femme voyoit fon avantage , elle y por- 
toit fon amour. Unde utilitas ipfi ollendebatur , illuc 
libidinem transferebat. Tacit. 

L'amour a tohjours beaucoup de fiel détrempé avec h - 
miel-, (f s'il fak quelquefois- ^o/ftfr Jk douceur, H 



< A ?,1 1 

tl ihn»e de f amertume jufijues à l'cxns. Amor & fclle 
& nielle fa-cundllfimus , guftu An dulce , & aniarum 
uJ fatictatem ufijue oggcrit. Plaitt. 

T;i tjue'.quc fujet que l'.xniaurfi trouie , il fera au goûr 
lie tentes fines ^,ie fcrfcr.ner , C pl.tir/t infiniment à 
tour le monde. Ubi incrit amor , condimcntum cuivis 
pl.ici:Lirum credo, l'iaut. 

Rien ne peur eftre agréable ni bien affkifonné oh l'amour 
T,' entre foim. Ncque iallum neque fuave cffe potcil 
quidquani , ubi amoi- non admifcitur. rl.iut. 

Malheureux amour , à quoi ne pcrtcs-l;i. point les hom- 
mes ; Improbe amor > qulJ non morcalia pectora co- 

gis '■ ■'"'S- W 

te fiel Oisi a tant d'i:m:rtume , eievienjr^ licux coïKme 

dit mid , fi l'amo.-ir s'y méfie , (S' par fon moyen un 

homme lievienJ.ra^z.ty , de méi.iicolique qu'il tfioit au- 

faravant^ïel quod ainîfum C'A , ;vmor id mcl facicc , 

& hominem cr. trilH lepïdum &: leucni. Pia.vf. 

Vamour ef comme utt trait d'i-irbaLfie , d ttcfl riêft de 

f fiud.^in , tr rien ne -vole fi from^temcnt : il hébété 

toutefois les tf^mmes (y les .ippefiant. Amor ei\ ba- 

iifti , ut jacïtar nilûl fie celërc eft , neque volât , 

atque is ; mores tanien liominum moio& & j-norôfos 

eîTicit. Plant. 
Il eft paijionné d' amour' pour cette femme. Ardet amore 

illius muLiëris. Cic. Differtur ilUus cupiditatc. 

Fl.tut. Ardet illara muUcrem. f'irg. Depërit illam. 

Hauc pcrditè on efflidtim aaiat. Insânic illius amo- 

re. T../'. Cic. 
Il c, di l'amour pour une autre fille , il aime ailleurs. In 

alio eft oc€upatu'; araore. TiT. Aliani aniat. jC»V. Ad 

aliani oculos adjëcit. l'iaut. 
Si mes amours allcitnt lien. Si mihi fccundx res efllnt 

de aniorc. Ter. 
bonmr fon amour a Quelqu'un. Alicui confcrre fuum 

atr.crem. Frcp. 
t-STR't en amour ou en ch.-tleiir , [ p.trLir.t d'une c.t- 

•vaile qui demande le m.ile. ] Eqaire , ( equio , n. 

VLin. * Parlant d'une chiertne. Catulire , ( catuiio. } 

nejt. rar. 
faire l'amour. Dare operam amori. Tir. Amare. C:V. 

LuduYn dare amori. Kct. 
m fait l'amour a cette fille. IlTam V'Itginem procat. Liv. 
Se mettre l'amour en tefle , fi meure à ain-er. Iiiçrrc- 

di amoris vias. Vl.-.ut. Amare occipcrc. Ter. 
AÀi'JUR. , [ Cupidité ypaljî^n dérédée pour les riiheffes ^ 

(ff autns chcfes. ] Amor , mafc. Cupide , çénit. cu- 
■ pidïnis , f. Cupicvtas , gc^it. cupiditatis , i'. Libido , 

génit. libidïnis , f. t/V. 
V-fmour dn "vin -visux mefaitforth- p.xrmi l'ohfcurité 

pour en boire. Amor veteris vini cupïdum h:: liuc pro- 

lïcit ut bibam. pUut. 
L't'.mow de la gloire , dis l.-vnnuurs. Ciipiviitr.s gloria , 

honorum. Cic. 
On dit par manieie de tendrelfe , Mon amour , Mes 

am:iirs. Meus amor. Méi am.ores. Cic. ou Mon 

cœur , M'amour. 
Il fait tout rtfire amour (S' toutes nés délices. K'cftri 

amores noft:x<|ue dcjicij;. Cic. 
Je l'aime d'amour. In a.T.ior;fcus mihi eft. Cic. 
1.A DEESSE de l'amour. Venu? , çtnit. Vencris , f. Cic. 
d'A.mojr , [ Siui concerne famcitr. ] Aniacorrus , ama- 

toria , a^macoriuni. Cic. 
Lf-r es d'amour , ou ai-.i traitent d'amour. Amatorii li- 

bri. Amatoric fcripti iibri. Cic. * Lettres d'amour. 

Littcn amatoriE. Epiftola .-imatoriè fcripta. f. 
Sillet d amour ou billet doux. Libellus.Vcuerius , génit. 

libelli vcnerii , m. Flaut. 
O.s DIT proverbia!cn;3ii: , // n'eft point de Ix'idts amaurs. 



A M O 8s> 

Sua Regîna Res;! placer , Juno Jovi. ( Vlaute a dit 
Suus Rex Rcs^ina: placer. ) 
[Ce proverbe Litm veut dite Le Roy aime fi Keine , Jupiter aiMe 

On dit d'une femme laide , Qu'Elle eft un remède d'a- 
mi.'tr. TurpifTima mulier rcmcdium amoris. 

S'AMOURACHER , V. ncuc. [ fc dit en mauvaife pari 
de ceux qui font ameureiix d'une pcrfonne vile g?" ab' 
jeHe. ] Insânis amoribus irreciri , ( irrcdor , irretiris, 
irretîtus fum. ) ou implicaii , ( imp'ïcor , implicaris, 
implicatus fum. ) pafif. Cic. 
il s'eft amouraché d'une fr-vante. Hxret in amore apud 
ancillam. P/.'î;^*. Aninuim adjêciî arud ancillam. Ter. 

AMOURETTES , fubft. f. [ ai'' ne fe di: que des amours 
illicites er difpraporticiiraes. ] Iiisâni araorcs, génit. in- 
faaonuTi amorum , mafc. pi.- Amor au Singulier. Ama- 
tio , gé/iit. amationis , f. Plant. 
Il a quelque amourette en campagne. Âmaiis animumali- 
cui dedir. Pi.iut. 

A.MOUREUSEMENT, adv. [ d'.'i.ie ma:;ii^re a?noureufi.1 
Aynr.ntix. zà-^. a:i Comp.iraiij' Avaz:.\ù\\i, er au Super- 
/^3i':,'"Amaiirillimè. adv. Cic. '^ Si c'eft d'une manière 
lafcive. Amatoric. adv. Cic. 

AMOUREUX j m. AmouREUst , f. aJjeft. [ prit dans 
t:/te idée générale ponr celui qui aime une chofe , ©■ 
qui en eft pajfioné- ] Amans , genit. amaniis , emn. 
gen. Amator , génit. amatoris , mafc. Cupïdus. ftu- 
diôlus , ?.-j um. avec le génitif : comme Ruris ama- 
tor , Ilor. .Amoureux de la campagne. * Srudiofus' 
eloqucntir. Stuint. Amoufeux de l'éloquence. * Studio- 
fu3 dcclrinarum. A.-nsureHx dcsfci^'iices. 

l Ces a..l|eL'i:s ont icjrs Jegrez de conï^ariilon ; car on dit 
^//li'tticr /l- ho: .i'/ii,t:iu< , Cujj:div/ , c; hoi: cu^'idi^s , fc.idioftar 
C7- hoc J/a.tiùftu: ; & au fupêilatit Aiiutidjfirm:! , C.ifidiJJimus , 
St:iûir<fi(]ï n:is j a , :im. ] Ce 

Amo'jreitx ,-en mauvaife part, \_Celuy qui a'tme avec 
pXjfion , y dé fordc':i;iémcnf.'] Amans. Amator. Ter. 
Amoureux des fermries mzrié-^s. Nupcaruni amore inla-- 

niens. Amator miikeris. Plant. 
Amoureux des frvantes. Au'ciliariolus , génit. ancilla- 

riol: , m. Mart. 
Zperdument amouretix a'tme femme m.triée. Mulieris 

njptx v'Jcors , ^t'»ir'. vecordis , m. Tacit. 
Amoureiix*tranf, Amoureux de trique nique. Amatorcû- 

las , génit. amatorculi , m. Vh.ut. 
si "jousvites jamiis Ui> a-noureny. en peinture , c'eft celtty 
cy , car à l'âge o:i il eft , c'cft com.nc une figure pein~ 
te contre la m.tritille. Si unquam vidifti pi-ilum ama- 
tovem , hem illic e.t ; nam vetMus , decrepitus (è- 
nex tantidem cil , quali fit fignum piitum in pa- 
riîte. Pt.i.it. 

A.MOUREL'bE , f. Amatrix , géi:it. amatricis , f. Amans , 
géait. ama!icis , f. PLiut. 
AirKureufe des Porteurs de chaife. Lc6liçariô4a , génit. 
leifricarloix , f. Mart. 

d'A.\:oureuï , [ Siui concerne l'amour.'] A.-natorius, ama- 
toria , amatorium. ci'. 
I)i;cours amour. »x. Amatorius fermo , génit. amatorii 

fermon'.s , mafc. Cic. 
Po'éfie amoureufe. Poëiis a-iiatona. Cic. 
Breuvage amoureux , ou <ju! iyifpire l'amour. Amato- 
rium , génit. amstori; , neut. Fli?i. 

AMPHIBiE , aJ jed. &i ful-ft'. a-i. [ Àiimal qui vit tan- 
toft dans l'eau , fS" tantop fur la. terre . '\ Antsps be- 
ftia in aquis & in tett.; viyens, génit. ancipïtis bel- 
tïz in aquis & in teria viventis , f. Cic. Beftia tcrr,'- 
na fimul & aquatïlis , géui:. "ocftiz terrenaf Imiul & 
a.]ua:ilis , fem. Cic. Bcltia qua; non magu ha.uo 
quani ilagno confuevir. Colu.n. Amphibium aniiuai 
tr,c-t Grecqtt-ife trOii\,t dr^ns Varroii , iS' \ïhvc.r.-., gcûtt. 

l 



jé AMP 

vibll , tiçut. duns Stace. ( Aninwntes ccmaMines aquis 

& cerr*. Pliit. Animaux amphibies. ) 
AMPHIBOLOGIE , fubft. f. [ rarela h ieux enter.tes. ] 

Amphibolia, géttit. amphibolix , f . ai;N,?i)Ai'a : ( mot 

Grec , £5" que Ciceron écrit en Grec. ) Anibiguitas , 

gir.it. ambiguitatis , f. Suint. Cic. 
£On troKve conl'.ninment dans trois endioits de Ciceron .A, - 

jilnit/is ,fc leir.ot ^mphilologia c(l furpett .i Voll U3 ; toute- 
fois il fe trouve dans Quintilicn, &oiis'en peut fcivir. ] 
AMPHIBOLOGIQUE , adj. m. ôc f. Aiiibiguas , am- 

bigua , ambieuum. Cic. 
AMPKIIÎOLOGÏQIIEMINT, adv. [ F.r/ xmlbibdû^ii. ] 

Auibiguè. adv. Cic. 
AMPHÎSPENE , fubft. m. [ Serpent qui piqi^s de la tefie 

(y de ln'^iu'u'c. ] Amphisbar.a , gér^i*. aivphisfena; , 

f. ( Mot Grec. } Cïcilia , génir. ci;cil!a" > f . J=;i;.'. 
AMPEilTÉATRE , Tubft. m. £ Licti eni^irouKé r.'éclyif- 

faux , feur i,cir les jeux. ] Amphitheîtrum., géait. 

amp'niteatri , nem. âuiid'y.-fO' M.rrr. 
I>sl\imphitia:re. Amphitcatir.ris <fc hoc sinphiteatralc. 

adj. Ainphiicatrîcus , a , um. p/iii. 
AIvii'KOF.E , fubrt. f. [ Sorte de Msfttre Ktmaine des 

choies fiches £5= lic;:iides. 1 Annphôta , -'ii^it. anipliorx, 

f. Cic. 
f Ce:e MeAne cortenoit environ vingt-huit p.r.ics de Pans ic 

un Min.u de choies ijches. j 
ii^.i ;ic;;t une amphire. Amrlwrâlis & hoc iin-:plioial?. 

adj. Vliù. 
AiMPHRYSE , [ Kl-jitre de Theftlie , ceLbre dt'.ns la 

fi-.hle. ] Ai-nphryibs ygs?:it. Amphryîl j n-.. '.'irg. 
AMPLE , abf. m. & f. [ Grand t? éte>:d;:. .] .iir.pius. Vaf- 

tus , a , um. Ing^ns , gétti:. ingenriscr.m. gcn. * ( on 

(lit ait Compara: :f. Amplior 5c hoc airpjius. -Vafcioi- ' 

& hoc vaftiiis , riu: am^U- ; & a:i SuierUtif AmolilYi- 

iiHîs fr Vaftilu.nius , a , i;m. Cic. Tort ariflc.-) 
Ami>l£ fc dit figurnr.cnt , [ Pr.rlxnt des chofts jl;rit:icl- 

les. ] Airpliis. Fuius. DiSuùis. Copiouis , a , um. 

f «f.'/i f.'At Copicîior & hoc copioiiiis , C' tm Sup'erl.tiij 

Copiùfilliiiius , a , ura. ] In\;;cns , génit. ir.!;.':i:is , 

omn. gen. Cic. 
Un dij'co:trs .".r^ple. Fufa eu difFufa oratio. Cic. 
C'eft un nmple fujet pct^r difcourir. Fula ott i.nger.s iT>a- 

teria ad dicendum. Siiiixt. 
Ampie j [ Gr.y/id ] Amp'us. Largiis ,,( qi:i Jiif Largior 

& hoc largiiis , e/* .lu' Supivla! if Ln-^'^iixim-iis , a , luii.) 

Copiofus , a , um. Cic. 
Il noiii donna un «mpU rep.is. Copif/îam nob.-s cciiain 

appelait. Latgam pra'br.it dapem. Fh,id. 
AMPLIMENT , adr. [ D\.'>ie munlere ar.r^le £r éter,- 

di'c. ] Ample. Aiiipliuî. Ampijjîir.'.î. Ampiitcr. FLiiC. "■ 
41 Ftiliùs. adv. 

A.MPLF.KENT , ^Largement y cdtondy.rrnuyit. ] Large. 
■ Largiùs. Largilliir.è. Largitct. Copiosi. Copioiîàs. Ç.o- 

piorullrûè , adv. Cic. 
7i ,•; ic-/i .■î*i/>/c;,vf?;r. LargiQiî vinoçft ufus. liv. 
Ampukment , [ vins , davantage. ] Anipliiis. adv. 
0/3 or.icKfia q;.'i! e?> ftrcit plus .iri7phm">t informé. Ani- 

pliandum cenfuerunc judices. Cici.r. Judiccs amplii'is 

pronunciaiunc. 
\ ■ierme de Droit. 1 
AMPLÎATION , fubfl:. f. [_Set'.te>ice d'un Juge qui prdon- 

r.e K» foit i'itis ir-^^hrtsnt informé de qutl^ui atiioa. J 

Anipliatio , gf7iit. ampLiationis , f. Afcond-Ped. 
AMPLIIÎGATÏON, fubft. f . [ Fig;<rc de Khétorique qtà 

frt à p.Himenter V à ex.tggerer quelque nclicn. ] Ain- 

plilîcitio, rénit. amplificationis , f. Cic. 
AMPLIFICATEUR , fubft. m. [ Celui qui a:Ktlife. ] 

An-pi;iicâtor , géf^it. airplifîcatoris , m. C;c. 
AMPLIFIER , V. ail. [Animent.'r, aggrandir , exaggcrer 

qiulqjis récit. ] Ampii-iic^re. Airpaai;,' ^ ■ o , as , avi , 



AMP 

atum. ) ad. ace. Cic. Adaugete. Ezaugere > f augeo , 

auges , a',i.\i , auftum. ) aft. ace. Cic. 
/g/.'j nniplific £?* augmente le: richejfes. A'aftor divitia- 

tuni. Cicer. 
AMPLITUDE , fubft. f. [ Largeur , efienduc. J Ampli- 
tude , gérit. airplitudir.is , f. Plin. 
L'amplitude du corps. Ainplitudo coiporis. Plin. 
AMPOULE , fubft. f. ( Bouteille de verre qui n itf.long 

goulcKH. ] Ampulla , génit. ampulla: , £. Cic. 
Ce motn'eii point uCte en cette fi^riiication , mais feulement 

peur 1 gniHer U S.:inte ^luf.ul:^ t^ui coûlcive une jiuile fain- 

te dont on i'acre nos Rtis J 
A.>t POULE (e dit auftî des Petites "je fie s C éle-vations qui 

fe font fi.r la peau, puftùla iS Pusvila , venit. a;, 

£ Celf 
ilui a le arts tout fie:;} d'ampoules. Fuftulofus. Celf. 

Pufulofus , a.jum. CoUm. 
AMPOULEE, m. .^.mtoullÉe , f. part. pafT. du -verbe 

A.MPOULLER qui fe dit très-rarement. l~Ei:flé. ] Turgï- 

dus. Tumïdi;s , ïnfiâtus ^ a , um. 
[ Ce ir.o; !ie !c ni: i|u'au %uie d un II. le vieux & rempli mal 

à pr.i-poi de pl;ir.eu:s g:£nJs mois , te d'excrelîious e.\ttaordi- 

n^i.cs. 1 
// parle d'::n file anponile. Turget illius oratio. Lnrîa- 

r.". c.ft iliius oratio. Cic. Anipullatur m arte. Hor. Sti- 

luni adibst io-iatuin & tumidum. 
// a un file :impoul-é ou et/f.é. Tumidis & magnis vo- 

fibus iciibcndo m'itur. 
Ai.lPUT.VTION , ft;bft. £ [ Ritranchtment de quelque 

/i.en:bre du corps. ] Aa:'pi!tacio , gîi.it. ampuratioais, f. 
. Ter.ve de Chituigie , totnine le vcibe qui ."iiil. 5 
AMPUTER. , V. aSt. [ Retrancher , coupir un membre. ] 

Air.putare , { a.tipiiro , airipuras , airpiita-vi , aiTputa- 

tuni. ; SiTcare. Exfecare, (sèco , sccas , stcui , feûuni.) 

■?.tl. ace. C::. 
AMSTERDAM , [ Ville la plus coïrfàérMe de la Hol- 
lande , famtufe par fs beaux édifices V fo;î ccnmerce , 

k:' embouchure de la ri'-jiire d.'Ain(iel dont elle porte le 



non-!. ] Ai: 



idânium & Air.fteîa'dainum , génit. i , 



n. Amftercdaraum ucfl pas fi propre. 

d'A.m'>terd>\m. Amftelodamcnùs & hoc Amftclodanien- 
fc. ad jeu. 

AMUSÉ , m. a-viueÉe, f. part. palT. Voyez, amuser. 

AMUSE-ViINT , fabft. m. [ Tout ce quifrt à .ir.iufer & 

à retarder quelqu'un. ] Mora , génit. niera: , f. Cic. 

C'ifc :::} amnfemeiit ou c'cji amiifer le (Apis que de rr.t 

ri dire h s chofes dext je me fou-cie;:s très-bien. ] Qita: 

Jremiiii , mera mora eft inoneri. Plant. 

A^vsjLy.ï.yrc que l'o» diy:i'-,e à fa douleur , lorfjit' on tâ- 
che de la divertir.'] A dolore abcaratio , gcnit. abcrra- 
tioiiis , f. ou avocario , génit. avocationis , f. Cic. ou 
avocamcntum , ^?;.'if. avocamenti , u. Tli-t-Jun. *• 

Am'jslmïnt , dans le fair-iliCi , [ Vaine occupation pour 
s'aKufr is' tuer le te,i:ps. ] Vr.na JC iujnis pccupatio , 
génit. vana- & iranis occupaticuis , f. Cic. Nugar. 
Tricx , génit. arum f. pi. Ci:. 
A:rhf-}Mtrit d'oj'aM. Puériles :K'.ga\ Cic. 

A.vijStMtNT , [ Pour tromper IS' fe ;}.oquir d'urne perfm- 
?;r. J Ludiilcatio , génif. ludilîcatiouis , f. Cic. 

-AMt'SIR , V. ail. [Rstenir, arrcfitr it.utiiem-r.t quel- 
qu'un , luy f.iire perdre le tcn.ps. ] Tiraere.' Dctincre. 



Retinere , ( neo , nés, nui ,.ttatiini. 



iccuf. M'j- 



rari. Dcmorari. Renioisii , ( nioior , aris , atus fuir.) 

di-p, ace. Cic. 
si ~>/'.'.mufe & me détourne de '>im tra-j.-id. Detuiet nie 

àc îîieo negotio. Fiant. 
Il m'a .'imufe lovg-tetTips. Dctinv:;t iri? longà r.iorâ. Kart. 
T.lle s' cft amHfes icj/ fort long-temps. Hic daiiorata eft 

randiv. Plitut. 
Amfifr wt 'i/nr.ms ^xi efi occ::pi. Occjpatuai ali(|iieia- 



A M U 
inorari. OccHp.ito niorafii molcflam rLifcrrc. Tl.tut. 
ikwustR ouclq:i'ti;i lie p:irôUs , [ le fr'.'»ftr,fe mocqitcr 
dtliiy. j Pnnlcrîtis didis diicerc nlirjueni. Tirent. Ver- 
Lis aliQucm produccvc , ( duco , diicis , duxi, duftum.) 
ail. cicer. 
A.MVSER , ou ch.-.rm:r ft difihiir , fin rôu^ria , [ «« àc- 
tcurntr fsn ffprir eu fr fenféc en fcr,f.'.n: à toute autre 
thofe. ] Aberrare à dolore , à molciiià , _( o , as , avi , 
atum. ) neut. Avocarc , ou abduccre animuip à dolo- 
re. aA. Cic. 
In ecrh:int icy tout le jour , quoique je ne refoive au- 
tan foxUgerient , je ne lûi/j'e p.ts , four tiir:Ji dire, d'u- 
vntftr K.i dcuhur. F.go hic (cribcndo dies totos , rihil 
eqiiidcni lever , (èd taincr. f.bcno. C':c. 
s'AmvseR , [ rejier en un lien fans y a'-joir affaire. ] Cef- 
faie , ( cc'So , cîfias , ceil'avi , celK.li:m. } ncut. Tir. 
Otiosè ccifare. 
Vil donc , ?• qucy f-tiTiufc-tu : Qnià ftas ? Quid cefl'as î 
Quid ceiFas ire ? Ttr. 
s'Amuser à une chofe , s'y arrlter. Rc aliquâ detincri , 
( detineor , detineris , deccntus liim. ) ou occupaii , 
( occiipor , occuparis , cccuj'arus , llira. } pafi" Cicer. 
Tcrvnt. 
il s' amufe h des fottifts , à de: nif.ifcries. Xugiî dctine- 
tur. Tirent. 
Il s'.tmufe à voir un danfcur de corde. Aniinum occupât 

in funam'oulo. Ter. 
S'.tmufer à regarder untailcMi. In fpcclandà piûuiâ c'e- 
tineri. Cicer. 
Cîf DIT prorcrbialemcnc Ainufer le tapis ,.^oar dire , 
Perdre le tenu en plujîeurs queflions inutiles. Nu^^s 
agcrc, ( ago , agis , cgi , a£iu:T:. } aft. Ncgari , ( nu- 
gor , nu^aris , nug^cus li-.iii. ) dcp. T-r. 
Samufcr à l.t moin.irde. Dccineri &c immorari nugis. 
Occupari in otio. Vli.-.'. 
[ Exprehirn populaire S: h-jH'". ] 

AMUSETTE , fubft. f. [ Vêtit afvttfcment. J Mcfs siu- 
gx , j-f;.vV. meraruiîîriugaru:T). i. p!. Gcraianaî' g;ni-, 
géiiit. gernianai'ura gcnsj-uin , i. pi. VLm,-, 
AMY , Voyez. Amt. 

A.MYCLES , [ f:.7r -''It.ilie d.iKS le pf.ys des Arunciens , 
cii eji préjtntemjtn i.i tc-rv de Labour. J' \i\\vz\s. , «in. 
Amvc!aru:n , f. pi. 0\<id. 
[ 1 y a une autre VilLc l'.ece nom dans le r.-!o;onciV. ]. 
A.m\-clÉen , [ d'-4^!Yc!es. ] .Amycla-MS , a , um. ri'j. 
ANiYDON , l'oycz Amidon. 
AMYGDALES ,' fljbiL f. iw-z Amkdalîs. 
AN , fubil. mafc. Année , fubft. tl'in. [ }.Uj':rc du tf-,i;, 
ejrri ejr renfer/né d.t:ii l'cj'p.zce de douxs rn-iis. ] An nu;.. 
génit. anni , m. Cic. 

[ L'.^nnc'e SjUr; e;! Jî sSj. jour* , 5c environ six heures L'rn- 
réc Lunaire eft de ; '4. ours , pc.-.dant Icfqi.cl, la Liir.e fa - 
court douze fois le Z..'iiiiaq-ic. j 

To»s les ens. Quot anuis. Cic. Omnibus c:i fînguiis an- 

nis. Tilv. Qaorquc.t annis.abiat.,";',-^. Annuâtim. adv. 

Tlin. In anncs (iiigalos. Cir. 
Tous les deux ans , Ue deux r.ns en deux am. Alcerr.is 

annis. Cat. Alterno qjoqus aiii-.^. Vlin. Binis ar.nis. 

sbl. VUn. * Tous les iicis .7;?,'. Tertio qiioque anno. 

ablat. Vlin.'^ Tousles quatre .î.-^.^Qllarto q'.!oqi;e anr.o. 

zbl. * Tous les cinq ar.s , eu De cinq ans cir-q ans Quin- 

t o quoque anno. ablat. Cic. 
Jeux qui feiioiiKcier.t tous le: cinq ans. Qiiinqucnnâles 

ludi, mafc. pi. Pi:«. *' J.'ux qui fe domioie/it ton: les 

cent ans. Ludi fxcnlares , m. Plin. 
Il y a trente-trois an: qz'il ejl mort. Ejus à morre hic 

ttrrius Ik. niccfimus cit anniis. Hiiic très ab iiinc & 

tilginta anr.os moituus cft. Cic. 
Jt u'ay lai lins de cinqt.ar.te quatre ans. Haud fum 



«AN ;)i 

Jidtiis annos prêter qiiiiicuaginta &: qi'ariior. Plattt. 
Il a plus de foixame ans , tl a Çoixnnte ans t? plus. Ma- 
jor jani Ic.vaginta annis eft. Liv. .lanos fexaginta na- 
tiis eft & plus eo. Tn-. 

CVy? une charge bicitp.-fanre qu'un f.trdcau de qualre- 
■vingt ans. Odogintaa-.ira inala nicrx ou niaiaai-cnus 
tergo. llaut. C'eji :i::e ;r.éci).inte Kiarcb.imiife. 

Il enterra fa mire Jj. quatre-i'ingt dix ans, (y luy en 
ayant foixante f.pt. Matrem extijlit noiia^lr.ta anno- 
rum , cain eïlet feptem & feiaginta. Co.nel-Kef. 

Il n'y a pas plus de trois jours à aire de l':in .i l'autre ; 
mais pour l'efprit il y a plu: de tren'e ats. Triduura 
non «|.rcrefl: a-tatis , urcr major fit , venim ingcnium 
plus triginta annis majnî éd. Fiant. 

Si elle efi encore au monde , elle doit tevoir ftiz.e an: , 
V pas davxttti'.ge. Ea 11 vivit , anr.os nata cft ibxdo- 
cim , non major. 7ly. 
A.N , [ J,îii dans le di'cours pour un tcmp: i>w.éterminé . ] 
Annns , i , m. Ter. 

Les femmes Jont un an h i'ajufîer. Mulicrcs dum ccir.iin- 
tur , annus cfl:. Tir.. 

lly a un an que je -vous chirchcy pour il y a long-temps. 
Jam diu te qu.Erïro. Ter. 
D'un an> [ isj/.'i dure un ««.] .Annuus, annua , annuunr. 
Annalîs & iioc annale, adjeft. Cic. 

L'efpjuc l'.'un an. Spatium annuum, génit. fpctii anniii, 
neut. fiin. Annale o;< annnum tempus , gén. annaiis 
ou annui tCmporis , n. Var. Cic. Vefpr.ce de deux ans. 
Biennium , géyii.\ l icnnii , neut. Biennii fpatium , ii , 
neut. Cic. Bicnns fpatium . génit. biennis IpAtii, neut, 
Pi.'v. * L'efpace d-: trois ans. Triennium , génit. trien- 
nii , nciîV. Cir. * L'efp.ire de qu-,'.ti'-e an:, Qiiadricn- 
nium , génit. qj.acricnnii , __neut." OV. * L'cjp.ite di 
cinq .:k:- . (^nax.iznvàdvn. , ^t«;>..'qainqu-r.nii , neut^ 
Ci::,'. T'imp-is qi:i-iqi:cr.na!e , génit. rcnv^orii quin- 
qi;;nnaiis , neut. l';:r. *' L'ej'paee de fix ans. Sexen- 
niuni , génit, fc.-îcaiiii , ne.ir. Ci-c. ^ L'efp.ice ds fept 
an:. Sç-prcT-iiiim r^ciir. Sp;',tium annot-.:;n flftern. 
Scptoni.e i^^atium , gévit. icptennis i\-\xV: , ncn:. l'iin. 
'* Efpace d:: huit ans. Ocla ai;noruRi Ipatiuni. * Ttfpa,- 



n:!!f ans. Spativ 



novîm Siinovuin. ■* Bfptc:: 



de dix ans. D.;ccn:-,c ten'.pns fffKi.', dcccnn^:. tciï",p'..>ris ,. 

ncut. Dcccr.nium , ^dVi.'f. deccnnii, n':;!r. * ( piuy le 

refie il faut fefcrvir dsi génitif ^LtcI- ■■ rçrl; fyfZMrn.) 

*■ L'cfp.îce de cent am. StiKvûaiu , gé^it. là-'culi , ncur. 

Cic. Vn ficelé. 
l'âge d'un an. Voyez, Ax;2. * jsgÉ d'un an. l'ovex. Age. 
Hui fe fait ott qui fc célèbre to:n les ans. Anaiverfarius ,. 

anniverlaiia ,■ annivcrfarium. Cic. 
Sacripcc qui fe cclelre tous les an:. Sacrincium a'inivjr- 

fàrijni, gén. facrincii anniveiiavii , ncu:. Sacra acni- 

vcr'aria-, génit. facrcruin anniv-n'lariorum , neut. pi. 

Csc. Sacra ar.uua , genit. facrorani r.-;inuonir.r , v.^at. 

piur. Virg. 
Il pier.oiî cent ffrerces p.'.r an. Cjnrina fcllcrcia irt rJi- 

num accipic'oar. Suct. * ( Tite-Li^c. dit. Duo niilli?. 

a:r!S in annos ûngulos pcr.àere. Vaycr d:ux n.i'.le A^f.s 

par an. ] 
Des tii-fi-.ns de fti^e à dix-fept an: acheteren! L m.vi .'!e 

Stnateur:. Pucri annorjn". !l'nû-îi , f;.'pccnani à^nù~i 

Scnaîo iu;r. nomen nundin.iii iunt. Cic. 
Sluia bci.-tcoup d'années Annofjs , a , um. Vlin. 
ANACHORETE, fubft. malc. '[ Wr^i^ite ,flitadr:. ^ 

Hc:r.o folitatius , eu in. folitudine vitara agens , 

çé,i:t. Kominis foUtarii , ou in fol.'tuJine viraru 

agcntis , mafc. Cicer. Anachorcta , génit. ar.r.cho- 

rtt.r. mafc.Eremïta , ^re/>. Ersiiiits , riiS.^c. d_4tis its 

y.'utcar: Hcdcpafriques. 
[ Ces deux dc.i.ieis moti lont Giecs ] 

Kl ij 



«i A N»A f 

ANACHRONISME, fubft. nwfc. [ Erreur contre lu chro- | 

nologie. ] Erratum coiura tcmporum racionem , génit. 

err.\ci , ncur. 
ANAGNÎ , [ vd-^ d'It.iUe dans la (^amfag-.ic de Borne , 

a'vec ^'jefçbé. ] Anagnii , génit. Aiiagnia; , f. Cf'er. 
&lti cft d'^ç;va:i!. Anagninus , a , ujri. Cic. 
ANAGOGIQl-ÎE , acljed. Foycz. Mv^tic^ue. 
ANAGRAMME, (iihft.f.C A'o^w retourné en changeant les 

lettres de jilace. ] Aragramma ,çéi:!t. ar.agvammati'; , 

neut. ivâyiafiu^'. Ar.ai^ramtiiatifmus , ^ïîîif. anagcam- 

matifmi , m. 
ANALES , J'oysz Annalis. 
ANALOC;iE , ûibli: f. [ Ripfiort , conforn-.ité , r0fcmbla^- 

ce. ] Analo;;;ia , génit. analogia: , f. Vm-. «>^a-.vi« Si- 

milicudiiiuni ratio , génit. raticnis , f. Similita.linis 

proportio on co'.nparatio , génit. oms , i.-l'ar. Cic. 
ANALOGIQUEMENT , adv. l Par analogie. ] Prr ana- 

lo;;iani. Ex analogie. 
ANALYSE , fubfh F.-[ L'.inatomie d'im difcotirs. ] Anal/- 

iîs , génit. G'.ialyt" , I". mot. Prec. ) 
ANAPESTE , fubl::. y.^c.\:c. [ Fied de deu.xfyllables brc-jes 

C d'une longue. ] AnapïiKis , génit. anapxlli , ma!c. 
. anapxftus p^'<; , gé.-ùt. a;iap.c;ti p;tUs , in. Cic. 
ANAPESTIQIIE " ou Vers A!i,ij>efiiq-ie , [ roir-pcfé de 

ticds an.-.fcjies. ] Anap.rftiim , génit. anap-rdi , neut. 

Anapriliis y génit. anapçlti , m. Verdiî audpxilïcus , 

çi'î.'if. versû"; stiapxftici , m. Cic. 
ANARCHIE , ft'.bftantif roniinin [ Gcni-crnciTient far.s 

jC'jef i'éritable.'\ An.vMia. , gé'iit. Aiiarchix , f'cni. 

Vn cfiac Anar.-hicj:<.~. .Sine Princïpc impcvi'.im , il , n. 

ANAfHEME , fuhlr. rM(c. £ Execmm.-inicalion fri- 
te par un E-véqui ou tm Concile. ] Anathcma , génit. 
anathematis , neut. ' «vaOefia Exccratio , ^i;;H>. cxc- 
crationi.s , f. Ltv. 

£ .A'tut'-CKU , la penultiéms longue , h prend pont un Don 
ijuf.ii p::i 'i.'»< les Eglift! , Si ne'iipuie poirt gxrowr.r-i- 
r.icat'U': , i^iioi.iuc ./i»i:litx!.t , la pcnulueme brève, puid'j 
Jrjniiîcr ruiii ce Do/.'. ] ' 

On dit figurtment , // ejl l'.tnutheme de tout le morde , 
il en eft'i'exécr^tion. Eft nniiiiim'; cxccvationi. Omni- 
bus eft execrabLlis. Liv. Onines hune Ciecrantur & il- 
li invocant tums. 

ANATHtMATISER quelqu'un , V. atV. [ Le donner an 
Diable , l'cxror,>r,:;:niîr. ] Exccrati alicjueni, ' execror, 
cxccr.-iris , c.xecratus fum. ) dcpon. Malè prccari ali- 
cui , ( prccor , ans , atus fu.iv:. ) dcp. Dnis aliqiicm 
devovere , ( vovco , vôves , vôvi , vôtum. ) aiSt. Ctc. 
Diris date. Hor, 

ANATûLIE, ou LA N.'.TOi.iK. [ VAfe Minct<re. 
Cette Tro-jJnce efl toute entourée de la mer Médi- 
terranée , de l^ Archipel & du Font-'Ey.xin , & fa.it 
rom?ne une prefqu'Ifle. ] Alia Minor , génit. Alix 
Minori"! , f. 

ANATOMIE , fubft. f. [ Diffecl-ion de; er.rp!. ] Seâlo. 
Confeclio. Inciiio , géntt. onis , fem, Plin. Anatômc, 
génit. anatomes , t. ««(.Tutri! 

Faire l'aihitorriie d'un corps. Secarc ou diifocare , corpus, 
f scco , sëcas , fcciii , fcftuiii. ) aft. l'Un. Inciderc 
corpora ( mortiiorum )"eorumoue vifcëra atone intcfti- 
na fcrutari , ( incïdo , is , cTcfi , cïfum : ad. fcrutor, 
aris , atus fuin. dcp. ) Celf. 
L'art def.zire l'xnatomie. Anatomïca , gînlt. ?,natomica;, 
f. ( en fous -entend ars. ) Macrob. Ars incidendi & dilfc- 
candi corporis , génit. artis ^ f. 

Ojf DIT au figuré Taire l'anatomie d'un difcoiirs , 
[ en faire i'analyfe quand on fépare çy on dévelc- 
pe les pirrti.'s d'un difcours qu'on ne con>7oiJJoit qu'en 
erot, } Incidcre orationoiji. Or^tioncm inclSm divi- 



A N A 
<lcrc. Couficcte analyfim orationis. ( h mot Anaîyru 

cftgrec. ) : ,, -L 

On pit parlant d'une perfonne extrêmement déchar- 
née , C'efi une -vrayc an.ito>»ie , un fqueleite. ] Eft to- 
tus oiTa atc|uo pellis. Plant. 

ANATOMIQUE, adjeft. n» & f. [ de^l^Anatomie.^]^nn- 
tomïcus, anatomica , anatoniicura. Macrob. 
Un difiouys .in-itomiquc. Setno de fccan dis corporibus. 
Sernio anatomicus , rn. 

ANATOMISTE , fubft. m. [ Siui^fait profejjîon de fçct- 
■voir l'anatomie. ] Anaromkus , génit. aiiatomici , m. 
Macroh. .Qui corpora honiinum incîdit. 

ANATOMISER un corps, V. ad. [ :En faire la diffec- 
tion. ] Incidere corpus , ( incïdo, is , cid: , cifuni. ) 
ad. Celf. Secare ou dilTecare, ( co , as , kcui, fcdum.j 
ad. ace. Plin, 

On dit figurément Anatomifer un difcotirs. Dividcrc , 
& incidere orationem in partes , ( divtdo , is , divîù , 
divTIum. ,) ad. 

ANCESTRES , on prononce An ceTRES, fubft. m. [ Ci?«jV 
dont nous defcendons (S' ,q/n nous ont précédés. ] Majo- 
res, génit. n'iaioruni , m. plut. * ( Qale trouve aufîn- 
gulier dans Apulée , Major meus Socrates. ) "*■ Patres , 
géni^. patrum , m. pi. Cic. 

.ANCJJE , lijbft. f. [ Petite Lmguette par le inoven de la- 
quelle on dçnne du -vent au haut-bois iS" aux tuyaux 
d'orgue. ] Llngûla, génit. lingûlx , f. Col. 

ANCHOIS , fubft. m. [ I.fpece de h.irang ou de petit pçif- 
fo:i de mtr de la longueur d'un doigt, qu'on fuie. ] Apua, 
génit. apua: , f. '^ Lycoilomus , génit. lycoftôiîii , nj. 
Encrajicolns , i . m. ( inots grecs , dont le dernier con^ 
■v-iciit à plnfeurs fortes de petits paijfons. 

[ Quelque; UPS font ce mot fctiîinin en François , avec un e final 
A'ichoic i m.ils il ne faut pas lei imiter. ] 

ANCHOLIE , fubft. f. { Fleur qui efl faite enferme de pe- 
tite choche , tnais qui efl plijfee. ] Calathiina. Aquilç-" 
gia. Aquillna , génit. x , f. Plin. 

ANCIEN , m. Ancienne , f. [ Sti'i efi depuis lcng-ten:ps, 
ou quia efié autrefois.'] Antïcjuus, antiqua, antiquum. 
Vctuftus , vetufta , vetuftum. Verus,^en;>. vctcris , 
ûinn. gen. Priftï'nus , a, um. Liv. 

[ On rtit au Comparatif .W?>,i^ar'or ci" ''^^^ mniqnim , t'etuflior ^ 
hoc -.e-.itjiiu! , t'eteriot cj- ho: tc-triu! , au Siiperbtif .^: liquiJjU 
mus , fiiu/l^JJIrruis , !'{terrimui , a , i.m. Cic. '/ir::t. Liv. ) 

Fort ancien. Pcrvetuftus. Perantiquus , a , um. Pervc- 
tus , génit. pervetëris , omn. gen. Antiquiftimus. Ve-r 
tuftiiiimus. Veterrimus , a , um. 0'«?-. Vctuftate anti- 
quiftimus. lit'. 

Les anciens comme un iubftantif , [ Nos pères. ] Ar.tî- 
qui. Prifci , génit. orum , m. pi. Vetërcs , génit.veiv- 
rum , m. pi. Cic 
A la façon , à la manière des ancicris. Vcternm more, 
Prifco ou -vetufto more. abl. Pnfcè, Antique, advcrb, 
1-ïorat. 

ANCIENNEMENT, adv. [An temps jadis. ] A^itiquï- 
tus. adv. Cif. QiiondaiTi. adv. Cic. Antiquis ou prilcis 
tcmpcribus. r.bl. Quint. OHm. adverb. Cic. 

ANCIENNETÉ , fubft. f. [ Antiquité' ] Antiquïîas. Vc- 
tu.fta: , génit. ati.s , f. Cic. 
De toute ancienneté , de temps ir^wémcrial , de tout 
temps. Es omni memorià. Ex omiii ,xvo. A condïto 
XYO. cic. plin. 

ANCOLIE, l'oyez Anchoi.ie. 

ANCONE , [ l'ille Epifcopzle G" Fort de mer en Italie , 
capitale de la liCarche d'Ancqne. ] Ancôna , génit. An- 
conx , f. Plin. 

La Marche d'Ancone. Picënu.m , génit. Piccni , nCut. 
Piccntcs , génit. Picentium , m. pi. 

ANCRAGE, lubil. m?,iç. [ L'ucîion de je.tter l'ancre pour 



ANC 

rtiemr les vaiffAUx.} Ancor.t j^diis ,gî»lt. jaiflûs,ni. 
Ce lifu ej' •!'■ f'''" a>ur.-.^f ,o\i L'Micr.i^c cfi bon m cet i»~ 

droit. Jaccndis ancotis locus oppcitîinus , ^c'n/V. loci 

■opporcuni , m. 
Zr liroit li'Mcruge , te qu'on paye fur les ofla pour ayoïr 

droit d'Y demcurtr h l'encre. Vccl:î;j;al ancorâle , génit. 

vcctbi^alis ancotalis, n.Qiiodlblvirur pio jadu ancoix 

OH pro jacicndis ancoris. 
ANCRK , ûibft. {. [ tiece de fer courbée p.zr le bout , qui 

fuit deux pointes ou pattes dont l'on fe fer: en mer pour 

rs.'enir les vaiJfeMix. ] Aiicota , génit. aucora: , f. Cic. 
ZJhe Jt l'.incre. In ancoiis on ad ancoras ftare, ( fto , 

as , ûeti , ftàcam. ) n. Céif. 
Demeurer à l'encre. In ancoris confiftçre , ( lîilo , is , 

lltri , rtïcuiti. n. ) Cif. 
Jet:er l'Mcre dev.wt le pcrt.Ar.com jacctc au:? portlim, 

( jacio , Is , jeci , jailum. ) acV. Li-v. 
Lever l'Ancre. Ancoras toll:re , ( toUo , is , fuîluli, fu- 

blâtiim.]ac!:. (^f ou moliri , ( molior , iris , Itus 

fur.i. ) Jep. Liv. on velkvc , ( vello , is , velU ou vul- 

Ç\ , vulfum. ) act. Liv. on folvere , ( iblvo , is , folvi, 

fo!iiro:n. ' aft. * Ancoras fclvçr?, oy. (implt-nent Soîve- 

rc à pocru. Cic. 
Il l'.'j.i l'ancre hik'c nient CT mitrie. \':ntam & xftum 

recmidum naifVas folvic ancoras. Cdf. 
piouiller l'ancre , ou Mouiller { fim^lement. ) Jaccrc an- 
'coras. Liv. 
.Couper les cables qui retiennent les ancres. Ancoras pv.v- 

ciderc , ( cïdo , is , cîdi, cïliim. ) aift. Cic. Ancoralia 

incidcre. Liv. Cic. 
jP'AxcR-E. Ancorarius ,-ancoraria , ancorarium. Ancorâ- 

lis & hoc ancorâle , adjcS:. C;r. 

[ Djrs les Eiitim«ns on appelle aulll .4>ictt les morceaux de 
ter qui tiennent les encgigr-uies des gios pjuts , & en latin 
o^'uforj. j 

Ancrf ou Encrt , rubll. f. [ Liqueur noire qui fer t pouy 
écrire. ] Arramjntum , génit. atranicnri , n. Cic. Atra 
menrum Tcripcorium , i , n. Celf. voyez. Kncre. 

V'incre ne coule point de h plu!.';e.O:.-.il\is humor pcndcc 

ca'.amo. Pirf. 
L\ircrc efl trop blanche , elle ne marque peint , parce 
qu'on y c. mis trop d'enu. N'i'jra fcpia , on anan-cncum, 
infusa aqi'.â vantfcit. Verf. Dilutas gc minât Hltùlagiit- 
tas. VerÇ. 

Ancre à' Imprimerie. Atramentum libr.ttium , i, w.Vitr. 
Ancre rouge ou rofette. Encaufcum , génie, encaufli , n. 

On dit familièrement & en manière de proverbe, Lcrire 
de bonne encre h quelqu'un , pour dire luy recommander 
une affaire de l.i bonne manière. De meliori nota com- 
mendarc aliquod negotiura. Citrt. Cic. 
Il s'cjl perfiiadé que des lettres de m.t part écrites de bonne 
ancre aurotent heaucooup de force fur vofire efprit. Sibi 
perfuaïic meas de fe accuratè fcriptas littcras , maxi- 
mum apud te pondus habitûras. Cic. 
.On DIT encore en menaçant , Je lui écrir.ty Je ionne an- 
cri ow del.i belle >r> ïwîVrc.Vehementet ad iiium (cribam. 

ANCRÉ, m. Akcrec , fem. part. palf. & adjed:. Voyez. 
Ancrer. 

AKCRLR , V, z&. [ Jetter l'ancre. ] Ancoras jaccie, ( ja- 
cio , jacis , jeci , jatlum. ) act. df. 
Il f.iit uon ancrer par toute la plage. Loca fuut egregia 
i'ià regione ad tçnendas ancoras. Cs.f 

s'Ancrer en un lieu Su dit fiigurcmcnt pour j'y f/?^W^ 
fixement. Scdcm alicûbi figcre ], ( ligo , figis , fixi , 
fix^jm. ) acl. Cicer. Pedc ftabiii alicubi manere , ( ma- 
nco , e; , m.inli , manfum. ) n. Ovid. Se velut ancoris 
alicubi ftabiliré , ( Itabilio , ftabïlis, (labilivi, ftabili- 
.tum.) act.Duabus ancoris ( ut ell in proverbio ) firma- 
re navcm luam. Vlin. 



AND . n 

La "jAnlté cfl fi fort aiicrée dans le ctclir de 'l' 'nomme , 
qu'on ne l.i peut arrachcr.Vtimtaa ita ptinïtùs in animis 
Iiominuni insêdit , ut evelli ucutiijuam polîlc. Cic. 
AMCRIER , Fo)er. tNCiUF.R. 

ANCYRF. aKJohrd'huy. ANGORi,eî* Anguri, [ Ville Af/- 
tropolétaine de QrUatie d^is le Fatri.irchM de Confltin- 
tinople. ] Ancyra , génit. Aucyra; , f. 
d'Ancyre. Ancyrânus , i , m. Celui qui eft d'Ancyre. 'f 

Ancyrana , x , f. Celle qui cfl d'A'icyre. 
ANDALOUSIE , [ Grande Province des Efp.fgncs^fit capi- 
tale ef: Séville.'] Anjalufia ou Vandalufia, génit. G.x,£, 
d'Andalousie , Audaïuilus , a , um. 
ANDELIS , [ Ville de la b.iuse Norm.ïndie. ] Andelium , 

ii , ntut. 
AXDERNAC , [ Ville d'Allemagne fur la Rhin dans 
l'Archevêché de Cologne. ] Antenacum 9« Antonâcum 
Antunacum , génit. i , n. 
ANDOUILLE , liibil. f.[ Mets coinpofe de boyaux de porc 
ou de ch.iir hachée. £ Hilla , génit. hilli , f. Hor. 
Il les faut remettre en appétit en leur donnant des an-> 

douilles. Reiiciendi funt in raorfus hillis. Hcr.it. 
Ando.-iUles fumées. Hill.x infumata;, géi'.it. hillarum in- 
t'.imararum ; f. pi. p/aat. 
On dit en proverbe, Son bien s'en va en brouit d'andouil- 
Ics. Omnibus fe elavat bonis. Ph.Kt. voyez fur Aller. 
ANDOUILLER de cerf , fubîl. maù. [ Fremierc ramure 
du bois de la tcfle du cerf. ] Imus furcùlus corau cevl- 
ni , géni'-. imifurculi , m. 
AKDRINOPLE , [ Ville de Trace fur la Marize , qni n 
eflé Métropole dans le Patriarchat de Conjîant-inople. ] 
Adrianopôlis , génit. Adrianopolis , fem. 
d'Andrinoplï , [ Celuy qui en efl. ] Adrianopolitanus, 
génit. i , m. * Celle qui efl d' Adrinopole. Adrianopoli- 
tana , x , F, 
ANDRO ou ANDRIA , [ Ifle de la nier Egée d.xns l'Ar- 
chipel , avec une ville de mime nom , qui cfl au Turc.J 
Andros t~ Andrus & Antandros , i , f . Tarent, 
^irti efl d'Andro. Audrius , ii , mafc. * pour une femme, 
Andria , x , f. 
ANDROGYNE , m. & f. [ «/<; a us deux ftxes , qui efl 
nmfie tS" femelle. ] Ancirogynus , génit. anarogynj, m. 
( fjijt grec. J Ce . aaibiguo intcr inarem & fcmmain 
fexu hojno. Liv. Homo utriulquc fexus. Aul-Gsl. Hcr- 
• maphrodftus , génit. hermaplirodici , mafc. 
ANE , Voyez. AsN£. 
ANEANTI j m. Anéantie , f. part. pafT. & adjeft. Exi- 

nanitus , exinanita, exinanjtum. f'^'cs: A.nÉantir. 
ANEANTIR, V. ad. [ Réduire au néant ou à très peu de 
chofe. ] Exinanire,(exinanio,exinânis,exananrvi,ex!na- 
nItum.)Ad nihilunireàigcre,( redîgo, tedTgis, redêgi , 
redadum. ) ad. ace. Ct. Lucr. Fundïtùs o« omninô 
tolJere, {' tojlo, tolljs , fuftuii , fublâtum. ) Exftinguc- 
re , ( e.xftinguo , extinguis, exftin^ti , exitindum. ) 
Delere. Abolcre , ( deleo , dcles , dclêvi , delétum'%. 
aboleo , aboies , aboiëvi -, abolïtum. ) Cic. Abjicerc. 
Projicere , {".jicio , jïcis , jCci , jcdum. jad. acc.r<«c 
s'AnÉantiR , [ Eflre anéanti , ou réduit au néant. ] In 
nihilum interire,( intereo, intëris, interii, interïtuni.) 
ncut. Cic. In nihilum recïgi. palf. Lucr. Occidere ou 
pcrirc , ( occïdo , is , occïdi , occâfum : perco , péris, 
perii , periitum. ) n. Cic. 
Son autorité s'ané-inti: peu à peu pendront que celle de l'au- 
tre n'efl pas encore bien eflablic. Iliius autoritas flùil 
e!î , & alterius nondum coaluit. Tacit. 
So?i crédit s'anéantit peu à peu. lUius gratia fcnfîm pro- 

jicitur. Tacit. ou in nilulum intêrit , ou périt. Cic. 
s'AmÉantir , [ S'humilier , s'abbaijj'er devant Dteii t" fs 
confidercr comme un. néant. ] Se abjicere. Se projicorc. 
ad- S^ putare pto nihilo. Cic. 

M iij 



54 A N G 

ANÉANTISSEMENT, fubit. m. [ Diminution d'une cho- 
■■ fe , réduciion à risn , m: né.tnt.] In uihiiimi extindio, 

génie, extinftionis , f. Cicer. 
Anéantissement , au fi;Turé & en morale ,XJne grande 

h:tmir']é Sui if (îus dcfpcrtus . génit. dcfpcûûs , m. Def- 
pifcientia, gériir. dcfpicienti.r , fcm. Cic. Sumraus fui 
contcmtus ,gévit. fuinmi contemtûs , mafc. 
Anecdotes r^iba. f. \_Terme dont fi fn-jent quelques 

Hiflon^ns pur intituler les Hijbiirs des affaires fccretes 

Cr c.uhées des Princes. ] AnccJôta , orum , ncur. pliir. 
Mo: Grec qui fignific , choies qui n'ont ['oint paru , qui ont 

eHi tenues fecrettcs, .Aicidx trinciitm hijicux , \i,inh. ac.t- 
_ aiîT/;;; Priacipum Lijlorta,»-::' , feni. jlur. Troc^pe cil le leiil des 

Anciens qui nous ait IjijTé des Anccdoies , & qui ait montre 

les j'rinccs tels qu'ils efioiint d.iiis leur d'imrfticnc. ] 
'ANKMONE j fublt. f. [ F!eur priiU.miére diverfifiée de 

p!:ij! eut s couleurs. ] Aiicmoue yg.hiit. anemones,f.P/w. 
ANLT , fabil. m. [ tlerbe\cdcrif crante qitinfftmble an fé - 

noitil , iy fleurit ja/ins far bouquets. ] Anêlhum, génit. 

anethi , n. P/Vr. 
ANÈRACTUEUX , m. Anhiactueusz , f. [ Sut f.iit 

plufieiirs tours & retours. ] Sinuôfiis , fmuofa , linuo- 

fui!'^. Flcxuofus , fixuofa , âcxuofuiii. Quod plurimos 

habtt anfraûus. Cic. 
\ Mot d'un rare iifsge. ] 
ANGAR , fubft. m. [ Un cswvcrt f.nt en aipa?-tis , qui 

fert de Rcmife de carojjls C? de ckv/iots , Sec. ] Tcdum 

dcdivc , génit. tCifli "declivis , acuc. 
ANGE , fublK mafc. [ Subjlancefpiritudie er intelligente , 

qui tient le premier r,V7g entre les cré.itv.res ; qui fini 

finies dct mains de Dieu. ] Angélus , génit. Aiigcli , 

malc. xyyiAc;. 
Bon-Ange , Sluiefl commis à la garde de chaque cré.itn- 
re , O* que les Piive.ns ont cor.r.u fias ces mots , Bonus 
Ocnii-.s. Genius romes ,.génit. boni ou comïcis G^nii , 

ni. Cic. Horat. * ( le contraire efi Malus Geaius , Un 

mauvais Ange , musz-itis Génie. ) 
Je fuis un A;:ge du griMÛ Dieu, qhi fris trembler la 
terre (Sf la mer : ii /ir'en-joye de csfié- S* d'autre pour 
ejhe] le tén-.ein des aiiions , des n.cciirs ,, de la bon- 
KC foy (y de /.i pieté des lyoïnmes.. h^o fum A.ngelus , 
civis civitate ca-lVtun.i : q;ii cîl impcrator Divûm at- 
one hominum L''a:i , is me pci genres Jiip.uat , ho- 
ninum qui f.^ûa , rnoïcs , pictateiii &i fidtm nofcam. 
Vlar.t. 
Kos bons Aiiges écrivent les noms d£ ceux qui s'.tppu- 
yant fur de f».y.x téncint entreprcnnint des procès in- 
jUjles : th portent leurs ri0!7is à Dieu, qui eji infcriné 
cb.ique jour de roi.tcs les démarclies des méchants : Us 
écri-vent le: noms des gens de bien en d'iiMris livres. 
Qui faifas lires faifi-s tcrrimoniis pcnmr , boni Angcli 
refcrunr corum noniii.a exlcripra ad Dcurii : c.iioridiè 
illc icir, qui h;c oi^rrar m.Uum : Lonos in aliis tabulis 
defcripros habcnr. 
[ riaute [larle à j/cu préi ainii dSns le Prol'jguc de fa Comédie 
intitulée, Rude,.s. ] 

On dit figurément , Je liens mon boa Ange p.ir la ix.ïin , 
je tiens mon protecteur t? celuy qui [??>e fiit du iie.i. 
Tenco dextrâ geniLini mcum , r-ui me adjîivat opolen- 
tiâ. Tlftut. 
tl a un iiifhge d'ange ,. ;'/ ef beau comme un ange Mir.â 
eft & infîgni facic. Puer c-V-iniià pulcluirudine.. Cict/-. 
il l'it cc,:>i7:e un ange , il mène une vie d'iy.ige ou an'e- 

lique. SanéliiCmè & integcrrimè vivir. Qic. 
Il écrit comme un ange , il écrit à. feindre. Grapbïcè fcri- 

bit. Scirè exarat litrcias. 
On dit provcrbiak-mcnt , Rire au:: r.ngcs , cfcnd on 
rit fini ts" fans fu jet. Y^aç^xi: ou ridiciilc ou infuiè ridere. 
Ange , [ Poifon de mer affez. fimblahle ù une r.-ye , .-nais 
lins «w;. 2 Stparwa , ^^/.rV. fi.paru.i- , f. 



A N G 

ANGELIQÎJE , adiefl. m. & f. [ 6^// concerne Us Ames.l 
Angclïcus , angelïca , angelicuin. " 

Les ifprits Angéliques , les Anges. Ang^U , géyiit. ange- 
lonira , mafc. p!ur. 

Angélique [«J;<i/Ï- dit des qualitez r.xrcs er extraordi- 
».ïi;T.-.] comme Une vie angelique.yiz^ integerrima & 

. fanaiffima , génit. vira: iiuegcrrimi' & fv.idilli.-na;, f. 

On dit tamiliéi-emenr 7/ nous a fait une ch're angelique, 
une fort bonne chère. BalilTco viftu nos Cïcëpic. Opi- 
param cœnam nobis appofuit. Vlaut. 

Angélique , fubil. f. [ Plante médecin.xle , qui croifl fur 
les montagnes de Bohême. ] Radix Syiii'.a , génit. ra- 
dîcis Syriacx , f. Spoiidiluira , génit. fpondylii , neut. 
filon Vojf.us. 

ANGERS , [ ville Epifiopale y ctpitale de l'Anjou. ] An- 
degavum , génit. Andegavi,, neut. Juliom.ïgus , génit... 
Juliomagi , f. c^f. 

d'Angers. AndegavcnGs & hoc Andegavenfe. adjeft.. 

Les angevins, [ Peuple de l'Anjou. ] Andcgavenfes. An- 
des , génit. Andium , m. pi. Àndeg.ivi , génit. Ande- 
gavorum , m. pi. 

ANGLE , fubft. mafc. [ L'inclina'ion de deux lignes l'u- 
ne vers l'autre. ] Angùlus , génit. anguli , m. Cic. 

Angle droit. Angulus redtus ou noniia'hs. S.t-int.^ Angle 
aigu. Angulus acilrus. ^*- Angle obtus. Angûliis cbrufus. 
Lu:r. * Angle failUnt & qui préfinte la pointe vers la 
ca-.npag-ne. Angulus proir.ïncrns. * Angle renira'it , qut 
préfinte la pointe vers la place. Angulus intro tccéde.u. 
Inrïmus angulus. Horat. * Angle fl.:nq::s , [^ la pointe 
du buflion ccmprifi entre les de;tx plnccs.'\kw^v\'A'i duQ. 
inrra larera. promincns , ii>. 

[ Terme Je Géométrie îi. ie. fortificatinn- 1 
Sll'i efi fait en angle ou k angle. Angulârus , ang;il.tta , 

angularum. Cic. 
Sui a plufieurs angles. Angulôfns-, angulofa , angulo- 

fiira. i:'itr. 
Qui a deux angle:. Duos haben;- angulos * Su: en a 
trois , qui efi triangulaire, Triaugiilus Cf T;i.]Lcrrus , 
a , um. Coliim. Trianc;ul,ms &: hoc rriant^ulare. adiett. 



if.'r en a q-untre. Quadrang 



, qv.ariranguia , qua- 



drangulum. F/;,;. * s)^,; f» a cinq , qui efi pcnt.agotte . 
Qiiinquangulus , a , um. Pcnragônus , a , uni. Hygiti. 
* S>ui enafix^ ou qui efi hexagone. Scxangulus , a , 
um. Cûlum. H..'xagônus-, a , um. Hygin. * QS" f" ^ 
fept , ou qui efi heptagone. Heptagônus , a , um. Ha- 
bens feprem ancrulos, *«!•.'.• ev. a huit ,.oa nui (fi octo- 
gone. Oitogôaus , a , um. Habens ofro angulos,* Sut 
eu .% neuj ,_ ou. qui. efc tnn.z.onc. E'ir.agôivus , a , u;n. 
Hygin. Noveni hab;'.''.!: ana;u!os. * .Q^-i en t: dix , ou 
qut efi décagcnj. Decagônus" , a , uni. Dccem habcns^ 
angulos. 
[ Touiccs mots font p is- d a Grec, &: !ts Mathim.itic;:n, les 
out aulli fait f;rinço:s p,ir.iu ca" , en Jilani un' Pcit.iT-^nc , 
lia ïJi.x-.gv^ie , iyc J 

ANGLE , m. Angle= , f. comme Oîf noix anglée , en 
tvrme de Biafon , [ Veù ii fort qu.ttrc fleurs de lys. ] 
Ci'ux c cujus angulisq'iatuor lïlîa proJcunt. 

ANGLETERRE , [ P^oya::i.-}e d,: l'r!.iiiitpe en Upartie mé- 
ridionale de 1.1, gran.ie'Sretagne. ] Albion, ?f»if.. A !bio- 
nis , m. C.if. ( .tiyiji nommée k cayfe des rochers vl.-cics 
qui font fur fis cojhs. ) * Tlxnlc, génit. Thulcs , fcm. 
l'irg. Communément. Anglia , ginit. Anglix , f. 

d'Ancl TERRf.. Anglï'us j Ai:i;lica , Anglicum.. 

ANGLELIX , m. Ancliuse , ^. [ Farl.int des ncix qu'on 
a de la peine à tirer de la coquille. J N'a:; .".ngulofa , 
génit. nucis angulofc , f. 

AKGLOLSE , fubll mafc. Anir.lus , [é:iit. Argli , mafc. 

ANGLOISE , fubft. um. Anglïca, génit. Anglicx,f. 

ANGOISL ; fubft. ft m. [ X>oh'.eiir , t,-ijltjfi q_y.i rejf.ire. 



A N G _ 

k cxur. *] Angor , ginit. ant;ons , niafc. ^giltûJo 

ptciiiens , gînit. a*2;ritudinis premciuis , f. C.v. An- 

gulHi , giiii:. Angurtiarum , f. p!. Cic. 
[ Mot vitux , ic J'uii r.-te uljgf. J 
;; j fei.ti b:3tuoiip d'Angot:je de U n-ort de fin fils. In- 

gciiti picflus ï!t ïgrituiiinc ex morte liliL 
On dit au figure , à;i liiy <•« lien fcit .Tiuller des poires 

d'.tt:goil}'i , cil luy a bien di: des cbofes fÀchcufcs er' 

dures , J'ms qu'if tiit ofé s'en phindre. Plurinias &: con- 

quilitas ac:;rbiratcs invitas fuilinuit. Multis acerbita- 

nbus invitus fuit cxagitatus. T>uir. 
ANGOULESME , [ J '»/.'# Zpifcofik p' cii;>ii*le de lAn- 

£c:f!»tis fui- la Charente. ] liKuliiiria , ou Ingolilhia , 

£c>ii:. X , f. 
î,'é ou ».;.%/ d'Angoulcf/ne. Engoiifmas oh Inculifmns , 

gtni:. atis , onin. gcn. 
d'Anco'jif.smf. , [ H.-J ps-rl.rr.t des chofes. ] Hngolifaien- 

lis tr Incuhfmenlis & hoc Engolifmenrc. 
[ Cii;fl4ut.s Ceoya;.hes donnent i icuc \ilic le i.cm deR.ii/.-!/! 

irii. , I , *• <■" lie .-■■upt,:«rijî!ira , i , a. Et nomment L-s jjcuplts 

du D!Oi.cfi d'Aiigculcrme , ./fgej"»iaics , etum , m.ifc. pUi: } 

AKGOUWOÏSÎN, [ Qi^i tfi ,rA?i^oiimois.1 Inculilmen- 
r>i 2: Loc Inculifmeiilè. adj. 

J\NGOUl!.I , \"oy:z. -ancyre. 

.ArXUILLE , fub.l. f. [ Voijfon. de livic-e de la jfvnr^.^ 
li' un firf{):t . ] AiiguilLa , ginit. aiiguillxj 1". Plin. * // 
y j» .'{/.',"•' des Amnilies de r,i<.r , qu'en pcarrr. ai<te!!sr , 
ArguJlanu'.ni.a, a? , f. 

Oh dit proverbialement , [ P-'-i'l''^»' ^'"^ horrm'.e qi<i 
t-ron-ve toujours des défaites & des échap.itoires. ] /;' 
éeh.ij'pe coiuine une anguille. Aiiguilla cit , elabïrut. 
Ti-r^nt. Il n toujours quelque défaite toute pr-f,c. 
£:orcl>:^r fille ,;ngu:lle pur la queue , c'cit-a-iire , Cci»- 
mtncer une affaire far on il la fuit finir. Pra-pollëtc 
rem iud.oare. 
•On. dit encore // y a quelaue anguille fous roche , c'cfi:- 
à-dire , Il y n q:;c'q^ie myftere caché lÀ-dcfj'oiis. Aliquis 
latct error. Latet anguis in herba. Virg. 

ANGULAIRE , adj. m. & f. [ êl/à a ou qi:: f-^it des an- 
gUs.'] Aneularis &: hoc angulaire, adj. l'i:r. 

ANICROCHE , fubi% f. [ Certaines défiites dont on fe 
fin pour fi dédire d'iui !-f!.-irci:s ou de ce qu'on a prc- 
mi:. ] Anili , génit. unfx , f. l'iaut. 
ïi eherchi quelque ar.icrache four ne point tew U mar- 
ché. Anfam qu.ïrit , infettam ut faciat.. Vlxiit. 

AKIMADVERSION , fubft. f. [ Conf. dé ratio». ] Ani- 
n-.aJïcrûo , géyiir. aniniadverilonis , (. Aanotatio , 
géait. onis f. Cic. 

A.MM AD vEiisioM dans le fiyk du Palais , [ CorrecHo;?. ] 
Animailviriîo , CcJligatio. Correftio , gcn. onib f. Cic. 

ANIMAL, fubft. m. ctui fr.it au pluriel ammau.x , 
[ On appelle ainfi généralement ce qui a une nmc ts' le 
fientin.i/it . ] Anïinal , génit. animâlis , ncuî. auïnians, 
gér.it. animantis , omn. gen. Cic. 

[ Quoique Anim:i-.s ibit de tout genre on s'en fert plus fouvcnt 
au féminin ; tju'ju.x deux aittres , & plus louvent ju neutre 
qu'au maf.ulin. Sous ce mot général on comprend l'Hosme 
ÎSc les .■animaux a quatre pieds , comme .lufli les Oi fcaor Se les 
Poifl'ons. Ciccton appelle parcicaUeiemeHt l'Homme , Di-jt- 

// y .1 quatre fortes d'ar.imasin ; les uns divins & celefies: 
les Ahtres aériens & couiierts de f haies ; quclaues-uns 
aquatiques, (S d'au:.- s s terreftres. Animancmm gê- 
nera quatuor , quorum uuam divinum atque cœ- 
Icfte ; alterum aereum & pennigerum : aquatile ter- 
tium , tcrreilre quartum. Cic. * ( Il dit encore en un 
autre er,droit. Etant autem animantium quatuor mè- 
nera , quorum divinùm unum atque cœlcfte , alerum 
pennigerum & a-Jiream , tetreftrc tcrruun , quartum 
a^uaiilc. Cic. ) 



A N I .5»? 

il y st lie» des an'imaux différents., les un: fint coKverts 

s</c pc.rux , les autres revêtus de pcil , (S" quelques-uns 
i/érijjez. de pointes : Nous en voyons d'autres qui ont ci* 
des plumes ou des écailles : quelques-uns font armez, da 
cornes (y d'ongics , d'autres ne fi défendent que par le 
ficotirs de lei:rs ailes. Animantium quan-a variccas eft, 
quarum alia: ccriis tcctx finr , alia; viUis vcftîtx, alis 
fpinis hirsCtï : pluma allas , alias fquam.î vidcmua 
obduftas : alias elle coraibus & unguïbus armâtas a 
alias haberc elfugia pcnnârum. Cic. 
On DIT figurément , [ ParUnt d'un homme befie (S" jfu- 
pide. ] C'efi un gros anirn.^l , une befie. Stupidus & bar- 
dus e;l. 
A?v'IMAL , m. AîiiM4Li, f. a^lj. [_3jii app.v.-tiert ait 

corps f'.nfitif. ] AnimâlisSc hoc animale, adj. Cic. 
ANIM;\TiON f f. [ h'fufion de l'ame , qui fi dit ea 
médecine du temps que l'ame efi infufe dans le corpt 
O" qu'elle l'.inime.'] Aniniatio, ^•«•'«ir. animationis ^ 
f. Cic. Animâtus ,génit. anii-a.îtiis , m. Plm. 
ANIMAUX , l'':iycz Ani.mai, 
ANIMK , m. AnimÉe, f. part. pilT. Animâtus , anî- 

niata , animatum. Cic. Foyex. .Anime?.. 
A>JIMEI<. , V. aCi. [ Donner , infpirer une ame, donner lit 
vie 0" le mcii-jDhtnt. ] Animare , ( anïmo , animas , 
ao.imavi , animatum ) act. ace. Ctc. Aiiimam corporî 
infpirare, ( infpïro, as , infp'iravi , infp iratum. ) ou in- 
fiindcre , ( ir.fu'jdo , is , infûdi , infClfam. ) iti.Lucan. 

C'cfi air.fi que les t^fans qui viennent an monde fivC 
animez, V f'yrmez..lt\^..K'A orientes aiiimantur atqii; 
formantur. Cic. 
Animer fe dit figurénie.it en ce feus , [ Parl.tnt des 
Orateurs , des Pei.-itres Cs' des Sculpteurs , qui femblenc 
animer leurs difcours (T leurs fiatuës en leur donnant 
du vif. ] Comme cet Orateur anime fo;i difcours d'un' 
fi.li divin. Oraroris illa oiatio i.gne divine incitât* 
fcrtur. 

Praxitèle s .'•.nimoit fis fi.ituvs. Pra.xivcles ftatuas fpiran- 
tes effingebar , eu ad vivu.m e.\pnmcbat. Praxiteles 
(hrtuis quj/i auimam inlpiiabat. Animas hominum , 
.rre coniprehend^hat. Petr. 

Vil- difcours qui n'efi point animé. Exanguis orstio. * [ h 
contraire eji fer\ idior oratio. ) Cic. 

AKii}}ir les converfaticns , Cî" les ég.iyer par des csntes 
divcrtiffms. Hilaria coiioquia fabiiiis jucondionbus 
animare. Fstr. 
Ani.mir, [ Exciter, encourager quelqu'un ,s bien ou « 
mal faire. ] Ad rdiquid aliquem accendeie ok incende- 
re ,-( cendo , is , ccndi , cenfam. ) on cxcitare ou con- 
citare o« incitare ou inflammare eu infligare , ( o , 
as , avi , atum. ) act. Cic Ter. 

Animer , porter la jeunejfe aux beaux arts. Ad bor.as 
artes juvcntiîtem e.xcitare ou acuere , ( acuo , is , acur, 
acLÎtuiii ) ad. Cic 

Ar.iricr quelqu'un à la cru.v.nc. Acuete aliquem ad cra- 
delitatem. Cic 

Cela avL'it animé Marins contre Metellus. Qux res Ma- 
rium contra Metellum vchementer accenderat. Salufl. 

ils font p.nimex. l'un centre l'autre. Contra fe inTÏcei» 
e.varfcrunt. Cic. Exarferunt in iras. Mart. 

Ils font plus animez, au coml.'^t. Impenflùs accend'intur 
in certamina. Liv. 

Les uns font animez, par h defir de la vengexnce , les 
autres fe font relâchez, par la profperité. Hos ultionis 
cupidïtas ad virtûtcm acccndit , illi rcbus prof^cris 
hebefcunt. J'aiit . . 

il efl bien animé contre vous. In te incenfus cft ou incf- 
tatus ou concitatus ou inflammatus. In te iracundiâ 
ell incitatus. Tibi gravit;': cft incenfus. Cic. Sec. 
On dit qu'O.'fi pcrfonne efl bien animée pour qaelju'uiù 



f^ A N N 

qu'elle efl bien diffofée à luy faire Au bien. ïu ou erga 
■' aliquem benè animatus. Cic. * ( /« contraire efl maJè 

animatus ci'ga aliquem. Suet. ) 
'ANIMOSITÉ , fubft .f. [ Valfion de l'ame far laquelle 

nous témoignons de ta colère , de la haine (s" du reffenti- 

■ ment contre quelqu'un , c^tii nous anime à la vengean- 
' ce. ] Simultas, génit. fimultâtis , f. Acre odium ,gé- 

nit. acris odii , n. Cic. 
Je n'agis par aucune animofité particulière. Nec me uUa: 

pnvatx injuria: movent. Cic. 
■^■voir de l'animofité contre quelqu'un. Iiifenfo & male- 

■ volo animo efle in aliquem. 

Tar animofité. Inîquo ou malevolo ou infenfo animo. 

abl. Cic. 
ANJOU , [ Trovince du Royaume de France. ] Andes , 

génit. Andium , m. pi. Ciif. 
d'Anjou. Andegavenfis &: hoc Andegavcnfe. adj. 
ANIO , [ Rtviere qui -vient des montagnes de Tibur ou de 

Tivoli , C qui Je jette dans le Tibre au-dejjiis de Rome 

avec un grand bruit.'] Auio , génit. Anicuis-, m. ( C'efl 
- aujourd'hui le Teveron. ) 
ANIS r. m. [ Vlante qui porte une gtaine agréable au 

goût. ] AHifum , gé/iit. anili , n. Flin. 
ANNAL , m. annale , f. [ qui dure un an. ] Annâlis & 

hoc annale adj. l'ar. 
ANNALES , f. t. [ H.floires chronologiques des événe- 

mens par années. ] Annales , gé^it. annalium , m. pi. 

cic. Annalium nioniimenta , génit. nionumentoruni , 

n. pi. Cic. 
£ On le peut favic d'./^?;»,i/<i an firgiili'^r , pui.'que Ciceron a 

dit en parlant de ion ami Atticus , S,.iift,im in tnc annali , & 

dans Ènnius la nii.o mnau dans le neuvié.'.ie livie des An- 

nsles. ] 
ANNALISTE , f. ni. [ Sut écrit l'hifleire par années. ] 

Annalium fcriptor , génit. l'ciiptoris , m. 
ANNATE , 1" f . [ Le revenu d'ir.ie année d'un Bénéfice 

confiflorial, qu'on piiye au Pape depMs le Concordat entre 

■ le Roy François I. ts le Tape Ja.tn XXII. ] Annata , 
^Jnit. annat.e , f. Bencficii Kdïtus aunuus , gén. rc- 
ditus annui , m. 

ANNEAll , f. m. [ Bague qu'en met au doigt. ] Annû- 
lus , génit. annuli , m. t? aiiiiius, t , ni. Cic. 

tetit aymcau. Aniiellus , ou Anclius , geint, i , m. Cic. 

uinnedu confiellé. Annulas furreis ftcUis fctruminacus. 
Petr. 

.Anneau qui a un cachet. Annuljs fignatorius. Và^. Max. 

Ze chaton d'un annex-u. Annuli pala , génit. pala.- , f. 

■ cic. ou funda , genit. funda.' , f. l'Un. 

Mettre un anneau au doigt. AtMMlnrn induite. Cic. ou 

■ digito inducre. l'Un. 

Cfter y tirer un anneau du doigt. Annulum dctiahcre. 

Cic. Ter. 
uinneau de clef ou d'une porte. Clavis ou foriam an- 
nulas. 
/nneaux , [ Boucles de cl>cveii.x. ] Cincinni , génit. 

cincinnoium , m. pi.. Cir. 
d'Akneau. Aunulâfis &c hoc annulare. afîj. Flin. 
lj«i fait des anneaux. Annuiaiius , génit. annularii , 

m. C'ic. 
Slui porte un anneau. Annulïras , annulata , annula- 
tum. Plant. 
ANNECY , [ Ville de Savoy e fur un' Lac de même mm. ] 

Annecium , gén'it. Annecij , n. 
[ C'eft aujourd'hui la retraite de l'Evefque de Geiiê/e&de fon 

Clergé. ] 
ANNi;E ,. f. f. [ La mcfure dtt temps que le Sileil C la 
■ Lune employent pour revenir au même point- du ^oii.:- 
■^ue. ] Afinus , gé.'iit. anni , m. 
f Nos Annces fo.-n compoiees de douze mois , 8c commencent 
8« i-rjf.iur ûo Jii'.Yicr ;, c!k; c.nrinenioiwu autrefois le kn- 



A N N 
demain de rafqués , environ le 23. de Mars , mais Ûiâtlk 
IX. dans fon Ordonnance de 1 564. les a fixées au premier de 
Janvier, j 

uiu commencement de l'année. laitio anni. Principio an- 
ni. Liv. Incunte anno abl. * [Le contraire efl E.xtrc- 
mo anni. Fine anni. Exeuntc anno. abl. C«V. A la fin 
de l'année. ) 

Il me vint voir l'année précédente. Me invifit priori 
anno. Liv. ou anno fuperiore. Cic. 

Je vous verray l'année fuivante. Te videbo anno infe- 
qucnte 0« feqiiencc. Liv. Te videbo poilëro anno. Cic. 
^ Dans la même année , fur 'la fin. Intra tincm aiuii 
vertentis. Cif. * Avant lu fin de l'année. Toto non 
vertente anno. ttb!. ?,uet. 



Il fe fit créer Cenfi: 



cette année-là. In eum annuni 



crcarus Conful. Liv. 
Année fuivante. Infequcns annus. Liv. * Année couran- 
te. Annus currcns. Plin. * Année qui finit. Annus ver- 

tens. Cic. '^ Année 'mrerc al a'ire.ow biffe.xtile. Intcrcala- 

ris annus. Plin. ^ Année accomplie. Pieuus annus. Hor. 

Abfolutus & perfcctus-aunus.Cif.Eïpic-tus annus. U«;«/-. 
Les années qui nous r.tvijf.in nos plus beaux jours , nous 

font connoiflre , que nous ne dtvom pas nous promettre 

l'immortalité. "Ne fpsicTTius 'immaiidliSi monet annuS' 

âz hora , qna; diem rapit. Cic. 
Ces vins fe gardent ou font de garde plufieurs années 

Ferunt annos illa vina. ^tint. 
Qjii a bien des années fur la tê'e , chargé d'aimées , qui 

efl fart âgé ,fort vieux. Gravis annis. maximus annis. 

Hor. rirg. 
ANNELÉ, m. AninelÉf. , f. part. palf. & adj. * T>es- 

cheveux annelez.. CapiUi in annùlos infle.ici. Capilli 

Cincinnati , m. pi. Cic. 
ANNELERjV. aft. {Fa'ire des boucles alix cheveux"] Cin- 

ciniiarc capillos , ( dont on ne trouve dans Ciceron' 

que le P.trticipc Cincinnatus. ) in cinciniios flcttere > 

( flcfto , is- , flexi, fiexum.) adl. 
ANNELET, f. m. l Petit A.meau.] Aunellus', génit. 

annclli , m. Flin. 
ANiX^ELURE , fubft. fcm. [ Frifure des cheveux par an- 

nc.tux , par boucles ] In cirrcinnos fexara , génit. 

fioxunc , J-'. 
ANNEXE , fubft. f. [ U.w p'.zro'ijfe annexe d'une autre, j 

Parircia alteri in lubfidiura adncxa ou adjunfta , gen. 

Partrci.r adncxa- ou adjunûa; , &c. i. 
ANNL.KH , m. AnnexÉl , f- palrt. palf. [ Att.uhé à.]. 

Vû/i'z Annexer. 
ANNhXER , V. act. l Attacher , joindre à une chofe. }; 

Adjungcrt .,- ( adjungo , is , adjunxi , adjunftuni. ) 

art. aliquid alicut vei ou ad aliquid. Cic, 
AN^MVEKSAIRE ,m. & f. adj! [ Siui fe fait' tous ley 

a'if.] Anniverfarius, anniverfaria, annivcrfai'iiim. Cir,- 
AnNivep,saire de quelque cérémonie, Iqui fs renouvelh 

tous les ans. ] Dies annivsrfariuc j genit. diëi anniver- 

farii , m. 
V an.i'iverfiire pour un mort , [fer vice qu on fait pour 

luy .i:i bout de l'année. ] Anniverfaria facra pro mor^ 

tuo , génit. anniverfanorum lacrorum , n. piur. 
Faire l'Anniverdire ou le Bcu: de l'an d'une performe' 

défunte. Annivedat'ia facra pro niort-uo facere. 
ANNOBLIR. , >'o)'i;2, anoblir. 
ANNONAY , [ yiilv du yiva-cz. J Annon^ÉUro , gén'tt'.- 

Annona:i , n. annoniacum , gén'it. 1 , n. 
Siui c(l d'Aj.r^nav. Aiinoniacus , a , vmi. 
ANNONCE f f. t Fubtica-.ian qui fe fait des Comédies 

(S" des B:ns de mariage. ] Decantiatio. Significatio y 

g'iiit. onis , f. Ctc. 
ANNONCÉ , m. annoncée , f. part. pa/T. Annuncia^ 

tu:, iicnuntiatus , a , \uin.Cic. 



A N N 

AN:<0T:CER , V. acl. r PublUr , fi'.ire fcavoir. ] An- 
nuntiaic. Dcniintiarc. Rcimntiare , ( Renuntio j as , 
avi , atuin. } .lA. ( accuf^ii' de /» chtfe , dnùf de Li 
ftrfonne. ) 
i lui M>u>r.ç.t /u '"ort > »' '«' P /f'^'voir qu'il de-voit 
m::trir. Nccc/Tuudincni ukimani illi dcnunnav;t.r<»(//-. 
Hoiam nigrani dtniuuiavit. Tihul. 
NNOKCIATION , T. f. [ Nou-vcUe qtte V Ange afpor- 
ta è /.» yiir:^e du Mtfiére de l'Inc^ynatio». ] Aiimiji- 
tiatio , /*''''• oins ', f. ( mot Uti'iizé j>xr l'ufage. ) 
* Saliitata ab Angclo Virgo , gé/Jt- lalutatae Virgi- 
nis , f 

ANNOTATIOM , I' f. [ Remarque fur quelque -<ï«- 
/•(■«r. ] Notacio. Annotatio , 7h.it. onis, f. Suint. 
Nota , génit. notas , f. Animativeriio , gsnit. animad- 
Tediouis , t. C.V. Oblèrvatio , gcnit. oblcivationis , 

f. SKf f . 

ANNUEL, m. Annuelle, [Q^ti revient rc.ti les <*ns.2 

Annuus , aimua , annuuni. 
Annuel , [Qui fe f^it tous les xns. ] Anniverfarius , a , 

uni. Cie. Annuus , a , um. Virg. 
ANNUELLLiMENT ,,aàv. [ Tous les ans , chaque année.'] 

Smgulis annis. abl. In anr.os lirguios. Unoquoquc 

aiîno. abl. Cir. Annuâ yIcc. Aiir.uis vicibus. abl. au- 

njârim. adv. Tlin. 
ANNULAIRE , adj. m. & f.- comme Le doigt aiinuUire, 

oit l'on met l'anneau. Annularis digïtus , géiÀ'.' digiti 

aiinularis , m. Aul^Gel. 
ANNULLÉ , m. ankullÉî, f. part. pafT. Voyez, ah - 

NUL;.tR. 

ANNULLER , V. act. [ Rendre nul , cajfer un ncle , f.n 
jugcmevt , une procédure , mie loy. ] ACtum , judiciUm, . 
legcra abiogare, [abrô^o, as , abiogivi , abiogacuni.) 
ou tollere , ' toUo, is , TullaU , fubîâtum. ) ou rcfciii- 
dcrc , ( relcindo , is , rccidi , reciiîun. ) on rcfrgcre, 
( refïgo , is > rt.S.xi ,-reaxuni ) ad. ace. Cic. Viig. 
Annulter un teÇcumer.:. Voluntatcs raortuL rcfciiidcre. 
Tcllimentum irritum facerc. Cic. 

ANNULira , cajfer u>ie prcced:^}-e. Cogultioneni litis cit- 
cumducere , ( circumJûco , is , circunidiaxi , circuai-: 
duilum. ) Cognitioncni litis irrïtam elfe jubcre. Cic. 

ANOULI , m. ANOSLiL , f. part. pair. [ Rendu noble. ] 
Vcyet. ANOBLIR. 

ANOBLIR, V. aci. [Rendre nohle."] Nobilitare , ( no- 
bilïto, as, nobilitavi, uobiHtatum.) acl. ace. Nobilcm' 
ex plebeio aliquem facerc , ( facio , is , fcci , fadum.) 
acl. Plin. Nobilitatc alicjuem donaie , ( no , as , avi , 
atuni. ; act. In nobilium album ou ort'Lnem alic]ucm 
adTcribjre ou referre , ( adfcrïbo , is , fcripfi, fcriprum: 
refcro , refers , ret&ii , relârum. ] ad. Plebeiu-m lio- 
mincni ji.re nobiiitatis donare. ( ces Verbes fc lifuit à 
peu pris dans Ciceron. ) 

AtiOhtiR, [ Rendre-illîijlre (y fameux."]' Aliqaem nckidi' 
tare. Ter. Clar'.im & Llluflr^iri facere alicjuem. Cic. 

ANOBLISSliMENT , f. m. [ Titre par lequel on efl ano- 
hit. ] In robiies coopratio , gén. cooptationis. f. Cic.. 

ANODIN , m. Anodine , F. adj. [ ^.1 e(i doux C? ré[a- 
lMtif,parl,tr7t des remèdes. ] Anoajnus , a , um. Celf. 

[ Tcr.iis ue Mcde.ine. ] 

ANOMAL,m. Anomale, f, adj. [[rré«ulii/, parUntd'un^ 
Vtri e ou li'un Kom , qui fe conjugue tS" fe décline cr,n-- 
tre Us règles ordwnires de h Grammaire.] Vcifeumi 
ai-jim^lum , çjfir. veibi anomal i , n. Prijcien. Iiix- 
«J'.ulis & hoc ina-ijuale , pour tous les genres. Var. 

ANONYME , adj. m & f. [ gHiieft fans nom d'Auteur. ] 
S ;»c noir.ine. Ojjus audor igncratur; 

\_Ana y-.^otie irouve d:nsîline avec la tetniinsi'bn grecque, 
par:snt d'une iie^bc dent on r..; r.avoi[ pr.int le nom 

ANSE_3 f. £ [ Ct qxiftrt k pxt^dfi iff h Unir un panier.] 



A N T ^ . P7 

Anfa, ^.f'î^.aniij f. Manicîila, _5'iv.'. nunicul:s, f. Unit:. 
V/ie aitfe tonillée. Aiifa tortïlis , (. Ovid. 
Petite aiffe Ansûla , génit. anliilae , f. V.i!-AU.\:. 
Slui a une .v:fe. Ansi^tus , anlùta , aniàcum. 
Un petit fccau d'.irgcnt ay.xnt deux anfcs. Sltilla ârgsu- 
teola & dua- coniie.'sa: nianlcul.c. Pl.iut. 

On die populairement , [ P:irl.i:n d'une perfonne qt4 . 
m.irche les deux Mains fur les côfe-.,, ] // f^it le pat « 
deux anfes. Aufatus anibiilat, P/.î;./. Subnixis alis iH- 
ccdit. Pluut. 

Les Servantes à Paris appellent X'Artfe dit p.initr , [ U 
pfojit qu'elles font fur ce qu'elles achètent alhnt au m.ir- 
ché avec un f.xnier.] Emoluinentum furtilicum ygé». 
emolumcnti fuitiiîci , neur. 

ANSÉÀTICIUE, adj. m. & f. [ Villes nrféatiq-Ms.] Uibcï- 
intcr fe tivlcratx comjp.ercii ou ncgotiatioiiis cauià. 

[ On ajpclle ajnlî certaines villes d'Allemagne cjufcdci-ccs i<. 
Ii3;ieej enieiribie pour la ùiitete du cemii.e.tc. ) 

ANTAGONISTE , f. m. [ A.ivcrfmre ,q::i efl ohpofé. f 
Advcrfirius , gé;-Àt. adverfani , m. Cic. 
I ANTARCTÎQl'E, otf/e/'e/e AntxriUque, [q.-ii efl oppofé 
f.K Pôle Ariitquc. ] Polus antardïcus. Anil-ti'Rus polus,- 
génit. poli antardici ou auftrini , m. ]Hin. Vcrtoc' 
aulhinus , génit. verticis anftrmi , m. Plin. Mcrick- 
ni axis cardo ,^génit. cardinis , m. Vitr. 

ANTE , Amter. Voyez Ente , Enti-r. 

ANTECEDENT, m. on prononce A.ntcccdant , Antér^ 
dente , i. [ <=lui va dcvimt. ] Aiitteïdens , génit. aa- 
tecedcntis , omn. sen. 

Antfcedenv en Logique, [ c'efl la propcfition d'un Sylh- 
gifr.te appcllié Enrhyméme.] AUteccdens , onfous-entend 
propofîtio , f. Antccedcns , ncut. 

ANTECES.SEUR ,f. m. [ Profjfeur enX>rcit civil & ei- 
noi/iqué. ] Antcccil'or , géiîtt. anteceflbris , m. ce mot ' 
efi de Sititsni' psur dire Un homn:: q_'ji va. à la 'dé- 
couverte d'un paÏ5 •, on peut dire Juris utriufnue doc- 
ror ou antiftcs , géysit. deccoris eu a;"iti(lïri.s , m. 

ANTECHRLST , f. m. [ 'X"/;-;ï;7 q;ii doit régner fu-r la- 
terre un peu avmt le [second- Avehemeitt- d.e J, C. JAii- 
tichriftus , i , m. 

ANTENNE , f. f. Ç ïiece de Boisfu/tcud-'.-e i une pottlivy 

à hjuelle en attache les voiles ] Antenua , gép.it. aa- 

tennar , f. antenr.r'j génit. autennaruin , f. pi. cic. 

B.tifJ'er L'an^enne.Anzcnnim deaiiuere.0f2«'. ou disieda- 

re. Lucr. 
Attacher les voiles au>: antennes. Sisbiicdîre veia aa- 
tennis. Ovid. 

A-NTÉPÉNULTÏÉMt , on La fllahe antépénultième, 
d'un tKot.Tcnis. IvUaba ab extrcma. êlj^int. * Antcpe- 
n^jlti'mus , a , um. parmi les CrtHKi/iniriens, 

ANTER , rovfc E.M TER. _ 

ANTERIEUR , m. anïÉrieurE) f. adj. IS^'i efi devam ' 
peur raifon du temps. jAnterior & hoc anterius , ghi. 
antetioris-pûa/' tous Us ge-.ins , ( ce mot fe trouve dant 
Prudence Q' dans le Digefke. ) j?tior Se hoc piius , aii- 
tiquior & hoc antiquiiis. ^ic. 

Am sT<.ii'jR,l§lu:- efi ùevata ptur le lieu tS" pour lajitua- 
tion.] Prior Si hoc prius. Aincnor &: hoc anteriuâ.CJf. 

AKTÉRILURE.\4ENT , adv. [ Av.v.t ca diva.-it . peur 
h temps. ] Priùs. Ante. adv. Cic. 

ANTÉS , f. f. [ Piî.ifires quôt-i mettoit au dcv.int det 
Xr:-iples. .Mux ,^^ei:it. antarum , f. pi. Vitr. 

ANTHROPOPHAGES , f. m. [ Mmgeurs d'hommes. Oa 
appelle aiiiii des Peuples f-uvages qui m.xngent de Lt 
ch^iir humaine. ] Anthropophâgi , génit. anthvopiî- 
phagorum , ni. pi. ( mot grec. à'a^ifaTii botni-.e , 5C 
(f:i- ùi , je mange. Plin, 

ANTIBE , [_ Ville tr' p^n de mer de Provence. ] Asti.- 
polis , génit. Aiitipolis , f, 

N- 



,8 A NT 

Sfii cfi d'Antîhe. AlitipoUtanus , génit. Antipolitani , 
m. * Celle qui eft d'Aatibe. Antipolitâim , glni:. an- 



npolitana: , f. 

ANTI-CHAMBRE , f. f. [ Chambre qui efi ^evmt U 

chambre où l'on couche. ] Aiwithalânius , génit. anti- 

thalami , m. Vitr. 

ANTICIPATION f. £ [ Lorfqu'on prévient le ternis , tf 

que quelque chofe fe ft'n far uvance. ] Anticipatio , 

gir.nt, anticipationis , f. Cic. 

Coûter par anticip.itioti la jcye de la v-cioire. Gaudia 

viftoriï prïguftare ou pri-cipcte o» prilibare. Cic. 

ANTICIPÉ, ni.ANTiciPÉR, f. part part". Aiitecapcus, au- 

tecapca , antccaptiim. Li-J. Voyez ANTICIPER. 
ANTICIPER.V. ad. [ Prévenir le temps , faire une chofe 
avant le temps. ] Aiiticiparc , ( anticïpo , as ^ antici- 
pavi , ancicipatum. ) Aiitecapt-te , ( aiwecapio , capis, 
..antccepi , aucccapmra. ) Anteoccupaie , ( antcoccùpo , 
as , anteoccupavi , ar.rcoccupatum. aft. Pli». Ctc. 
Anticiper d'::njotir. Anticipaïc uno die. Pline. ^ ^ 

Il n'y a point de peuple qui n'ait une cormoijfance antiri- 
fée de Dieu. £r même fins ejiitde. NuUa gens eft qua: 
anticipationcm quandam Dci iine doitrina non ha- _ 
beat. Cic. 
Voici le terme de mes promeffes , que j' anticipiray mane 
fi vous 'cenex.. Dits piomilTormii ad.eft > o[uera reprar- 
fentabo C\ advcnêris. de. 
Anticiphr figniiîc encore Empiéter , ^var.cer fur t héri- 
tage d'autiuy fait en bÂtijfant ou en laho::r.%r.t: Limites 
fucs exrendcr: in campuni aliênum^ 
/NTICYRE , on appelle de ce nom Deux lOes célèbres , 
dcnti'ir^e ejl d.'.ns'le Go'.pJ;s de Malée , Vautre proche 
de Dephcs. Anticyra , génit. AncicyrT , f. H^rat. 
.[ U croiiloit dans ecs'uK-s beau ;oup d'Eil-ît'or;, & *ie U eft 
' venu lé jTOvc:be d.ins Hor.vJt , qui lenvoyi un fjà pojr 
cftre i;uJii de fa f.Iic dans l'UW d'Anticyr: i îi il cro.t beau- 
coup d'EUéb.ue , «jui a ia vertu de guérir de la folie h.avig,t 

.A:-!t:cy:ii>l Hor ] ^ ' 

i^NTIDATTE , f. f . [ I>»tti antérieure qu'on met à quel- 
que acte de jufii:^ ou à une lettre. ] Dics antiquior ,. 

adf;ripta aiicui inftruniento ;>« epiilôte , génit. dici: 

antiquiovis adlcïipit: , t. Cic. 
ANTIDATTÉ , m. antidattÉe , f. part. palT. J'oyex. ' 

Antibatter. 
ANTIDATTER , V. aft. [ li-tettre une datte antérietirc a 
. quelque aite ou a une /fi;r<;.]Dicm_antiquiorcm cpifto- 

\te, alcriberc, ( alcribo , is alcriplî , ^fcnpram. j Cic. 
■ Vos lettres étaient af!ticiattées. Antiquior dics in tuis' 

cr.at afctipt'a littcri». Cic. 
• ANTIDOTE , f. m. £ Pré fervatif contre le foi/on. ] An- 

tidi^tus ou Antidotum , génit. antidoti , t. eu ncut. 

Aul-Gcl. Plin.itiihm 
^NTIE , [ Ville capitale des Volfqucs dans U f^atium. J 

Antium ,^/»if. Antii, n. H-îr. 
•Aktiates ou. les peuples d'Antie. Antiâtes, ^f'";V. Antia 
tium , m. pL _ 

ANTIENNE , f. f . [ Vn Tr.-rit tiré des TfiaiWics ou «f 

l'Ecriture. ] Annphôna , x -. l. 
r T.-rme d.^nt on fe Ictt dans le Bréviaire qu'on dit a l'îglife. ; 
>iNTILLES, C." lESlSLES ANTILiES, [ /i^r.i ig-AIer du 
■. Nord entre Us deux Amériques. ] Antilla' , génit. An- 

tillarum. , f. pi. 
.ANTIxVIOÏNE, f. m. [_ Minéral purgatif] 5tibium , 

vénit. ftibii , n. Sdmmi , n, cr indéclin.ible. 
ANTIOCHE , fur le f.ewvc Qrante , [ Ville capitale d^- 

la Syrie. ] Antiochia , génit. Antiocliise , f. 
ANTiocHEy2«- le Méand.re , [ Ville de UCari.-. ] Antio- 

cliialupra Meandrum. 
ANTiceHE/rr l'Er/phrate , [ville de Syrie , dont Pli:e 

fait men'ion. ] Antiocbia fiipra Euphrâcem. 
P'Antioche. AnciocliëniTS , génit. Antioch^ni , mafc. 



_ A N T 

* Celle qui efi d'Antioche. Antiochena > génlt^ Antia- 
chcnx , f. 

ANTIPAPE f. m. [ Un Pape qui veta fe faire reconnoitre 
au préjudice d'un Pape légitimement éleu. ] Papa non 
légitimas , génit. Papa: non legitimi , m. Papa vitio 
crcatus , génit. Papas vitio creati , m. Plèudo-pontifci, 
génit. Pfeudo-pontiftcis , m. 

ANTIPATHIE , f. f. [ Inimitié naturelle , contrariété fe- 
crette , qui efi entre deux chofcs , àtrfxatdy. , Anthipa- 

• thîa , géait. arnthipathia: , f. Plin. :Bellum. Odiuiii , 
génit. i , n. Naturaiis repugnantia , gén. naturalis rc- 
pugnantia: , f". Adverfans & repugnans natura , f. Cic. 

On parlera dcsfimpathies & des antipathies naturtlUs 
que les chcfis tnfcnfibles ont entre elles. Fax fimul aut 
bellum natutas dicetar. Odia amicitia;quc rçrum fur- 
datujTi ac fenfu carentium dicentur. Plin. 
Les chofes qui ont de l'antipathie , ou de la fimpathie ertr 
tr'elles. Quk inter fe yel difsïdent , vcl convcniunt, 
Quibus l'unt quaîdam vcl bclla , vel amicitir. Plin. 
Tay une grande antipathie avec luy. Non congrue cura 
illo naturâ. Non congryunt mores cum illius mori- 
bus. Cir. 

ANTIPATHIQUE, adj. m. Sel [ Sui vient de l'antipa- 

/i!>.]Advcrrans. Rcpugr.ans ,gén. antis , om. gen. Ci^. 

Leurs humeurs font antipathiques. Contrarix, divcrfarquc 

atque inter fe répugnantes funt naturx illorum. Cic. 

ANTIPERISTASE , Ci. ,[ Qualité contraire tr oppofee. ] 
itriTii^i^xTi'. Antiperillaiis , génit. antipcrifta(;s , f. 
Circiimobfiftcntia ,^f'»;f. circumobflftcntix , Contra- 
rièu'; , génit. contrarictatis , f. 

ANTIPHONIER ou ANTIPHONAIRE , f. m. [ Livre 
d'F.'jJiJe OH les antiennes qui fe chantent font notées. ] 
Antiphonarium , ^^'«ù. antiphonaril, n. 

r Terme Ecclf (iaftique. J . 

ANTIPHRASE , f. f • t Contre-vérité -, figure ironique par 
laquelle en difant une cbofe on entend tout le contraire.] 
Antiphr.ïfis , génit. antiphralîs , f. Strv. ,& Vonct. 

ANTIPODES , f. m. [ Ceux qui ont les pieds oppofez à 
nons , qui msirchent fous l'hémifpherc qui nous efi oppo- 
fe.'] Antipodes , ^f;;:V. Antipodum, m. pi. ^T(>r;r(f 
Qui funt c rcgione nobis. Qui funt è contraria parte 
terr". Qui adyerfis venigiis ftant cojitra noJba veili- 
fia. Qui adverfa nobis urgent veftiiiia. cic. Antich- 
thônes ,gcmt. antichthonum , m. pi. 
, [ S,-réque pa tant de ces pcrlonncs qui font du jour !i nu't , & 
delà nuit le jour dit. ] 

Nous avens dans ncfire Ville des Antipodes , q;fi , comme 
dit Caton , n'ont '-jamais veu lever , >?i coucher le So- 
leil. Sunt quidam in urbe Antipodes, qui , i;t M. CatQ 
ait , nec oricutexn numquam Solem vidoyant ncc oc- 
cidentem. Sen. 

On DIT figurément { D'«w homme quia des fntiircnt 
oppofez. k la raifon. ] Cefi l'Antipode du btnfcns. Com.- 
mîîni fenfu plane .caret. Hor. 

ANTIQUAILLE , f f. { Terme de mépris , qui f- dit des 
pièces antiques ou vieux meubles de peu de con/equen- 
ce. ] Viles vetuftatis reliquis , ^t?»«.vilium vetultatis 
reliquiarum , f. pi. Viles vetulL\tis quiiquili.-c , génit. 
vilium quifquiliarum , f. pi. Vilia veterr.menta , génit. 
vilium veteramentorum , neut. pi. 

ANTIQU A^IRE ^ f m . Ç Curieux des mojtumens anciens, 
'qui les recherche. ] Antiquarius , génie, antiqujrii, m. 
Suet. antiqiiitatis fludioliis , m. * Antiquaria , Juv. 
pour Vne femme antiquaire. 

ANTIQUE , adj. m. & f . ] Ancien , qui efi fait il y a 
long-temps. ] Antïquus , antiqua , antiquum. Vetulhis, 
vetufta, vetuftum. Vêtus ,|-en. vetcris , pmn. gcn. Cic. 

[ On dit au Comparatif ./î-<f>f«(o. f> hue annq'i'ns : J\::'.ji.or à- 
hoc vetijlius. Cic. Veieria- & hoc vettàm, ïiaut Et au Super- 



A N T 

lKi( .im':<imj:mm , a , :,m. Cic. levjVjJimiis ,JI,1K«. Tacit.^c- 

icnii.rui , t , un. Cic. 1 

se fir^ir OM ufr de mots antiques. Ex vctuftate lumere 

vcrba. Cic. 
Des iiiaurs antiques.' Aim(]ui mores. Fh:it. * Un homms 
d'une -vertu & d'une fidélité antique. Homo ancicjuà 
virtutc AC fiJc". Ter. 
^STIQUE , mis convue un fubflaniif, ij'ù fe dit des ouvrages 
d'archneclure , de peinf.itc H de Iculptuce , ipi on: elle taits 
du cemps des anciens Giccs & Ro.-nains : depuis Alexjndte le 
grand |uù]ues à l'tmpetcur Pliocas. j ^^Imçuum , génit. ami 
^^ui , on loifs-eiitenJ ,pus. 

Cette peinture efl d'un goût antique ou fcnt fin antique. 

Antiquitatem Tapit hïc tabella. 

Un bafiimtnt à l'antique ou qui efl antique, itdificium 

opeiis antiqui. ^dificium antiquo opère perfcduni. 

Cieer. 

i/ li'aiMc que les antiques. Solis anriquis opcribus delcc- 

tatur. Aiiàcjua Iblùm laudat & probat opéra. 
Vofire probité tfi trop à l'antique pour eflre du goût du 
Jiécle. Tua probitas nimium eil auciqua , ut iit eju^ 
a:tatis , ou quam ferre polTit luec a-cas. 
V/ie fortcrs(jé antique. Propugnacùlum aiitiquo opè- 
re mujiltu.n. 
A l'antkîijE- Antiqao modo-, abl. Antique, adv. Hcrat. 
ANTIQUITÉ , liibit. f. [ Le vieux temps, les jiecles f.if- 

fez.. ] Aiitiq-iitas. Vetailas , génit. atis , f. Cic. 
è<uiff.iit bien l'antiquité. Omnis antiquitacis perici.Ti- 

nius. Cic. 
.Antiquité d'une race. Auciquitar gcncris. Cic. 
ANTicd-'iTÉ , [ Les Anciens. ] Aiitiqui , génit. antiquo- 
rum , m. pi. Cic. antiquitas , i.gentc. acis. Cic. 
De toute antiquité. Ab ulcimâ aii:iqmtace , f. Cf. 
ANTiQi-'iTtz , [ Bc.iu.x morce^iu.x qw. no.ts reficr.t des an- 
ciens. ] Aiitiqaa 9p^ra , génit. aniiquoruni opcrum , 
neut. plur. 
ANTiTHISE , fubft. f. [ Tigur? de Rhéui-ique qui car.- > 
Çt^e dans un jeu t? une nppofition de mots. ] xi.ihris > 
Antithêlîs , genit. antithelis , i-'. Suint. 
ANTONOMASE , fubfc. f. [ Figure d'éloquence dans h- 
quelle on en:plo;e un nom appelisitif au lieu d'un nom 
propre , comme le pùiloiopl-ie pour dire Platon. } Aiito- 
roirafia , géhic. antonomafia: , î.-'.tT<>,çfiK.tr.ii. 'jinint. 
ANTRE, fLibit. m. [ Grande, ca-verne ou creux fiufter- 
rain. ] Antrum , «rça» , gémt, antri , nc'it. Spelxuin, 
génit. fpelii , n. Specuç , gti.ir. fpecûs , m. Cic.Horat. 
ANVERS , l Belle àr grande Fille du Br:ibant d.ins les 
P.us-Bas , fituéc fur l'Efcaut. ]. Antucrpia , génit.- An- 
tucrpias , f. 
[ t'E.Titjiie tft ruin.ig3nt de Mclines. C'eft auffi un MarquiTac 
do S. Einpice. J 

flui tfi fl'^'/î-T/'c-ri.Antiicrpienlîs S: hoc Antuerpienle adj. 

S'ANUITER , V. ncut'C. [ Se mettre a la nuit. ] Sub cb- 

fcûrum notcis ou fub ipba iiode ou iub noftcm arabu- 

!arc , ( lo , as , avi , atum. ) neut. Cic. Caf. 

\ Mot populaire & bjs. l 

ANUS , fubft. n\. [ l'Orifice du fondement',, le trou dtt cù.'\ 

Anus , géiiit. ani , m. Cc'.f. 
ANXIÉTÉ tubft. fem. [ Veh^e , embarras à'efprit. J An- 
liëtas , génit. anxietatis , f. Pi'w. Anxietûdo , gcnit. 
anx:etudiriis , f. Cu-. 
[ Ce mut a viei.li dans noUie Langue , & ne .'e dit "u'en Mor.i- 
le, pour txiliquer cette panion de l'anie , qui vicpt de !a dii- 
ficuite d'éviter les maux nnnt le.piit crt attaqué [ ' 
ANXUR , aujoutdlmy Terraci.me , [ V.lle de la Cam- 
panie , b.-iftie fur des rochers. ] Anxnt ,gé-nir. Anxuris , 
m. & n. Hor. Mart. 
[ Imiofi.u.i [axis andoitibus .Anxur. Hor, & Mirlul. C-niidiis 
./iflxar étjuis ] 

AONIE , [ La partie montutuft de la Eéot.e. ] Aonïa , 
iénit. Aonia; , f. 



AO 



S9 



[ Les Mufes font appelles .AmiJes ou .Aorr.e»;:es , dts ivion- 

tJgnes Aoniennes , Ôc .de la fontaine d'Aganipp; qui leur elt 

conraciee. J 

AONIEN , m. AoNtKNNE , f. Aonius , Aonia, Aonium, 

AORISTE , lub/t. m. [ Prétcrit mdef>hi de la Conjugai- 

fon des Varies. ] Aonllus , i , m. 
[ Terme de la Oiauiiiuite Gr^-que. Les Gtecs ont deu;c Aoiiftes , 
les Latins n'en ont pas un. Les veiCei François en ont un , 
qu'on appelle Vfiùfit indtjfii , comme J'uimaj , a.-e. J 
AORTE , fublh I. [ La grande artère qui fort du ■ventri- 
cule gauche du coeur pour porter le fi.ng d.tns tout le 
corps ] Aorta , génit. aorta:, f. Magna artcria è ventriv 
cuio cordis finiftro exiens , f. 
AOUST , on prcKOHce Oiit. AnguAus , génit. Au'Tm'^i , oa 

fous -entend nienlis , m. 
[ 11 s'apt-elloit avant Auguile Mt',j:s Sc.vtilis , le fisiéme Mois 
de i'aiinée ks Romains ne la conimciKant auttefois ou au 
premier jour de Mai;. Ainll i.oue niuis li .-ioull le trous'e.oit 
le lixi.-mc ini is. J 
Aous-» pris pour la recelte des 'jleds , la moiffon. Mefln 
gémt. niellis , f. Cic. 
T.v.re l'aoufi. Eaccre merteni. Cohtm. 
O.N Dir figiivéiiK-nt , il fait fin aaufi , il g.fg»e beaucoup. 

i.ll lucium iili ampluni. PLiut. 
.'.OUSTÉ , m. A0U3TÉE , f. [Parlant des fruits qui font 
meurs , (S" qui ont pafft le mcis d'Aoufl. ] Matârus , 
macura ,• maturuin. Ctc. 
AP.AISER , &:c. iioyez- Avt> kiszk avec deux pp. 
APAMÉE /'«r l'Oronge , [ y die de Syrie ,. autrefois Arche- 
■véchii fous le Pairiarckat de Confianiinople. ] Apamca. 
cr A-'amïa , génit. x , f. 
[ 11 y a ei trois Villis de ce nom-, l'atie Ahi le Marfe ; l'autr: 
fut la Pio.ioiuiJ-, V:l!c lie laBirhynic cnue-Burle ik Cyzi'.-ue J 
APANAGE ,-x'o>«, ArPANAGE. " ' '' 

[ Cherche : par deux PP tous les au'.tcs mots que vouô ne itoïu 

verez poiUt par un I'. ] 
.-.PART , ■voye-:^ fur 'Pakt. 

.•vPATHIE, ftiblt. tcm. [ Infir.fiiilité pour toutes chofes, 
Apathîa , génit. apathia;, fera. xTcadU , mot grec dam 
Ciceron & Sénéquc. Scupor , génit. ilupôris , mafc.C;V. 
A.'Fciftuum vaciiïtas, génit. vacuitâtis,?. * (> foici com- 
me en a parlé Pline ; Rlgor quidam torvitafque natu-- 
r..c dura CT iuflexibilis. ) 
APATHlQlJE , adjcft. m. & f. [ rnfcnfible. ] Homo ri- 
gides & huma.iotum alfcduum cxpcrs. Durus, a , um. 
Inficiibilis , is , m. 
APPENNIN, fubft. m.[ Chaîne de Montagnes aui traver- 
fcnt l'It.-.Le du couchant ait levant. ] Apennînus , gén. 
Apcnnini , m. Liv. 
Qui habne l'Apennin. Apenninkôla , génit. Apennini- 

co!x' , com. gen. fiez- 
Sui demeim fur i'-4?i:;;x;».Apeil!Vinigëna , génit. Apen- 
nin igena: , com. gcn. Cla-ad. 
APÉRITIF , m. Aperitive , f. [ S^ii ouvre tr relâche y 
p.irLint de certains remèdes.'] Mcatus aperiendi vim ha» 
bens ; entis , omn. gen. Meabïlis & hoc meabile. adj . 
Pltn. 
APERT. Il appert ; voyen fur AprzRCEvOïK. 
APERTEMENT , Twy'fi OuvertemeiNt. 
APHORISME , fubft. mafc. [ Se-.jttnce qui comprend en 
peu de mots lts.propr:etex, de chaque chofe. ] «f o,c«oj , 
aphorifmus , génit. aphorifmi , m. 
APL0*!B , voyez, fur Plomb. 

APOCALYPSE , fubft. f. [ Révélation , nom du dernier 
'livre du Nouveau Tefiamcnt , c.ui contient les révéla- 
tions faites à S. Jean l'Evar.gelifie. ] Apccalypiis , .jw. 
Apocalypfis, i;r««?.oij , .;?;i)f ^i'tr.Detedlo, génit. dc- 
tcdionis , f. Vifioncs , génit. vifionum, f. plur. Vifa, 
génit. viforum , n. plur. iluint. Cic. 
On riT dans le familier , [ Parlant d'un homme qui s'e.x- 
piique o'vjiuremtnt , t?' qu'en a de la peine à ccmprcn- 

N ii 



.10« AP O 

d.fe. ] Cet hoffime rfl bien ^pocalyf'fe. Ohfcûrn^ cft totus 
hic hoino & involûcus naturx obicuritate. lacxplicïtus 
c-lt , & fciïiitix incxplanatr. * Contortè dicic. Cic. 
ArOCRYPHE, adjsil. m. & f. [Secret, caché , inconnu, 
.rtjjhré , tnh à f.trt. ] on appelle Livres apocryphes dans 
l'Éillile , [ ceux dont les f,ii'?ts Pe/es n'ont -^as Jfcu l'ori- 
giite , OH bic>7 ceux qui eftncnt garàez. fecrettennnt , ou 
ieiis en f.irHadicr d.ins l'Eglife, ir qu'elle ne refait pAS ] 
Libri apocryphi, m.plur.Libri dubia; iLiêi. Libn quibus 
mérité fides deroL^atur on deiiegatur. 
APOGÉE, fablLm. [ Le plus haut point î? le fins éhigné 
du centre du monde. ] Apogëum , ùjriyin' génit apo- 
gëi. , n. Summa abiis , génit. fumma: ablid:s , i. Pti». 
On dit en un fcns figuré, S^ gloire efl dans fon apogée 
ou dans fon élévatiQ» , elle ne peut pas aller pins haut , 
icî plus loin. Aitiùs gloria illius aiccndcrc- non poteft. 
Curaulacior elle non potcft illius gloria. Cumulatilli- 
nia cft glovia illius. Cic. 
jMKîLOCj'ETIQIÎE, adj. m. & (.comme Un difcours apc- 
loi^étiqtfe , [ cui corjient la défenfe tff la jufiificztion 
d'une ftrfcnni. j Alieujus defcniio, génit. d.;fcnhonis , 
fem. Cic. 
APOLOGIE , fubft. fem. [ péfcnfe, jiifiifieatlon. ] Acolp- 
çia , ÙTTv tya , gé/iit. apologiœ , f. ^'//>?«. Dckniîo. 
PuLgatio , génit. onis , f. Cic. 
Il entreprit fia apoicgie . fa défenfe. Illius dcfciilïoncm -.' 
(lilcépit. Cic. ■ ' , ' 

APOLOGISTE , fubft. m. [ Cclny q.ii écrit une apologie.'} ' 
Dcfcniôr ,£f'?;;>. deF™(bris , mafc. Cic. Apclcgiita , _ 
géntt. apolcgi'.iX , m. ; 

APOLOGUE , iubft. malc. [ Lifir.wciioi: morale .qu'en tire 
d'une fable invetil ée expr'ès.yA^olo3,ViS , An-c^.oysttgén. 
apoiogi , m. Aifabulatio , génit. pnis, km. 
APOPHO?.ETE , (ublt. m. Apophorëta, j-ecif.apopho- 

re torura , r. pi. «lO^i pr.it.Suet. 
£ Irlarti.il 2 intiiulé lieçe noai (.quelques livres de Tes Ej>igr.im- 
' mes tciichant les dons qui le fj loient à Rome çii ccTtaines 
folcinnitez 0« feftirs , i-tucH'/itai dibat viris apophrct.: , à- 
C'Uni'is Ma.tii jiv:i>iis. Suet. :1 envoyo t des fre.ens ai:x 
homiT.es à la fcfte des Saturnales , êc aux femmes le premier 
jour de W:its. 1 
.APOPHTHEGME fubft. m. [ Perole fementienfe (? re- 
ranrquîUe. [ apophtbsgnia, ''.n.lii/.,^. , gé::it. .ït;î, n. 
■ .F-icëccdiduni , génit. Kicctt dl,;\i. neut. Cic. 
beaucoup de bo;is mots dits par plufieuj's , comme font '■eux 
eue h -vieu:: Caton a min^jfés , (y qu'on appelle apo- 
fhthcgmes. Mulu niultorum facîJcè diAa j ur ea ou.r 
à fcne Citônî colledta funt, m\x vocanc àra^Ô£»/^a.ji/. 
Cicer. 
[ Il ie tfouve écti: en Grec dans Ciccron ] 
^.POPLEÇTIQUE , ?.dj. m. & f. [.çj/ri eft fujet k des at- 
taques d'apùpléxie. ] Attonïtus , atconita , attonitiim. 
Cujus mens Ibipet. Celf. 
_Vn remède apopleilique , bon contre l'apoplexie. Rcme- 
dium contra aeryorum ftupotiui pr^fciHillinidni, gén. 
remeJii prxfentiirimi , n. 
APOPLEXIE, fublK fcm. [ Ktoiirdifl'ement on abatc/nent 
du eorj.1 W de l'efptit , foiidnine pri-oation de fehcinunt 
& de moM-jen)e»t. ] Apoplex'a , ^énit. apoplexia: , t. 
tctriTT.'.'.iiu . Cl//. iVlorbii5 ex refolutione nervorum. Si- 
.deratio , gé/:it. (iderationis , f. Scrib-Ltrg. JS'crvoruni 
flupor , génit. ftupoiis , m. Cic. 
£ Cette maladie eft ciufée d'une pituie cpaifTe & froide, qui 
vient à remplir roia à coup les vcnuicules dulccrveau , Cx buu- 
eheou liuccit le» artères. ] 

- il aett une atteinte , une attaque d'apoplexie. Tentatus 
fuit ftupore nervorum. { par iwitatioa d'Horace.) 
Il efl mon d'apoplexie. Srupore nervorum fiblatus cft. 
APO.STASIE , fubft. il-in. [ Révolte , abar.donner,iciit du 
fxrii cjuon avok fiii'j! pour enfuivre un autre , ce qit' 



A P O 

fe dit en mutiere de la Religioit Catholique , lors qu'on 
la quitte pour embraffcr le Paganifme auquel on a-voit 
renoncé par fon Baptême. [ Apoftasïa , X7r,saa-ia , génit. 
apoftad.c ,• i. met grec : en Latin. A veri fidc defedtio 
ou dcferrio , génit. onis , f. 

APOSTASIER , V. neut. [ Renoncer à la vraye Toy çr '» 
la -véritable Religion après l'avoir embraffée. ] A fide ou 
à vcrâ Religionc deticere , ( deticio , defîcis , defêci , 
defciîtum, ) ou defcifcere , ( defclfco , is-, defcivi , dcf- 
cltum. ) neut. Fidem defercrc , ( desêro, is , deferni,, 
dcfertum. ) act. Cultum Dci & veram Pveligionem ab- 
jLccre , ( abjicio , abjkiî , abjéci, abjeclum. ) acl. ■ 

[ Tojutes tes fa^CDS de parler Latines font de Ciceron & des 
biiijs Auteurs , toutefois Cicerpii ni Tacite n'er.tendem pas 
par le mat Fiiei ce que nous entendons , mais bien U fidélité ; 
néanmoins noue le trouvons confacté dans la Religion à cette 
fignificauon ; car c'eR manquer de fiCel.té à Dieu , que de 
luy manquer de foy ti de p?tole , que de quitter fon fervice îc 
fa I.oy nprés l'avoir cmbrafsce pour leiouriitt au culte des 
fjux Dieu;:. 

APOSTAT , fubft. m.^[ Cdtcy qui renonce à la foy dont U 
avoit fiit profejjion. ] Apoft.ua , génit. apoftata: , corn. 
g':n,. mot gjec. fidei defertor , génit. dcfertoris , m. à 
tidc dcticiens , génit. dcficientis , mafc. 

Apostate , (iibft. f. [ Celle qui renonce à la Foy. ] Mu- 
licr.à fide dcficicns , génit. muliciis dcficientis , feni. 
M ilicr apoft.ua , génit. mulieris apoftatx , f. 

APOSTER , V. ac>. loyez Aitoster. 

APOSTILLE , fubft. f. [ Annct.ïtion ou rcn-joy qu'o;?. fait 
ait m.ïrgc d'un écrit pour y a/oùter quelque chofe qui 
m,%nqiie Aans le texte ,.ou po-tr l'éclaircir tf l'interpré- 
ter. ] Nota , génit. nota', f. annotatio , génit. aniiota- 
tiqnis , f. Cic. Brevîs appenciLv j^ewir. brcvis appendl- 
cis , f. Cic. 

APOSTILLE , inafc. ApostillÉe , {cm. part. pafT. Voytx. 

AroSTILLEH. 

i APOSTILLER ,V. a(ft.-[ Faire ou mettre des apoflilles à 
quelque écrit o,u li-vre. ] Notam alicui-fcripto appin- 
gcre , ( appingo , is, appiaxi , appiftum. ) ou addcre , 
l addo , is , addïdi , addTtaiTi. ) ou adfcribcrc, ( adfcri- 
bo , is , adfcripfi , adfcriptum. ) ou apponcic_ , ( appô- 
no , is , appolui , appositum, ) aft. Ctc. 
Va écrit apcjlillé en 'divers endroits. Scriptum cui variis 
Iccis a<idïtx- funt ad margïnem annotationcs. 

APOSTOLAT , fubft. mafc. [ Dignité ou Miniftere d'u/i 
Apoflre. ] Apoftolâtus", génit. apoftolaoïs, mot ctnfacré 
dans l'Egtife. Apoftoii munus , génit. luunëvis , neut. 
Apoftolîca dignïtai ,jrenit. Apoftolic.T dignitatis , i. 

APOSTÔLIOIlk, adiccï. m. & f. [ d'Apopi ] Apofto- 
Ikus , apoftolica , apofto'icum. mot ionfacré. 

APOSTOLIQUEMENT , [ A l'apoftalique , comme un 
Aboflre. ] Apoftolovum in morcui. Apoftoloruni mo- 
re, abl. 

APASTRE , ou comme en prononce ArÔTRf , fubft. mafc. 
[ Difciple de J. C. qui a eu fa mijp.o:! de iuy pour pref- 
chcrfon Evangile par tout le monde. ] Apoftôkis, génit. 
Apoftoii , m. M riç!>)iii c|ui veut diti Envoyé , Ambafj.%- 
diur. Fidci doiflor ac praico , génit. fidei dodloris ac 
prx'conii , m. 

On dit proverbialement , C'cfl un bon Apofcre , pour di- 
re C'efi sm bon co.r^p^gnon , c'e^ un gaillard. Eft fcdl- 
vus ^ hilaris. * C'cfl un adroit timpcre. Eft versû- 
tus. * C'cfl un bon hypocrite. Simiilîcor , génit. fimu- 
laroris , m. 

APASTRAPHE , fubft. f. [ l'irgule qu'on met audeffut 
d,'une lettri au lieu d'une voyelle qu'on retranche. ] 
Apoftiôpha , génit. apoftrophx , f. «;r sppa. Elifa; vo- 
cal is nofa apposïta , génit. nor.x appo/itx , i. 

Apostrophe , [ Cmverfiof , figure de Rhétorique , 
lors qu'on nddreJJ'i U paroi: a quelqu'un. J Apoi- 



A r o 

trôpha , génit, apollrophi , f. AfcortVeâ. 

A:>0STK.0PHER , V. a:t. [ ?,armi les Gr.\mmatrU»s fg- 
nijie Omettre ou retr.inch.r une ■jjoyeile , ne U p.is pro- 
nonctr ni mtrquer tn écriiiant. ] Voculcin eliJcre , 
( clido , is , eliii , clilum. ad. ) 

A'.'osTr.orHER , [ Adrrfjcr U parole à quelqu'un dans un 
Jifccurs. 1 Aliqucin appellare ou compcUare , ( pcllo , 
as , ptHavi , pcilacum. ) ait. ace. AUoqui , ( alloquor, 
cris , ailocjuutuî ûim. ) dcpon. ad aliqucm orationcm 
convcrtcrc , ( convetto , is , converti , converfum. } 
td. Cir. 

ArOSTUME , fuhft. tem. ] Ahf$és , tumeur centre r.a- 
nire , cvfiure qui vient à quelque fartie du corps cxu- 
fee pur quelque humeur corrompue qui aboutit a ftippu- 
r.ifio». ] Apofîéma , r-ç!-i,i,ua,gi:).it. apoftematis, ncut. 
Plin. Vomïca , géiiir. vomïcx , f. Pl.iut. ablccirus , 
génir. abiceisàs , m. Suppiirâriim ,génit. fuppurati , n. 
Suppuratio , génit. Iiippurationis , f. Celj. 
ApcJ'.utne ouverte , pircee , crevée. Incîia on rupta fup- 

A piiiatio. Celf. 
Avoir une nptfiume. Laborare vomicà. Celf. 
Crever une apofliiine , l'ouvrir L% percer. Ruinpcrc ou 

lêcarc vomicain. Celf. PUut. 
Ke touchez, pus je vous prie à cette /ipoftume , car des 
qu'on y touche tant /oit peu , je fens des douleurs ex- 
trêmes y je n'cty pas VKtlu la, faire percer ou y faire 
donner un coup de l.inçette , de crainte que H.flunt 
p.%s meure , je n'en reçoive plus d'incommodité. Vomi- 
cani prcnfarc parce; namubi quis eam malà ma.iu 
tangir , dolores cooriuntur ; fecari non juflî , mé- 
mo ne inimatiïram fecem , & iiiilii exhibcat plus ne- 
liot ii . Vlaut. 

Ov DIT iîgurcment &: proverbialement, il f.^ut que l'a- 
pojlumc crève , pour dire II faut qu'une colcre ou quel- 
que pajfton cachée , quelque conjuration ou affaire fe- 
crette vienne enfin à éclntter. Erumpat tandem occul- 
tum odiimi &: riat paiàm necelL- cit. Cie. 

AÎ'OSTUMER. , V. n. [ Venir à fi-ppuration.} "îiippurare, 
( luppiïro , as , fuppuravi , fuppuratuni. ) Abicedçrç., 
( ablcêdo , is , abfcein , .ibfceilum. ) Plin. Cic. 

APOTHEOSE , fubft. fem. [ Cérémonie pnycnne , que 
fatfoient les idolâtres , pour mettre les Empereurs 
an rang des Dieux , après qtioy ils leur dreffient des 
temples (y des autels. '\ Apothcôfis azrdi.Fiç , génit. 
apotheôfis, fcm. In Deos relatio , génit. reUtionis , 
fem. Cic. 

APOTHICAIRE, oh Apothiquaire , liibft. m. [ Celuy 
qui exerce cette partie de la médecine , qui eonfifle dans 
la préparation des remèdes. ] Medicamentarius , génit. 
mcdicamcntarii, ni. Vlin. Pharmacop5la,^f'«;V. phar- 
macopolx , m. Cic. Hor. 

( Ce demi i mot (•gritîe proprement un Driguifn , celuy qui 
> vend les i^emede; hns les préparer : le mot à' Vapieittxrms 
iigr.ifie w* Pjrj-.trfUu.-. ] 

APOTHICAIRERIE , fubll:. f. [ Lieu ou. Von prépare les 
remèdes , la boutique d'un Apothicaire. ] Offlcîna 
medicamerstaria , génit. officina: medicamcntaria: , 
fcm. Plin. Medecïna; , génit. medecinarum , fcm. 
plur. PU.-it. 

AI-OTHICAIRESSE , fubft. f. [ Celle qui }rep.,re les re- 
fredes. ] Medicamcntaria , a: , f . 

AP02Hi\!E , fubft. m. mieu.K que fem. [ Remède liquide 
compofé d: di-xjerfcs décodions (3" fyrops. ] Décorum va- 
riis fyrûpis mixtum , génit. decodi yariis fyrupis mir- 
ti , n. Vlin. 

APPAISER , V. ad. [ Rendre paifible & tranquille ce qui 
efl .igi:é Cr ému , parlant des ferfonnes W des chofs. ] 
Sedare. Placarc , ( o, as , avi, atuni. ) Mitigarc.Tran- 
qail!»n;. ?âcific*re, ( o , as, »vi , atwn. ) ad. acc.H?--. 



A P P JOt 

Tranqullliim aliqucm facerc. PLtut. 
App.iifer quelqu'un qui efl en colère. Iram allcujus placa- 

re ou feJarc. Cic. 
Appaifer une fé-iition , des inimitiez , un tumulte. Sc- 
ditionem , inimicinas , tumultum, IcJare ou conipîl- 
cere ou comprimere ou coercere, ( compcl'co , is , com- 
jx;fcui , compcfcïtum autrefois : comprime , is , com- 
prcffi , comprelfum : cocrceo, es , coërcui , coiircituni.)^ 
ad. Cic* Api^nifer des quertlles. Jurgia fledere, ( flec- ' 
to , is , flcxi , fle.xuni. ) ad. Petr. 
La mer eft app.iifi',l "''^ft plus agitée , ni émue. ] Trm- 
quilliuii cft mare. Cic. Piacïdura ventis ftat marc.Sile* 
.rquor. r;Vj. Mare pacatura eft. Hor. 
Les troubles font appaifa.. Jilefcunt ou confilcfcunt tUî- 

hx. Plant. Ter. 
Les vents s'.ipp.tifnt ou font appaifez. Vcnti cadunt nu 
concïdunt, conliilunt vcnti. CicWcati ponunt oit filent. 
J'irg. Sicrnunnir vcnti. Hor. 
APPAISER quelqu'un qui eft en colère , OU Kpp*ifer fa es- 
1ère. Pacare. Pacificarc. Placarc. Scdarc. Tranqmllat». 
ad. accuf. Cirer. E-v irâto tranquillum aliqucm facetï. 
Plant. Incenfum aliquem leltingucre , ( reftinguo , 
guis , rcilin.xi , refllndum. ) Iiani alicujus ou iraauv 
diam mojlue , ( mollic, is , moUivi , moUitum.) Re- 
coUigcre aliqucm iratum, collïgo ) , is , collêgi, cot- 
ledum. ) Cic. Lenirc aliquem , ( lenio , is, lenivi, Ifr 
nitum. J Rcddcre aliquem mitiorem. Plaut. Irani ali» 
cujus compefcere ou rcprimerc o» comprimere. art. 
Ter. Cic. 
Je le priay d'appaifer fa colère oa de s' appaifer. Rogavf 
ut eifringcrctur, ou ut mitigarctur, ou ut precibus ilcc- 
terctur , <?« ut rcmittercc iras. Petr. 
Appaifer quelqu'un de paroles. Verbis contutarc aliquemj 
( confûto , as , avi , atum. ) ad. Ter. 
[ Ce verbe eft proprement uo rerme de cuitine , qui veut dire 
Vmo it/fa:m f^ivivtencamy'un ,]a\.ei. de l'eau troi Je fur de 
l'eau boniUanre avec nn' petit pot qu'on appelloit /;((«« Ti- 
liiinius dans une Frète apptUée $c:viit dit , Co<^i"' a'.unw» 
(.umii f.rvit , /Hfi mi'^Htit , Quand le pot bout trip, le cui- 
liner l'appaile avec un petit pot d'eau ftoiJc. Et de. lace m»'' 
a efte dit de cetrx qui appaiCeut les empottemens de colère 
qui font les bouillons du fang ) 

Dites-moy , je vous prie , ce qu'on fcrvit au premier fer- 
vice pour appaifer la grojfe faim. Y)^. , a non eft grave, 
que prima efca iratum ventrcm placavcrit. Hor. 
Un gros chien d'attache abboyafert après nous , muis nous 
al baisâmes fa fureur en luy jet tait à m.inger. Canis ca- 
tenarius multo tumultu nos exçêpit , fed cibo furoi'Cim 
lUius rupprellimus. Petr. 
s'Appaiser, [ Se calmer. ] Se darc ad Icnitatem. Cic. 
Il s'appaifera. Miffam iram faciec. Cic. Iram ponct./Ztfr. 
Irac modcrabitur. Hor. Deflagrabunt ira:. Liv. Oniittec 
iracundiam. Ter. Rcprïmet iraiïi. Dccédet jam ira il- 
lius. Tcrent. 
J'avois quelque efperance que vôtre colère s'afpaiferoit. 
Spcs animum fubîbat, deâagrare iras tuas polie. Liv.c» 
quôd ira defervefcerct. Cic. 
il s'eft appaisé , fa fureur , fa colère eft pafsée ou appaifée. 
Faror oa ira illius jim consêdic. Ardot animi consc- 
dit. Ciccr. 
Si colère s'eft.mt .tbpiifée. Cùm"illius ira: refediffent.tw. 
Ubi ira confedilTct. Liv. Cùni iracundiam rcniifiirct, 
Cjm conquieviHl't. Cic. 
Voyant qu'il ne >' appi'.ifoit point. Cùm modum ira; nul- 

lum f\ceret Ciim implacabilcm (è prïberet. Cic. 
Vous prétendez appaifer l'envie en quittant le chemif- 
de la vertu. P^ras iuvidiam placarc rclidà virtutc. 
Uorat. 
Les méch.wts fe font mis en tête d'xppaifer Dieu p.ir 
des offrandes if dis facrifiicf ; mais Us perdent leur 

N lij 



JOÎ 



A P P 



peins & Ut:r argent , parce qu'il ne reçoit p^s les pré- 
fins dus parjures. Scelefti in aniir.um induciuit fiium , 
k placare polie Dcum donis & holliis , vcrùm operam 
& fiir.itum pcrduiit , niliil cnim ci acceptura eft-à per- 
jûi-is. Plaut. 
Les montagnes à' or ni les fuperbes édifices n'appzifent ou ne 
(xlmcnt point les troubles de l'ame. Non animo curas 
Jedûcuat , ou ^noii animi curas dcmunt , montes auri 
atque fuperba atria. Hcrat. 

Appaiser fignifie encore Amoindrir , diminuer. Molîirc. 
Lenire. Mirigare. Levarc , ( ievo , asj avi , a:um.)C/£-. 
Compcfcere. adl. ace. Tibul. 
Les douleurs s'nppaifcnt par lu longueur du temps ou avec 
le temps. Dolores vctullate mkigantax ou feJantur. 
Cic. 
jl n'y a point de fi petite femmelette j qui après avoir 
fleuré l.T perte de fes enfans , ne s'appaife à Li fin. Nous 
devons prévenir l'effet du teinps par la force de nojlre ej- 
frit , fans attendre lafchemeut la médecine que ce Ism 
médecin nous prép.rre. Nulla uncjuam fuit libëns amilTis 
tam imbecillo mulier animo , qux non aliquando lu- 
gcndi modumfccL-rit. Cette nos quod eft dies allatûra, 
id conClio anteferrc debejiius , ncquo- expcitars tem- 
poris mcdicmam. Cic. 
Ce remède app.iife la douleur. Dolot mollitur o» miti- 
garur hoc rcjncdio. Mollit dolorem illuJ remedium. 
Cdf 
Si lu, douleur 'ne s'appr.ife point. Si dolor non quiefcit. 

Si. dolot non desïnit. Si non remittit dulcr. Celf. 
'Facile à app.nfr, qu'on appaife ou qui s'appaife aisément. 
Placabilis & Loc placabile. adjed. "f : le contraire eft 
Implacabilis. Cic. Siu'on ne peut uppaifer , qui eft im- 
placable. ) 

APPANAGE, fubft.m. [ Terr^oa Seigneurie qui fait le pa- 
trimoine des Princes isf des Trinujfcs. ] Bonorum pars 
qui cedit Principibus in dctcm. Apanagium ii , n. eft 
un mot de l.'i bajj'e latinité. 

APPANAGEK un l'rince , V. aft. [ Luy donner quelque 
Seigneurie ou aue'.qae Province enappanage. ] Darc ali- 
quod dominium ou aliquam provinciam in dotem 
alicui Principi. 

APPARAT , fubll. m. \ Préparation qu'on fait pour quel- 
que aiiion fhmr.e'le. ] Apparâtus. Oniatus , génit. 
ûs , m. Pompa. Mai^nifîccntia. ^e'i./f. s , f. Cic. 
Il aime les chofcs d'apparat ou d'éclat. Magnif.'co £i 
iplendido in rébus àppar.uu ducituï o.'/ dekctatur.Pon.- 
pâ tenctur. 

Apparat fe dit aulTi d'un livre difpofé enferme de Dic- 
tionnaire comme l'Apparat de Cictron composé par Ni- 
z,olius. Apparâtus Ciceronis à Nizolio coiiectus , m. 

APPAREIL , fabit. m. [ Préparatif. ] Paratus. Apparatns. 
Inilrudlus , génit. ûs, m. Cicer. Appiiatio.Pri-paratio. 
génit. onis , f. Sluint. 
Appareil de guerre. Belli apparâtus. * D'««/f_/î;?;.Epula- 
rum apparâtus. * D'un triomphe. Triuraphi apparâtus. 
'*■ De je:ix -, d^ chajfe. Apparâtus luiorum , vcnatio- 
numque. Cic. 
Les jeux fe célébrèrent avec he.xucoup d'appareil ylesjeux 
fe firent avec bien de l'appareil , mais ils ne furent peint 
de vôtre goût. Ludi quidem apparatifllrai fcd non tui 
ftomachi. Cic. 

Ai-?AREii en terme de chirurgie , [ La première applic.t- 
tion d'un remède fur une playe. ] Ponienrum Yulncri 
iccenii adhibïtum , génit. foment: vulncri reccnti au- 
hibiti , n. Prima vulneris curatio , génit. primi- cuia- 
tïonis , ï. Celf 
Lever le premier appareil. Fomentum rece.itl vul.ieri ad- 
niôtam ou adiiibïtum toUere o« detcg.rc. Cdf- 

Qn bit au figuré yrdh h frnnifr app..r..l qui .% guéri m.: 



A P P 

douleitr. Klfce mcdicamentis ou his rcmediis dolorcni 
meum abégi ou depiili ou abfterli. Cic. 
Appareil^, en Maçonnerie, [ La hauteur d'une pierre. ] 
Une pierre de haut appareil , pour dire une pierre 
kienépaiifc. Lapis crairulimus, oe»i?. lapïdis crafllfïlmi, 
mafc. 
APPAREILLER , V. au. [ Trouver un appareil k quelque 
chofe , pour les joindre enfemble. ] yEquare , ( arquoj, as, 
a'quavi , xquatum. ) Parem pa.i jungere , ( jungo , is, 
junxi , junclom. ,'■ ad. Hor. 
Appareiller , [ Préparer , accommoder tout prêt. J Inl- 
trucrc, ( inllruo , is , inllru.xi , inllruclum. ) Adorna- 
re. Aptare , ( o , as , avi , atum. ) att. ace. Cic. 
[ Ce veibe tii d'iilage daiis la M.»rinc ; car au lieu de dire Naus 
no.is pé^-iiam^ii a j.nie voile ou à meîue à U v^ile , on dit Naut 
aj>ptu-,'.Uj„ies ; & en Latin Ado;nmj:r/>iis na-ucm. Cef CUjJ'cn: •vj- 
iii flpl.:v:,:.us. V,r^. h'avei t»Jl,u.\im!is on ai:r'iiîvtm^*s. Cic. ] 
Avoir des vaifeaux appareUlez.. Inftruftas ac paratas 

naves in aqud habcre. Cic. 
Une pierre Appareillée^, [ Tracée félon les mefures pour 
la tailler. Lapis Jeicriptus , génit. lapidis defcripti ,. 
mafc. , 

APP/^REILLEtJR , fubft. mafc. [ C'eft en ArcbiteBure , 
Celuy qui trace tes pier,-cs de la manière qu'elles doi- 
vent itre taillées. ] Dehncâtor , gériit. deiineatoris , 
m. Apparâtor , génit, oris , m. Qiii delir.eat fecaados- 
lapides.- 
\_ Aip-ir.itor eh de Tite Live pout Celiiy «li fait l'jpparei! de 
quelque Ipcftacîe ; U.ji^n.itor e!i ie rl.iu:e , povir dite Un;Mii- 
ttc des Cï:crr.omei ■■ inais poiu D:tiicatcr qui exprime paifaitC' 
ment ce que nous entsn.tons par Cclay qui trace les pieries de 
la' maiiie.e qu'elles le doivent cite, ne Te iiouve dans auvuu- 
bon Auteur. J 

Apparfilleur des jeux Apparâtor ou defignator ludo- 

rum. Liv. Plaut. 
Appareilleuse , fubll. fem. {_ Se dit^en mauvaife part 
d' une femme qui fait des intrigues tr des commerces d'.i- 
mcur , {j qui prépare les pl.iijlrs des autres. ] Coiicilii- 
trix , génit. conciliatricis , rem. Plaut. Lena , génit. 
lena: , f. Plaut. 
APPAREMMENT , on prononce apparamant , adverb.- 
[ D'une manière apparente ou vray-femblablement. ]: 
comme II eft apparemment m.tlade. Hic verè sger cit.- 
Vcrè xgrôtat.-Vcrii'-milecft iilum igrorarc.- 

Apfiaremment le mejfager arrivera aujourd'huy. Verifimi- 
le fit adventurum hodic tabsUarium. Et quidsm adèrit 
hodie rabcUarius. 
APPARENCE, iubft.fem. on prononce apparance. [ l'Exté- 
rieur, ce qi.i paroit en dehors , les dehors. J Sptcic5,£n;. 
fpcciëi , f. Cic. 

Aller aux app.trences , donner dans les cpparences. Specie 
duci , ( ducor , cris , duttus fum. ) palf. îiorct. 

Carder les apparences ou les dehors. Setvare cttrinfecùs 
quoi decct. Honeft accm & decus , ad fpeciejn , ou fpe- 
cic tenus jconfervare. Cic. 

Sauver les apparences , [ dérober fis vices à la conncif- 
fancs des hommes par un extérieur hom.its tjr réglé. ] 
Tcgerc ou obtegere ou velacc faa vitia. Cic. Spcciôlb' 
& honcilo habttu femcntiri ad homir.es. Ilin-Jun. 

Se laiffer prendre aux apparences , on par Us apparences -■ 

Specie duci au patff. Hor. Liv. 

On eft fouvent trompé par les- apparences,o\iles afpinrentes 
trompent fouvtnt. Dccipit prima fions. Phid. Frons ot* 
vultus pevlxpè mcntiuntur. Cie. 

Il a l'apparence d'un homme de bttn,.ll eft homme de bien 
en apparence , ou félon Us appacences.S^iciem viri bijai 
prx fe fcrt. Cic. 

C'eftoi: ur.e flotte belle en apparence , m.^is qui en efef 
eftiit foiblc (3- dépDurveitï de tout. Prxclara claifis in' 
Ipeàem , fcd i^ojs & ir»liiœa ptopcer cimilîioncja 



A P t 
^piit^atorun & rcmfgutn. Cirer. 
tÇA ttiétent peur ttre a-jcc Us ab[<ttrences is" h dijfmttla- 

iion. Pictas incflc non poteft fidï in fimulationis fpc- 

cic. Cic. 
Il avoir g'H^é d'honnêtes gens far une apptrence trom- 

ptufi àc ^trtu. Multos, viros bonos fpccie qaàdam 

Tircutis alVimulatar tcncbat. Cic. 
li iivcir beaucoup de rrpntarion Cf d'efiime parmi les 

pauplcs par quelque apparence de vertu. Claro apud 

Tuii^uni rumore erat per viitiitcm , aut pcr fpccics vir- 

tutibus finiilcs. Tact:. 
Il nfeBoir icne graviû de Stcicpu ncroicfiumd k garder 

en tour les apparences d'un honnejle homme fur fon -vifa- 

ge £;" dansfon maintien , mais dans le fond de l'nms 

pirfide , fourhe fr n.vi cachoit une extrême pajpon pour 

les richelfes (S" pour la l'oltipté. Autoritatem Sroïcœ kc- 

t.T prxl""crcbiat kabini Se ore ad cxprimciidain imagi- 

nem houelli ; ccrtcrùm -animo pcrfidiofii'; , & fubdo- 

li'.s , avariti.im & libidincm occultan<;. Tacit. 
Horinéte homme c» apparence P' à l'extérieur , mais nu 

dedans rien qui 'caille^ Pelle decôxà fpecicfus , mtror- 

Silm turpis. Hor. 
^l-r^an: en afpnrence .T>o^x'n\i orc tenÙ5 cxercVtus.T^if . 
l'c:r:pée f/ii-orifiit Scaurses , mais on a douté , fi c'était 

z-tritablcmint oh fndeinent en apparence. Fompcius 

Scauro (tudcbat , fcJ umim fVonte an mente , dubi- 

tatum cft. Cic. 
.AprARENCE , [ 'jrav-femiUncf. ] Veti-iimilitHdo. Simi- 

litûdo vcri, jïf/îii'.veri-finiilitudinis , f. Cic. 
l! y et feu d't-pptrence à. cette accufkl^ion. Minns ^cciofa 

crt ifta criminatio. Cic. 
iCcl.i efi k-irs d'appj.rcnce ., ceU n'efi pas vrav-femblable. 

Id non fît Yerifunilc. Ter Id non eft credibilc. Cic. 
Jln'v apa; apparence, qrie. [ // n'eftpas 'vray-fembl.Me, ■ 

tjue. 3 Non eft Yeriûmilt; , a^iec un infinitif. Cic. 
Arr.\sîNCE , [ Signe , marque. ] Signum. Indicium.Vef- 

tij;iu.Ti , génir. Ij ncut. Nota , génit. nots , f. Cic. 
Il ne refle'pas la moindre app.irence de liberté. Ne vclli- 

gium quidcni reliqmim libcrtatis. Cic. 
Ji y a grande apparence que l* chofc efi ainfi. Satis cfl 

iigni , ou magnum fi^num eft , teni fie elle. 
Apparence , [Se dit quclquefcis de ce qu'il efi raifonnable 

de faire. ] Comme il n'y a peint d'apparence de tri^nf- 

forter ce malade en l'tfiat qu'il e(t. Non cond-jcic , ou 

non convënit , ou conlenraneum non eft , hune SEgrum, 

ut fe habct , allô transfcrre. 
APPARENT , m. on prononce appâtant. Apparente , f. 

adj. [ Slui pareifi C fe xoit. ] Speciôfus , -fpeeiofa , 

fpeciofum. Simulatus , a , um. Cic. 
Les Fr'tnces ne mathjuent point de raifons apparentes pour 

faire la guerre, "^lon defant Psinc'içihus caufx ad.bel- 

lum inferendum , eu caufa; belli inferendi. 
.On dit abfo'ument Les plus apparents d'une Ville , les 

flus eonfidérables. Primi civitatis. Viti civitatc prima- 

rii , m. pi. Primôres urbisj génit. primorura m. pi. 

Cic. Li-v. 
APPARENTÉ j m. Apparentée , f. on prononce appâ- 
tante. [ c)/<; a des f.irens co;:fider.ibles. ] Comme ;/ efi 

fort bien apparenté. Eft amplilfimâ cognatione. Cic. 

Sajamille eft lien apparentée, lllius domus ferpit muU 
ti? cogr.ationiûus. Cic. 
S'APPARENTER de quelqu'un. V. neuc. on prononce s'ap- 
parantcr. [ r.:ire alliance avec quelqu'un ] Cum ah- 
^uo cof^natione conjungi , { jungor , eris , junclus 
fum. ) pair. Cic. 
APPARIÉ , m. AipariÉe, f. part. paff. & adj. Voyez, 

Apparier. 
APPARIER , V. ad. [ Joindre les chofes qui doivent aller 
mturelleinent (nfemble \ Pares cum paribus jungere 



A P P joj 

ou conjungcre, (jungo, is, junxi , junilitm. ) zà. Vlin. 

Les perdrix s'appariint au printems , le tnafie avec la, 

femelle. Pcrdiccs cocunt jungunturo,ue ?crno temporc. 

La tourterelle qui a perdu fon p.iir , Ht s'apparie plut. 
Ubi fcmcl nirtur amilit ^arcm , altcri non jungitur ou 
non eopulatut , ou non coïc cum altero. 
Apparier, [ i\- dit aujfi de ce qui vient de la difpojition 
des hommes. ] Comme ces chevaux font bien appariez. 
111 i equi funt pares mter fe & mole corpons & colore 
Apparier djts conbattans , les égaler. Parcs faccre bclla- 
torcs. 
APPARITEUR , C m. t Bedeau , Unifier qui marche de- 
vant les Mag ifirats dans les Ur.ivcrfitcz, & les Ojnciali- 
tcz. ] Apparitor , génit. apparitoris , m. Cic. 
L'Office d'Appariteur. Appantio , géuit. apparitionis , 

f. appaiitûra , ^(i'«î>. apparituia: , f. Cic. 
APPARITION , f. i'. [ Vifion , image qui fe forme ea 
noire efpAt foit vraye o\if.iujfe. } Species , géyiit. fpe- 
ciei , f. Hor. Vifio , génit. vilionis , f. Viium , génit. 
vi.l , n. Cic. 
Il eut une apparitions^ dormant, El dortnienti vifa oc- 

currcrunt. Cic. 
Si Dieu nous envoyé ces apparitions pour nous précaution- 
ner , il devrait nous les envoyer pendant q::e nous fem- 
mes éveillex. , ^ non p.^.s pendant que nous dormons. Si 
Deus ifta vifa nobis providendi causa dat , vigilanti- 
bus det potiùs , quim dormientibus. Cic. 
Apparition des étoiles. Steilaium ortus ou exortus , 

génit. ortûs , m. Cic. 
APPAROIR , V. neuc le même ç«'Apparoistre ; mait 

ufité au râlais. 

APPAROISTRE V. n. on prononce apparétre. [ Se rendre 

vifible. ] Apparere , ( appareo , appâtes , apparui , 

apparïtura. ) n. Vidcri , ( vidcor , etis , vifus fum. i 

pair. Videndum fe pra;here , ( pn-beo , es , pra:bui , 

przbïtum Videndus , a , um. ) Alicui per ffpeciem fe 

oftendere , (. oftcndo, is , oftendi , cfte.ifum , tr 

oftentum. ) aft. Cic. 

Il liiy apparut en dormante Vifùs eft ipfî in fomnis. Cic. 

Cela appareil , cela eft clair. Id patet. Id conftat. Cic. 

APPAP,.TEMENT , f. m. en prononce Appartemant , 

[ Portion d'un logis qui confifte en une antichambre. 

Chambre iS" Cabinet , Curfine (y le refie des autres 

commoditez.. ] Pars domûs , génit. partis domûs f. 

Terc;7t. 

Dans l'appartement U plus reculé du logis. In intïma 

parte domus. Ter. 
Jeluy ay demandé un appartement chez, luy. Petii ab illo , 

ut mihi aliquid de habicatione commodaret. C'^- 
[ Anciennement les Appartc.Ticns ou Coips de logis pour les 
Hommes , s'appelloient ..Inirt»!;; , g^nit. andrcnuu , malc. pi. 
V.ir. Ceux des Femr.-.cs , Gyntce^ , genit. gjniccccruf» , n. plm, 
I^itr Cic. PUut. Et ceus l'es Eiîrar.gcrs fe nommoiem Hofpi-.it, 
génit. /^'/^i.'i«n<ra, neut. p!ur. oa Htjpstde cubiculum , génit. 
hcfpit.tlis cuhiciiti > n. Cic. Liv. 
ArPARTEMENS , [ Cert.',ines fêtes G" divertijfenens qfte 
le Roy donne dans fes beaux Appartement de Verfaiilei 
à toute fa Cour. ] Comme il y a ce foir appartement 
chez, le Roy. Scvo varii dartur lufus Jvariaque obe<fta- 
menta«dibus in regiis , aies, muliccs. Fiet lèrô va- 
riorum concurfus ludomm in sdibus regiis. 
APPARTENANCES , f f . [ Dépen.Hances. fOn dit Ache- 
ter une maifon £5" fes appartenances, /tdes emere 3c 
qui zdibus ccdunt. Ulp. 
APPARTENIR à quelqu'un , V. n. [ Lftre à luy , eftrc at^ 
fi pofi'effton.'\ Ad aliqucm pcrtincre , ( pertinco , es< 
pcitinui , fans fitpin. ) ncut. Afcon-Ved. Alicujus e;?a 
( fu.m , es , fui. ) Cic. 
VZurope appartinoit de dr.it au.^ Ji.cf?>A}>is. Eux'^ 



Î-Cf 



A P P 



mre ad Romanos pertinebat. Tlor-Rom. 
îl >MU! a ôté tcHt ce ch'i nous atpartcxoit. Acltmit nobis 

oninia , quK nofrra erant propria. 
/.rPARTENiR , [ Etre Ihnféunt (S" con'venahh. ] Comme 
il a'iipfartier^ qu'un f.-.ge de commar^Air a fes pajjions. 
Sanicntis crt , ûu fapientem dscec , fuis imperarc cupi- 
dinibiis. Hor. 
il lui nppunicnt d'être riche Eum cecct opulcntia. Tlaut. 
APPARU , m. ArpARuë , f. part. pa/T. du -verbe ArPA- 
RoisTRE.VifuSjvifa, viium. C;V. Voyez. Apparoistre. 
APPAST , c;i pruacnce appas , f. m. [ Ce qu'on met a 
i:n hameçon peur prendre le poijfon: ] Efca > génit. clcjc , 
i. lUicium , ^«■'«»V._ illicii , n. Cic. Var. 
Appas fe oit figurtment , [ Attrait. ] Illcctbra , g'hik. 
illecebra: , f. Ilkvftus , génit. illeaûs m. Plaut. lllccc- 
bra: , génit. iilectbianim , f. pi. Cic. 
La -vertu a des appas qui -nous portent au -veritalle 
bonheur. Trahit nos virtus fuis, illcc.bris ad veiuTi 
^ccus. Cic. 
Eflre attiré par les app^s de la volupté. Delinili volup- 

tatis illcctbiis. Cic. 
La -ville a be,-.uccup. d'appas. Urbs niulta habct invita- 
raenta. Cic. 
APPASTELER,-u;V«a: icrbe (sr" populaire. Voyez. aPP^aster. 
APPASTER , on prononce appâter , V. aft. [ Mettre un 
appajl à un hameçon ou à tm piège. ] Efcam apponcre , 
( appôno, is , appofui , apposïtum. ) iù.. à hii h.ime- 
çon. Hamo , au d.uif. 
Appaster des oifiaux , [ let-.r donner la pâtée , leur don- 
ner à manger. ] Avibus cibum ingercre , ( ingère , is , 
ingefll , ingeftum. ) .\St. Celf. oit incrofcrre , ( intro- 
fëro , fers , introiûli , introlâtum. j aft. Colum. 
* Cibum ad QS admovere, ( admoveo , admôves , 
admôvi , admôtura. ) acl. Pltn. 
Les oifeaux appâtent leurs petits qui font encore fotlles. 
Aves teneris iniîrmifquc fœtibus , cibos oie fuo col- 
lâtes partiuntur. Q^iint. ou alternant cibum . Vlin. 
Ù le faut appâter cci?>me un enfant.. Ipfl tanquam pue- 
tùlo cibi funt introferendi. Cic. Celf. 
. APPAUVRI , m. APPAUVRIE , f. part. palT. [Rendu 
pau-ure. yVojez appauvrlr. 
APPAUVRIR, V. ad. l Rendre pttmre. "] Pâuperare, 
( paupëro , as , pauperavi , pauperatum. ) adt. ace. 
Plaut. Paupërem aliqucm (faeere, facio , is, feci , fac- 
tnm. ) au. Stn. aù inopiam eu ad egeftatem aticjucm 
redigere , ( rcdïgo , is , redcgi , redatlum. ) aft. Tir. 
Egeftateni alicui afF;rre , ( aîfcro , affers , atttrli , al- 
lïtum. ) ad. Cic. Fortiînis cvertere ,. ( cvcrto , is , 
cverti, cverfum.) adt. ace. Forturtis cxliaurire, (exhau- 
lio , is , exhaulî , exhauflum. ) ?.<X. ace. Spoliarc & 
nudare , ( o , as , avi , atum. ) ace. Cic. 
s'Appauvrir, [Ve-i>entr pauvre. ] Paupcrem , uk inopem 
fierij ( panper , génit. paupals : inops , géi/it. inopisL 
( fio , fis, faûus fum. paif. ) Bonis exhauriri , 
( exliaurior , iris , exhauftus fum. ) pail. 
APPAUVRISSEMENT, f m. {^Vertede biens. '^ Paiipe- 

ries , génit. paupcrici , f.- Cic. 
APPEAU , f m-, on prononce, appau. [ Oifean privé dont 
on fe fert pour appt'hr les autres oifeaux. ] Avis lUex , 
génit. avis illïcis , f. 
Appeau , [ Certain fijflet d'oifleur qui contrefait le 
thant des oifeaux , ES* avec lequel il les attire ST les 
prend. ] Calamus illcï , génit. ealami iliicis, m. 
APPEL , f. lï^ [ L'action d'.ippellcr quelqu'un par fou 
Kom. ] Norcenclatio , gémt. nomencLtionis , f. Ce- 
Itini. Nomenclatûra , génit. nomcnclaturx , t. VHn. 
faire i'r.ppel , [ appelhr ch.zcun par fon nom. ] Appcila- 
re a'.iqucin nominatim. Pronunciaic noniina. Cic.Ci- 
»eic pci.nojinijia. act. ace, Cclitm, 



A P P 

Aprri. , [3'une fentence à un juge fupérieur. ] ArTî>;!'a- 
tio.'Provocatio ,génit. onis, f. Plin. Cic. ( aq judiccm 
fupcrioreni. ) 
T^ftre puni fans appel. Dare pœnas fine provocatione.OV. 
Nonobflant l'appel. Provocatione (ublat.i. ( ahl. ) 
La Coiir a mis (y r,ict L'appellation y ce dont efl appel 
au néant d'une part , & de l'autre fans amende a con- 
damné les appellans l'un envers l'autre de la cwfe d'ap- 
pel aux dépens. Curia provocationibus unique rcbus 
judicatis induclis , utrumcjue litigaatium impeudiis 
litiuin judicio reciprocante* multavit. 
Convertir fon appel en oppofition.. Provocationem inter- 

ccllione commutare.. 
Relever un appel. Appcllationem è forinulà deniintiare. 
* Renoncer à fon appel. PiOvoeationem reniittere. 
[ Toutes ces cx^iclfions Latine^ font dci anciens Jiirirccnhiltes.] 
Appel en duel. aA fingulare certâmen provocatio. 
faire un appel à quelqu'un pour fe battre. Ad lingukre- 
certâmen aliquem provocare. 
APPELLANT, m. ArPEZ.LANTE,r[Cf/.77 ou celle qui >tp- 
pelle de la fentence d'un juge. ] Appellator. Provoca- 
tor , génit. oris , nr. * ( pour le féminin. ) Qa« ap-- 
pellat ad aliurm._ 
APPELLATIF , m. appellative , f. adj. Appellativus , 

appcllatlva , appcllativum. Afcon-ted. 
[Terme de Grainiuaiîe. C'eft un nom qu'on donne à une 
El'^cce , ccimne ^.'..;gf , Uu.M.e , &c. ] 

APPELLATION , f f. [ D'une fentence à un juge fup*- 
riet,r. ] Appellatio , génit. appcllationis , f. Provoca- 
tio. gén. provocat<ionis , f. Fhn. Ctc. 
L'appellation mife au néant , [ ttr>.-.e des Arrefis. j Ap- 
pellatio circunfcripta oti ir>duda. 
Fsjfer outre nonobftwt opptfition ou appellation quelcon- 
que. Non interceluoni cedcre iiecprovocacioni. 
APPELLE , m. appell^e , f. adj. part. Vocatus. Appcl- 

latus. Noniinacus , a , um. Cic. Voyez, aeppeiles.. 
APPELLER , V. ad. [ Nommer. ] Appcllare. Noniïiiare. 
Vocare. Nunciiparc , ( o , as , avi , atum. ) acl;. Cic. 
AppelLr quelqu'un par fon nom. Aliquem nominare, ap- 
pellarc uoniins ou nominatim. Nominare alicujus no- 
men. Citarc aliqucm per nonien. Cic. Ter. Coiu/n. 
Appdltr q.-tlquTun à haute voix par fin nom. lîrclama- 
re aliquem nomine. Ll-j. 
Appelhr par ftgnes. Appcllare nutu& fignificationc. Cir. 
Je m'.^>pptlle Shormicn. Vocor Pîiom:io. Terent. Mihi no- 
men ciî Phormio. Nomcn Phoraiionii eft milii. Pla.tt. 
Je h'ay point eu dep.srent qui s'appelLit de ce nom. Non 

mrhi c.ailquam furt cognauis hoc nomine. Ter. 
Appelllr , ouÉfeler les lettré. Apptllare litteras. Cic. 
APPEtLER , [ Faire venir , mander. ] Vocare. Advoca- 
re. Evocare, (voco, as , avi , atum. ) Accire , ( accio, 
is , accivi , accînum. ) Accerfcere , ( accerfo , is , ac- 
cerfivi , accerfitum. ) aft. ace. Cic. Ter. Flaut. Ad Te 
provocare aliouem. Thità. 
Appeller quelqu'un Je l,t part a' un autre. Evocare ali- 
quem vcrbis aîterius. Piaxt. 
Si mon mr.ry me deir.a.ide fAttes-mot (rppeller; Vir fi ouid 

me volet , hinc mcaccer/ans. Plaut. 
Allez-vous-en l'.ipeller. Ito accerfitum. Cic. 
■ Zfire appelle pour un malade. Advocari x^ro oit ad 
a;grBm. Ovid. 
Appeller quelqu'un à fon aide , à fan fecours , le recU- 
mer. Aliquem appellare. Vocare aliqucm auxilio. Cic. 
Virg. Implûiare ou indamarc epen; eu au.xiliam ali- 
cujus. Virg. 
Ceux d'Aiit::n appdlerent Céfiir ■; leur feicurs. Caikt 

appellatus cft ab .ïdllis. Cic. 
ArviLLiK quelqu'i:n à quelqui korinetir , l'y élever, i-d 
honores su digaitatem aliquexn vocaie. Cic. 

Appclltt 



A P P 
jiiif^rUrr qatJfu'Hn è Ce; t-lr.il]'s , le mettre de [es fUijlrs . 

In paitcm ileuciaruni aliquem vocarc. Cic. 
L'-ippeUer à ur.c i h oijlve £r loluprueuf;. Vocarc ad 
vitam oticfam , ac deJiciis dilBucntem , oh ac dcliciis 
pisnam. 

AprEiLlR i^udqitu;} enjufiiee. In jus, eu in judiciuni 
vocarc ahqucm. tic. 
jîpftllir d'un juge o\x d'un jugement. Appellaie judi- 

cem ou ad judicem. Cic. 
E» ap^tllcr au Peuple , aux Trihur.; ou par-devant les 
Tribu:>f. Trovocarc ad pcpuium , apptilare Tribiînos 
c:t ad Tribu nos. Cic. 

ArptLLEX , [ citer quelqu'un , le prendre à témoin , 
i'jpptlier en témoigy.sige. ] Ad teftiraonium aliquem 
Tocare. Ad rem aliquam teftem aliQucm citare , oh 
in re alicjua , ou rei alicujus. Cic. Aliquem teftari , 
( tellor , tertaiis , teftatus ilmi. ) dep. Aliquem ap- 
pellarc tdlcm. Cic. 

ArpïLLEX quelqu'un en duel. Ad fîngulare ccrtâmen ali- 
quem provocare. Liv. 

APPENDICE , f. f. [ Ce eçul efi une fuite aeeeffaire d'une 
chofe. ] Appendix , ^éy>it apoendîcis , f. Cic. 

APPENDRE , V. afi:. [ Vendre , attacher comme on 
fait dans les temples les dépouilles prifesfur les ennemis, 
OU quelque offrande faite à Dieu.^ Appcndere. Stil'pen- 
dcrs , ( do , is , di , funi. ) a£l. ace. Plin. Cic. 

AI'PEN'S dui'crbe inifJîté.lAîVi'NS'S.K, tr qui r>e fc dit que 
dans cette phrafe. C'eji un guer appcns pour dire un 
ttffalfir.xt concerté iy délibéré fait e;i guettant fn enn:- 
mi. Mc-ditata csdes , génït. mcdirari cxdi-s , f. 
Taire ou commettre un meurtre de guet appens. Medita- 
tam cxdeni patrare. Liv. 

APPENTIS , f. m. on prononce appantis. [ Toit qui n'a de 
fente que d'un côté. ] TcClum ex uni parte tcliudina- 
tum ,génit. tcûi teftudir.atir neut. Appendix ,5,;'«;>. 
appendFcis , f. 

APPERCEU , m. ArpiKcEvë , f. adj. & pan palT. Voye^. 
Appercevoir. 

APPERCEVOIR , V. zù.. [ Deconvrir de loin , rcionnoî- 
tre. ] Vidcre , ( video', es , vidi , vifum. ) Afpicere , 
{ arpicio , is , afpexi , afpcdum , fS" fes compofz. ) 
Ctniere , ( cerno , is , crevi , cretum. • acl. ace. Cic. 

[ Ce deroier verbe n'a tUL-rCi de prétérit i]ue lors qu'il (ignifie 
fe dttem.ixer cil Je torsn pcitr hé'iiier Car quand il lignite 
liiv.pl£mcnt f'otr , ii n'en a prcfoiie jarriais , cpn.me le ren;ai- 

, cjue Vonîus après Verej-us. Il eft vrai ou i! y en a une aiituii- 
lé Je Titini.ius dan^ T.ikien ; m.às c,u. nt a l'autre (ju'jI rc)'- 
porte de îlaute ^ l. CifliL ) Et r.nl.i un cm ,£} cr.vt , il fiut 
mieux s'en tenir à ce qu'en dh Vsrton tjiii l'e;{plique par 
Conjuiui. ] 

Ai'PlRCEvoiR fignifie auiTî , Remarquer ii:ie chofe en 
y fiitfini attention ou refixion. Viderc. Advcrrtrc ou 
animadvertcrc , ( advcito , is , adverti , adverfuin. ) 
Inrelligere , ( inteliïgo , is, intellcxi , intclleduin. ) 
au. ace. Cic. 
Je m'ttois apferçtt que 'vous fo::kaitiez cet.t. Id vos vellc 

aninium advorteram ou advcrtiram. Ter. 
STapp^rcevoir du deffein d'une ferfnnne. Co2nofcere ou 

intelligere alicujus conlilium. Cs.f. 
A, peine m'en fuis-je apperce-u , fiiiftde que je fuis '. Vix 

fer.û , ftolidus l Ter. 
On ne s'af perçoit point de la ■vieilleffe ,. la -vieillejfe litvt 
fans qu'on s'en apperfoive. Non intelligitur quanda 
obrêoit feneûus. Cic. 
APVEPvT , verbe imncr'cnncl o'ii c'eft J'ufage qu'en ce. te ^' -ra e 
& encore dans le Falars» 

C'ejl hnfait dont il appert. De hoc liqnet ou confiât, 
id app.ïvet. Cic. 
APPESANTI , m. Appesantie , fem. parc. p.-^fT. [ De- 
^l«*^f/,W. ] Gravdtus', c,iav?.ta , gravaurn. Gra- 



A P P . 'OS 

vis & hoc grave avec l'ablatif; comme Gravis rino & 

fonino. Liv. Appcfunti p.n le vin & du fomnieil. 
APPESANTIR , V. au. [ Rendre pefmt.-] Ai^gravare, 

C aggrave, as, aggravavi , aggravaru.n. ) J /i>i-J;<?;. 

Grave aliquid reddeic , ( reddo ,"is , rcddïdJ , /cddï- 

tum. ) aCV. ace. 
Je fuis tout appefinti d'avoir beu (T d'avoir don.vi^ 

Gravis ou gravatus fùm fomno ,Sc vino. Liv. 
Odeur qui app^fantit l.t tét:. Odor agg .ïvanS caput. Plin. 
Jefnsmx tête toute aùpefsmtte. Milù caput srravarum 

eft. Ovid. 
Des yeux apfefantis d.t fommeH de la mcrt. Oculi in 

morte gravati. Ovid. 
s'ApPEî-.iNTiR , [ Devenir lourd & pefànt. ] Gravcfcere. 

Ingravelcerc , ( gravcfco , is , ) neut. Torpere , ( tor- 

peo , es , torpui , flinsfupin. ) n. Cic. 
tes corps s'apftf.mtiffent p^r le trop grand exercice. Nl- 

ml.î ezercitatione corpora ingravcfcunt. Cic. 
APPÉTER. ,V. aâr. terme dogmatique parmi les Philolb- 

phcs. [ Dtf rerp.tr un mouvement nitti:ril. ] Appetere ,■ 

( appëto , is , appetii , appetitum. ) adt. ace. Cic. 
Les ai.im.^ux appétent ce qui efi conforme à leur nature. 

Animâmes id appstar.t quod eft accommodatum ad 

naturain. Cir. 
APPÉTISSANT, m. Appétissante , f. part. palT. aft. 

[ Qui donne de l'appétit ou qui fait venir l'.ippétit. ] 

Appetentiam fui cxckans. Aviditatem fùi invîtans , 

génit. invitantis , omn gen. Ptin. 
Une viande appétijj'ante. Jucundus palâto cibus , génit, 

jucundi paiato cibi",- m. 
APPETISSLR , V.^ aft. on prononce aptiffcr. [ Rendre plus 

petit. ] Aliquid mimicre , ( minuo , is , minui , mi- 

nûtu.ii. ) Flin. Truncare , (trunco , as , truncavr, trun- 

catum. ) z€i. ace. Plin-Jun. 
s'Appetisser , [ Devenir plus petit , diminuer. ] Minui , 

( minuor , eris , miniîtus fiim. ) Contrahi , ( coii- 

tr.ihor , eris , contraûus fum. ) pajfif. 
APPETIS , f. m. [ Petites ciboultttes , ou de /.i cive 

d'Angleterre qu'on mange en falade , qui aignifent l'ap- 
pétit. ] Afcalonia , génit. afcalonia: , f. Plin. 
APPÉTIT , f. m. [ Fajfon de l'ame , qui nous porte à 

def.rer quelque chofe. ] Appetîtus, génit. appetitûs , m. 

appctitio , génit. appctitiouis , £. appetentia , génit 

appcttntie, f. Cic 
Apeetit Sensitiî. Pars anïmi qu:c appetitûs habe?. 

Cic. Pars animi rationis expcrs in qui motus- tum 

ira tum cupiditatis ponunt philofophi. Cic. 
Appétit Concupiscjble. Vis concupi.fccndi. Cupidïtas, 

génit. cupiditatis , f. Cic. 
Appktit Irascible. Vis irafcendi. Pars animi in qui 

irarum exiriit ardor. 
Il ne peut commander à lu violence de fes appétits oit 

paficns. Suis imperare ou refponfarc cupidinibus non 

poteft. Cic. Horat. Ratioiie tegere animi apfietituî 

non potcftr. Cic. 
Il y a en lui je ne fçai q:al appétit de vengeance. Inceflife 

ipfi nelcio qiix vmdic'ta; cupidïtas. Afcon-Ped. 
Appétit fe dit plus particulièrement du Defir de mar,- 

gtr. Appetentia , genit. appetentix , f. appetirio , gé;!. 

appctitioiiis , f. C;bi appetenria. Cibl avidïtas , an 

cupidïtas , f. Ctlf. Famés , génit. fomis , ù Cic. 
A-jiiir de l'.ipétit , avair a1 petit , efre en aptisit. Ci- 

bum appetere. aâ. ace. Elurire , ( csiirio , is , efurivi, 

efuritum. ) neur. 
Cette herbe donne de l'appétit , met encppérit ,fait-ve- 

nir l'appétit. Hac heibâ ciborum appetentia invitarur. 

Pltn. Hxc herba ci|)orum appetentiam prxftat ou ad- 

diîcit Harc herba aviditatem invitât ou adjuvat aJ 

cit os. Hase herba ÂTiditatcai cibi iacit on eicitat. 

i o . 



io6 AP¥ 

Ojler ou fnirep:rÀrc l'appctit. Clhl Citietaiiem afFerre oh 

trearc. Cibi avidicaceni auferrc alicui. Cic. 
^.\tettre quelqu'un en uppetit , lui donner de l'apf:tit\ 
rev<;uler fou appétit p.tr le mojien du ja-mbon vr du cer- 

'vel-is. In morfiis aliqucm refaceie penia & liiUis. Hcr. 
Je ne mange jarfiiiis que je n'aye appeti:, Nihil edo nili 

famé Rimuiaute , ou niii lame pulfiis & compulfas. 
Il fuit demiurer fur fo» appétit. Non explenda cft pm- 

nmo famés Cic. 
Vous avex, l'appétit ouvert de bon ifintin. nenè mauè te 

a^it ou te (liniulat faînes. Cie. 
Se p/omener pour avoir pu. pour r^igner de l' appétit. Am- 

bulando famem obfonaie. Plant. 
Je p.'rdi l'appétit , je n'ay plus d'xppetit. Cibi fatiëtas 

me tcnet. Salufi. 
li neft viande que d'appétit [ l.t faim fait qu'on trouve 

tout bon. ] Condimentam cibi famcs. Cic. 
I.iire venir iaf petit à quelqu'un. Deducere alicj.usm ad 

cibam. Cic. 
Appétit der.glé des feximes grcfes , [ certaines envies 

qu'elles on: de manger des thofcs extraordinaire ] Ma- 

lacia , gén. niabcia: , f. fiu>.uK-i>:. Abfcrda m giavidis 
' muiieribus appctencia , x , f. '^ rline appelle cejfe m.t- 

ladie MoUitics pt.vgnantuini , génit. n.oUitiei , f • : 
On dit ngurcnicnt par manière de proverbe , ttn chi- 

enneur a'ioùjcurs le» appétit , pour dire , a grr.nde avi- 
dité d'avoir du lien. Lingioliis cuti liabendi immo- 

dcratà ducititr. 
■Vappctit vient en mangeant , .[ pli^s en a du bien plus on 
' en veut cvcir. ] Crtlcit aiv.or nuir.mi Cjiiainuin ipfa 

■ crefcit pecunia. ♦ Qiio plus funt pocï , plus litiuiuui- 
aqux.O-c/i//. (c"cft-à-dire, Plus on a bex,t~ plus on a foif.) 

-Pn dit adverbialement , A i'appctit d'une ccureufe. 

Ad arbitrium libiàiuorUuiiia; niulicris. Cie. 

A l'appétit d'une telle femme , l'afairc n'a pas rétijfi , 

.. c'c(l-à-ûirc , pour n'avoir pas voidu donner une telle 

femme. Denegat j illà fumma , res non cil confefta , 

■ ou res non fuccelfit. 

APPÉTITIF , m. ArrÉxiTivi ,f. aJj. [ Terme 4! e mora- 
le q.;ije dit de la faculté appttitive , qui efl dans 
l'homme pour defirer les chofes. ] Facultas couctipifcen- 
di ,^J»iï. facultatis concupi!c;:.d: , f. 

APPLANI, m. Ari'LANiE, f. part. palV. ^quatus. Expla- 
ratiis , a , uni. J'iin. yT.qiuis tr Plar.us , a , uni. Cic. 

APPLANIll , V. aâ. [ Rer.drc plain , uni 6~ de Mveau. ] 

': Square. Coxquare , ( a.quo , as , Kquavi , ïquatuni. ) 
Complanarc'. Explar.ra'c , ( piano , as , avi , acum. ) 

. aâ. ace. Cie. C.ti. Vitr. Colurn. 
Applanir les montagnes. Montes in planum deducere. 

Ducofié q'ie les montagnes commencent de sappUnir. 

- QuJ fc colles fubducerc incipiunt. Virg.^ 

Vn lieu cpfdmi. Plaiius & .xquus locus. Cic. 
Al'iaANiK dans le Uns figuré , comme Applxnir les Âif- 
jimite::.. Lxplanarc difficultates. Rem diflicïiem expla- 
> -xiare cw euodare. Cic. 

l.st grandeur de leur cowage leur applanijfcit toutes les 

■ ' di^cultcz. FacUia ex difficilimis aniir.i magnitude 

redigcbat, df. 
jippUnir.U n'iK'jrAn aux honneurs. Plaiiam facere via m 
;'d.konoîcs, Plaut. 
- Tifre pere.is' voire ayetd vous ont xppUni le chemin & 
, f.icilité le moyen d' ^i.-querir de l'honneur , mais vous 
vous l'tfes rt);Au dijdrile par vofre négligexce y vos 
ntaiivaips ma: irsX!\x.it & avus facilem fecerant S: pla- 
r.ani viam nd honorem quxrendum , ta fccifti ut dil- 
£ci'is foret tua delidia & iLultis moribus. Vla:it. Viam 
©atefecenuit aJ h(jnores compavandos pater û: avus , 
isA îH tiùi pi.rrlih'îfti adltu:u Uuiri^anonbus. 



A P P 
APPLANISSEMENT , f. m. [ VaHion de rendre un cht- 
>,',iw a»». ] itquatio. Exi-quacio jjt». onis , f. Vi:r. 
Ai'PLANissïMENT i'e dit au figuré de toutes les difjîctdtez. 
a une affaire , qi:'on lève. DilîîcultaîUM explanatio , 
cxplanationis. génit. 
Apres l'appUniffe)>>ent de toutes les difficultex. .Superatis 
ou exantlatis omnibus dirtieuitatlfaus. Cic. 
APPLATI, m. Apilatie , f. part. paiT. Koj^x Appla- 

TIR. 

APPLATIR , V. ^a. [ Rendre plat.-] Planum aliquid fa- 
cere , ( facio , is , feci , faflum. ) adl. Plin. 
AppUtir une tumeur. Tumorem comprimere , ( comprï- 
mo , is , prefli prefTum. ) aâ:. ' 
s'Applatik , l Devenir plat. J Planum fieri. ( Planus , 
a , um : fio , fiS , faftus fum. ) 
La tumeur s'applanit. Resïdet tumot eu infîatio. Celf. 
APPLAUDI , mafc. Applaudie , fem. part. paff. l'oyez. 

Applaudir.. 
APPLAUDIR , V. aft. on prononce Applodir. [ Battra 
des mains pour témoigner fa joye (s" l'approbation qu'on 
donne aux chofes. ] Plaudcre. Applaudcre , ( plaudo , 
is , plauJi , plaufum. ) neut. Cu. rlaxt. 
Applaudiffez.-nous , ou battez des tnains , ou honnoreu,- 
nous de vos appluudiffernens. Plaudïte. Clarè applaudi- 
te. Plaufum date. Tlaut. Ter. 
[ CVtjii p.r tes termes que les A-tteirs finiffcient leurs Comé- 
dies ancieunemeiit s'a. d elVam aux Spcûattur.'.] 
Applaudir, fignifîe figurcmeur Louer quelque action- 
ou quelque dijccun. Applaudere alicui n. Lacdarc aii- 
quera , ( laudo , as , avi , atum. ) ad. Tir. 
Je leur njpplaudis à tout. Qiiidquid dicunt laudo. Te- 

rent: 
Applaudir aux divertijfemens d'une perfonns. Probare 
eu laudare alicujus obleclameuta. Applauisre obleifa- 
tionibus alicujus. Cic. 
Celui qui applaudit à quelqu'un. Plaufor , génit. plau- 

foris , m. Hor. Applaulbr , gbiit. oris , m. Vlin. 
APPLAUDISSEMENT , f. m. { Approbation d'une'a'dicn 
qu'on témoigne par un battement des mains. ] Plauluf. 
Applaufus , géiiit. plausûs , m. 
lioncrex-iious de vos applaudiffemens , f Civilité dont 
ufoient les Comédier.s à la fin de leurs pièces. ] Plau- 
fum date. Plaudïte. Plaut. 
Applaudissement, [ Approl'.ition , loiiange de quelque 
action. ] Pljj^ifus , ûs , m. Laus , géntt. laudis , t. Ap- 
prcbatio , génie, approbationis , f. Cic. 
Aimer (jr chercher les appkudiff mens. AfTeftare plau- 
fus. Sllint. Captare plaufus. Cic. Qiia'rere ou capta-e 
plaullim. Cic. Ambiriollun dlb in plaufuf; , ( anioL- 
tiofus , a , um. ) Ovid. 
Je ae cherche que les applaudiffemens des gens de lettres. 

In litterarum plauTum ire ddidao. Ph^d. 
lis lui donnent lie gmnds applaudiffemens. Illum profe- 

qiiuntur plaufu maximo. phnd. 
Parmi Ici acclamations tr les appaudijfcmcns du peuple, 

Acclamantibus & plaudentibus popalis. abl. 
APPLICABLE, adj. m. & f. [ Sllfon doit appliquer.] 
comme Amende applicable. Mulda addiccnda , gé.iit. 
niultl» addicend.-e , f. avec un datif. 
[ Terme d'ufage dans les Lertiei ilc Chantclterie. 1 
APPLICATION , i. m. [ Approche d'une chofe cvKtre une 
autre. ] Admotio , génit. admotlonis , f. C:c. Appo- 
sïtus , génit. appofitùs , m. plin. 
[ On trouve en ce lens d.ms les Diaionnaires le mot Ji-ilie.t- 
tiû , mais il ne ie trouve qu". u lif^ut.; dans les bùns Auiturs , 
.Xfplnatin au'iM , dans Ci. '£1011. J 

Pour faire unfmfur un injtrument à cordes , il faut U 
main (y l' applicstion ' des dsigts. Ad nervoruui fonos 
elicicndos apti minas cjt àdràouitione digicorura. 
Cic. 



A P P 
©N CIT .'i^uriii-.ier.t e« cette ligniticrvtioii I'aptiioa- 
TION , [ Z'.n.e e:~p:ir.iifoit ou de rtitlmie trait d'hif- 
tcire ou de faille q:i on tnefle dans un dijcours.'] Acconi- 
modacio , ^èn. onis , f. Cic. Tratlu^lio , gsn. onis f. 
Cic. 
_ F.T.'JV i'/i!>>>lir/tthn d'une fMe au fujet qu'on tr.iitte. Ac- 

coinmoiiacc Kabjl.im ad ca qii.r dicimus. Cir. 
A?ri.ic.\TiCN. [ DeJri>i*t:o!i. ] Adiliclio , gén. addidio- 
ni< , (. Cic. Dertin.itio , gé». onis , F. Hi». 
J'ai fais i'afpliciticn de l'argent nu' il a laijfé par fin tefl.t- 
ment. Addixi pecuniam iis quibiis rcitamcnto rcli(]uë- 
rar. 
ArPliCAT'ON , [• Attention d'effrit à une cliofc ] Appli- 
catio , gé». appiicationis, f. acter.tio, ^cV». attcntionis, 
f. Cic. 
Jejugeray de l'cflime que vous faites de r:]-y p.ir l'appli- 
cation que vous donnerez à votrt fanté. QiiaTitam dili- 
gcntiam in valetudincm taam contulcns , tanti nie 
fieri à te judicabo. Cic, ■ 
Jl'donve toHte fon .^pplication à l.i médecine. Attendit 

omni mente ad rredicinim. Cic. 
Çattaclrer à l'étude .tvec tien de i'.fpplic/itioth. Ad ftu- 

diiim aeriùs ou iatcnto aniiro incumbere. Cir. 
U c^l fir.s applicPÀicn y il n'a point d'app'îtt ut ion , il ne 
s'applique pci;.'t. Nihii attendit. Minime attente o« in- 
tente aniiiio cft. Cic. 
il donne une grnnde application aux affaires. Nes^otiis 
admôdum on inagnopf re attendit. Animos attendit ad 
negotia. 
C'efl un homme d'une grande application , ou qui s'appU- 
q:ie bcMicoup. E.Q: animaatteatifiîmo. 
Athc APPIÏOATIOM. Attento cit intenro aiiimo abl. Cic. 

Attenté. Intenté adv. Sluint. 
APPLIQUÉ , m. ArpLiQUEE, f. patt. pad Voyez, Ar?Li- 

QU E R d.ins fis dii'erfis fignifications. 
APPLIQUER , V. ?.Û:. [ Approcher une chefie d'une autre, 
l'attacher. ] Aliqiiid alicui rei ou ad rem aliquam ap- 
■ plicare, ( applxo , as , applicavi cy applicui , appl'.c.i- 
tum ©■ appficïtnm } admoverc, ( adiuoveo , admoves. 
admôvi , adn-(5tum. } Apponere , ( appôno , is , appo- 
fui , apposïcum ) Induccre , ( indîîco , is , laduxi ,. 
• induiftuni. ) ad. ace. Cic. Cil'. Liv. l'im. 
Appliquer du cuir fi::r des boucliers. Induceve fcuta pe!Ii- 
bus. fif. *"Des couleurs fur un t.xhleau. Inducerc colo- 
res alicui pidurx. Plii. '^ Des -ventoufes fur les épaules. 
Cucurbitijlani fcapialis admoverc. Celfi * Un remède 
pour guérir qtteLpun. Curationern ali'CLi adiTioyere. 
Cic. Applicare alicui reir.cdium. p!in. 
Il fit aiplijHcr les échelles aux rzrir.'filles. Ju/îit'(calas ad- 

rriôvcri ou applicari muiis o:i ad 'muro^. Liv. 
Lis bas rtliefs s'appliquent fur des v.ifis d'or. Emblcm.i- 

ta aureis poculis incliidiintiit & illigantur. cic. 
"Des cou'.eurs .".ppliquéei fur le jluc. Colores tectorio in- 

dudi. yitr. 
AtTLiQ:j23. quelqu'un- a Lt nuefiicn ] tuy donner U 
quefiton. ] AdmovJrC alicui ciiieiatus. Date aliquem 
in cïuci'.tum , ( do , das, dedi , d>ituiii. ) Ad quiftio- 
ném a'ui'ipcre , [ abripio , is , ripui , reptuai. ) art. 
ace. Qiixltionem alicui adhibcte, (aûhibco, es ; adhi- 
bui , adhibït'jm.Jacl. C/c. 
Appliquer des ecUjfùs à un membre romp:t. Fr.'icbo mem- 

bto feriilas accommodare. Celf. 
Appliquer unfo:tf^ct fur la joué , ■ un cn.yp de bâtcn , :n- 
coup de poing. Yizxt ou iniligcrc 3,7 incutcié o;j duccrc 
Kt intiir-geie »«inipingtt2 akcui colâphum , fuib.n , 
pugnuni Cic. Ter. 
AiPi.ia'Jfrv . Va'crc l'a-pplicat'ion d'une fahle ou de nr.'iljre 
beau trait d'iiijloire a qudcjue fajct. ] AJiqrani iabu- 
hm aiic hilt'jriam ad aliqijiJ acsommodare ou com- 



3e 



A P P 1.07 

çoncre ( accomr.iodo , as , avi , atum.) Cic Aliquam 
tahulf.m al a! iqtiid transferre on dciîederc r/ detor- 
|ueie , ( transfero , transfers , tranltùli , tianil.âtum : 
H.cclo , is , dedexi , deflexum : dctorquco , es , de-» 
torli, detorfur.i. j art. Cic. 
Appliquer les fables des poètes .-î nôtre difcours. Fabulas 

Poètaruni ad ca qiia: diciinusa:com:nodare. Cic, 
Ceu::-ii^ doivent s'appliquer .i a-r exemple, qui diminuent 
p.ir leurs paroles ce qu'ils ne font pas capables de faire. 
Qui facer: qur non pollunt v^rbis elëva;n , dcber.t (I- 
bi adicnbcrc hoc exemplum. P.hid. 
AvvtiQi-tK , [ D.'[}iner ] Deftinare , ( dcRino , as , def- 
tinavi , dei'linatum. ) art. ace. Cic. 
Appliquer une fomme d'argent k quelque cbofe, [ en fai- 
re i'ariphy QM l'application. ] Pecunt.-e fumniam in rem 
aliquam impendere c.'< imuiT.eie , ( iirpendo , is , im- 
pcndi , impcnfuni : insiimo , is , fumd , funitum. ) 
ac>. Cic. 
Il s'efi .'.ppliqué cet arge.it , il t'a pris peur luy. H\nc pc- 
cr.nian.1 m fuos ufus tianftïilit. Hinc pecuniam !ua:n 
fecit. 
S'appiiqi'er , s'apprnpyrier les loii.'.nges i'a:itrny. Sibi lan- 
des aliénas alfererc ou attribucre ou. adfcribere , { alTe- 
ro, is , ailerui, alllrtum • ittribuo, is , attribui, attti-' 
biitnm : afcribo , is , fcripli , fcriptnm. ) .art. Cic. In- 
tercipere laudes aliénas , ( intercipio , intercëpi , in- 
terccpnim. ) art. Cic. 
s' Appliquer , ou appliquer fin efprit à une cbofe bonne ou 
m.'.uvaije. Ad aliq^uid anlmum ou mcntem appli- 
cxv':. Admovcre (c ad aiiquid. Accommodât: animuns 
ai'.cuirei. .'Vd aliqiiid aniraimi appellere , ( appcUo , 
lî, apriiii , appiiiliim. ) o« adjungere , ( adjungo , 
is , adjunxi , adfunrtuni. ) Animum alicui rei inten- 
der?, eu attendere /J.v/ avec le datif fins xciUwam. { at- 
tendu , is , attend! , attencam. ) c»-'. Ttr. Animum rei 
intenierc. Hor. ou ad rem. Z.»x;. Ingcnium ou nientem 
ad aiiquid confcrre, (' confero , confers , contuli , 
cn.Lituin.jCfV. Studium S: operam alicui rei impertire, 
( iinpertio, is , impertiyi , impertîtum. ) Studium in • 
re al-.-^uâ ou alicui rei poncrc ou collocare , ( pono , 
is , pciui , polîtum : ccltoco \ as ; a\i , aDjm. ) Cic. 
Hor. Animum ad aiiquid adjicere , ( adjicio , is , adje- 
ci , adjertum.) Dare le ad aiiquid ou alicui rei , ( do ,- 
as , dedi , datum. ) art. Cic. * In aiiquid on ad aiiquid 
incumbere , C incumbo , is , incubui , incubïtum. } .n, 
C:c. 9« alicui rei. Plin. * Inducere animum ad aliquîd, 
C indiîio, is, induxi , induftum. } art^C/V. 
ApptijKcr tente la force de fin efi rit au Grec. Adir.over': 
aciïnien chartis Grarcis. Hrc. 
. S'appliquer à l'efiu.'e des lettres. Operam iludio lirte-.a- 
rum , ou ciiram fhidiis acccimmodar;. Sui^t. .Ad ilu- 
dia fe corifcrre. Suet. * A quelque eflude. Ad aliquod 
fludiiim animuiti adjungere. Terrnt. ♦' Ai:i Vhilcfo' 
fine. Appellere mentem ad Phiiofophiam. * An 
droit. Artendere juri. Suet. Opham dare juti. Cic. 
'^ A l'hijioire. Se darc hiftonx. Cic. * A écrire, 
a ccmpoftr , Ad fctibcudum animam app-llere. Ter. 
* A bien fa.'re , à devenir honnefls hcynf.te. Appiica- 
rc animum ad fvugem Vlvtt. * ( le coruriire eji a 1- 
deteriorcm parteni applicare atiimum. 21r. .Vap.'ii- 
quer à mal j aire. ) 
APPOINTÉ, m, AfroiNTÉE , f. part. -^^Ç^. Voyez, h?- 

POINTER. 

APPOîNTJiMENT , £■ m. en trrn^e de -Palais , i'Se dit 
dis reglemens & Jlfgeynens qui établiffint la' contcji^- 
tira des parties , aoii.iz. par le Juge , ou doitt les l-dY'i.-i 
font convenues entre elles er Ifurs ■Vrocitrc-irs.'] Jurid:- 
cialis fyngrâilha vel cd'rto J-.idicis pv.-cfcr'pti , v^^ à 
pairibus iinè )ud.ce condata. 



lof _ A P P 

l'reniire un nppointement en droit, en ih'finitive. Inlirucn. 
dï luis curfuni ultinià fyngraphâ judiciali clau. 
dcrc. 

^Ifriutcment figné des Procureur:. Syni^rapha coguiw- 
rum chirogiapho fubfcripta. 

r Ces cxpreflionî Uiincs lont tirées des Jiirifconfultes. ] 

ArroiNTEMENS j Gages , penfons que l'on donne aux Offi- 
ciers des grunds Seigneurs , fy à ceux qui les fervent. ] 
Pcnûo annua , gén. peiifionis aimaa; , f. Siipcndiiini 
amuium , gén. ftipeiidii , anniii ncut. Honorarium 
gé». honorarii , iicut. Cie. Dcmcnfum , gén. dcincii- 
ll , n. Ter. 

[ Ce dernier ;■■ ot Latin eft pris pour fipnjfier la Mifire de bled 
e\nc l'on donnoit par mois aux ELlaves pour leur vivie , 
^ il peut ter: bien lignifier ce qu'on appelle chez le Roy 
les livitii , qui eft une certaine lomire fixe qu'on dcnne 
pnr jour aux Olîiciejs . qui n'oni pas bouche en Cour , 
ou aux domefiiques qui ont leur argent à depcnler pour leur 
vivre. ] 
Il n aug^Dtenti Ces appo'.ntemens de cent cctfs. Adjecit con- 

tum nummos ad pcnhoncm aiinuam. 
Les afpointemens ne jrnt pu autrement conpderables , 
mais il y it une grande recompevfe a attendre. Paiva 
cil quidem qiia; datur pcniio , verùm fpcs ampla tor- 
tuiix. 
2/ >u luy donne point d'appointement. Niliil ftipendii ab 
illo acdpit. 

APPOINTER , V. act. [ Mettre hnt A but ou d'accord , 
acco7mr,oder. Coijiponerc ( coiTipôno , is , coiiipol'ui , 
composïtum. ) ?.rt. alicuos tiitfr fe. C;V. 

£ Ce verbe n'ell o'ujrge en te iifns que dJTis teuc exprellion du , 
difcours familivr. 1 

ils font aptoii-nez. ccntr.iires , [ parUr.t de deu.x ptrfonncs 
qui font to»io!;rs de ftntimens contr^iires er &ppoféz.] Di- 
Tcrîîs ftntcutiis difstdciit jnter le. Concranis lèntcncris 
pui^nant fcmper inter le. Çic. 

ArroiNTER pour Do):ner des appoint emens. Voyez, fur Ap- 

POINTIWENT. 

ArpoiNTtPv un proc;s on les parties au Co.tfilà écrire es* 
à prodirre Aiiiplius proauntiy.re, ( tio, as, avi, anim.) 
aft. Ucm elle coniilu pronuntiare & ad peruîdïni con- 
felfus dirccptationcin proferre , ( profëro , l'ers , tùli , 
lj:uni. ) ad. 

î,f f parties font appointées en droit à écrire £7" à produire. 
Jiuidiciali forrîiiila jiidiciuiii conilicucun: cil , addi- 
tuniquc pronuntiatiû:;i ut ciitod utercji,ie licigantiiim 
faiiliim elfe auc non elle contcnderet , qiiodquc c re 
f.ii fucurum elle putai-et , fcripcione prorcquerctur , ou 
de co commentarium proterrer. 

Les parties oji'ies en leurs plaidoyers ont ejié appointées au 
Cvnf il. CzuC.x utrinque pcroraca , pra;fcntis dilcepta- 
uonis elle non vifa cil ,' quare prxfcs amplius & ad 
coufi'ium pronuntiavit. 

[ Fafonde p.^rlct du Eitrcau. ] 

APPOINTEUR , m. £ Jtige qni appointe un procès , ffc] 
'-joyez. fur Appointer. 

APPORT , f. m. Lieu public , efpece de Marché oh l'on 
apporte des rrjarehandifes pour ■vendre., comme l'Apport 
de Paris. ] Appulius , génit. appulfils , m. advedlus , 
génit. adveftûs , m. adved:io , génit. adveelionis , f. 
Plin. Tacit. 
"Droit qu'on p.T/e pour l'apport des marchandifcs. Circum- 

vcitictiis portorium , gén. portorii , n. 
exiger ou lei-er quatre deniers d'apport pour chaque bote ■ 
teille de z/i-;. Nomine portorii in iingulas amphôras 
vini quatuor denarios exigcre. Cic. 

APPOP.T.^GE , ilibit. maie. [ Le droit d'apport. ] Voyez. 
Appcp.r. 

APPORTÉ , maie. Apportée , fcm. part. palT. l'oyez. 

ArpORTkK. 



APP 

si le lieu efî de terre apportée , il le faut afermir avec '■» 
h.ttte. Si locus fuerit congeflitius, iiilucationibus Ibli- 
dëtur. ritr. 
APPORTER, V.ift. r Apiorte' quelque chofe enui lieu. ] 
Ferre. Affcrrc. Déterre. ( t'êro , tirs , tûli , lâturp. ) 
Apportare. Djportarc. Importare , ( porto , as , pot- 
tavi , pottatum. ) Cic. Hor. Subvcflarc , ( fubvtdo , 
as , fubveftavi , lubvedatum. ) acl. ace. 

Apporter dans ou dedans. Impojcarc. Inferre. Jnveherc , 
( inveho , is , vexi , vetlum. ) a,(ft. ace. in aliquem 
locum Cic. * pe dehors. Exportare. Jtferre ex aliquo 
loco. Cic. * Par eau. Afpoitare. nave. plin. Deporta- 
re navibu<;. df. * Sur des Bêtes dg fopime- Dcpoïtare 
juinentis }i.i'M.-.tif. Cic. 

Apporter dis lettres à quelqu'un. Alicui ou ad aliquem 
terre ou déferre ou afierre litteras Cic C/if. 

jjs ont apporté la nouvelle que Cefar alloit à Capouï. At- 
tulerimt Ca:farenr iter habere Capuam. Cic. 

Les femmes qui n' apportent rien en »> triage , font fourni fe s 
à leurs maris; aulieié que celles qui apportent beaucoup 
font Icurjleau er leur ruine. Qiia; indotata eft mulier, 
in poteftatc viri eft ; fed dorata; maclant nialo & dam- 
no viros , ou lêd dotata régie virum, Fl.iut. Hor. 

il a trouvé une femme qui lui a .ipporté en mariage de- 
quoy p.ïyer fes dettes. Rcpëàt mujicrem qu.r attuiit qui 
diiîolveret qua: débet. Ter. 
Apporter ie dit figurcmcnt dans les manières fuivantcs. 
Comme Je vous apporte despenfé^s CT des dejfeins dig- 
nes de votre grandeur. Ad te cogitationcs & formas af- 
fcro dignas îuî claritate. l'itr. 

Il apporte trop de confideracion S?' trop d'.tttention à une 
chofe. Iv'imiim conlidcratlonem attcntionemqiie rci 
atFert o't adhibct. C:c. 
Apporter , [ Caufer du bien .ou du mal. ] AfFerre. Infer- 
re. Importare. aft. ace. 

Les diffcnfioni publiques apportent de grands maux. Dif- 
cordia civilis cladcs importar. Livi. 

Apporter du foin, deLi diligence. CutAm, diligcntiam ad. 
hibere in re aliquâ ou ad rem aliquam.*D« dégoùt.faf- 
tidiuni alicui afterre ou ctcare, ( crco, f.s , avi, atura, ) 
acl. * Ve lajaye. La;titiam alicui aft'errc. Aliquem 1?:- 
titià afRcere, i atScio, is, affëci, arteclum. ) acl. Cic. 
Apporter , ^Alléguer. ] AfFerre. * Cauiari , ( caufor , 
caufaris, cauf;.tus fum. ) dep. ace. Cic. 

Apporter des raifons pour 'ec contre. Dilputare vcrbis in 
utramque partem, Caf. 

Ils n'apportent aucune raifon four faire voir que les vieil- 
lards ne doivent point fe mijler des .tffaires de la Ré- 
publique. Niliil aif(?runt , qui in re gerendà verfari l"e- 
nedutem negant. Cic. 
APPOSK , m. Apposée , f. part. palT. Voyez. Apposer. 
APPOSER, V. aiSt. iMettre auprès , ou d.fus. ] Appcacre, 

( app.ôno , is, appofai , apposïtum. ) ail. zcc. 
[ Ce Verhe n'eil d'ulage e.T ïraiiçoii que u.ins les manières 
fui va mes. j 

Appofer , mettre ui: fcélé ou i:n fceau à quelque coffre. 
Arcam oblignare, ( obfigno, as , obfigiiavi , obfigna- 
tum.) aft. plant. ''^ Une marque à un mauvais vers pour 
le faire rem.trquer. Apponcre notam ad malum ver., 
fum. cic. * Une peine an:: hifr acteur s d'un traitté. A.C- 
cribcre pœnam fccderi. Cic. 
APPOSITION , f. f.i^L'aà'icn d'appofcr une chofe fur une 
autre. ] Appoiîtio [;f'». appoiitionis , f. Cic. * Apfcf- 
tion dufce.iu. Coulignatio ,.gcn. onis , f. S^Jnt. 
ApposiTiQN , [ Figure de Grammaire ,• hrs qu'on apporte 

des exonples. ] Appofitio ( cxempiorum. ) Cic. 
APPOSTÉ, m. ^PPQSTÉE , f. part, p-ilf. [Suborné, attiré.} 
Apposïtus. Adornarus. Subornatus , a , um , Cic. Vo- 
yez. AfPOSTER. 



A ?P 
APPOSTER, V. aA [^'iilorner, attiref ^a^Içt'ii» pour Itiy 
f.ùrc Â:re tS" f-ùrc qi^tlqiie chofc contre qui! qu'un Cr à 

fin d^] Avantage. ] Apponcrc , ( apiiôiio , is appoliii , 
appositiim. ) Cic. Ailornare. Siibornarc , ( oiiia , as , 
avi, atum.C;V. Allcgart ,(al!cgo , as, allcgavi, allcga- 
tum.) l'ir. Ii.itiuc-rc, (inltrao, is, inftruxi.iiiftiudum.j 
Coniponerc , ( coinpôno , coiuporui , compos'icum. 
act. àcc.Cic. ) 

Appojiir des Accupteeiirs contre quelqii'itn. Infbruetc , ou 
luboriiare , o:t Conipar.irc acculiitores in aliqucm , oti 
alicui. cic. 

Il ui^ojia lies f.tux tnriotns d'entre fes domafi'tqiies four 
dire que cettt ji(CCejj]on écoit coitpfqitée (f" dcvoluë à l'e- 
lius ZriiioDH. Caiiimniatores c iimi fuo appolliit , qui 
ilLim hcreditatciTi Vencri EryciiiK coauuillam clic 
ciiicrcnt. Cic. 

Ix vendeur ne doit point affofler d'enchérijfeur pour re- 
iMuJfr le prix de /.* -vente ; ni l'acheteur de marchand 
four lu rabAtjfir. Non licitatorcin venàïtoi , nec qui 
contra le liceatur , emptor appônet. Cic. 

Je fçai .î cet:e heure -vôtre mot, j'apfofleray plutôt un c;t- 
cherijf.Hr qui en rehauje le prix , que de foujfrir c^uc 
■zous l'ayez, à m.i:leur marché. Nunc tuum prctiam no- 
vi, licitatorcm potiùs appônam , quàm illud muioiis 
veucac. Csc. 

Ke l'ous tdlex. fiis imx!ii:er quej'iZje appifflé ce lieilUrd. 
Ne crciUs A içe allcgatiim hune fencm. Ter. 
APPRECIATEUR , f. m. [ ^^i met le prix à une ciiofe.} 

/Efliniatoi- , gin. a;ftimaror!s , m. Cic. 
APPRÉCIATION . f. f. [ Efiim.-irion , prix des chofes. ] 

jî.lliniatio ,gén. lilimationis , f. Cic. 
APPRÉCIÉ , m. Appréciée , f. part. pafl". Vojez. Ap- 

rRKCIlR. 

APPRÉCIER , V. ad. [ Mettre le prix f.ux chofes.-] JE.(i.i- 
niare , ( a^timo , as , aftiniavi , aelhmatumj ad. ace. 
Ctc. Pretium ( rcbus ) impencrc , ( impono , is , im- 
pofui , imposïcum. ) Cic. Bluint. Cor.ftitueie , ou fta- 
tuerc pretium alicui rei , ( tua , tuis , tui , tûcum. ^ 
ad. Ctc. Ter. 
APPRÉHENDÉ , m. Appréhendée , f. part. pafl'. l'ojea 

Apprehendir. 
APPRtHENDER , V. ad. on (>ro;;«;fc apréandcr. [Pren- 
dre , fiifir nu c:rps. ] Prchcndcrc. Apprehenderc. Com- 
prshendere, (prchcndo, is, prchciidi, prchcnfum. ) ad. 
ace. Cic. 
[ Ce vcrbf ne fe dit q'.i'au Barrfsu en cette (ignification. ] 
APPREHENDER , \_Crihidre . J Formidare , ( tbrniTdo , 
as, tbrmida'.'i , formiJatam. ) Timcrc , ( timco , es , 
tinviii , fais fupin. ) Metucre , ( metuo , is , metui , 
xiijfi frns fitpin. ) ad. ace. Vçrcri , ( vereor, cris, verï- 
tus fum. ) dep. ace. Cir. * J-'oycr. Craindre, 
// n'xpprehendoit ni pour lui , ni pour /j Légion. De ûio 

ac Icgionis pcricuio nihil timebat. Cs.f. 
yxpprthcnde potiv fa lie. Ejus vit* timco. Ter. De vitâ 
timco. Cic. 
y.ipprehcndc pour Kioi tr pour mon argenx. Forniîdo &c 
niihi S: aaro. Pla-ut. 
[ On trouve dans Plsute Fcyr,i:i^re alicui , Arpreher.d.T qu'il ne 
luy anive du mat ; & dans Téience , Timele alicui , *■ ^b Mi- 
X 5-0 ou nllquLm -.imce. Cic. Ap[rcln.nder, redouter ou-lqu'un, j 
f^i eji à appréhender , [ ^'on doit cr^ndre. ] Formi- 
dandas. Formidolofus. Timcndus. Mcruendus , a , 
um.Cic. 
APPRÉHENSIF , m. ApprÉhensve , f. [ Cntintif. ] Ti- 
mMus, Formidolofus. Mcticulolus. Pavidus , a , um. 
Cic. Pl.-iut. 



APPREHENSION, f. f. terme de Logique , [ I.i premic 
re idée que l'efprit fe forme d'une chof, avec ahflrac 
tknde toutes fes qimlitex.. ] Apprehcnfio 



ahfl 
géiiit. 



A P P 10^ 

prehstiiloni'; , f. cic. 
ApïniHENsioN , [Crainte.'] Timor. Paver ,^e». oris , 
m. Mctus , çén. nictûs , m. FormîJo , gén. fbrmidï- 

nis , f. Cic. 
Do?iner à quelqu'un des apprehenfons de l'.tvenir. Injicc- 
re alicui timorcm futurorum. Cic. 
APPRENDRE , V. ad, on prononce apprandrc. [ Fnfeig- 
ver , infruire. ] Docerc. EJocerc , ( docco , es, docui , 
dodum. ) Erudire i'( eradio , eriidis , erudivi , crudî- 
tuni. ) * Inflituere aliqucm ad aliquid , ( nilHtuo , 
inftiruis , indicui , inltiriitum. ) Infuuerc alinu?m ali- 
quà re , f inllruo , inftrais , in.ltuxi, inl'.rudum ) 
3.A. Cic. &c. . 
[ On dit Rçin chquam nli^iieni lîoccre Ter. R.uTite avec le "inéme 
régime, Stii- On trouve aufli lesV'erbcs d'Enfciguet avec l'ac-- 
cul^tirdcla peifoiine 6c Tablât f de la chofe , comine Af 
preulre à quelqu'un à joiict des infttuniems , Do crc aUfutm 
fidilu! Cic. Doieri ttliquen litieris, Cic. Sanftius fo, tient qu'au- 
cun \'e;be ne p»ut de loy gouverner en même lems deux ac- 
cu .iiîfs de chofes ditï>rcntes\ & que ce qu'on en voit icy des 
Vc.bcs d'Api'tcndre Je d'Enseigner, n'eft qu'une pute imita- 
tion ues Gteis , qui mettent ce cas prefque par tout , en luppo- 
po ant laprépoCtion not^oi & »r£;r', comme nous diiions ti/f, 
î'f , oh y cid ouçMoii. Qtix doieo te grRni7natic.i)7i , c*el>-->i-iiiC, 
Itocco le ,ectndà}i on rufï- li gr^/i^niticani. ) 
Apprendre les beaux arts à un enfant. Erudire pucrum 

a'tibiis. Li-u. 
Appren'dre lignifie aulTi , [ S'infrnire , eflre enfeigné. J 

Difcere. Eoireere , ( difco, is, didïci. ) ad. 
[ Ces Verbes n'ont point de supin fi:lon EraCme 8c Melanûon ; 
mais on trouve Oifcnurm dans Apulée ; ce qui marque qu'ona 
dit auiretois Oi ii;«-«. Cic. i 
Apprendre par ccsur. Dilcere racmoriter. * Mot à mot. 

Ad vcrbum difcere. Cic. 
Apprendre à potier desinjirumens. Difecre fîdibus , Cic. 

* Deux Langues. Linguas duas cdifcere. Ovid.*L'i',gri- 

cultnre à fonds. Perdiiccre difciplinam ruris. Colitm, 
l,es anciens apprenaient à joîier des inflrumens à cordef^ 

Antiqui difcebant fidibus. ( on fous-entend caner:. ) 

Cic. 
Tout ce que vous apprenez, n'efl que peur vous. Qiiidquid 

difcis tibi difcis. Petr. 
Il .ipprit tout cela par étude. £f rien de la nature. Illud 

totum tabuit c difciplina , inllrumenta nacur^e illl 

d^derant. Cic. 
Il n'y a point d'art qui s'apprenne fans interprète (S" fant 

exercice ; (y on ne peut pas aller bien loin : on ne peut 

apprendre le Droit Civil dans tes livres , fans lun'iert 

(S" fa-cs mtifire. Nulla ars lint; interprète & (\ui aliqui 

cxcixitatione pcrcïpi potell ; non longé abicris : noa 

jus civile ex libris cognofci potefc , Dodorcni lunica- 

que delidërat. Cic. 
Apprenez. » foutcnir une ft grande fertune. Dilcc mag- 

njm ferre fortunam. Hor. 
Apprenez, de moy , mon fis à eflre vertmux , iy des au~ 

très a eflre heureux. Difce pacr virtutem c.x me , ve- 

rumquc laborcm , fortunam ex alus. Vixg- 
Apprenez, à eflre gens de bien ,& à refpecier Dieu.. ViiC- 

cite jullitiam moniti , ncquc tcmnere Deiun. l'irg. 
Apprendre à bien régler Cf à bien arranger. fa vie. difce,- 

re vera: vita: niodos numerofque. Hor. 
Une fcience qui i'.ipprend par des régies. Scientia cujus 

ert difclplin.i. Cic. Scientia difcipiinabilis. Auth. ai 
Hercn. 

@2ti a appris l'art militaire d'un maiftre. Edodus hellr 
artcs fab niagilho. Liv. 

La jeunefe Rom,%ine apprend ttifiment le vice. Pravi do- 
cilis Roniana juventus Hor. 

Le Rojjignol apprend aifé;nent à parler Grec (S" Latine 
Docilis lufcinia Gr'scco & Latino fermone. Plin. 
ap- ApPiiENDRu une chofe à quelqu'un, [ la lui faire fçavoir.\ 

O uj 



ijo. A P P 

De re aliqiiâ certiorem aliquem facere , ( facio, faci-;, 

feci , faftum. ) acfV. 
M m'a, appris l.i mort de mon Tere. Me certiorem fccit 

de morte partis mei. Certior ab iilo fadlus fum de 

motte patris mei. Ab illo aecëpi mcitcm partis mei. 

Patrem meum fato funtiu'.n cff-' ir.e monuit:. 
^Iprer.àré des nowvtlles y\_les rtce-vo:/. ] Accipere nun- 

cios. ail. Cic. 
APrniNDREfignifiecncore 'Ejire informé oirhifiruit d'une 

chofe. Difcerc. Accipere , (' accipio , accïpis , aecëpi , 

acccpcum. ) Cic. Plant. Audire , ( audio , andis , au- 

dîvi , auditam. ) Co^^iolcete , ( coguolco , cis, cogaô- 

vi, cognïtuni.) a6t. ace. Ab alitiuo oit de aiiqiio on ex 
• aliquo. Ctc- 
J'aime mieux que vous apprrniex. cela des nufrcs ou de la 

bouche des r.iitres , que de la mienne. Hoc te ex aliis 

audire malo , quàm ex me Cic. 
Je l'ai nfprisfM ciii dire. Id auditione vel lama accepi. 

Cic. 
APPtNCRE , [ Conmijire. ] Sentitc , ( fentio , fentis , 

fenli , lênfum. ) Videre,(vidco , vides , vidi , vifum. ; 

aft. rh.id.. 
ATPAi-NDRE , [ Faire conncijïre. ] Oîl:end,.Te , ( oftcndo , 

is ,,oftcudi , oilcnium. ) ad. ace. 
Je vous aptirendrai ,. ou Vous apprendrez, à qui ■-■jous 

vous jetiez. Senties quem attcntaris. Phad. 
APPRENTI , m. { wj prononce Appvanti. } Apprentie , 

i. ou kv7Ki.iiiicY., comme l'on dit pxrmi le peuple, 

[ ^'ii e^ novice duns les arts ou. dans les fiirKes. ] 

Tiro , génit. tiiônis , m. 
r Ce nvji ligniiie p.ot)remeiit un jeune SoMr.t , qui ne fait que 

commencet à j)0.i.r les armes , Akr\i Ciccrjn. Suctona le met 

p[:i!r lin ApErciiti en que'que a;! que ce Icij; & Cicei'on même 

In re ali ui lifo at yU-ii Cic. ] 

Un petitapprenti.. Tiruncitlus , ^«»t/. rirucuii , niafc. 
Jun-Plin.- 

f NE ArPR.tNTlE , [ Celle quiapprtnd quelque profejfion.'} 
onpcu.ra dire , paella" tiro , eu tirujicùla , t'.^ 

\ Ce mot Latin le trouve dans Coluielle ,_ parlant a'une'eur.e 
thier.ne qiri ,i r,.is bis peut la pveniitie t'jis. ] 

AppRINti , [ p-zr r.ipport au m^iilre duquel en apprend. ] 
Difcipulus , ?/wîf . dllcipuli , m. C/<-. Flin. 

Apprentie , [par rapport à la maijlr-ejje dont on appnnd.] 
Difcipula , géuit. difc-pulae , £ 

Apprenti. dans le figuré , [ Parlanfù'im hor.rme qui ejl 

neuf à une. chofe , qui n',i point ni l'ufaoi ni i'exp'crien- 

cf. ] Tiro j^f'iîif. tironis , in. Rudis .Se hoc rude. 

InexpetUis , a , am. Cic. 

Il e<l apprenti in cela , il y efl tout nev.f. în câ re ell 

novitius. In este eft tiro & rudis. Cic. 
il e!ï apprenti dans les fortunes de lamtr. Pfriculis ma- 
ris inexpcïtus atcjuc inluëtus. Ca.f. 
4^prenti dans i'itfage du Palais , qui n'apjint de PaUis, 
ou i'ufage du Palais. Ufu forciili atqnc escrcitatione 
tiro. Cic. 

APPRENTISSAGE , û m. en pronon'e apprar-tiiTagc , 

[ Eftude que '■'on.'' Us novices iS? les apprentis d'un urt.l 

Tirocinium. Rudimentum. Tirocirfli rudimentum , 

■ jénif. i ) PÎi-1-Jnn. 
xhre en appnntiffage dj quelque art. Attem aliqu-im 
cdifcere. * 'Baïre l'apprr;:tfjfi^e uùn art fous quelqu'un. 
Difciplinx , ou a.rtis alicujus poncre , ou deponc: c 
tirocinium fub aliquo. * Mettre quelqu'un en app;-cn- 
tiffa^e d'un art. Ruiiir,entis aliccjus artis im- 
bijcnduin date aliquem. In difciplinam& in arrem 
traJcte aliqvjcm. Ci.-. * Sortir a'r.'premijfige d'io; 
art. Ex elcmentis , oit ex tirocinio artis aIicuiu^ 
cxirc. 

APPREST , r. m. on prononce AvVKCT. [ Préparaiif.} 
AppiMaïas , génit. apparatùs , m. Cic, 



' A P' F 
Ort fait pjy tout de gr.vuds Aptrifs pour Li iruerre. 

Migi-.i ubique belli apparatus Cic. 
ApPREST , [ Àlfaijon-nemcnt qtt'on donne atf.r vi.tndes. J 

Ccndïmîntum , ^f»;>. condinienri , n. Condîtio,rt- 

nit. conditionis , f. Plaitt. Plin. 
.IPPRESTÉ , m. ( on prc:-ioisce Apprêté. ) ApprestÉe ,. 

f. Apparïtus , apparara , apparatum. ( qui fait au 

Comparatif. Apparatiot & hocappa#ias : (y au Su- 
perlatif, Appavatiffimus , a , um. ) Cic. 
ApprestÉ , [ AJJaifonns , p.-.rlant des viandes. ] CondT- 

t'.is , condita , conditam. 
APPRESTER , V. act. on prononce, apprêter. [ Préi irer 

faire des prép.trafifs , ] Parare. Apparâre. Ctimparare. 

Ornare. Adornare , ( no , as , avi , anim. ) Inftruerc , 

( inftruo , is , inftruxi, inftrii6tum. ) Cir. Pltut. Phi i. 

Expedire , ( cxpcdio , expcdis , expcdivi , expeditum.): 

act. ace. Ctf. 
Il employé tout le jour à apprefler fonfeflin. In apparan- 

do convivio totum consûmit diem. Tir. 
On lui commanda d'apprefier le fouper de nK-illeure heure. 

Jullas eft maturiiîs cœnam parare. rhji.d. on cœnani 

coqui maturiùs. ihud. 
Apfrefer des pirxmidcs de viande , apprefiry Hey; à 

m.infcr , o'i abondamment. Facere opulentura obfo- 

nium. Plaut. Fcrciila luxuriosè itruere. Plaut. Con- 

ciiaiTie ftruïccs patinatias. Plaut. 
Apprcficr les n.ivires. Naves expedire. Caf. ou inftruerev 

cic. f' Du bois pour mettre dans le poêle. Ligna ai fot- 

nîcem conficere. Cat. 
s'AppREfTER , [ Se préparer, fe difpofer à une chofe. ] Pa- 
rare fe. Comparare le. Apparâre fe. Accingere fe. Sa 

expedire. 
S'apprefer à fuir. Ornare ou parare ou apparâre fiii!;am.. 

Cic. * Au combat. Expedire fe ad prxlium ou ad pu'.;- 

nam. * A faire voyage. Comparare fe ad icer. Liv. 
Ils s'apprejient de verir à moi pour me maltraiter. Gla- 

diatorio animo ad ine afFectant viam. Ter. 

il s'apprcfte à tout événement. Aiiimos ptxnarac al 

omnem cventum. Cic. Accingir aninios futûris. Val- 

7Lic. 
S'apprêter à répondre. Comparare fe ad refpondcndLim. 

0>i DIT p.roverbialemenc en ce fens , [ Parlant de quel- 
que ridicule. '\ Apprefler à rire à quelqu'un. E'.re a'i- 
ciii derifiii. Phad. Dare alicui rifus. Bor. Facere sdicui 
rifiis. CaI. .td Cic. Pra:bcre alicui lifas. Terent. 

Je ne fçaurois dire comii.-n tu ncus-it apprejcj à rire là 
dcdms. Non poflum tibi narrare quos iados nobis 
prsbueris inrùs. Ter. 
APPAtSTER , [ Ajfaifonner les viandes. ] Condite, ( con- 
dio , condis j conJivi £5' condii , conditum. ] ail. 
ace. Plaut. 

Ce Cuifînkr apprejce bien à m.tnger. Coquus ill: fcitè 
& eleganter condic cibos. 

tes Cuif-uiers qui appnflent Us viandes en -tant .ié nia- 
niires diférentes , ne mettent pas toutefois '■n ufage U 
plus exq-'iis de tous les Alf<iftinnsmens . puis qu'ils n'y 
milltnt point dejcye. Coqni qui tôt utunt'it condi- 
mentis , eo condimento uno haud utuntur qaod prxf- 
tat omnibus , nam ubi iuëtit Ixtitia , condimentum 
cuivis placitûfum credo. Plaut. 

APPRIS , m. ApI'Rise , f. part. paif. du verbe ArpuiN- 
DRE , [Infiruie , enfiigné. ] Doclus. Ldôâus. Erudî- 
tus , a , um. Cic. 

Un ieane hotnne Lien appris , lien infruit , bien élevé. 
Adokfcens liberalitct , ou ingénue, educatus , o.» 
inllitûtHS , ou inftriidlu».- Cicer. Bcnè moratus. Plaut 
* [le contraire , Malé iuaitutus. Ivialè moratus. MtU 

: m""- ) 



ATP 
APPRIVOISÉ , m. AriKivojsÉE , T. part. pa/T. [ Roi- 
tiu fri-jé. ] Cicuratus , a , um. Maiiiucfadus. Condo- 
cdaitus , a , um. * Cicur , gir.h. cicuns , onin. i^tn. 
^^ar. liz'. etc. 
ArpR.l\'01SER , V. aA. [ Rtndre prive , parlant d'un 
oiftnu OM de tjHt'.qite ani.K.tl f.tn-v.i^e , li rendre doux 
Csr trair^ible. ] Ci'c.irare, ( ciciiro , as , cicuravi , ci- 
ciiracum. } Manfuctacerc. Condocctaccrc , ( tacio , is, 
fi?ci , ùduii!. ) ColiitJi. y'iir. Ivîanfuefjm rcdJcic ou fa- 
ccre. Cic. Fiant. Ex tci:it5;c aJ niaiiùictud'incm tradu 
cltc , ( traJûco , traducis , tiadmi , tradutium. ) adl. 
C.V. Domaie , ( Joiuo , domas , doniui , dûinïtum. } 
z[i. ace. 
Lis /DiiwKnx s' apprivoi/int parmi les hommes. AfTuef- 

cunt ad liominem 2: manfuefUinc ani-na'.ia. Cd.f. 
Sirxor.i-i.ùus des dr.in-.xnx pin ont été apprivoifc-z.. Uta- 
nnir donutis & condocefaclis animalibus. Cic. 
ArrRivoisEP, quetc.'i'ufi , [ le rendre trauMe de farou- 
che qu'il e.'oit .^up.ir.ivunt. ] Maniuefacere aUcu?m. 
J/i>r. Liv. Lx fcritate ad manllictudincm al;qacm tra- 
diicae. Cic. 
S'iippriirifer , [ quitter [on nattirel f.irouchc. ] Manfiio- 
£cri , ( iiianlucfïo , fis , manfucfaîlus fuin. ) palI. 
Cif. Manfucfceic , ( manfuefco , is , manfucvi ,/3;;« 
fupin. ) ncut. Col. Fciitatem exuere , on dcpoiiere , 
( L'xuo , is , exui , exùtum ; dcpôao , is , dopofui , dc- 
posïtnm. ) ail. O'vid. Mitcfcere. neiic. Liv. Auimum 
ïih\.-ftreni cxuete. l'ir^. 
Le vi/ifçait apprivoifer l'efprit le plus dur, (S" fe rendre en 
ladiiMnt le mxifire de /es fecrctr. Vinum ingeiiio ad- 
niovet iene tormentum , Si arcâaiim con/ilium joc5sè 
recfgit. Hor. 
i2£(i f.pprii-cife les bêtes farouches. Magifter ferarum , 
^én. iriagiftii , m. Si». * ^l?.lj^l:etâL■iu■J , géait. mau- 
faatarii , m. ( mot de lu b.zffe L.-.ti?ii:é. ) 
APrrx.OBATEl^R , 1". m. [ Sui approui^e u/je ckufe. ] Pro- 
Lator. Approbator. Coinpiobatcr. Lr.udacor , gc7ik. 
oris , m. Cic. 
Approbatrice , fi f. [ Celle qui approuve. ] Laudatrix , 

çéhit. laiidatricis , f. Cic. 
APPROBATION , f. f. [ Tér/toigniige qu'on donne de l'if 
tiy.jc qu'en f.xit d'trne chofc. ] Approbatio. Comproba- 
tio. LauJatio , génit. onis , f. Cic. 
Son difcours eut l'iipprobation de tout le monde. Illius 

oratio fuit approbata ab omnibus, éluiiit. 
il emporta l'abprohalion de totite l'/ijprhhlée. Co;iciô- 
iiis approbationcm habuit ou obtimiit «« confcqufï- 
tus cft. 
Je r.c dtfirc que l'approhutim des gens de lettres. In lltte- 

rarum plaufum ire ccfidcro. pl^rf. 
Lcrjque bemicoup d'homiijlcté éclate dn^-is la l'ic d'une 
p'rfonne , ceh urtin l' approhution de aux a'vec qui l'on 
"i/it. Cùn: ac-côrum ciûcct in vitâ , inovci apprcbatio- 
neni coriun quibufcum vivïtur. Cic. 
APPROCK-iNT , m. approchante , f . part. ad. & 
adj. [_ iili-i approche. 1 Appropinquans , ^énit. appro- 
pinquaiui: , onin. gcn. AccêJcns , f<',.;;. acccJjacis , 
omn. gtn. Cic. 

La mon approchant. Morte appropinquante, ab'.ar. 
Cic. 

Approchant, { Qui.t du r.tppcrt.l Acccdens , finit. 

acccdcr.tis , OK-.n. gen. Cic. 
La condition U plus approchante de U liberté , qui p. 

plusà.er.%pport a Ulihirté. Conditio ad Hbcrtaicm 

ipjàm ma.xinic acccdens. Cic. 
Cda n quelque chofc d'approchant de la 'vrai-fem- 

lU.ice. hi ad fimilituJinem veri quoquo aïoio , acce- 

dit. Gic. IlJud propius vcro cft. Li"j. 
M lui a dor.né i-.n^i piiUe ffietrfs , oh qnt>î^n.! chof 



A P P 



lit 



d'appro.'I,tnt , c'e(i-à-dM , c»-jiron 'vingt tnil'e feiler- 
ces. Dcdit ipfi circitcr rdtectiûm vicêna. Suet. \ on 
jous-entcrui l'.allia. ) 
APPROCl-lE, i. f. [ Aciionpar laquelle une chofe e't rcH- 
due proche o,,^-oif,He d'u»e autre. ] Appropinouario . 
gen. appiopiiiquationis , f. accc/Tjs , genit. a-iiVis 
m. App,:!rus,jt7«;. appulsûs.m. c/f. ' 

Ceux q.u junt parvenus k une extrême -vieille^ s' x "^i 
gent des approches de Urnort. Anguntur appro^inqu- 
tione mortis coatcdi hommes feiiedûre oV 

Les approches du Soleil. Solis appulfus ou accefTjs * f U 

TTTr '/^;^''' ^'''^""'- ^'■'- ^'^'''S"e>n:.; dJ^S,- 
leil , lorJq;t il jj retire de notts. ) 

ArpKocHtsau pluriel, [ /. d,t en terme de n„erre de 
to.xs tes trav.uix qm fe font .pour s'avancer '-vers Une 
TUce qu'or, ajté^e. ] Adanotio , génit. amdotionis . 

Jl a-voit commencé de faire des approches à la faveur des 
mmtelets. Aggcrem & vineas ad oppidum a':;erc ou ad- 
iro'/cre inftituerat. df 

Taire les approches. aA mures admovcre machinas, tiv. 
Sjccedcrc mûris. ^tint-Curt. 

Il fiifut les approches de fes tours contre Us o.vvr^-es de 
Céf.%r. Turres ad opéra Ca-firis appeilebac. Ci.f. 

Ils poKvoient aifement en empêcher l' approche twer des 
le-uiers & des pierres. Potcrant fuiibus & Lund.biis 
accedentc-s re pellerc. Vitr. 
AppKOCHfs au figuré , [ Parlant des pas tir des »v.incâs 
que les gens font pour s'accommoder. ] coaime , U y 
a apparence que cet accoinmodement reK'ftra , car ch^ 
cun fait^ des approches de fin cofxé , ou fe rehfche 
de fes prétentions. Pax crit iiiter illos tic'ïlis , wmC- 
quilque enim de fuo jure ci;nccda , eu temittk. 
Ctc. 

APPROCHÉ , m. Approchée , f. Voyez Approcher- 
APPROCHER , V; ad. l Mettre ttne chofe auprès d'uhe 

entre , U mettre proche. ] Propiùs rem admovere , 

( admovcc , adiiioves , adniôvi , admôrum. ) 

ou adduccre , ( adduco , adducis , adduxi , adduc- 

tum. ) Cic. on agere, ( ago , agis , cgi , adum. ) 

ad. Céif 
Approcher les machines de guerre d'une tntiraUle , ou 

contre une muraille. Machmis bellicas mûris eu ai 

Jiiurum admovcre. Csf. 
Approther fes tro-rpes du retranchement des emiemis. 

Caftris hoflium aciem fuam fubjicerc. Csf. 
Approcher des échelles des murailles. Applicàre fjc'.ns 

iiuiris ou ad muros. Liv. 
Kv??.oci\tK ,nc\K. {Venir proche quelqu'un. 1 Ad aii- 

quem apprcpiiiquare , ( appropinquo , as , appropin- 

qaavi, r.ppropiiiquatum. } Accedcie , ( accëdo , is , 

accoill , accenlini. ) cic. Adventare , ( advento , ss , "■ 

advcinavi , adventatum. ) ncut. 
^'approcher d'une porte, des murailles. Accederc ad fores, 

mce;iibus. Tir. Liv. 
Toute fartn'.e de céfir approchait. Carfaris exercïrus ad- 

ventabat. Cic. 
AppsccHta quelqu'un , ou s'Approcher de quelq:iurt. 

Adiré aliq-icm , ( adeo , adis , adivi ', aiitum. ) 

Acccdere ad aliqaucni. Acccfîum ad aliquem liabere. 

Afpirare ad aliquem. Cit. 
Perlinne ne fçaurcit l'approcher. Afpirare ncmo potcd 

ad illuiii. Cic. hA'iii non poteft. Nallus ad iHtim 

adirus paret. 
// approrheies Cr.-.nds ou pris les Grands D;oj propuis 

contingit. Uor. Faciles aurcs Princïpum liabct. £liiint. 

Uritur familiarirei- magnîtum confjetiidiiic. 
ArrKOCMtR , [ rftre pris d'arriver, eu fi:r U poitK 

d'arriver.. ] P.-opui(^u?.re. Ajijiiojiin-ijuarc. Aa-rciitaje, 



lit APP 

* Iiiftare , ( iufto , as , inftïti , inftirum & inftarum.) 

Adefle , ( adium , adcs , adfui. ) Impenderc , ( im- 

pendeo , es , impendi , impenlum. ) iicut. Cic. 
,1* mort approche. Mois advciitat o« appiopinquàt ou 

inftat. Immïnct fatum. Mors immïnct. Cic. 
M^ 'vie approche tous les jours de la mort. Mea vita 

morti quotidie propiot cft. Vh&d. Mors mihi cjuotidie 

appropinquat. Cic. 
L'hiver cpprochoit , ou i'approchoit. Hyems appropin- 

quabat ou appetcbac. Caf. Cic. 
Z» nuit s'approche. Nox iL^^ët'n. Liv. le printems. Ver 

appëtic. Var. 
le tems de fes couches approchoit , elle étoit toute prête 
■ d'accoucher. Parnis propè inftabat. Ter. Aderat mulieri 

partus. Celf. Appropinquabac partus. Cic. Menfes jam 

illi adii erar.r. Ptopinqua pariiûdo ei appettbat. Plmit. 
Approcher, [Ifire pr^fque fimblMe.] Accederc ad 

aliquLd , ou alicui rei , ou ad funilitudinem alicujus 

rei. cic. 
jipprochcr de la -vertu de quelqu'un. Vircuti alicujus 

accederc. Cic. 
21 n'approche point d'eux iafciencc. Multùm ab iis dil- 

tat doftrinâ. Cic. 

J'aimois le caructere d'Alexis , farce qu'il approchoit 
fcrt du i-sfire , qt^'il a-joit de la rijfemblance ^(r du 
rapport an vofire. Alcxtdis manum am.ibam, quôd tam 
propè acccdcbat ad fimilitudincm littera: tii.x. Cic. 

Sulp'tius (sr Cotta lie ffiyjoient p.js leq:-e! des deux ap- 
frochoit le plus de la ijetiré. Sanè dubitaje vlfus eft & 
Sulpitius & Cotta , utrius oratio propiùs aJ veriia- 
tem videatur accederc. Cic. ^ 

Jpprocher du fille d'un Auteur. Afsëqui propc aufio- 
tem ftilo. Fli;i-Jvn. . 

Le Poète fl.f proche fort de l'Orateur. Oratori finitimus ou 
proximus Pocta. Cic. 

L'amour apprched£ la folie. Amor non procul abcft ab 

infaniâ. Ck. , . , ^ 

Cela approche fort du crijUl. Ad vianiam çnftaUi dei- 

cendit. l'iin. ^ 

S'AVPROCHÎR , [ Rclafchtr quelqu'uii de fis prétentions. ] 

Rcmictcre de fuo jure , ( rejnitto , is , rcmill , remif- 

lùm. ) Defcendcre ad xquas condiciones , ( detcendo , 

is , defccndi » delccnfuin. ) ncur. 
APPROFONDI , m. ABfRofo.NDiE , f. part palL Vo^ez. 

API'BOEONDIR. 

APPROFONDIE, V. aa. [ R.-ndre profond , creufir. ] Al- 
dus fodere , ( fodio , is , rodi , fe.il'jm. ) Dcfûdcre. 
au. ace. Flaut. Colum. + Agers altiùs curiculcs. l'hud. 
ApproiondiR , fisurémenc , ICreufer ,. pénétrer dans 
le fond de quelque affaire. ] Altiùs pcrfcrutari , f pcr- 
frûtor , axis , perlcrntatus fum. ) Diligentiirimè , ou 
à radicibus siraari , ( rimor , arls , rimatus fum, ) 
dcpon. ace. Suint. Çic.Fhs.d. Omnibus vcftigiisinda- 
gare , ( indigo , indagas , indagavi , indagatum. ) 
ad. ace Cic. 
Si ce Pire de famille eût approfondi- le mcnfon^e,d ncut 
pas détruit f.if.rmille p.ir un crir-.e fi dcteftdls. Si hoc 
mendacium patcrfamilias i radicibus rinutu's fuiilet, 
(on lit dans Phèdre rimalTet ) non evcrtiftct d:;iî.uiu 
funeflo (cel'Jre. Ph<id. 
ilP.PRoroNDiR une niatiere , [ La tr.titer >. fonds. ] Int"- 
mam rei vim & natura™ cxpUcare , ( eïplïco , as , 
avi on cui , atu:no« cur.m. ) Enucleave , peuïtiifquc 
de re aliq'ià difT^-rcrc on difputate ou traitave , ( di-fsé- 
ro , is , dilFciui., diflertuir. : difpi^ito , as , avi .(atuni : 
trafto , as , avi , atum. } neuc. Cic. In rem penitùs 
defceudue ou intrarc , ( defcendo , is , derccjidi , del- 
cenfuin : intro , as , avi , atum. ) neur. Cic. 
APPOFONDISSEMENT , 1'. m. L ^^'^i'"^ />-"' ^<»2«^"^ 



APP 
on fait une fojp plus profonde. ] Altior fo/Tio , ^entt^ 
altioris follionis , f. Colum. 
[ Ce mot ii'eft point d'uTagedsiis le fers naturel ] 
ApPROfoNDissEMENT , au figurc , [ L'.zHion d'approfon- 
dir une affaire. ] Inquilitto. InvelHgatio , 5eV.1V. onis >. 
f. Cic. 
APPROPRIATION £ f. [ L'acîicn d'approprier les cho- 
fes] Vindicatio , génit. vindicationis , £1 {les Jurlf- 
cortfuttts parlent .linfi. ) 
APPROPRIÉ , m. Appropriée , f. [ Ajujié , cultivé , 
rendu propre. ] Cultus Concinnus ,. a , um. Elêgans , 
génit. elcgantis , cmn.gcn. Cic^ 
\ On Jit su Comparatif CnUior ci;- hoc cu'tiui , C.'>:ci>:>iior ér hoc 
cofici'iniui ^ hit'g:ii:uiY ô" bûc eUg^nnui ; & «u Superlatif Ciel' 
tifjir/iiis , F.U^a^^tJjJimw , a , :im. ] 
Tout eft bien approprié , ou iien propre chez. It.i. Culta 

lùnt domi oinnia. 
Une métairie bien appropriée. Cultiffimum rus , génit. 
cultiflîmi ruris , n. Colum. 
Approprié , [ Attribué. ] Vindicatus , vinJicata , vin- 

dicatum. l'oyez. aPPRObrier. 
API^ROPRIER , V. art. [ Ajujler , rendre propre. ] Co- 
lère , ( eolo , colis , ccrlui , cukum. ) Coucinnare , 
( concinno , nas, concinnavi , concinnatum. ) Polire, 
Epoiixe , ( polio , polis ,. polivi , pplitum. ) ail. ace. 
C.V. 
Approprier une planche de jardin. Aream concinnarc. 
Plaut. 
On dit en ce fens- fîgufément , Approprier ur^. exemple à 
fin fujet. Excir.plum arguniento accommodarc , C ac- 
comraodo , as, avi , atum.J ad:. 
s' .Approprier une chofe , [ Se la rendre propre , fe l'at- 
tribuer. ) Sibi aliquid fumere ou alîmiicrc , ( a'sumo , 
is^ , aflimifi, airumtum. ) Aâerere ,. (afsëro , is, aJl'crui , 
affèrtum. ) Arrogare , ( arrogo , as , arrogavi , arro- 
l^atum. ) Afcifcere , { afcifco , is , afeîvi , afcîtiuii. ) 
Vindicare , C vindko ,. as , vindicavi , vindicatum. ) 
act. ace. Cic. Hor. 
Q»e.nd ou a de l'efprit comme ■vous en avez, , 0» 
trouve toujours h moyen de s'approprier par fes dif- 
cours II gloire q-ie les autres ont acqvife avec bien ' 
de la peine. Labôre aliêno partam gjoriam verbis 
farpè in fe nanûnôvec ,, qui habet falem qui in te cft. 
Ter en t. _ 

.\PPP.OUVÉ , m. Approuvée f. part. palT. Probatus, 

Approbatus , a, um. Cic. 
APPROUVER , V. adl. [ Ttcnncr fin app:-obattoi , trou- 
ver bon. ] Probare. Approbare. Cojnprob.vc. Laudare, 
( o , as , avi-, anira. ) ait. ace. Cic. 
Son ouvrace eft approuvé , oa a l'atpnhation de tout 
la mKide. Illius opus omnium fuffragiis ou omnium 
alTeufu agprobatur.. Cic. 
Je n'ai pu approuver une cupidité fi criminelle £f fi 
abandonnée Miiii ncutïquam probari poîuir tain fla- 
gitiofa & tivm perd"ta libido. Cic. 
Je fuis bien aJfe que vous approuviez, ce que f ai fait , 
que vous y donniez, vôtre etpprobaticn. Metun- faâaira 
probati abs te gaudco. Cit. 
Approuver l'erreur de quelqu'un. Altcrius errorem ad- 
j'uvare , i' adjuvo , as , adjÛTi , adjiitum. ) aft. Cic. 
Aibiim ad jicere , errori alicujas. , ( aJjicio ,, adjïcis ., 
adjêci , adieaum. ) a<ft. Plin-Jun. 
[Ccttf dciiiîcre «x,ue:!:o.i Liiiir.e vient de la coôtutne qu'on 
avoit aïKiennem'ent de niaïquet ct<ju'on ajTiouvou avec des 
pierres bla.-ches.T 

Approuver les divcrtiffmens de quelqu'un. Confencire 
alicujas (ludiiî. Utroque poUïcc laudare ludum alicu- 
jus. Horat. 
[Cette dtrmere erprclîîon tflr empiuntcc des Gladiateurs 
luiand ils «mbsuoient j fe les S^eftateuis lucuoicnt les 

' JOtKCS 



A P P 
pcucfs enff mble en joignant les Jeux trains & entreUijant !(s 
doigts , c'éloit une marque qu'ils favoiil'oient le Gl.uUateur 
qui étoit vaincu ; & alors le vainqueur donnoit la vie au 
vaincu ; nuis s'ils tournoient les pouces en joignant les mains 
c'etoii un ligne de liainc , fc pour lors on ne fjiloit point de 
qu.-r.icr au v;ir.ou ; c^la s'appcllott Vrpn,t foltiicm Piel.cr le 
pouce , ou LauXj!\ c !>irtcue (allke i au contraire l'ertcrc fcUicim 
Renverlet le pouce , c'elt-àdire , condamner. C'tll ce que nous 
apprenons encore de ce vers de Juveral, 

( y.unni Hunt cUn: ,•> vafo p.-Hue -Mgi ijurmlilct ccàiunt. 
On donne maintenant des Ipeclacles , & qi.and le peuple ttur- 
re le pouce , on tue tcui pour luy plaire. J On dilojt dans la 
Reii''ion des Romains, .idmi!i:i>ii tué aiies. Les Aufpi^es .ip- 
Ptouvent voûie entieprife , y font favorables , car les Romains 
n'enireprenoier.t rien , qu'ils n'cufient auparavant ccnlulie les 
arulpiccs ou le vol des cifeaux. ] 

APPUREMENT , f! m. [ clôture d'un compte. ] Ratio- 
num couftctio , génit. onis £. 

APPURER un compte. V. aft. terme de finances , [ /;' 
faire clorre & p-*yer le reliquat.'] Condceze rationes , 
( conficio , contïcis , conféci , conkflum. ) acl. C/V. 

APPUY , f. m. [ Soutien , ce qui fer t à foùtenir C •ippuyer 
quelque chofe. ] FultSia , gémt. hilturx , f. Vitr. Li'j. 
Colum. Plin. Fulmcntum , gé?7it. fulmenti , n. Var. 
Celf. vitr. Sol in. 

AffVY, \_Modillon ou corbeau , ert Architecture , qui 
fort de la muraille fonr foiitculr une poutre. '\ Macûlus, 
gén. mutuli , m. Colum. 

Appuy, [ D'«» lit , les quenouille ! qui foutiennent les ma- 
telas , &c. ] Fulcruni, gén. falcri , n. Var. Frop. Juv. 

AivvY fourchu , \_dont oti foiiticnt les cahanes. ] Cervus , 
génit. cervi , m. Virg. 

ArPUY-M-AiN , [ Fetitc baguette dont fe fer-vent les pein- 
tres en traziaillant. ] Manûs fulcrum , i, n. 

Appuy dans le figuré , [_ Le foùticn de quelqu'un, ou 
d'une famille. ] Colïimcn , génit. columïnis , n. Ter. 
Firmamentum , génit. firmamcnti , n. Pjxiidium , 
géyiit. prslidii , n. Cic. 
A-voir de l'uppuy , a-voir des amis. Valcre amicis ou 
amicoruni pra"iidio. Amicis t>« amicoriim potemià , 
fiilciri o;< muniri. palî Cic. { * le contraire ejl , ab 
amicis nudum cilc & inôpem. Nulle ariiicorum pix- 
fidio tegi. Cic. EJlre fins appuy. ) 
Chryjîppe pajfe pour l' appuy du Portique ou de la fch 
Stoique, Putatur Chryiippus fulcire portïcum Stoï;o- 
rum. Cic. 
Il fera l' appuy de ma vieillejfe. Erit fublldium (ènedi'î 
tis. Cic. 

On dit prorerbialemenc , Venir à l'appuy de la boule , 
£ appuyer (s" fotitenir de fin crédit une affaire commen- 
cée. ] Rem inchoaram audoritacc ac gratiâ fulcire & 
fuftinere. Cic. 
Je feray à l'appuy de la boule , pour -jotis foùtcnir en ca; 
de btfoin. Eijo in fublidiis hic ero fiiccenturiatus , i\ 
quid deficics. Ter.' 

APPUYÉ , m. Appuyée , f. part, pall' [ Soutenu. 'i Ful- 
nis , fuira , iuitum avec l'ablatif de la chofe. Nixus , 
nixa , nixum , a-vec le ?r,ènie regitne. Cic. Frop. *\n 
nixus , a-, um. giuint. Tacit. avec le datif de /.» chcfe , 
(y dans Tite-Live un .xbl.itif. Licumbcns igén. incum- 
bentis , omn. "en. * IncuniLcn', bacùio. Virg. Appuyé 
fur un bâton. * Iiicumbcns carJïni. Flin. Appuyé fur 
ttn pivot. Incumbens coluninis. Mart. Appuyé fur des 
colomnes. 
Vemi-appuyé . Scmifultus , a , um. M.irt. 

Appuyé de Lj faveur , de l'amitié. Fretus , ou nixus >^ra- 
tià , aJTiicitià. Cic. 

APPUYER , V. ad. [ Mettre un e.pp!<y peur fciitenir. ] 
Fulcire. Siiitukire , ( fulcio , is, fuilî , fultum. ) Suf- 
tinere, ( iullinco , fuft;ncs , fuftinui , iulknîum. ) 
art. accuf, Ccliitri, 



A P P 115 

Appuyer la vigne. Vitcm adminiculare. Colum. (s" ad- 

miniculaii. dcpon. Cic. 
S'.ippujer ow être appuyé. N'iti. Adniti. Innîti , ( nitor, 

eris , nixus fum. )on donne à. ces verbes le d.itif on 

l'ablatif. 
S'appuyer fur sine javeline. Niti haftà Virg. Infillere 

hafta:. Fiin. Inniti halte. Stat. ( Ciceron a, dit Innixus 

in hunicris , Appuyé fur les épaules. ] 
// s'appu^ oit fur un b.iton en marchant. Firmabat giadus 

bacijlo. gliiint. Baculo innîtcns ambulabat. Ov'id. 
S'appuyer contre un arbre. Applicare fe ad arbôrem. C4/] 
Appuyer en une (îgnification figurée , [ Soutenir quel- 
qu'un ou une chofe du fia crédit , C? defes biens. ]'FuI- 

ciie. Suftinere. ait. Cic. 
On fe préparait d'ôter la vie h celuy , fur lequel le falut 

de la Republique cfioit appuyé. Ei viro mors parabatur, 

cujus in vita mtebatur falus civicatis. Cic. 
Appuyer la république qui eft ftr fon penchant. Rempu- 

blicam labantem & propè cadcuccm fulcire. Cic. 
Il s'appuye ou il efi appuyé du crédit de fes amis. Poten- 

tiâ & auiiforitacc amicorum fultus cft. Cic. 
Si vous voulez, m' appuyer dans cette occafiou , je fuis feur 

de l'affaire ou d'emporter l'affaire. Si hac in i£ fulHne- 

re me velis , rem aufcrara. 
Nous avons appuyez l'injuflice en foùtenxnt le party de 

Mételliis. Favïmusinjufbtia.', dum ftctimus ab Meccl- 

lo , ou dum partes MctcUi fuftinuimus. Cic. 
Appuyer le dit encore figurément pow: Ssûtenir une cha- 

Je par de bonnes raifons , par fin crédit , par fa faveur. 

Aliquid rationibus , gratià , auftoritate fulcire. Cic. 
L'araire efl appuyée de plufieurs raifons fort bonnes. Plu- 

ribus & gravillîmis rébus caufa fulta cft. Cic. 
Appuyer un J intiment , [ le fortifier j le défendre. ] Opi- 

nioncra firmaie 0« confirmare, ( mo , asj avi, atum. ) 

ad. abl. 
On dit S'appuyer fur un rofeau , pour dire Avoir des ef- 

perances mal fondées. Spe levi niti. Cic. 
Appuyer fignifïc encore , Fcfir fur une chofe , la prcffcr. 

comme cette poutre appuyé fur mon mur. Trabs illa 

fupra murum menm poùta elt , illuiiique premit. 
, Appuyer fon cachet. Iniptimere altiùs lîgillum. 
// n'ofe encore s'.-.ppuy.:r fur les pieds , ils font trop faibles, 

Pedibus inliftcre adhuc non poteil , ad^o funt ilebilcs. 
On dit au figure en ce fcns Appuyer fur une raifan , y 

faire fort. Inllfterc rationi, ( infillo, is , inlliii , infti-- 

tum. ) neut. 
APRE , voyez, aspre , &c. 
A1'RENDRE_, vcyiz apprendre , &c. 
Al'RHS , [ Frépofition qui fert a marquer la fuite d'une 

chofe avec tme autre , (S" particulièrement dans le temps 

tr dans le lieu. ] Poil. Secundilm , avec l'accu fatif. 
On a mis lesfi-rgents après luy ou à fes trouffes. Ac- 

cenfi illum infequntur. 
// efi f) humble qu'il m.trche après les autres. Adeo humï- 

lis cft Se abjcdus , ut ponè alios vadat. 
Ke f.iites p.-,s attendre après vJus. Vide , ne iis in mots. 

Terent. 
On dit // efi toi'ijours apr}i lui , pour dire II le tourmen- 
te tr il l'impoi-!::ne. Semper illum incLïmat & verbis 

fubagïtat. Plai:t. AfsKlet ipli ccnfor molcftus & gravis. 
On dit en termes de peinture & de fculpture , Ce por- 
trait efi fait a'aprés nature. Hxc piciûra fecundùm on 

ad naturam delincata ou cxpielfa eft. 
AfrÉs { fuivi d'un Infinitif. ) ou après cipi Poftquam. 

Pofteaquam. Cic. 
Après qu'on eut leu ces lettres , les vôtres fi-.rent lues. 

S'.ib cas litteras , ftatim lecitata- fimt tux.CiV. 
AVres Dieu les hommes font très-utiles aux autres 

ho.nmes, Secundum Deum homines hominiUis 

P 



«4 ^^^ . 

maxime utiles effe poffuot. Cicer. 
Apre! vous je u'iùmc rien tant que la folitude. Secun- 

dùmte nihil eftmihi amicius folitudine. Cic. 
Higiditts le fins fçavant après Farron. Nigidius' juxta 

Varroncm dottilllmus. Atil-Gel. 
Le fommeil ne 'vaut rien après avoir difné. Non eft 
bonus homini fomnus de pr.indio. Plant. 
^prÉs , [ Adverbe en nsflre Langue quand il n'ejl fuivi 
d'aucun cm qu'il régijfe. ] Port. Pcfltà. Dcinde. Pofte- 
riiis. Poil-hac. Ck/Poft niodum. T^t. in;. Pofl mo- 
do. Liv. Dcin. Terent. Inde. Exindè. adv. liv. 
Ceux qui viendront après nous , nos fuccejfeurs , nos 
defccndans , la pofterité. Poftcri , génit. pollcrorum , 
m. pi. Pofleiitas \ génit. pofteritatis , f. Cic. 
te jour d'cpres , le lendemain. Poftridie. Pollridie hujus 
dici. Poftcto ou portera diç. abl. Cic. 
Après ton: , tout bien confideré. Omnibus accuratc _pcr- 

çriifis. 
Après .*cai- , e«Jî»..Denlquej C»f. ^ _ 

i'APRÉs-MiDY , ou L'ApRÉs-nisNE , f. f. Pomcriidiâ- 
num au Poftmcridianum tcijjpus , génit. pomeridia- 
ni tempëris , n. Cic. j 

Cy-apres ,-[ parlant dittems. ] Pofthac Peinccps. * 5» 
l'on pxrle de quelque chofe qu'on doit traiter dans un. 
ouvrage. Infra. adv. Cic. 
.Après fe dit proverbialemenc en ces manicrcs. Apres la 
panfe vimt la d.T/ife Poit ccenain falt.itio. 
Apres cela il faut tirer le ride. za oa l'cfchelle , fout 
dire ^J^i^nd en a vcu ceLi H ne fuit plus ritn voir. 
Nihil fiipra. Ter., ( il va un verbe fous-entendu. ) 
APT , [ Ancienne nlle de Provence , dont l'Svéque efl 
premier fujj'rag.wt dAix. ] Apta Julia ; génit. Apta;' 
Julii , f. Apta Jiilia .Vuls^cntium. 
APTITUDE, f. f. [ Difpofitiçn naturelle h une chofe.'] 
Habilita'! , génit. habilicatis , f. Natura apta ,& habi- 
lis ad alu]uid. Cic. 
Il a de la capacité G" de la dijpofition pour les lettres. 
Litteris ou ad litteras natus efl:. Lictetis edifccndis cil 
aPtus & idoncus. Cic..'^ ( le contraire ejl ad litteras 
iTunimè natus. ai'i n'a nulle aptitude aux lettres q\x 
pour les lettres. ) 
AQUA-PEMDENTE, {Ville de fEfiat Ecchfiaflique , tv 
Zvèché fujfragaxt de Rome. [ Acùla gémt. Aculs j f. 
Aquiiia , génit. x , f. 
AQUARIUS , f. m. [ Le Verfeur-d'eau , fig^ne du x.odia- 
■ que , qui efl l'onuiéme % compter depuis Arics. ] Acjtia-' 
rius , (Tf'»»f. Aquarii , m. Cic. , 

[ Le Soleil" le parrour; au mois de Janvier^ & on le marque ai nfi. 
iins les Alitianaths. JJSJ j 

AQIIATILL , ad), m', f. [ SJ:' vit dans.l'eau.l Aquatl- 

lis & lioc dcjuatile. adj. Cic. 
ACilJATIQUE , ( quelquc^uns prononcent ^ acatiquc.^) 

ad), m. & f. [ qui aime l'eau oa qui y croit. ] Aquatï- 

cus , aquatica , aquaticura. Aquatilis & hoc aquatile. 

adj. Cic. I ■ , 

AQUEDUC f. m. on prononce aKcduc. [ La conduite des 

eaux. ] AquiB-duaus , génit. aqux-duilus , m. C;c. 
AQUÉRiR jVo/es, accluÉrjp.. 
AQ.UEUX , m. on prononce aKCUX. aq;;eusf., f. adj. fâi" 

tn?it de lan.uure de l'e.iu , E? 5«» en a beaucoup. ] 

Aquôfiis , aqaofi , aquofum. Liv. 
AQ_UïLÉE , [ yille d'Italie dans le Friouljur le Confiant 

di l'Aufi & du Torrcl Aqiiilcia, gen. Aqiiilei.-c, (. Cic. 
.AQUILIN , adj. m. on prononce aKilain [ Epithéfc qu'on 

donne aux nez. qui font courbez, par le bout ctir.^ne 

le bec d'une aigle. ) Aquiliniis , aquilina , aquilinûrei. 

PUut..* il a un nez, aquilin. Eli adunco nafo. Terent.' 
AQUILON , r. m. on prononce aKiloii. [ Vent qui foujfe 

liMciiM duNord.] Aquïlo , génit. Aquilôiiis , mafc. 



A au 

Plln. Borfa? , génit. Boica: , mafc. Corn-Nep. 
d'Aquilon. Aquilonaiis & hoc Aquilonare , adj. Cic. 
Aquilonius , a , uni. Borêus , Borca , Botêom , ( *• 
ne trouve point Borcalis dans aucun bon Auteur.'^ 
AQUINO ou AaUiN, {Ville Epifcopale d'Italie en l* 
Terre de Labour , qui efl du Royauive de Naples. J 
Aquînum , génit. Aquini , neuf. 
Sui efl d'Aquino. Aquïnas , génit. Aquinîtis , corn. g. 
AQIJITAINE , [ Province de l'ancienne Gaule. ] Aqui- 
y3.m:{. , génit. Aquitania: , f. rlin. 
«^ï( eji it' Aquitaine. Aquitanus, Aquitana, Aquitanum. 
Tibul. 
AQUITANiQUE , atlj. m. & f. [ d'Aquit.w>e. ] Aqui- , 
tanïcus , Aquitanica , Aquitanicum. Plin. 
L'Océan Aquitanique , ou la mer d'Aquitaine. Ocea- 

nus Aquitaiiicus , génit. Ocesnl Aquitanici , m. 
ARABE , adj. m. & f. [ 5J«» efi d'Arabie, ] Arabs , ^w. 

Arabis , com. gen. 
Une arabe , ou une femmi ^*be. Mulier Arabs , gen. 

mulieris arabis , f . 
[Comine les Aia' es font d'otdin.iiie cruels Se avares j on dit 

en parlant d'un homme dur & ciuel. ] 
C efi agir en Arabe , ou vous avez,iigi en Arabe. Fac- 

tum eft à vobis durker. Ter. 
C'efl un Arabe , un avare , dur 13" cruel , qui tire juf- 
q.ies au dernier fou, Durus eft & immiferïcors. Cic. 
ARABESQLIE , adj. m. & f. [ ^li conct me l'Arabie, } 

Arabïcus , iS" Arabius , a , um, 
Ar A jBESQiJls dans r Architecture , [Certains raince»ux 
d'où fartent des fiiiilUges qui font faits de caprice , (S" 
qui n'ont rien de naturel. ] Arabica ornamenta , gén, 
Arabicoriim ornamcntoium , n. plur. 
ARABIE ,f Cr.md Pa'is dans l.i partie occidentale de l'A- 

fis. ] Arabia , génit. Arabiîe , f. Cic. 
[L'Arabie fe divile en .Pcitrce, Defcitc & Heureufe : les 
déu.'i pic;.';ieres font au Turc , Se l'autre à des Piinces patti- 
culiets ] 
ARABIQUE : adj. Arab:cus (y Ar.ibius , a , um. Tltn. 
La Langue Arabique ou Arabefque. ou fimplemenc 
l'Arabe. I.ingua Arabica. 
ARAGON , [ Royaume d'Efpagne entre Us Pyrennées dit 
\ç!tc de France j Sarragoffe en efi la capitale. ] Arago- 
nia , génit. Aragoniï , f, 
f II cil cmre la Na^arte , la CatUlIe.8{ la Catalogne. ] 
ARAGONOIS , f. m. [ Celuy ^ui efi d'Ar.-igon. ] Arago- 

niusi^f»//, Aragonii , m. 
Araconoise , {Celle qui efi d'Ar.tgon. ] Aragonia , 

génit. Aragont* , f. 
ARAIGNÉE,"/".. r {Petit infecie venimeux. '].\i3.i\<i\.\s, gén, 
aranei , m. Plaut. u?.ne7. , génit. aràaea: , i.Phtd. 
Petite araignée. Avaneôla , génit. atancolx, f. Cic. Ara- 

ncôlus , i > ni. Vîrg in Culice, 
Toile d'araignée. Aranea , génit. atanes f. Cttul. Ovid, 
Atanéa: tela , génit, tel* , f, Plin. Oucra aranearum , 
génit. opcraî, f. Plaut. Ataneum , génit. aranei , n. il 
faut fous-entendre cpus. 

Quelle peine y auroit-il d'oter ces toiles d'araignées ou cet 
araignées ? Qiiantum laboris efiec tolleie ha:c aruuca î 
-Phiui. ' ' ' 

Ne t'ai-je pas commjfrJé d'oter ces araignées d'autour de 
as pillien} Nonne julfi colunuiis dcjïci opéras arane»- 
runi. Plaut. 
ARAXIS ou ARAXES , {Rivière d'Arménie, ] Araxes , 

génit. Aiaxis , m. virg. 
ARBALESTE , onprononee ARB.iLêxE , f. f • [ -^rc d'acier 
qu'on bande avec effort. ] Scorpio , génit. fcotpionis , 
m. Cif. Liv. Manubilifta , génit. manubalirta: , f. 
•f Végecc dit que de Ion temps Scorpimcs que teu M. Perrault 
» traduit dans Vittuve Aibniejlis , étoient appeliez Mann- 
f'-iit* , poui le* ùtûincuet des grandes SsUfei ou Ciu*pttlt«t 



A R B 

oui n'ffo!*M fis portativct. Ces petites macliines tf. 

«oient appclliies Storficr.,s de leur effet , qui cftoit de Mcf 

fti avec de petites ilcihes , de niefme oiic le Scoipion biel- 
le avec un petit aiguillon, &à "ulc de la lignte «•« leur 

arc , qui rcprcfentoit deux bras recouibez comme les pieds 

d'un Sioipion. ) _ 

ARBALESTRirR , on proncr.ce arbaictrier, fubil. m. 

[ ^1 tj} armé à'arbaleftc. ] Manubaliftarius, ^<'?;.ma- 

nubaliftarii, m. Virg. SagitrariuSj^fn. fagittarix.m.C/f. 
On dit par ironie , [ Parl.nM d'un homme qui fe x-a7:re 

fort , G" quif.iit le brave , frincipithment en amour. ] 

CVy? «» gr^tid Arbalétrier. Immoifïciis jadaror , gén. 

immodici iaflatons , mafc. Claud. Paulo jaftantior , 

gétyit. paulô jaiSantioris , mafc. Hor. 
/kbaiestRiers en architeclure , [ J;?w^fi de forces , 

piicts de boii ftrvitnt à la ch.-'.rfente a.'un bâtiment.] 

ViiMâtx , génit. paraftatarum , mafc. plur. Vitr. 
ARBALESTRIR en archircaure , V. a&. [ Appuyer 

un bâtiment avec des arb.tUjhiers. ] Paraiiatis fulci- 

re. aA. ace. 
ARBELLE, [ vUle tntre le Tigre C i'Euphrate, célèbre p.ir 

/.< difjite de Darius par Alexandre le Grand. ] Arbcla , 

fénit. Arbclx^ , f." Quint-Curt, 
ARBITRAGE , liibft. m. [ JurifdiiHon eju'on choifit -jo- 

lontaircment , C? qui s'exerce en vertu di: pouvoir donne 

par les purties. } Arbitratus , génit. arbitratûs , mafc. 

plant, arbitrium , génit. arbitrii , n. Cic. 
Mettre une affaire en arbitrage. Rem aibitrorum judicio 

permittere. Rem. arbitiis difccptandam committerc oh 

credere ou dcmandire. aft. Cic. 
Kcus fommes en arbitrage. Aibitriom litis eft pênes arbi 

tros. Arbitrium litis in arbitros najccinius. Ovid. 
ARBITRAIRE , adj. m. & f. [ .êV.-;' dépe;7d de l'eftiir.atir,! 

des hommes,qui n'efi pvint fixé par le droit ni par la /«y.] 

Arbitr.-irius , arbitraria , arbitrarium. rla:it. 
ARBITRAL, m. Arbitrale, f. li'.'ArLitn'. ] Aibitrslis 

& hoc arbirraîe. adjec^. Macrob. * Un jugement arbi- 
tral. Judicium ab arbitris datum. 
ARBITRE, fubft. m. [ Jtége choiji par les parties pour ter- 

miner leurs différent. ] Arbïter. , génit. arbitii, m. Cit. 

Difceptator & arbiter , m. Cic. 
Une arbitre , [ Parlant d'une femrne. ] Arbitra , génit. 

arbitra: , f. Kor. DiftcpatTir,.^f'î>. difceprattici<;, f. Cir. 

Choifir on prendre quelqu'un pmr arbitre. Arbitnum ca- 

pere ou fumere ou aflumerc. aâ. Uti aliquo arbitre. 

dep. Cic. Ter. 

Il prend mon maître pour arbitre. Ad mcam hcrum ar- 

bitrum me vocat. Plant. 

Nommer un arbitre^ Dicere aliquem arbitrum. Hor. ou 
ftatuere. Cic. 

Qn lui a donné un arbitre fur ce différents. Arbiter datus 

cft ci de re iftà. Cic. 

Zftre arbitre dans un procès- ou fur quelque diff'crcnt. 
Arbitrum in rem c/îè. C/V. 
it LIBRE Af^'B-iT».^ y Ouïe franc arbitre, la liberté qu'on 

a d'agir ou de ne pas agir. Libcrum arbitrium , génit. 

liberi arbitrii , n. Libéra voluntas , génit. libers vo- 

luntatis , f. Cic. 
ARBITRER, V.aifl. [ Liquider, eflimer une chofe en gros.'} 
Arbitrari, (arbitrer , aris , arbitratus fam. ) dcp. Cic. 
ARBOIS , [ Petite Ville de Tr.inche-Comté ,fa}neufe pour 

Ces homvins.] Avborofa ,genit. Arborofa: , f. 
ARBOISE, fubft. f; [ Fi-»»f de l'arboifier. ] Artiitum , 

génit. arbuti , n. Virg. 

ARBOISIER , fubft. m. [ Arbre qui porte des fruits gros 

comme une prune. ] Arbùtus , génit. arbuti , f. Virg. 

b'Arboî'TER. Arbatcus , a , um. Virg. 

ARBORER , V. , aft. [ Planter en un fers figuré, car on 

riC dit point arborer f.n arbre ; ||mais bien l lantcr un 

«rbre. Jm^s on die arborer des ejlendarls , le pavillon. 



ARE iK 

Signa figere ou dcfigere , ( dcftgo , is , defixi , de;l- 
x'itn ) aa. Sil-l/al,'[o» attolkte , ( attollo , is , fallùli. 
(tiblâtuni ) aa. Plaut. 

Nous arborâmes Tr.ince ou le pavillon dt Frgncr. Sicr.um 
inipcrii Galloruni luihilinius. Connie l'on furie fur mer. 

ARBORIS7E , voyes. (s" tfr/i tr HïRBOrîîte. 

ARBRE , fubft. m. arbos c» aibor , génit. arbôris, f. Cic. 

Arbrs. fruitier ou arbre à fruit ou qui perte du ^ruit. Ar- 

bor fuigifcra ou pomifèra ou fertilis. Sc;>. Col. Eelix 

arbor. Ovià. Cat. ■* ( le contraire efl arbor infrucTuo- 

ia ou fievïlis ou infœcunda eu infchx. NuUura fruaurrj 

fcrens r.Aox.Vii-g.Col. Arbre qui ne porte pnnt de fruit. ) 

Arure cultivé on de jardin , ari/rsfrsmc. Arbor fatîv?. 

Plin. ou cuira. Cic. Mitis arbor. Plin. * ( le contraire 

efl , arbor (ilvcftris. Plin. ou filvatica. Cat. owagi-jftis. 

Cicer. Arbre fauvage. ) 

Arbre de haut vent , en plein vent, en plein air, à h.tuis 

tige. Arbor patcnti & apcrto aërc pofita. Arbor juftc 

magnitudinis. Arbor qui ad juftam n-.agnitudineni fini- 

tur excrcfccrc.*('/e contmire efi arbor coadi- brcvitatis. 

Plin. Hum^lis & manu rctenta .irbufcula. Flin-Jun. ) 

Arbre nain. [ qui demeure toujours bas.] Arbor pumïla,f. 

Arbre en efpalier.AïboT cïtenfa & mûris appiicïta , f.- 

Arbre en buiJfon.Aiboi bumilis & manu retenta. P/i?;-J««, 

Arbre ou'on taille £r cu'on façonne avec le cifeau.[cemme 
la charmille (s' le chevre-ftkille .\ kihox tonsïiis,f.P/;».- 

Arbre d'une belle venue , bien droit tr bien fait. Arbor' 
rcfta proccraque. Sen. 

jeune arbre. Novclla arbor. * ( le contraire efl , arbor 
YCtula & vctufta.CiV. Pitn. Un vieux arbre. ) 

Arbre qui perte deux fois l'an. Arbor bitëra. Plin. 

Qui porte trois fois. Arbor trifera. Cedum. 

Ar'bre qui perte de menus fruits o\\ des graines. A'ibor 
baccirera. Plin. * Arbre qui forte d'-i gland. Arbor 
glandifera. Pliv, 

Petit arbre. Arbufcul.i , ^i-'w. arbufcnlar , f. Var. Colum. 
d'Arbrf. Arboreus , arborca , arborniin.. Virg. 

Lieu pl.inté d'arbres. ArborêtuiTi , génit. arboreci , ncur. 
Claud. Huadrig. dans Aul-Gel. 

Planter des arbres dans une terre. Agrum arbuftare. s.0:, 
Plin. 

tes arbres portent plus ou moin^er.e .tnnée qu'autre. Al- 
ternat fertilitas arborum. Pun. Alternant fruûum ar- 
bores. Plin. 

Lieu planté d' arbres fruitiers ou d'arbres à fruit, un ver- 
ger. Pcniarium. Viridarium, gén. rii, n. arbuftirus io- 
eus , génit. loci arbuftivi , m. Colum. 

Croître ou devenir en arbres. AibeneCcete, { a.rboinil9. } 
neut. Plin. 

Élui émonde £5* élague les arbres , ou celui- qui les culti- 
ve. Atborator , genit. arbor.ttoris , m. Plin. 
Arbre d'un vaiffeau,[_ Le grand mafl.] Navis arbor. /«-».. 
Arbr^ d'un preJj'oir.Acbot torcularia , génit, atboris tor~ 

cularia: , f. Cat. 
Arbre de généalogie ou généalogique. Graduum 'cogcs- 
tionis fchema, gén. fchcmatii, n. Graduum confangu;- 
nitatis dcfcriptio , gén. onis, i. Cogcationum ftemina- 
ta , gén. ftcramatum , n. pi. Arbor confangiiiiiitatis ^ 
t. chez les Jurifconfultcs. 
ARBRISSEAU, fubft. m. [ Petit arbre. ] Arbufcala, gén. 
arbufculx , f Var. 

Arbriffeau qui ne s' élevé jamais à la hauteur d'un arbre. 
Frutcx , génit. frutîcis , m. Plin.. 
Arbrisseau qui ne jette que des verges £7" des fions,[ com- 
me les (-o««iWcri.]Virgultum,^f». virguki, n. Cic. Virg, 

Lieux oit il y a des arbriffiaux. Frutétum ou fruteau.T/ , 
génit. fruteti , neut. Colum. Fruticëtum , génit. fruti- 
ceti , neut. Hcrat. 

Plein <i'<irè;'J,;/f«Kx.EiutetôIIis/rutetoÊ,frr.rctofn,m .Plh, 

Pij 



ïiS ARC' 

ARC fubU.m. C Jrrade.'i Arcus,^e«.arci's,m. Hcr. arcus^ 
lé»it. arci , m. l'ar. Fornix , ^cnit , formel? , m. Cir 
Arc de triomphe , fubft. m. arcus , ^énit. arcûs, m. For 

inx, génie, fornkis , m. Cic. 
[ On ne tfoiivc poii.t T,iimjib-lh arcus dans les Auteur; Horace 
dit Irns^ines trlur,.}kales,\ei images des Ancétrcî rju'on p:)rcou 
autrefois à Rome dans les iriomj'lics ; & dans Ciccron K/'i- 
cuU triumph-Uia , Chars de trioinplie : a;nli on [>-Ut dite 
^^,cus tiiurnphjli!. On ne trouve cepeniiant dans Ciceton 
qii'./irt!« niurmorcui , Fsrnix rnhiar.us , l'Arc ttiumphal qui foi- 
vir su triomphe de fabi5nus On le peut co'.ue-.tct de dire 
^rcus iîmplement pour «?i a c de tritrjqhe. } 
Arc , [ InftrnmcM q:ii fert à tirer des flèches. ] Arcus , 
génit. arcûs , m. Cic. 

Avoir un cire bandé. Tenfum habcre arcum. Th&d. 
* { le contraire eft arcum recenfum habere. Fh&d. l'a- 
lioir dcbiindé, ) 
Il a toàjcurs [on efpritbandJ comme un arc. Animum in- 
tenfiim tanquam arcum habcc. Ctc. 
On dit en manic-rc de proverbe & figurément , avoir 
pliifteurs cordes à fin Arc , pour dire avoir phijienrs 
tmyens de fi^rlir d'urtc affaire. Spe duplïci uti , ( u:or , 
mcris , ufus fum. ) dep. Tir. 
Arc-en-ciîl, [ CVyf une ia>:de ou. îcharpe diverfement 
colorée qui puroit dans une n:tee pluvieufe , & qui fe 
fait p.ir la rcfie-xion des ra^-oas du foleil. ] Arcus coclef- 
tis. Plin. arcus pluvius. Ho'-.il. Ingens arcus fub nubi- 
bus. rii-f. Coloratus ouodammodo arcus ex nubibus. 
Cic. Iris , génit. Iridis , f. rirg. 
'Eflre courbé en forf?;e d'.zrc, Arcuari , ( arcuor , aris, 

arcuarus fum. ) palfil:. 
7-.n forme d'arc. Arcuatiin. adr. P/r.v. 
ARCADE, fubll. f. [ Voûte courbée en arc. ] Arcus, genit. 
arciis, m. Fornix.^i.'».'". formais , m. Cic. Fornicatio , 
genit. fornicationis , f. Sen. 
Taire une arcade avec des pierres lices enfemble. Eiïicere 

arcum & ducere compagibus lapïdum. Ovid. 
Tait en arcade. Fornicatus. Confornicatus. Arcuatus , 
a , um. Vlin. Vitr. Cic. 
ARCADIE , [ Pais du Feleponnefe. ] Arcadia , genit. Ar- 

cadia: , f. l'irg. 
J\RCADIEN, fubft. m. [^d eji d'Arcadie.'] kia.s génit. 

Arcadis, m. Arcadius, ^c'«/ '. Arcalii m.]!"v. 
Arcadienne, ] Celle qfn ejl d'Arcadie. [Aiçadia, génit. 

Arcadia; , f. 
d'Arcadie. Arcadicus, Arcadica , Arcadicum,Arcadius , 

a , umi. 
ARC-BOURANT,fubft. m. [ Siui appuyé quelque édifice.'] 
Auti5ris , gén. anterïdis, f. Erifma, génit. erifuiacis , 
n. ou Erifma , gén. erifinx , fem. ritr. 
On dit au figuré II ejl l' arc-boutant de la tyrannie , il 

en efl l'appuy (s" le foittien. Colâmen tyrannidis. 
ARCEAU , fubft. m. ■[ Arc qui fiâtient une porte ou une 

fenêtre. ] Arcus , génit. arcûs , m. 
ARCENAL ou Arcenac, lubû.m. [ Magafin des inflru- 
mens pour la guerre , ] Armamentarium , génit. arma, 
mentarii , n. C/V. 
£ On dit au pliirier .Vj-.fM«i- félon Vaiigelas. On dit plus coin- 
munément .^raia: qix'.yi,cen^l au fingulier 6c toujours .Atcc- 
naux au plurier. Quelques uns eciirem .^fctmtl. ] 
ARCHAL ou ïiL d'Archal , [ er non pas Fi! de richar, 
comme le commun de Paris. .iî.reum ftainen , génit. 
a:rei ftamuiis. neut. .(Es textile , génit. arris teitïlis , 
neuf. Plin. 
ARCHANGE, fubtl. m. on prononce Arkange. f Hui tient 
un huitième rang dans la Hiérarchie des P-fprits celefies.] 
Archangëlus , génit. Archangcli , m. 
ARCHE, fubft. fem. [ Ouverture ceinturée. ] Arcus , gén. 

arcûs , m. Fornix , ^c'»;.'-. foruïcis , m. Cic. 
j^KCHi Di ^■ioE , Navire qu* Noé conflruift par l'ordre 



ARC 

de 'Dieu fôur fe fatfjer du naufragt dans le déluge tmt- 
vcrfi-l. ] Arca , gen. arcs , f. Navigiuni , gén. navi- 
gii , neut. 

Ar che-d'Alli ance dans la Loy de Moyfe , ] où efioit f»- 
fcrmécs la Manne , les Tables de la Loy, (s' la Verge de 
Mcyfe ] Fœderis arca , gén. arca: , f. 

ARCHER, fubft.. m. [ Celui qui efi armé d'un arc pour ti- 
r:r des flèches. ] Sagittarius, ^ f'.'^. figittarii , m. Cice. 

Archer du grand Prcvofl. Tribuni capitalis fagittarius, 
in. p/< Satellcs , génit. fatellïtis , m. 

Archer de Ville. Urbanus fagittarius , m. 

Archer duGuet. Vigil noclurnus, ^e'w//-. vigilis no£lur- 
ni , fna(c. 

On dit proverbialement & figurément , C'efl un franc 
Archsr , [ parlant d'une femme hardie (y effrontée. ] 
Audaciflima &: procacillima mulier , gén. audaciffima: 
& procacilUma- muliëris. Mulier proverva & projec- 
ta ad audcnduni <3c multx frontis. Ces mots font de 

Cicerori. ) 

ARCHET , fubft. m. [ Pet'it 'infiniment dont on touche h 
violon £? la viole. ] Pleilrum , génit. pleciri, n. Cicer, 

^ Il eft compolé d'un baion ou d'un hnn qui f.'ûrient le crin ; 
de 80 ou 100. brins de ciin de cheval ou de foye , fc d'une 
Dcmi-rouë qu'on ap;iclle Haujfr , qui entretient les tilets dans 
une tenliou lonven.ible 

Archet de Serrurier ,\^ Verge de fer ou halaine qui fait 
rcffort , (S" dont il fe fert pour percer les clefs. ] Arcus 
fcrreus , genit arcûs ferrei , m. 

ARCHÉTYPE adjeft. [ Original. ] Archetypus , a , um. 
Plin. J:in. 

A RCHEVESCHÉ , -fubft. mafc. on prononce ARCHEvê- 
CHË. [ Province qui efl fous la jur'ifdiclion fp'irituelle 
d'un Prélat qui a desfuffragans fous lui. ] Archiepif- 
copi diœcêfis , génit. Archiepifcôpi diœccfis ou dite- 
cefcos , f. 

[ Mot co.ilactc dans l'EgUfe , aullî bien que ccu.x qui fuivent , 
pont exprimer des Dignitez Eccleliartiqucs. On compte dis 
huit A chevèchez en Fiance; ] 

ArcheveschÉ , [ Dignité d'Archevêque. ] Archiepifco- 
pâtus , génit. Archiepifcopatûs , m. 

.Archevisché, [ LaM.t'ifonoù demeure l' Archevêque. "} 
Archiepifcôpi, ardcs, génit. adium , f. pi. ou manfio 
genit. manlionis , f. 

ARCHEVESQUE, fubft. mafc. on prononce Archevcque. 
[ Prélat métropolitain , qui a plufieurs fuffragans fous 
lui. ] Arcîiiepifcèpus , génit. Archiepifcôpi mafc. 

[ Le mot d'.iichc-.ipit n'eft d'ulage en fiance que depuis 
Charlemagne. 

ARCHIDIACONAT , fubft.m.fOj^f? ou charge d'un 
Archidi.xcre.] Archidiaconatus, j^e'n.Archidiaconatûs , 
m. Archidiacôni munus , génit. muneris , neut. 

ARCHII>IACONÉ , fubft. m. [ Certaine partie d'un dio- 
cefe fujette à la vifite de l'Archidiacre. ] Archidiacôni 
foium , génit. fori , neut. 

ARCHIDIACRE, fubft. m. [ Le premier des Diacre dans 
une Eglife. ] Archidiacônus , génit. Archidiacôni , m. 

[ l'Archidiacre a droir de vilitcr les Paroilles de fon canton , 
pour voir fi les vaifl.aux lacrez J< les otnemens font dans la 
décence ,?< pour taire rendre compte aux Fabriciers du reve- 
nu des Fabriques de la campagne en ptcfence des Curez : ils 
peuvent auflî en pallant recevoir les plaintes qu'on fait des 
Curez, S: en faire leur rapport à l'Eve ]se. Ce qu'ils font de- 
plus aujourd'hui eft une pute uiurpation. J 

ARCHIDUC , fubft. m. [ Dignité fuperieure à celle de 

Duc. Archïdux , génit. archidiicis , m. 
[ Mot barbare en Latin compofé d'un mot Grec & Latin , con- 

facré roiiicfois par l'uîage. ] 
ARCHIDUCHESSE , fubft. f. ( lemme d'un Archiduc.) 

Archiducilfa , génit. x , f. 
ARCHIDUCHÉ , ftibft.m. ( Dignité d'Archiduc. ) Ar- 
chiducïcus , génit. Archiducatvs , m. 



ARC 

ARCHîrnSCOrAL , mak-. ARCHiEnscorAit , fera. 
[ Sii<i appartient à l'Archevêque. ] Archiepifcopalis & 
hoc Archicpi'copale , ailjcd. ^ 

ARCHIEPISCOPAT, ful.a.m. [ Dignité d'Archevêque. ] 
Arcincp:la)f..îtii<; , fi-n/f. Archiepifcopatûs , m. 

ARCHI-FRIUON , (nU\. m. IVnjnnitrv frifon. ] Infig- 
ms ncbùlo,5f«. inlîgnis ncbulonis , m. cic. Magnus 
nebulo , m. 

ARCHIPEL ou Mer bianche , CT autrefois tk mfr 
Egée , [ tartit de l.i mer Méditerranée entre l'Europe 
(r t'Afie. ] .ï.gcura maie, géa. jî-gci mans , n. de. 

ARCHIPRESTRE , fubtl.m. on prononce ArchiprÉtre. 
[ Curé étaili d.t>.-s les filles , qui reçoit les Mixndemens 
de tEvèque , e~ q»i •» foi" de les envoyer aux autres 
Cnrfzfes Confrères. ] AKhipresbyter , génit. Archi- 
prcsbvtèii , m. 

ARCHITECTE , Cvih(\, m. [ Celui qui ordonne un b.iti- 
tncnt fc- 0«« le conduïl. ] Architedus , génit. archicec- 
ri , m. Cic. Arcliiteftoa , gin.^ architctlônis , mafc. 
Vlam. Architciîtor , génit. architeitoiis , m. ( ce der- 
nier mot efl fufpect.) 

V'i architecte doit être médiocrement inflruit dans les 
art; , qui appartiennent à l'arehiteffure , afin que- s'il 
efl necejfaire d'en juger er de les exaininer il n'ait pa: 
la hjnte de demeurer court. Aichitcctus ex fingalis 
dodrinis ■partes S: rat loues earum mediocriter habcat 
notas , eas qiLE ncceirarix fant ad arcliitefturain', uti 
(1 quid de his icbus judicarc & probare opus fucrit , 
ne dcficiatur. î'itr. 

V-trchitcHe doit fcavoir la jurifprudence des coutumes 
des lieux pour h. confhuclion des murs mitoyens , des 
égouts, des toicls & des cloaques, pour les vcués des hâ- 
timtns tr pour l'écoulement des eaux. Jura nota habcat 
oportct architeftus , qusc neceffaria faut a:difîciis com- 
muiiibus pariê:uin,ad anibïtum ftiUicidiorum & cloa- 
carum Se himïiium , item aquarum duilioues. Vitr. 

ARCHITECTURE.fubft. fem. W Art ou la fcience des 
b.itimens. ] Architeftûra , gén. architefturx- , f. Ciccr. 
architeclonice , génit. architeclonices , f. Siiiint. 

l'Architecture efl une fcience, qui doit eftrc accompag- 
née d'une grande diverfité d'ejlude (Jf de connoijfmce , 
far le moyen defquelles elle juge de tous les ouvrages 
des autres arts. Architeiftura eft fcientia pluribus dif- 
ciplinis & variis eruditionibus ornata , cujus judi- 
cio probantut oninLa quae ab cixteris artibus pcrfi- 
ciuntur opëra. T'itr. 

ARCHITRAVE , fubft. f. [ Pam'f de UColomnc, qui 
efl au dejfous de la Frife (y au deffus du Chapiteau-, ] 
Êpïftylium , ii , n. eViîtiA 07 Vitr. 
[ Les Maçons prononcent Arl\tt-f.i-jc-,^ le font de mafculin gen- 
re Virruve appelle Titha iiniin.trci aUmm , les Arcliittaves 
foùtenus par des colomnes qui l'ont aux co'kz des veftibules, 
& qui en t'ont les aies. J 

ARCHIVES, fubfl:. icm.[Chamhre où l'on garde les titres 

(sr papiers d'une maifo» ou d'une Communauté. ] Ta- 
• bulitium , génit. tibillarii, neut.Cif . Archivum , gen 

archivi , n. Vlp. 
ARÇON , fubll. m. on prononce arfon. [ ?etit arc. ] Ar- 

cus ^ génit. arcûs., m. 
Jatre^ perdre les arçons à lin cavalier , le defarfonner. 

Equttem e fcllà eu ex equo dejicete ou excuteie oit Jc- 

tuibarc. 
On dit figuré.-nent Taire perdre les arçons à qulqu'un , 

lui faire perdre la tramontane ou la prefence d'efprit. 

Mentcm alicui excutcre. Plin-Ju». De gradu dcjiccre 

aliquem, Cicer. Verbis protelare aliquem. Terent. 
ARCTIQUE , adJL-C^. [ Septentrional. ] On dit le Pôle 

Aréti^ue. Avis Borëus , genit. axis Botci, mafc. Ovid. 

Sun^nus carda qui eft poft ftcUas Si.-ptentnônuni,^f?2. 



A R D jj- 

fumnu cardinis,&c. Vttr.Vcncx Ccmpv: iiobis rublimis, 
gén. vertïcis nobis f.iblimis, mafc.J^. Polus arai- 
cus ad Aquilôncni fpcdans, gen. PoU Ardici fp^daM- 
tis ad Aquiloncm , mafc. Hygin. 
[ C'clt repithete qu'on donne 3,. Foie qui eft cicvc Cnr notre 
hotilon: ainli nomme a caufc des étoiles de la pciiie Ourle 
nommée Arftos J "^ v^u..^ 

ARCTURE.fubft.m. [ O.'trfe ou efloUe qui efl fur la cuif- 
fedu Bojtes. [ Ardurus,^e'«/>. Arduri, m, Fhut 

L Ule nomme aui!» , parce qu'il e!l .1 h queue de rourfe"] 

ARDEM.MENT.adv. ow ;>r<?,vc>7cf ardammant. [ Avec ar-' 
dei4r. ] Ardcntcr. Flagranter. ( on dir Ardcntii'is , Fia- 
grantius, plus ardemment : Afdenti/limc, Flagraïuilli 
mè , tres-ardemment. ) s.ày.'i Atdcnti ftudio. Acri aiii", 
mo ac fludio. abl. Cic. 

ARDÉES ou Ardres, [ Rivière de Normandie, q-ii fe 
jette dans l'Océan auprès d'Avranches. ] Ardea , gémt 
ardcx , m. ardurus , génit. arduri , m 

ARDENNES ,[ Gr.p;rf. Forefl des Pais-Bas. ] arduennx 
lilva , genit. Arducnni filvj; , f. 

ARDENS,rubft.m. on prononce ardaïK. [Certains météo 
tes ojxfeuxfolets qutfe forment de quelques exhaUifom 
grajjesqm s'enflamment dansl'air.] Ignés node erran- 
tes gemt. ignium node crrantium , m. plur. 

ARDENT,m. on/ij-ijao^rfaidant.ARDENTF.,^' adi [ Brû~ 
hnt & enflammé. ] Ardens ,^.';7if. ardcntis, omn. oen 
Caudens , gén. candentis , omn. gen. Cic. Var " ' 

Vnfoleil fort ardent , fort i-ra/^w. Flagrantiffimus fol 
Phn. 

Ardent dans un fcns figuré, [ Parlant d'une perfonne qui 
a bieri de l'ardeur , bien du feu. ] Qui efl ardent tour 
une chofe. Adahquid ou re aliquâ ardens eu ferrais 
gémt. entis,omn. gen.Fervïdus , a , um. Acer , acris ! 
acre. Cic. 
[ Ces adjeftifs ont leurs degrez de comparaifon ; car on dit J,- 
demor à- hoc ardcnùm , Fhgr^mo, à- hoc Pgr^-a;im , .^crior 
V hue acrins , plu; ardent : & AMenu^fmus, Plagrumiir.mus Se 
Acernmui, a , um. au Superlatif. ] 

C'efl un homme ardent , ou c'efi un ardent. Ardens ho« 
mo. Virg. Ferridi anirai yir. Liv. Flagrantifllmus ho, 
mo. Cicer. 
Il eft fort ardent à l'eflude. Acti anime incumbir in ftu- 
dia. C'^. Summo difccndi rtudio ardet oit flagrat. Cic. 
Il efl ardent dans fes déftrs. Ardcncer res cupit.Ardentio- 
re ftudio res appétit. Cic. 

Il effort ardent après l'or. iEftuat in aurum. Claud, 
* Au gain. Avidior ad rem. Ter. 
ARDEUR.fubft. f. [ Chaleur ardente du feu. ] Ardor ' 
génit. ardoris , m. Cic. 
Ardeur du foleil. Solis ardor ou fervor.iEftus , gén. xC- 
ZM , m. Cic. * Eflre bridé de l'ardeur du Soleil. Solig 
ardore torrcri. Cic. 
Ardeur en uii fens figuré, [ Peu de l'efprit, chaleur qu'on 
a pour les chofes y four les perfonncs. ] Ardor. Fervor. 
Aftus , m. Cic. 
Son ardeur on fon feu s' efi ralenti. Ardor animi consc» 
dit Cicer. on rcccdit VUrj. 

ils augmentoient l'ardeur de l'armée. Ardorem excr- 
cïtus intendcbant. Tacit. 
Il a bien de l'ardeur pour les lo'tianges. Iniit eum ma<Tnus 
laudum ardor. Stat. 
ARDILLON, fubll.m. [ Partie pointue d'une boucle , qui 
fert à arrêter les /angles ou courroyes. ] Fibiila , gén. Ë- 
bula: , fcm. Suint. 
ARDOISE , fublt. fcm. [ Pierre bleue e" foffde qu'on 
coupe enfeiiilles déliées pour couvrir des maifons. ] La- 
ter arefius , gén. latëris areiîi , mafc. Atdoiia , génit. 
atdofix , fem. 
1" r.ulandfr fut Vitruve les appel'e ffi^s cnmlei fediles Imii 
>i< q:\ hmn.c , {. jlui. ] 

Piij 



tti ARE 

ARDOISIERE , Tulft. f. [ Carrure d'eu en tir* Nrduife.] 

Arefia , sér.it. ardis , f. 
ARDRES , [ ville de Jrirardie. } Artîca , ^énif. Aidex , f. 
ARENE , fubft. f. [ Menu fable. ] Arêna ,^e»/f. arenx, f. 

arcnû'.a ,gén'tt. x t. 
[ .^rim au jugement de Céfar en Tes livres de l'Analogie , re 

fe mettoit qu'au pluriel , & Frontin témoigne la même thofc ; 

néanmoins Virgile en a ulé autiement, ] 
ARE'NE, r L«u (ablé dans les Amphithéâtres à ftomc, où 

combattoi nt les gladiateurs, j Artna ,x, f P/ii- 
[ Delà roni venues ces manières de parler figurées. Defcenicrt in 

ercnam , Venir fur l'arcne f« dans le champ de bataille pour 

combattre ; & cette autre Ccxfii'nim iinreni , Confeil pris (ur le 

champ & fur le lieu du combjt. ] 

ARÉOPAGE , fubfl. m. [ Trihimal des Athéniens ^quife 
ternit dans un fetit bourg oit il y avoit un Temple de 
Mars , qui luy tt donné fin. nom. J- Arcopagus , génit. 
Areopagi , m. Cic. 
ARÉOPAGITE , fubft.m. [ Un des Juges de l'Aréof^ge. ] 
Areopagîres , génit. Areopagirx , m. Cic. 
Selon établit Us Aréopagites. Areopagitse à Solona conf- 
tituti funt. Cic. 
ARESTER , &c. Voyez Arrester ; &c. 
ARE2ZO, [ Ville d'Italie en Tofcane ©• Evêché de la Pro- 

■vittce Romaine. ] Arctium , génit. Arctii. 
ARGEMONE , fubft. f. [ ifpece de pa'vot fauvage qui ejl 
bon pour les tayes des yeux. ] Argemône , gétÀt. arge 
raones , f. argemonia , génit. atgcmonia , f. Flin. 
ARGENS , [R.i'viere de Province, qid fe jette dans la mcr 

près de Vrejus. ] Argenteus., génit. argcntei , mafc. 
ARGENT, fubft. mafc. on prononce arjant. l Métail fort 
blanc & fort dur. [ Aïgemnm,génit. argentin lieut.oV. 
jtrgent fabriqué ou mis en œwvrc, ou de la vaijfdle d'ar- 
gent. Argcntum, ^f»»>. argent! , ncut. ( mis feul. ) Ar- 
gentum fadum , n. Cic. * (, le contraire eft argentum 
infccbim. Liv. Argent en majfe ou en lingot. ) 
.Argent affiné , ou épuré. Argentum punira. Juv. Argen- 
tum purum putum..,4«/-GW. Argentum purgatum.P/w. 
* Argent tres-fin G' tres-fur. Argentum puftulatiim. 
Suet. Puftulatum C Pufulatum. ( on doute de ces deux 
derniers mots. ) 
L'éclat ou le. brillant de l'argent. Argent! fplendor, génit. 

fplendoris , m. Hor. 
Veines d'argent. Argent! venx , génit. venarum , f. plur. 
Argent battu O" réduit en feiiilles. Argentum !n tenues 

laminas Juilum ou tenuatum. 
Argent trait. Argentum duû!le , génit. argent! duûi- 
lis , neut. 
Argent , [ Parlant en gênerai de toute forte de Monnaye 
dont on fe fer t dans le commerce. ] Argentum , i , neut. 
Plant. Ter. Hor. Pecun!a , génit. pecun!« , f. Num! ou 
Numm! , génit. nummorum , m. plur. Cic. 
Argent, [ Monnoye feulement faite d'argent. ] Argentum 
fignatum , neut. Cic. argent! nummus. Nummus ar- 
gcnteus , m. Plaut. 
Il aime l'argent. Sufpitcit argentum. Pâllcramore ar^en- 
ti. Horat. comme, qu! ciiroit , La pxjfion qu'il a 
pour l'argent le rend tout pajle. 'f- Paute ou difettc 
d'.trgent. Nummaria difficultas , génit. nummar!» d!f- 
ficultatis , fem. argentaria !nop!a , génit. argentariï 
inopiné , fem. Cic. Plaut. 
il a faute ou- difette d'argent , il manque d'argent. Nu- 
maria difficultas cum tenet..C«f. Eil iili inopia rc! pc- 
cuniarix, Cic. Eft illi inopia argentaria. Ph.ut. 
}H' avoir point d'argent comptant. Pecuniam numeratan- 
non habere in pra:feiitiâ. Cic. Ad manum pecunian 
non habere. Taiit. 

Qn ne trouve plus d'argent à emprunter. Aig ntum nul 
»juam invenitur mutuum. Plaut. 
Éy a itu d'argeiit « téfarg',e , en. e,: c-j.rihe de- tou^ 



A R G 

tes cofiez pour en donner aux foldats ,• qui ont lien fer- 
vi. Incredibiles anguftix pecuniac publies: , quo con- 
quiritur undique, ut optimè roeritis militibus promif- 
fa folvantur. Cic. 

Argent à mettre en rente. Pecunia calendario deftinata, 
Pecunia in calendarium converfa. 
[ Lts Rentes 'e paycient entièrement à Kome le premiei des 

Mois , qu'on nommoit Calendes. ] 

Amaffer oa faire de l'argent. Pccuniam| facere ou con- 
flare ou cogère. Cic. 

Amaffer bie>i de l'argent , fe faire riche en peu de temps. 
Venire ad mawmas opes ou pecunias ou divitias pau- 
cis annis. Cic. Plaut. 
Amaffer de l'argent par toutes fortes de tnsyens. Pecuniam 
arrufcare ou corradere. Plaut. 

Attraper de l'argent à quelqu'un.'Eirwm^'Zïç aliquem ar- 
gent©. Ter. Aliquem argento circumvcrterc. Plaut. oit 
circumvcnire. Ter. 
Donner fon argent à intereff on à rewff Xocare argentum» 
Locare argenture rocnori. Plaut. 

Il eft affamé -^argent. Eft illi famés & fitis argent!» 
Horat ,. 

Liepenfcr, manger fin argent. Argentum abfumcre.P/dwf. 
Adedete argentum. Cic. 

Dépenfer l'argent d'autruy. Conficerc argentum alicu- 
jus. Terent. 

Vous ne m'avez point marié à de l'argent, mais à un hom- 
me. Non me tu argento dcdifti , fed viro. Plaut. 

Faire argent de quelque chofe. Pecuniam 'ex re aliquî 
confîcere. 

Prefler de l'argent à quelqu'un. Alicui copiam facere ar- 
gent!. Credere alicui argpntum.Mutuum argentum ali- 
cui date. Plant, cic. 

On vous a donné à prendre l'argent le plus liquide OU 
le plus comptant. Pecunia eipeditiftima- tib! décréta 
eft. Cic. 

Rendre l'argent à celuy qui nous l'a preflé. Argerj- 
tum alicui rcfcribcre. Nummos alicui reponere. Plaut. 
Terent. 

Avancer de l'argent a quelqu'un , luy en donner d'avan- 
ce. Vtx manu dare alicui pecuniam. Ter. 
: Donner de l'argent à quelqu'un pour l'empefiher de par- 
ler. Aftringere linguam alicujns mercêde. Cicer. Lin- 
guam alicui pnEcludere. Ph&d. ( on peut ajouter argen- 
to ou pretio. 

On ne fiauroit mieux employer fcn argent qu'à cela , c» 
r.'en peut jamais faire Ht meillei,r en.floy. Pecunia mc- 
lius poni nufquam poteft. 

Emprunter de l'argent. Mutuas pccunias fûmerc. Pl.%is^ 
Mutuum rogarc. Plaut. 

Aigent qui ne porte point d'intereft ou qui ne profite 
point Pecunia otiofa. Plin-Jun. Numm! vacui , mafc. 
plur. Sciv. * ( le contr.iire eft Pecunia qu.)eftuofa ou 
fœnore occupata. Argent qui profite cr qui eft mis à 
intereft. ) 

Paire profiter fin argent. Pecuniam occupare. Cic. 

C'eft un homme a argent , qui fait tout peur de l'argent. 
Venalis bpmo. Saluft. 

Avec de l'argent on a de la nobleffe is" de la l>eauté,Ge- 
nus & formam donat regina pecuniA.* Avec de l'argent 
on a des honneurs. Dat cenfus honores. * Avec de l'ar- 
gent on fi fait dis omis. Cenfus dat amicitias. Horat. 

Il n'y a point d'inventions qu'il ne [cache pour avoir de 
l'argent. Omocs vias pecunijc novit. Cic. 

Qui a bien de L'argent. B'jnè peculiatus ou nummatus ,, 
a , tim. Plaut. Pccuniofus , a , um, cic. 

Il a bien de l'argent en contrats ou en obli:i tiens. Pecu- 
niam habet in nominibus. Habet argentum !n tabulis 
dcbïtiim. Ci(, 



A R G 

/r nt f[»y et qnt mon urgtnr devient. Ratio milii im. 

pcnfarum non conflit. Suit, 
Rtitnir l'argmt fitm /f rendre. Supprimctc nummos ou 
pscuniam. 

Arcent , [ qiiifervcit à Rome four fournir à U défenfe 
des jeux fub'.ics , tr' à réccir.peafer les Comédiens. ] Lu- 
cat , ?t»i.'. lucaris , ncur. 

r Ce ir.ot Idonlaim Ilidoie vient ic lucut , qr.i lignifie un Bais, 
j>3rceque l'aigcnc.ui ()ro\enoit de U coupe des Bjis publics i 
doit JclliDe àcei uljge. ) 

On dit proverbialement Argent comptant forte meaie - 
ne. Prxlcns argciuum , prxiens nicJicina. * L'argent 
efi le nerf de" la guerre. Nervus bclli pecunia. Cic 
cVft-à-diie , que Saks argent on ne peut faire U guer- 
re. * Point d'argent , point de Sitijjts. Ut ab H.'lvetus 
non fine ftipcndio , fie à iicmine liue lucto , pr.tfta- 
tut auxiliuin, ' §lui a de l'argent tt des pirouettes , 
rour dirt qu'C/n homme qui a de l'argent nt manque de 
rien. Muha liabcnti nihil <itcft. Qiiidvis numniis 
pr^erentibus opta & viniet, Xiaufum polTiJet atca Jo- 
vcm. fctr. c'ell à-dire , Un coff-.-e plein d'argent Tant 
un Jupittr. * Il -vaut trop d'atgent , il vaut beaucoup. 
Yiavic auto dccet expcndi. Plaut. 

AftC£NT viï OU VIF ARGENT , f. m. { Mercurc ,fiihflan- 
ee liquide , actde , fuhttle (s' «i'W«.] Aigcntum-vivuni, 
lenif, argenti-vivi , ncut. * ( Pline L'appelle encore 
Vomïca liquoris rterni & rcrum omnium venënum. 
* Les Philofoph's employé»: le mot Hvdrarijyrum , gén. 
i , n. qui eji grec, 

BARctNT , o\i Suie f d'argent, Atgenteus^ argcntea, 

jtgenteum, Cic, 
Méfié d'argent, Argentofus , a , um. Plin. 

ARGENTAN , fur Orne , m prononce Argantan, [ l'ille 
de Korma.>iue.'\ Ai'gent5mum,^e»>V, Argentomi, peut. 
Argentoinigum , gér.it. Argcntomagi , ncut. 

[1! ne la ùut pas con:oniie avec Aigçmsn on AtgCinon fut la 
Cieule dons le Betty- J 

ARGENTÉ m. aRghnteÉ , f. [ Coloré ou couvert d'ar- 
gent, ] Argentatus. Jnargentatus , a , um, Plin, 

ARGENTER > V. acl, ori prononce arjenter, [ Colorer ou 
couvrir d'argent, ] Aliquid argcnto obducere j ( obdû- 
co , is , obduxi , obdud'tum. ) Cic, Plin, Alicui rei co- 
lorcm atgentcum inducere , ( indûco , inducis , in- 
duxi , indud^um, ) act, Piin, 

AAGENTERIE , f, f, on promnci jHJantciie. [ He la 
vaijjelle d'argent , ou des titenfila d'argent. ] Argcn- 
tum , génit, argent» , peut, Argcntca vafa , génit, ar- 
gcnteorum valoruin , neut. p!. Cic. 

ARGENTEUX ) m. on prononce ^r]^min%. AlteENTSU- 
Sf. {. adj. [ Accommodé , C qui a de l' Argent mignon.') 
Bcnc pecuîiatus. Nuroofuj, Pccuniofus , g , um. Plnitr, 
Cic. 

f Ct mot eft bas , d peu en u'ige diiBS no«e Langue. ] 

ARGENTIER, f, m, on frononct arjamicr. [Cficier 
d'un Prince ou d'fn SeigrKur , qui refitt C? garde l'ar- 
gent, pour fervir aitj« bifoins dtt PrwfT^.JAtJminiftvatct 
& cuftos pecunia: ( alieujiis Principis. ) ginit, adroi- 
nifttatoris & cuftodis , m, A^lminilty; & curîtor pe- 
cunijf , m. 
[ On Dtut fe fervit i.' .Ar^cr.'.iy'Mi gonk. erittturii , m. qui figr!- 
fie dan» ?Umc & aiUciirs un Bïnquiet , & m;ra; danj les 
vieux tittes «n donne ce nom tux Changcuts. 

ARGENTIN , m. on prononce Amntin. aroentinï , f. 
aij. [ Sliti a la couleur ou It /on de l'argent. ] Argcn- 
teus , argentea , argentcum. Ovid. 
Ur.e fontaine argentine , dont les eaux font claires com- 
me de l'argent. Fons argenteus , génit. fontis argentci, 
m. Ovid. Fons fplcndiJior vitro. Hor. 

ARGENTINE , f. i. on proncr-ce arjiatine. [ Herbe qs'i a 
it dtffms de la feiklle tout blanc comme dt l'.nrgent. ] 



a 



A R G IIP 

Argentïiu , génit. argcntinx > f. 
1 On [louve Th <l irum t< Thaiicrum dans fiine ; mais on ne coa . 

vient pas bien Ti ce nom veut lîgni fier ï'^rgcniine. J 
ARGENT-VIF, f-yet/wr Argent. 
ARGIE , [ Contrée du Péloponéfe. ] Argôlis , génit. A/- 

golïdis , f. Argia , gér.it. Argir , f. Strab. 
Argien , m. [ Celuy qui ijî d'Argie.] Argîvas , ar- 

giva , argivum. Vsrg. Argoiïcus , géttit. argolïci. m, 
Argienne , [ Celle qifi eji d'Argie. } Argiva. Argolica , 

génit. X , f. l'irg, 
D'ApciiE , [ .^« concerne le Tais. ] Argivus. Argolicus , 

a , um. Virg. 
AK.GILLE , d.[. Terre graffe à faire île la poterie. ] Ai. 

gilla , génit. argills , f. Cic. 
d'Arciile. Argillôfus , argillofa , ar